Wiki Parodies et Fanfictions
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Cette fanfiction a été écrite par Hiso Sencen (qui joue Alba) et Orage d'Espoir (qui joue Elyssa). Aussi, comme vous pourrez le voir cette fanfiction mélange Harry Potter et Gardiens des Cités Perdues, donc sachez que nous avons changé l'histoire, par exemple Harry et Drago ne sont pas attrapeurs, donc si vous voyez des erreurs dans ce genre, c'est normal, elles sont voulues. Sur ce, bonne lecture ! (donc, bah si telle personne reste en vie c'est normal !)

Cover officielle.png

ATTENTION : Cette fanfiction spoile le tome 7 d’Harry Potter

Prologue :

Une jeune femme blonde se trouvait dans son salon, entourée de plusieurs personnes. Un homme brun aux yeux bleus-verts qui l'avait fait autrefois chavirer, un homme aux cheveux noirs et a la mèche argent et un homme blond aux yeux beaux yeux pervenches qui ne montraient que joie et gentillesse. Il y avait bien entendu leurs compagnes, une belle femme aux cheveux bruns et aux yeux bleu-verts comme son frère, une femme aux longs cheveux noirs et aux pointes argentées, signe de rébellion avec son frère et une femme blonde aux yeux bleu ciel. Ses amis étaient tous là, à sourire et à rire.

- Alors, où sont Kélya et Alex ? demanda un jeune garçon aux cheveux noirs et aux yeux bleu ciel.

- Ne soit pas si impoli, Sulimo ! s'indigna la femme blonde.

- Voyons, Marella ! Il a bien le droit, ils sont dans leur chambre avec Keefe, fit la seconde femme blonde au yeux marron.

Le petit garçon hocha la tête et courut dans la chambre, suivi par deux filles blondes aux yeux bleus-verts, Sila et Eolia, les filles de Dex et Biana, les jumelles étaient suivies par un garçon plus âgé aux cheveux bruns et aux yeux bleus pâles.

-Erso, soit plus convenable, le rabroua Linh.

- Oui maman, dit-il avant de courir pour aller voir ses amis.

Sophie regardait les enfants aller voir ses enfants à elle en souriant. Enfin, elle était heureuse, enfin, elle vivait en paix. Mais si elle savait bien une chose, c'est que la paix n'est que de passage dans la vie. Les temps de guerre allaient revenir bien vite, les temps de pleurs, de morts, aussi. Mais avec viendra le temps du changement aussi.Il était temps de découvrir toutes les facettes magiques de plusieurs mondes, et, si la mort et les pleurs reviennent, l'amitié et l'amour viendra aussi. C'était écrit dans le temps, pleurs, mort, amitié et amour, des combos bien étranges, mais pourtant complémentaires.

Sophie tourna son regard vers la fenêtre et contempla le ciel, c'est alors qu'elle vit une ombre passer si vite qu'elle crut l'avoir imaginée. Oui, le changement était bel et bien venu, bientôt, l'action allait reprendre, mais pas pour elle, pour ses enfants, ou alors d'autres jeunes elfes prédestinés à vivre des aventures rocambolesques remplie de rebondissement, et Sophie avait hâte de voir comment tout cela se passerait, les choix qu'ils feraient seraient décisifs, mais remplis de bon sens, enfin, elle l'espérait.

Chapitre 1 :

PDV : Alba

Alba se réveilla au milieu de la nuit, ses cheveux collés sur son front en sueur.


Encore ce cauchemar, pensa-t-elle.

Depuis peu, elle faisait toujours le même cauchemar.

Elle courait, sans relâche, vers quelqu'un. Cette personne avait le corps flou, si bien que l'on ne pouvait distinguer. Soudain, la personne disparu, et à la place se trouva une falaise. Alba voulait tout faire pour dévier de sa trajectoire, rien n'y fit, elle tomba de la falaise.

Elle fouilla à tâtons dans sa commode, et y trouva l'objet qui lui était le plus cher. Un joli collier en argent, avec un saphir noir en pendentif. Elle ouvrit le couvercle du collier et regarda l'image qu'il y avait dessus.

Une femme et un homme tenaient un bébé dans leurs bras, en riant. Elle reposa l'objet, puis alla se coucher. Le lendemain matin, elle se réveilla sans se voir. Elle se secoua dans tous les sens, puis réapparut, mais en clignotant.

PDV : Sophie

Sophie venait chercher ses enfants à Foxfire, et attendait l'annonce du Magnat Leto par la même occasion. Elle rejoint ses amis sur le campus.

- Dites, vous pensez qu'il va dire quoi ? demanda Linh

- Je ne sais pas, lui répondit Dex.

Ils continuèrent a fantasmer quand soudain Biana dit :

- Devinez ! Sila et Eolia ont eu leurs pouvoirs !

- Quoi ?! s'exclama Linh. Celui d'Erso ne s'est même pas encore manifesté !

- C'est quoi leurs pouvoirs ? demanda Sophie.

- Elles sont Invocatrices !

Un torrent de félicitations s'adressèrent aux jumelles qui rougirent.

- Kélya a également manifesté son pouvoir, leur apprit Sophie. Elle est Instillatrice !

Encore un torrent de félicitations, mais cette fois, Kélya bomba le torse. Une projection apparut sur la pyramide de verre, coupant court a leurs paroles.

- Bonjour chers parents, et a vous aussi chers prodiges. J'ai une grande nouvelle ! Les Niveaux 4 et 5, vous allez à Poudlard !

Une voix cria :

- Qu'est-ce que c'est, Poudlard ?

- Poudlard est une école de sorciers, en Angleterre, et les prodiges de Niveaux 4 et 5 y iront. Vos professeurs vous donneront plus de détails demain avant de partir.

- Mais ils ne parlent pas la Langue des Lumières ! cria une autre voix.

- Tout a été prévu. Vos enfants devront porter une oreillette qui permettra de traduire leur langue en Langue des Lumières. Tout le monde se tut. Vous pouvez disposer.

Les gens sautèrent au fur et à mesure, non sans échanger des phrases indignées. Sophie et ses amis rentrèrent chez eux, non sans se poser une multitude de questions. Une fois rentrés, Keefe laissa deux secondes à Sophie :

- Tu sais très bien ce qu'est Poudlard, non ? Elle aquiesça. Raconte.

- Poudlard est une école de sorciers, comme tu le sais déjà, et il y a eu comme directeur, le plus grand sorcier, Albus Dumbeldore. Harry Potter, un petit garçon, appris qu'il était un sorcier à l'age de onze ans. Hagrid, le garde-chasse de Poudlard, sur ordre de Dumbeldore, l'envoya à Poudlard. Il y vécut six ans, chaque année, il y avait un combat avec Lord Voldemort, le Seigneur des ténèbres. A la sixième, pourtant, Dumbeldore mouru, tué par Drago Malefoy, l'ennemi d'Harry. Lui et ses amis, Ron Weasley et Hermione Granger, se lancèrent a la recherche des Horcruxes, sept objets ou Voldemort avait réparti son âme. Ils détruisirent les sept, puis Harry tua Voldemort.

- Je sais que ce n'est pas tout l'histoire. Raconte-moi plus en détails. Elle raconta plus en détails. A la fin de son récit, Kélya et Alex ouvrirent la porte.

- Maman, elle est vraie ton histoire ?

- Si Poudlard existe, elle est aussi vraie que moi, répondit Sophie.

- Hé mais ce sont des petits chenapans ! On n'écoute pas aux portes ! les réprimanda Keefe.

- Dixit le fauteur de troubles ! répondit Sophie en riant. Ils restèrent comme ça, à papoter de tout et de rien, jusqu'à ce que Sophie dise :

- Eh mais il est 20H ! Allez préparer vos valises les enfants, demain, vous allez à Poudlard !

 Chapitre 2 :

Une jeune fille à la peau assez pâle se trouvait devant son casier, ses longs cheveux noirs d’encre camouflant son visage et, par la même occasion, ses émotions. Elle se préparait à aller à Poudlard, étant une Niveau 5 ,elle faisait partie du voyage, elle ne savait pas si elle devait être impatiente ou pas. Elle allait rencontrer des sorciers, mais elle était tellement étrange qu’elle risquait d’être haïe dès le début non ? Elle préféra na pas y penser, haussa les épaules, prit son carnet à écrits et ferma son casier pour aller en cours avec Lady Cadence, elle allait leur dire les bases sur Poudlard. Une fois arrivée elle alla, comme à son habitude, s’installer au fond de la classe à côté d’une fille aux yeux bleus argents et aux cheveux bruns qui lui offrit un sourire.


- Salut Alba prête pour Poudlard ? demanda-t-elle en lui rendant son sourire.

- Oui et toi Elyssa ? répondit-elle.

Elyssa n’eut pas le temps de répondre, Lady Cadence arriva et commença à expliquer les bases du monde des sorciers.

- Alors quand vous arriverez ils vous donneront une maison, elle sera votre seconde famille. Vous pourrez faire gagner des points à vos maisons ou au contraire lui en faire perdre. Il y a quatre maisons. Gryffondor représentant courage et audace, Serpentard représentant ruse et méfiance, Serdaigle représentant l’érudition et le goût du savoir et pour finir Poufsouffle représentant la loyauté et gentillesse. Le directeur de l’établissement se nomme Dumbledore, le professeur McGonagall se charge de la maison de Gryffondor, le professeur Rogue celle de Serpentard, professeur Flitwick pour Serdaigle et pour Poufsouffle professeur Chourave, déclara-t-elle d’une voix ferme.

- Y a-t-il des cours pour les créatures magiques ? demanda alors Elyssa.

- Bien évidemment. Le cours est tenu par un dénommé Hagrid, répondit Lady Cadence avec un sourire.

Elyssa hocha la tête satisfaite, elle était passionnée par la nature qui l’entourait et les animaux. Elle avait hâte d’avoir ce cours avec Hagrid maintenant. Lady Cadence continua de radoter sur la politesse et le respect que tous devaient avoir à l’égard des sorciers et que les elfes ne devaient pas être étonnés s’ils étaient dévisagés par le sexe opposé, car ils étaient naturellement plus beaux. Elle finit son discours en prévenant que les escaliers bougeaient et en leur donnant les fameuses oreillettes. Elyssa repoussa l’une de ses longues mèches noires et mit l’oreillette. Elle put ensuite sortir avec Alba pour retrouver les Niveau 4, avant de sauter en leur compagnie à Poudlard.

Poudlard était une grande école, les hautes tours donnaient l’impression de caresser le ciel, Elyssa leva les yeux et vit des sorciers, enfin elle s’imaginait que c’étaient des sorciers, sur des balais volants ce qui la laissa sans voix. Elle avait les dragons, eux les balais. Elle suivit ensuite la foule vers l’intérieur, après avoir passer quelques salles, sans grandes importances pour le moment, ils finirent par déboucher sur une grande salle où quatre grandes tables étaient entreposés avec des sorciers. Certains portaient un uniforme vert, d’autres bleu, d’autre jaune et pour finir du rouge, mais chaque table représentait une couleur et aucune ne se mélangeait ce qu'Elyssa trouva perturbant.

- Bien le bonjour chers elfes ! déclara un homme à la longue barbe blanche en mettant sa baguette sur sa gorge pour hausser sa voix.

Toute la salle se plongea alors dans un silence religieux. Elyssa alla retrouver Alba et prit le temps de regarder autour d’elle, elle remarqua aussitôt un sorcier blond à l’uniforme vert qui détaillait les elfes avec dédain. Déjà elle savait qu’elle ne serait pas amie avec lui, mais derrière le dédain de son regard semblait se cacher quelque chose d’autre de bien plus fort. Elle détourna ensuite le regard et vit trois sorciers, un garçon roux, une fille châtaine et un garçon aux cheveux noirs qui avait une marque étrange sur le front, elle était trop loin pour voir à quoi elle ressemblait. Néanmoins le trio les regardait avec admiration, c’est alors qu’Elyssa et Alba furent bousculées par deux garçons roux qui courraient pour aller s’asseoir aux côtés du trio.

- Messieurs Weasley, un peu de respect pour nos invités je vous prie de faire preuve de bon sens ! s’indigna une femme assez vieille qui portait une longue robe verte et un haut de forme de la même couleur.

- Vous parlez ils trouveront le moyen de les blesser avant demain ! cria une voix dans l’assemblée.

Immédiatement les rires fusèrent, Elyssa ne comprenait pas ce qu’il y avait de si drôle, mais elle haussa les épaules avec indifférence en reportant son intention sur l’homme à la barbe.

- Je me nomme Dumbledore, et la tradition veut que vous rejoigniez une maison, professeur McGonagall si vous le voulez bien, dit-il en se tournant vers la femme à la robe verte.

La dénommée McGonagall s’avança et commença à appeler les elfes, tous sauf de rares exceptions allèrent à Serdaigle, la maison bleue, les rares exceptés furent à Serpentard, et c’étaient étrangement les enfants de Keefe et Sophie, mais aussi de Tam et Marella. A la fin, il ne restait qu’elle et Alba et toute l’assemblée qui les dévisageaient.

- Mlle Istora ? Demanda le professeur McGonagall.

Alba releva la tête surprise et prit une grande inspiration avant de se diriger vers le tabouret pour que la professeure lui mette ce drôle de chapeau possédant la parole sur la tête.

- Encore une Serdaigle j’imagine, marmonna le fameux Choixpeau.

Mais cette fois-ci il prit bien plus de temps que pour les autres elfes à déclarer son choix.

- Très intelligente, grand courage, mais son cœur est encore plus grand que son savoir et son courage. Poufsouffle ! finit-il par dire.

Alba sourit sous la salve d’applaudissement que les sorciers de la table jaune eurent pour elle. Elle se leva et alla les rejoindre d’un pas timide. Ce fut alors au tour d’Elyssa d’être appelée.  Elle s’approcha d’un pas lent et prit une grande inspiration avant de s’asseoir, la professeure posa une dernière fois le Choixpeau qui eut l’air de gigoter sur sa tête.

- Hum, grande intelligence, bonne âme, méfiante et froide, mais a aussi beaucoup d’audace. Dis-moi ma chère de quelle maison aimerais-tu faire partie ? demanda le Choixpeau.

Elyssa ferma les yeux et prit l’instant de réflexion, pourquoi fallait-il que ce soit sur elle que cela tombe ?! Elle était la seule à devoir faire ce choix quelle injustice et le fait de sentir tous les regards pesant sur elle ne la mire pas plus à l’aise pour choisir. Elle ouvrit alors ses yeux bleu nuit qui luisaient de détermination et répondit d’une voix ferme :

- Votre nom c’est Choixpeau, non ? Alors c’est à vous de me dire où je vais.

Des hoquets de surprise se firent entendre, mais elle n’en dit rien et n’eut aucune réaction, elle attendait juste la réponse du Choixpeau. 

- Ton audace est plus grande que ce je ne croyais. C’est une vraie Gryffondor que nous avons là ! déclara-t-il.

Elyssa put alors descendre et rejoindre sa nouvelle maison, la rouge précisément, les sorciers la regardaient avec surprise, c’est alors que la fille du trio se leva et se mit à applaudir bientôt suivit par les deux garçons roux et le reste de la table. Sa nouvelle vie commençait ici.

- Bienvenue dans ta nouvelle maison ! criat le trio et les deux garçons en l’invitant à s’asseoir ce qu’elle fit de bonne grâce.

Elle savait déjà qu’elle se plairait ici, mais elle espérait tout de même qu’elle pourrait continuer de voir Alba. Mais elle reporta bien vite son intention sur sa nouvelle famille, d'après ce qu'avait dit Lady Cadence.

Chapitre 3 :

Alba s'était faite une amie. Elle s'appelait Hannah Abbot. Elle avait un teint de rose, des cheveux blonds, et des yeux bleus. Un jour, alors qu'elles marchaient, Hannah dit :

- Tu as vu comment Drago Malefoy te regarde ?

- Comment ?

- Bah il est amoureux de toi !

- Drago Malefoy ? Être amoureux de moi ? Tu divagues ! Elle avait appris sa réputation ; cœur de pierre, ne respecte personne.

- Mais si, je te dis ! Elles croisèrent Drago. Une fois qu'il fut partit, Hannah dit :

- Ah la c'est pas possible !!! Tu as remarqué !

- Peut-être...

- Drago plus toi...

- Ah non alors !!! Elles croisèrent Elyssa. Alba fit signe à Hannah qu'elle la rejoindrait plus tard.

- Salut !

- Salut ! Ça va ?

- Oui et toi ?

- Oui. Devine.

- Je suis forte en énigmes, mais quand même ! Répondit Alba. Tu ne me donnes aucun indice !

- Harry Potter est dans ma maison !

- C'est qui, lui ?

- Harry Potter a survécu à Tu-sais-qui !

- Justement, je ne sais pas c'est qui !

- Cet homme a tué des millions de sorciers. Ces sorciers étaient ceux qui lui résistaient. Il semait la terreur. Un jour, il s'attaqua à une maison. Cette maison était celle d'Harry. Il tua ses parents, puis essaya de tuer Harry. Alors qu'il n'était qu'un bébé, Harry à survécu ! Depuis, on l'appelle l'Élu.

- Mais c'est quoi son vrai nom, à Tu-sais-qui ?

- Lord Vol... De... Mort.

- Pourquoi te ne le dis pas en entier ? Lord Vol... Elyssa avait plaqué sa main contre sa bouche.

- Mhmmm !!! Mmmm !

- Il ne faut JAMAIS dire son nom a voix haute, et même basse ! Sais tu pourquoi ?

- MMMMM !!!!!!!

- Sinon, ses serviteurs, on les appelle les mangemorts, arrivent et nous capturent. Elle relacha son emprise sur Alba. Celle-ci éclata de colère :

- NON MAIS C'EST PAS POSSIBLE !!!!!!!!!!!!

- Calme-toi...

- NON JE NE ME CALMERAIS PAS !!!!!!!!

- Tu vas faire perdre des points à ta maison. Cette phrase eut l'effet un seau d'eau glacée à Alba.

- A mon tour de te poser une devinette !

- Vas-y.

- Devine.

- Je ne sais pas.

- Il paraît que Drago Malefoy est amoureux de moi ! Elyssa plaqua sa main sur sa bouche.

- Bah quoi ?

- Drago est l'ennemi d'Harry Potter. Elle en resta sans voix.

- Tu l'aimes ? Elle resta silencieuse.

- Je prends ça pour un non.

- Si, répondit-elle faiblement

- Quoi ?! Non mais tu te rends compte ?!

- Oui. Oui, je m'en rends compte. Oui, je sais que c'est la personne la plus détestée de Poudlard, mais même au fond des personnes les plus froides, se cache toujours un cœur. Elle partit sans demander son reste. Une fois au dortoir, Alba vit qu'Hannah était assise sur son lit, et tenait quelque chose dans ses mains.

- Tu as reçu une lettre d'amour !

- Mets la avec les autres. Elle avait une collection de lettres d'amour depuis qu'elle était arrivée à Poudlard.

- Je ne crois pas, non lis. Elle lui montra la lettre ouverte. Elle lut :

Si l'amour était un grain de sable, je t'offrirais le Sahara.

Drago Malefoy ❤

Alba resta silencieuse, tandis qu'Hannah essayait de deviner pourquoi.

- Oh, je sais ! Tu es amoureuse de Malefoy !

- Peut-être.

- DRAGO ET ALBA SONT AMOUREUX !!!!! DRAGO ET ALBA SONT AMOUREUX !!!!! Les filles qui partageaient leur dortoir choisirent ce moment là pour entrer.

Le lendemain, quasiment tout Poudlard était au courant. Alba arriva dans la Grande Salle un peu en retard, et quand elle entra, un silence de mort se fit.

- Eh bien, qu'y a-t-il ? demanda Dumbeldore qui avait remarqué le silence. Au bout d'un petit moment, une voix dit :

- Drago Malefoy et Alba Istora sont amoureux !

- Je sais que ce garçon n'est pas très sentimental, mais de là à en faire tout cette histoire !

- Excusez-vous tout de suite ! dit McGonagall. Les sorciers s'excusèrent, pas désolés pour deux sous. Alba s'assit et prit une tartine sans avoir faim. À la fin du repas, Alba dit à Hannah qu'elle voulait être seule. En marchant, Alba croisa Drago.

- Salut, dit ce dernier.

- Salut.

- C'est vrai ce que tu as dit ?

- De quoi ?

- Dans la Grande Salle, tu as dit que...

- Oui c'était vrai.

- On est censé s'embrasser, là ? Je sais pas trop...

- Dans les films c'est toujours comme ça, alors je pense qu'on doit le faire.

Ils s'embrassèrent. Un hoquet de surprise retentit. Un premier année s'était glissé la. Il fila comme l'éclair, puis, Alba et Drago se regardèrent et éclatèrent de rire.

Chapitre 4 :

Elyssa était restée dans le dortoir des filles de Gryffondor. Elle n’avait pas faim, mais surtout elle ne voulait pas écouter les rumeurs qui circulaient, tant mieux si Alba et Drago s’aimaient. Mais elle trouvait ça stupide d’en faire une montagne car le Serpentard était haï et pas très sentimental, comme elle trouvait stupide de ne pas pouvoir dire Voldemort à haute voix, mais Hermione, Ron, Harry, Fred et George n’avaient cessé de lui rabrouer qu’il ne fallait en aucun cas le dire, elle avait écouté. Ils étaient les seuls à lui parler sans voir sa beauté physique, les seuls à lui parler tout court, mais on ne pouvait pas dire qu’ils étaient amis, ils échangeaient juste des politesses.

Elyssa se leva de son lit et alla dans la salle commune de Gryffondor, où elle trouva les jumeaux, Fred et George, et le trio, penchés au-dessus de plusieurs lettres en train de rire, curieuse elle s’approcha et demanda :

- Qu’est-ce que vous regardez ?

Aussitôt les rires se turent, Hermione et Harry échangèrent un regard gêné pendant que Ron restait indifférent, mais ce qui la surpris le plus fut les jumeaux qui étaient rouges, en quelques jours elle avait tout appris sur eux, ils étaient les fauteurs de trouble de Poudlard et n’avaient jamais froid aux yeux. Voyant que personne ne lui répondait, elle prit l’une des lettres qu’elle jeta au feu dès qu’elle eut fini de lire.

Elyssa soupira, c’était devenue une routine, elle recevait des lettres lui disant « ton père doit être un voleur, car il a pris toutes les étoiles pour les mettre dans tes yeux » enfin, des phrases bateaux comme cela. Et elle s’exaspérait de lire ça, elle était à Poudlard depuis une semaine, mais tous les garçons la regardaient avec admiration et lui faisait des clins d’œil.

- Tu sais, un jour faudra bien que tu répondes si un garçon te plaît, fit Hermione d’une voix douce.

- En l’occurrence ils ne me plaisent pas, je ne connais même pas leur nom ! Je suis sûre qu’ils ne connaissent pas le miens non plus. Ils me jugent sur le physique, pas pour ce que je suis, répondit Elyssa en repoussant une mèche qui camouflait sa vision.

- Tu es vraiment étrange, commenta Fred.

Elyssa regarda Fred avec un air incrédule, elle savait bien qu’on finirait par lui dire, mais elle ne se serait pas attendue à ce que ça vienne de Fred. Remarquant son air surpris George expliqua :

- Il veut dire, tu as tous les garçons à tes pieds, mais tu ne veux en voir aucun, c’est pour ça qu’il dit que tu es étrange.

- Alba reçoit aussi des lettres d’amour, ce n’est pas l’amour vrai que ces garçons vivent, c’est un amour superficiel. Je ne veux pas être aimée pour mon physique, mais pour ce que je suis, répondit Elyssa avec calme.

- Et tu es une sacrée personne, tu es la première à avoir répondu au Choixpeau, fit remarquer Fred en riant bientôt rejoint par ses amis et son jumeau.

Elyssa leva les yeux au ciel en soupirant, elle allait en entendre parler encore un long moment de cette histoire. D’après ce qu’Hermione, qui était clairement « l’intello » du groupe, lui avait dit personne n’avait osé contredire le Choixpeau, personne n’avait osé lui répondre que ce n’était pas à la personne de faire ce choix. Au bout d’à peine une heure elle avait réussi à se faire remarquer de tous, quel exploit.

- Allez on rigole ! Il faut que tu apprennes à te détendre ! s’esclaffa Fred en passant un bras autour des épaules d’Elyssa.

Se détendre ? Il voulait qu’elle se détende ? Mais comment pouvait-elle alors qu’Elle était à la limite de…

Non, Elyssa ne voulait pas y penser, elle s’était promis de ne pas y penser, de ne pas s’inquiéter, tout se passerait bien, Elle était forte, Elle avait promis que tout se passerait bien, et Elyssa y croyait.

- Je vais essayer, je vais essayer promis, répondit-elle à Fred avec un faible sourire.

Il avait raison, il fallait qu’elle apprenne à relâcher la pression, mais comment ? Elle n’avait pas l’humour d’Alex, le fils de Keefe, elle riait seulement quand elle savait qu’elle pouvait, elle souriait plus de manière chimique que sincère, alors comment apprendre à se détendre ? Elle s’écarta alors de Fred pour pouvoir regarder les deux jumeaux, Ron, Hermione et Harry, puis elle demanda :

- Et comment on fait pour se détendre chez vous ?

- En fréquentant Fred et George, même si tu risques de vouloir les tuer plusieurs fois par jour, fit Ron en souriant.

- En lisant, proposa Hermione pendant que les Weasley levaient les yeux au ciel.

- Ou alors, la meilleure technique de toutes, commença Fred.

- Jouer au Quidditch ! Termina George avec un grand sourire.

Le Quidditch était un sport sorcier, les jumeaux étaient passionnés par ce sport et avaient tout expliqué à Elyssa qui avait été très curieuse. Assez curieuse pour qu’elle soit tentée d’en faire, elle avait donc pu emprunter le balai d’Harry et s’était entrainée à le contrôler, elle devait admettre que c’était bien. Elle préférait voler à dos de dragon, mais voler à dos de balai n’était pas plus mal.

- D’ailleurs, c’est bientôt le prochain match non ? Vous avez trouvé un attrapeur ? demanda Hermione.

Aussitôt les jumeaux se rembrunirent, l’attrapeur était très important dans l’équipe de Quidditch, il pouvait rapporter cent cinquante points en attrapant le vif d’or, petite boule dorée avec des ailes. Les jumeaux lui avaient expliqués que l’attrapeur précédent avec eu un incident de balai, il était devenu traumatisé de vol, donc il avait posé une sorte de démission, mais si l’équipe de Gryffondor n’était pas au complet elle ne pourrait pas jouer, mais aucun Gryffondor ne voulait jouer, surtout contre les Serpentards qui étaient sans pitié et n’hésitaient pas à blesser pour gagner. Elyssa eut alors une idée folle, très folle, elle inspira un grand coup avant de dire :

- Si vous voulez je peux essayer de remplacer votre attrapeur, au moins pour le prochain match jusqu’à que vous en trouviez un nouveau.

Tout le monde la regarda, ils étaient choqués. Elyssa commençai à être gênée, elle aimait bien le silence, mais celui-là était tellement pesant qu’elle voulait qu’il cesse vite, ce fut alors George qui exauça son vœu.

- Est-ce que tu as une bonne vision ? Demanda-t-il.

- Si je te dis que tu marches sur la baguette d’Harry, que toi et Fred avaient cachés une bombe de je ne sais pas quoi derrière le fauteuil qui est contre le mur et que vous avez mis un seau d’eau, enfin de liquide, juste au-dessus de la porte d’entrée pour ceux qui arriveront j’ai une bonne vision ou pas ? répondit Elyssa en dégageant des mèches de sa vue.

Les deux jumeaux se regardèrent surpris, Harry récupéra sa baguette pendant que Ron allait retirer le saut de la porte et Hermione la bombe du fauteuil.

- Bah les gars vous avez du souci à vous faire avec Elyssa ! S’esclaffa Ron.

- Bien joué, mais voyons voir ce que tu donnes sur un terrain, viens avec nous, répondit Fred en empoignant Elyssa pour la guider dans la cour ou il lui passa son balai.

Elyssa se mit donc sur le balai sans se plaindre et attendit que George arrive avec une grosse malle noire, quand il l’ouvrit elle put voir une balle écarlate au centre, la plus grosse, si elle se souvenait bien c’était un souafle, les poursuiveurs se concentraient sur cette balle pour marquer dans les camps adverses. De part et d’autre du souafle se trouvait les cognards, deux balles noires en fer qui faisaient très mal, c’était le travail des batteurs de les éloigner des joueurs pour éviter les blessés, Fred et George étant les batteurs ne l’avaient pas grandement rassurée lorsqu’ils disaient qu’ils essayaient de stopper les cognards, mais qu’ils ne pouvaient pas empêcher des bras cassés. Mais ce n’était pas cela qui intéressait les jeunes gens, dans le dessus de la malle se trouvait l’écusson de Poudlard, démontant le Serpent de Serpentard, le Lion de Gryffondor, le Blaireau de Poufsouffle et l’Aigle de Serdaigle.  George appuya alors dessus et une petite balle dorée s’en échappa, le vif d’or. Il voleta un peu autour des jeunes gens avant de partir dans les airs.

Elyssa tapa alors du pied et partit à la suite de vif d’or, rapide et petit il était compliqué de le voir, mais Elyssa avait une assez bonne vision et concentration ce qui lui permit de le retrouver bien vite, elle le prit en chasse pendant un petit moment jusqu’à qu’elle parvienne à l’attraper, mais elle n’eut pas le temps de ralentir et se prit un arbre. Elle vérifia avant toute chose qu’elle n’avait pas brisé le balai de Fred, une fois qu’elle fut rassurée du contraire elle descendit et fut acclamée par les jumeaux et les autres membres de l’équipe.

- On a notre nouvelle attrapeuse ! Je vais prévenir le professeur McGonagall ! Cria Thomas Wooding le capitaine de l’équipe.

Chapitre 5 :

Depuis qu'Alba était en couple avec Drago, tout le monde lui parlait, sans qu'elle sache pourquoi. Elle tomba sur Drago.

- Salut Alba. Dit-il avec un sourire.

- Salut... Répondit-elle sans conviction.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Depuis qu'on est en couple, tout le monde veut être ami avec moi, me parler... J'en ai marre !

- Je comprends. Moi, tout le monde me dit : t'as accroché ton cœur de pierre au vestiaire ? Et je reçois même des lettres d'amour ! Cette phrase eu le don de faire sourire Alba.

- Sérieux ?

- Oui. Il paraît que je suis très séduisant.

- Pour moi, c'est vrai. Et puis, tu peux être sympa, aussi. Du moment que tu ne dis pas que tu es le sorcier le plus puissant de la terre !

- J'ai jamais dit ça !

- Tu l'a sous-entendu !

- Toi tu vas voir ! Ils se coursèrent.

- Comment tu fais pour être aussi rapide ? Demanda Drago essouflé.

- Je sais pas. J'ai toujours été comme ça.

- T'en as, de la chance ! T'es forte en duels...

- Toi aussi.

-...En sortilèges...

- Toi aussi.

- ...En divination...

- N'importe quoi ! Alba trouvait qu'il l'aimait pour son physique, mais aussi ce qu'elle était, et elle aimait ça.

- Si.

- Non.

- Si.

- NON !!!

- Je suis à peut près sur que tu as chassé tous les oiseaux de Poudlard.

- Tu trouves que j'ai une voix puissante ?

- Et jolie.

- Oh purée ! Je suis en retard à mon cours ! A tout à l'heure Dragi !

- Ne m'appelle pas Dragi ! Il se mit en route pour son cours. Alba arriva un peu en retard au cours de défenses contre les forces du mal. Le cours était Poufsouffle-Griffondor.

- Pourquoi êtes vous en retard, Mlle Stone ? Demanda Fol Œil. Alba n'eut pas le temps de répondre qu'une voix moqueuse s'exclama :

- Elle restait avec Malefoy !

- Et alors ? Mlle allez vous assoir. Hannah lui fit signe.

- Alors ?

- Alors quoi ?

- Ça fait quoi d'être l'elfe la plus connue de Poudlard.

- T'es sérieuse ?!

- Oui, tu est l'elfe la plus connue de Poudlard !

- Mlle Abbot, Mlle Istora, dois-je vous mettre en retenue a cause de bavardages ?

- Non professeur. Répondit Hannah.

- Bien. Il continua son cours sur les loup-garous. A la fin du cours, Elyssa rattrapa Alba.

- Tu m'en veux toujours ?

- Oui.

- Pourquoi ?

- Tu ne t'en ai même pas rendu compte ! Reparle-moi quand tu auras une raison de me demander pourquoi. Connaissant, son amie, ce n'était pas des menaces en l'air. Alba était en train de partir, quand elle entendit une conversation.

- Zacharias, on a toujours pas d'attrapeur !

- Je sais Cadwallader !

- Je peux peut-être vous aider. Dit Alba.

- Tu connais les règles du Quidditch ?

- Oui.

- Tu as de bons réflexes ?

- Oui.

- On va te faire passer un test. Suis-nous. Elle les suivit sur le terrain de Quidditch. Il lui tendit un balai, et alla chercher la malle noire. Alba révisa les règles du Quidditch jusqu'a ce que Zacharias arrive. Il fit sortir le vif d'or, puis dit à Alba de l'attraper. Elle décolla rapidement, puis rattrapa le vif d'or, le frôla, puis l'attrapa. Elle freina juste à temps pours ne pas se prendre le saule cogneur.

- On a une nouvelle attrapeuse ! Si on ne trouve pas d'attrapeur au prochain match, tu resteras attrapeuse.

- D'acc !

- Tu peux aller manger. Elle alla dans la Grande Salle et s'assit à coté d'Hannah.

- Bonne nouvelle ! Tu reçois de moins en moins de lettres d'amour !

- Ah bon ? Cool. Je vais tout mettre dans le néant.

- Le néant ? Demanda Hannah.

- Tu sais, l'endroit ou je peux mettre des objets, puis les prendre...

- Ah oui ! Elles mangèrent, puis Elyssa les rejoints.

- Quoi ?! Demanda Alba agressivement.

- Je voulais te dire... Je suis désolée de m'être comportée comme ça avec toi. Tu me pardonnes ?

- Oui.

- Sans rancune ?

- Un peu. Elles éclatèrent de rire.

Chapitre 6 :

Elyssa était contente, elle s’était faite pardonnée d’Alba, même si elle n’avait pas vraiment compris la cause de leur dispute, elle avait aussi cru comprendre qu’elle était devenue l’attrapeuse de Poufsouffle, ce qui faisait qu’elles seraient bientôt adversaires, le prochain match de Gryffondor était contre Serpentard, mais s’ils gagnaient ils se retrouveraient contre Poufsouffle qui était bien classé au niveau des matchs.

- Elyssa ! Tu es prête pour demain ?! Lui demanda Thomas qui était apparu devant-elle.

- Oui, oui, c’est bon, répondit Elyssa en repoussant ses mèches noires de sa vue.

- Fais gaffe on joue contre Serpentard, au début ils se moqueront de toi, mais dès qu’ils verront ton talent ils essayeront de lancer les cognards sur toi, prévint Thomas avec un air renfrogné.

- Si je te dis que je fais confiance aux jumeaux c’est une erreur grave ?

- Merci de ta confiance Elyssa, on fera en sorte de te protéger, déclara Fred qui était arrivé par derrière.

- Mais on ne pourra jamais empêcher un bras cassé, termina George.

- Oui je sais, mais ne vous occupez pas de moi pendant le match, protégez les poursuiveurs, je m’occupe du reste, répondit Elyssa avant de se diriger vers son prochain cours.

Soin aux créatures magiques, elle allait enfin avoir ce cours qu’elle attendait tant ! Mais alors qu’elle se dirigeait dehors elle fut rattrapée par les jumeaux. Elle avait oublié qu’ils avaient les mêmes cours qu’elle. Les trois jeunes gens allèrent donc dans la cour ou se trouvait Hagrid, des Serdaigle et des Gryffondor.

Elyssa se mit bien près d’Hagrid pour ne rater aucune miette du cours, mais lorsque les jumeaux la suivirent elle entendit des élèves, se croyant discrets, dirent :

- C’est la première fois qu’ils arrivent à l’heure en cours.

- La nouvelle elfe a une mauvaise influence sur eux.

- Voyons quel est tout ce remu ménage ?! Vous êtes bien plus calme d’habitude ! S’écria Hagrid de sa voix rauque.

Le silence fut, quand il fallait assumer il n’y avait plus personne. Elyssa prit donc la parole :

- C’est ma faute Monsieur, j’ai forcé les jumeaux à venir donc ça en surprend plus d’un.

Bien entendu c’était faux, mais elle ne voulait attirer d’ennuis à personne et ne pas en avoir non plus. Mais peut-être qu’Elyssa aurait dû se taire cette fois-ci, car lorsqu’elle tourna les yeux elle remarqua les regards choqués de tout le monde sur elle. Et les jumeaux aussi la regardaient comme ça, mais elle avait commis un meurtre ou quoi ?!

- Forcer les jumeaux…? On aura tout vu ! Bravo ma chère Elyssa tu viens de faire l’exploit du siècle ! S’esclaffa Hagrid hilare.

- Vous êtes si souvent en retard que ça ? Demanda Elyssa en chuchotant aux jumeaux.

- On n’est jamais à l’heure oui, répondirent-ils en reprenant contenance.

Elyssa soupira un léger sourire aux lèvres, ces jumeaux étaient des phénomènes, des phénomènes qu’elle aimait bien. Hagrid, qui parvenait enfin à se calmer, déclara le cours ouvert, Elyssa dû donc prendre ce drôle de livre avec une mâchoire, mais qui surtout devait être caressé pour s’ouvrir, elle s’exécuta de bonne grâce et son livre s’ouvrit avant ceux des sorciers ce qui lui attira les regards noirs de certains et les regards d’admirations d’autres. Elle se renfrogna dans son coin et écouta avec grande attention le cours, passionnée par chacune des paroles d’Hagrid.

Lorsque la fin du cours sonna Elyssa était ravie, elle avait appris plus de choses sur les Hippogriffes chez les sorciers que chez les elfes. Elle alla donc d’un pas joyeux dans la salle commune où elle trouva Hermione, Harry et Ron qui étaient encore au-dessus d’un tas de lettres.

- Ho Elyssa sache que dans le royaume de mon cœur, c’est toi la princesse, fit Ron en lisant l’une des lettres.

- Eh mais attends ! Regarde la signature ! S’exclama Hermione en lui prenant la lettre des mains.

- Qui a signé ? Demanda alors Elyssa démontrant sa présence.

Hermione se raidit aussitôt et jeta la lettre dans les flammes.

- Personne ! C’est anonyme ! Répondit-elle bien trop rapidement pour que ce soit vrai.

Elyssa soupira et s’approcha de la cheminée avant de récupérer la lettre assez rapidement pour qu’elle ne sente qu’une faible chaleur lui parcourir les mains, malheureusement l’endroit ou la personne avait signé était déjà brûlé, elle haussa les épaules indifférentes et rejeta la lettre au feu.

Alors qu’Elyssa allait redemander qui était la personne qui avait envoyé la lettre, elle fut interrompue par Neville et Seamus qui arrivèrent en courant avant que Seamus cri :

- LES JUMEAUX SE SONT FAIT DEFENDRE PAR ELYSSA !

Puis ce fut autour de Ginny d’arriver et de crier :

- ET ILS SONT ARRIVES A L’HEURE EN COURS !

Evidemment, les jeunes gens se tournèrent vers Elyssa, le trio avec surprise, Ginny, Seamus et Neville avec « admiration » et joie. Elle ne comprenait pas la cause du deuxième sentiment, ni le premier a vrai dire, mais le second restait bien plus troublant.

- Bah quoi ? Se risqua-t-elle donc à demander.

- C’est la première fois depuis que les jumeaux sont à Poudlard qu’ils arrivent à l’heure à un cours, quand maman saura ça elle voudra te rencontrer ! S’exclama Ron avec un air admiratif.

- Mais je n’ai rien fait moi ! C’est eux qui…

Elyssa ne pu terminer sa phrase interrompue par les jumeaux qui arrivèrent dans la salle commune à bout de souffle. Toute la salle se tourna alors vers eux avec des yeux ronds, ce qui permit à Elyssa de s’extirper de sa gêne.

- Il vous arrive quoi ? Demanda Harry.

- Tout Poudlard est au courant pour le cours des créatures magiques, ils croient tous qu’on va arrêter les blagues, expliqua Fred.

Elyssa se sentit immédiatement coupable, elle ne voulait pas attirer des « ennuis » aux jumeaux en prenant leur défense, d’une certaine façon, elle bredouilla des excuses inintelligibles en se cachant derrière ses mèches de cheveux, honteuse.

- Déstresse Elyssa, c’est la première fois que quelqu’un nous défend ou ose se dévouer pour une autre maison, commença Fred.

- Puis, on ne va pas t’en vouloir pour si peu, on va juste peut-être se venger avec une petite blague, continua George avec un sourire malicieux.

- J’ai hâte de voir ça, répondit Elyssa en esquissant un sourire.

L’après-midi continua ainsi dans la bonne humeur, les jumeaux allaient sûrement donner du fil à retordre à Elyssa, mais elle était prête. Comme elle était prête à tout donner pour gagner le match de Quidditch demain.

Elyssa se réveilla le lendemain d’excellente humeur, c’était son premier match de Quidditch, même si elle appréhendait un peu. Elle avait peur de rater, mais surtout de décevoir l’équipe. Elle préféra taire ses sombres pensées et se leva pour se vêtir de sa tenue de Quidditch, tenue qui lui changeait de ses vêtements sertit de joyaux, mais au moins dans cette tenue elle était à l’aise. Même si les différentes protections ne la rassuraient guère. Elle haussa les épaules, prit le balai que la professeure Bibine lui avait donné, un Nimbus 2000 puis elle sortit rejoindre les jumeaux qui l’attendaient, ils allèrent ensuite sur dans les vestiaires pour répéter une ultime fois la tactique, mais Elyssa, remarquant les failles de cette stratégie, déclara :

- Il faut tout changer. L’équipe adverse n’a aucune raison de se méfier de moi, je suis une elfe ils vont croire que vous étiez désespérés, faites-leur croire que c’est le cas, ne montrez aucun entrain quand vous arrivez sur le terrain. Je ne vais pas vous expliquez vos postes, mais une fois sur le terrain oubliez-moi, faites comme si je n’étais pas là.

Ses équipiers la regardèrent, surpris avant d’approuver la tactique. Ils allèrent donc sur le terrain sur leur balai, mais aucun ne répondirent aux acclamations des maisons. Elyssa lança un dernier regard aux jumeaux signe qu’ils avaient intérêt à l’oublier. Puis, le match débuta.

L'équipe de Gryffondor avait déjà le souafle en main, mais de cela Elyssa s’en moquait, elle avait tout bloqué, elle n’entendait rien d’autre que le vent. Ils pourraient crier les points, elle était concentrée sur une seule chose, le vif d’or. La professeure Bibine le sorti alors et il voleta une nouvelle fois autour des deux attrapeurs avant de partir haut dans le ciel, l’elfe n’attendit pas plus longtemps et le prit en chasse suivit par l’attrapeur de Serpentard, elle ne le connaissait pas et son air hargneux ne lui donnait pas envie de faire connaissance.

Malheureusement l’attrapeur de Serpentard était bien plus entrainé qu’Elyssa, mais, il se laissait facilement distraire. Dès que quelque chose passait près de lui il tournait la tête, Elyssa comptait bien user de cette faille, mais alors que ses yeux restaient rivés sur le vif d’or elle remarqua une chose. Il faisait toujours trois fois le même mouvement avant de changer. Cette fois-ci il avait fait droite, gauche, descente, et rebelote. Elle observa donc, cette fois-ci il faisait : Descente, droite, gauche et montée. Elle le regarda faire une seconde fois, chercha un bon équilibre pour grimper sur son balai qui était à pleine vitesse bien entendu. Et lorsqu’elle le vit aller vers la gauche elle se mit debout malgré les cris de surprise qu’elle entendit. Elle devait attendre, encore un tout petit peu. Lorsque le vif d’or piqua vers le haut elle sauta et l’attrapa d’une main pour se rattraper de l’autre sur le balai. Pas un équilibre grandiose, les gants la faisaient glisser et l’attrapeur adverse lui fonça dedans malgré le fait que le match avait été déclarer terminer. Ne pouvant pas se rattraper elle fit une chute en tombant lourdement dans les gradins de sa maison, elle regarda encore le vif d’or qui repliait les ailes avant de laisser place au néant.

Chapitre 7 :

Alba était inquiète pour Elyssa. Même si cela faisait à peine deux jours qu'Elyssa ne se réveillait pas, elle sentait que quelque chose arriverait. Bon ou mauvais, elle ne savait pas. Malgré les tentatives d'Hannah et de Drago pour la réconforter, elle n'avait pas le moral. Elle restait le plus longtemps possible au chevet d'Elyssa, et a chaque fois, elle éprouvait une haine grandissante pour l'attrapeur de Serpentard. Un jour, alors qu'Hannah l'emmenait dans la cour, elle vit l'attrapeur de Serpentard. Il la vit aussi, et dit d'une voix moqueuse :

- Alors, on s'inquiète pour son amie ? Il ricana, et les autres Serpentard le suivit, a part Drago.

- A ta place, je m'inquièterais plutôt pour toi ! Sans qu'il n'eut le temps de répondre, Alba le mit a terre et le frappa, puis le fit léviter.

- On fait moins le malin, hein ? Il était a plus de trois mètres du sol.

- Lâche-moi !

- Comme tu voudras. Elle le laissa tomber. Le professeur McGonnagall, qui avait tout vu, s'interposa.

- Mlle Stone, dans ma salle de classe ! Quand a vous, M. Higgs, allez à l'infirmerie et tachez de ne plus énerver Mlle Stone. Est-ce bien clair ?

- Oui. Il fila à l’infirmerie. Alba suivit McGonnagall en se demandant elle va lui donner quelle punition. Elle s'assit a son bureau.

- Que cela n'arrive plus. Bien sûr, je vais devoir retirer des points à Poufsouffle. Moins vingts points à Poufsouffle. J'aurais dû en enlever plus, mais quelque chose me dit qu'il l'a cherché. Ah oui, et quatre jours de retenue. Vous pouvez disposer. Elle partit à l’infirmerie. Elle vit Elyssa. Elle la releva, puis lui brossa les cheveux. Elyssa frémir.

- Elyssa ! S’exclama-t-elle. Elyssa lui sourit faiblement.

- Salut Alba.

- Devine quoi !

- Je ne peux pas deviner, tu ne me donne aucun indice !

- J’ai démon... infligé une correction à l’attrapeur qui t’as fait tomber !

- Quoi ?! Mais tu vas te faire punir !

- Mais qu’est ce qu’on s’en fiche !

- Je sais que tu es rancunière, mais tu n’aurais jamais dû faire ça !

- Je sais. Mais tu me connais, non ? Demanda Alba

- Je sais.

- Bon alors ?

- Je sais pas. Dumbeldore arriva.

- Eh bien. J’ai entendu parler de ce que vous avez fait, Mlle Stone.

- Alba.

- Bref. Ce que vous avez fait, je dirais que c’était plus qu’une correction.

- Peut-être.

- Je ne vous punirait pas, mais ne recommencez SURTOUT pas. Est-ce clair ?

- Oui.

- Bien.

- Ai-je mon mot à dire ? Demanda Elyssa.

- Allez-y, Mlle Yumezora.

- Cela risque de se reproduire, si M. Higgs, ou quelqun d’autre recommence. Je connais mon amie.

- Que devrait-on faire, a votre avis ?

- Rien. Absolument rien. A part la virer de Poudlard, mais je ne crois pas qu’elle accepterait.

- Si c’est ce qu’il faut faire, je le ferai.

- Quoi ?! Cria Alba.

- Je vais en discuter avec les professeurs, mais je ne sais pas si vous restez ou partez. Dumbeldore partit.

- Tu dois profiter de tes derniers instants avec Hannah et Mal... Drago.

- Tu as raison, mais je ne peux pas te laisser.

- Mme Pomfresh va s’occuper de moi. Allez.

Alba partit annoncer la nouvelle à Hannah. Celle-ci était effondrée. Alba lui donna un transmetteur et montra à Hannah comment l’utiliser. Elle partit voir Drago, lui annonça la nouvelle. Elle lui donna le transmetteur, en lui montra comment l’utiliser. Elle partit dormir à son dortoir. Le lendemain, elle reçut un hibou de la part de Dumbeldore.

Mlle, nous avons décidé de ne pas vous expulser de Poudlard, mais, vous devrez faire deux mois de retenue et moins cinquante points pour Poufsouffle. Que cela vous serve de leçon.

Professeur Dumbeldore

Alba lut et relu la lettre. Hannah lui dit :

- Enfin réveillée ! T'es une vraie marmotte, tu sais ?

- Je me suis réveillée a quelle heure ?

- Il est 10H. Effectivement, Alba venait de sortir de son lit.

- C'est pas vrai !

- Quoi ?

- T'es encore plus belle au reveil !

- Ah bon ? Savais pas.

- T'es pas sérieuse ! Ça t fait rien de savoir que tu es plus belle quand tu viens de te reveiller !

- Je m'en fiche un peu, moi. Je préfère qu'on me dise que je suis intelligente.

- De toute façon, tu es les deux.

- Merci.

- De rien. Je vais t'aider à te préparer.

- Mais...

- Pas de mais. Elle attrapa une brosse.

- Aïe !

- Comment ça, aïe ?

- Tu me fais mal ! C'est le principe du mot aïe, non ?

- Faut souffrir pour être belle !

- C'est du n'importe quoi ! Hannah lui avait fait enfiler une tenue de sa garde-robe. Alba portait maitenant un long pull gris clair avec une ligne bleue et rose aa milieu, une paire de Converse noires, et, très étonnant, des oreilles de Minnie dorées.

- Ok pour tout la tenue, SAUF ça ! Alba montra le serre-tête Minnie.

- Mais ça te vas trop bien !

- Je ne le mettrais pas, un points c'est tout !

- D'accord. Alba enleva le serre-tête.

- Je sais ! Tu as un magnifique collier en argent ! Je vais te le mettre ! Elle fouilla dans la commode, et avant qu'Alba ne puisse la mettre en garde, Hannah se changea en statue.

Chapitre 8 :

Elyssa était encore à l’infirmerie de Poudlard, Mme Pomfresh lui avait dit de rester encore une nuit pour qu’elle s’assure de son état. Mais Elyssa se sentait bien, elle avait encore toute son énergie, aucun mal de tête. Alors pourquoi devait-elle rester ?

- Je peux y aller maintenant ? Demanda-t-elle pour la dixième fois à Mme Pomfresh.

- D'accord, soupira cette dernière qui en avait visiblement assez.

- Oui ! Merci pour tout !

Elyssa n’attendit pas de réponse et sortit de l’infirmerie, elle pouvait enfin bouger librement ce qui lui faisait beaucoup de bien. Elle erra donc un peu dans les couloirs pour être seule avec elle-même. Elle avait vraiment réussi à avoir le vif d’or ? Gryffondor avait vraiment gagné ? C’est alors qu’elle se souvint d’Alba, elle espérait qu’elle n’avait pas été renvoyée. Mais alors qu’elle marchait en direction de sa salle commune, elle vit Chourave courir avec un brancard où se trouvait Hannah pétrifiée. Si elle ne se trompait pas, Elyssa cru d’abord que c’était cette ancienne malédiction de la chambre des secrets, car oui elle avait fait ses recherches. Mais elle reconnue cette pétrification, c’était celle du pendentif d’Alba. Elle parti donc à la recherche de son amie et la trouva dans les bras de Drago tremblante. Elle préféra ne pas déranger le couple et se dit que Drago saurait bien mieux l’aider qu’elle.

Elle reprit donc le chemin de sa maison un tas de questions en tête. Qu’était-il arrivé à Hannah ? Alba était toujours si prudente avec son pendentif. Elle haussa les épaules, tout de même inquiète, et arriva devant le portrait de la grosse dame, elle donna le mot de passe et entra. Elle se retrouva donc dans la salle commune où elle vit Hermione et Ginny en grande conversation, Ron qui jouait aux échecs avec Harry, Fred qui tentait de faire sourire un George étrangement triste.

- Quelle est cette tête d’enterrement ? Demanda alors Elyssa en s’approchant.

Aussitôt tous les bruits se turent pour regarder Elyssa qui se senti gênée au bout de dix secondes, pourquoi à chaque fois qu’elle parlait, elle, ce silence si pesant décidait de faire son apparition ?! Pourquoi c’était toujours elle ? Jamais les autres, toujours elle…

Les sombres pensées d’Elyssa furent interrompue par Hermione qui avait sauté dans les bras de la jeune elfe.

- Tu ne peux pas savoir la peur que tu nous as faite ! Ton premier match et tu trouves déjà le moyen de tomber dans les vapes ! Dit-elle avec un grand sourire aux lèvres.

- Bah ce n’est rien, ce n’est pas la première fois, répondit Elyssa en lui rendant son sourire.

Mais devant les regards interrogateurs des sorciers elle dû s’expliquer.

- Je suis une télépathe, donc lorsque mon talent s’est déclaré je finissais assez régulièrement à l’infirmerie, dit-elle avec un sourire de gêne.

Elle n’était pas prête à avouer son second talent, c’’était encore trop tôt. Elle avait besoin de temps et de confiance. Mais alors qu’elle rebroussait ses mèches de cheveux, elle toucha son oreille et remarqua qu’elle n’avait pas son oreillette qui faisait la traduction.

- Attendez, vous m’avez compris ? Demanda-t-elle curieuse.

- Bah oui, répondit George qui semblait avoir retrouvé le sourire.

C’est quoi cette histoire encore ? Je parle la langue des lumières pourtant…

- Pourquoi on ne t'aurait pas comprise ? Demanda Fred en haussant un sourcil.

Elyssa n'eut pas le temps de répondre et dû taire ses pensées lorsque Thomas arriva dans la salle commune. A la grande surprise d’Elyssa son regard s’illumina d’une lueur nouvelle lorsqu’il la vit, il s’approcha d’elle avec un grand sourire et la serra brièvement dans ses bras. Cela avait beau être brièvement, Elyssa sentit le rouge lui montait aux joues, elle détourna le regard gêné et vit une ombre passé dans les yeux de George, mais cette ombre fut si rapide, si mince, si insaisissable qu’elle crut l’avoir imaginé. Mais si elle ne l’avait pas imaginé…Quelle était cette ombre ?

- Elyssa ? Elyssa tu m’entends ? Demanda Thomas.

- Hum oui pardon, tu disais ? Répondit Elyssa sans détourner son regard de George.

Thomas qui parut remarquer le regard qu’elle dardait sur le Weasley se mit donc entre les deux jeunes gens puis il reprit ce qu’il disait comme si de rien n’était. Elyssa trouva tout de même cela perturbant, les deux jeunes hommes s’entendaient pourtant bien ! Mais maintenant qu’elle y repensait, la dernière fois qu’elle les avait vu tout les deux, ils ne s’étaient pas adressé la parole, leur ton mutuel était froid, et leurs regards sombres. Mais quelle était cette nouvelle embrouille ? Elyssa se perdit dans ses pensées et n’écouta pas vraiment les remerciements et félicitations de Thomas.

Elyssa en avait assez de l’entendre blablater sur ses compétences, sa vision et ses réflexes « hors du commun » il commençait réellement à l’ennuyait. C’est alors qu’il dit une phrase, une seule phrase qui pourtant eu un énorme impacte.

- Une fille comme toi mérite le meilleur petit-ami au monde, quelqu’un de riche, puissant, drôle et intelligent, mais surtout qui ne risque pas de te mettre en danger !

Cette phrase, elle avait été prononcer de manière si brusque. Si violente, si méchante, elle était emplie de sous-entendu, Elyssa le savait. Enfin, elle le croyait, mais lorsque George se leva brusquement de son fauteuil et quitta la salle commune suivit de son frère elle en avait la certitude. Thomas en avait fait exprès, mais les sous-entendu s'attaquaient directement aux Weasley et surtout aux jumaux, mais pourquoi ?. La télépathe ne put chercher réponse à sa question tant elle était hors d'elle, pourquoi avait-il fait cela ?!

- Pourquoi tu as dit ça ? Demanda-t-elle alors d’une voix froide.

- Pour qu’il comprenne que les Weasley n’ont et n’auront jamais de chance avec une elfe. C’est idiot ! Comment une elfe dotée d’une grande beauté, d’intelligence, et d’argent pourrait sortir avec des gens pauvres comme eux ? Surtout quand on peut m’avoir moi ? Répliqua Thomas en croisant les bras sur son torse.

- Pauvres ? Mais qu’est-ce que ça peut te faire qu’ils soient pauvres ou riches ?! Ils sont heureux, ils sont gentils, drôles, attentionnés, loyaux ! Tout ce que tu n’es pas ! Alors garde ton argent de bourgeois et tais-toi ! Rétorqua Elyssa en serrant les poings.

Quel était cette soudaine manifestation de colère ? C’était la première fois qu’elle s’emportait. Elle était toujours si calme, si compréhensive, elle avait un sang froid à toutes épreuves, pourquoi tout cela avait-il changé d’un coup ?  La télépathe décida de se retirer, elle sortit précipitamment de la salle commune et couru dans les couloirs jusqu’à arriver dans la cour.

Une fois là-bas Elyssa, s’installa sous un arbre et décida de fermer les yeux et de faire le vide dans son esprit. Elle avait besoin de se calmer. La télépathe se souvint alors de la solution qu’Elle lui avait prise. Elle éjecta toutes ses pensées dans un coin de sa tête et s’imagina une petite flamme, petite flamme qu’elle pouvait allumer et éteindre comme elle voulait. Cette petite flamme représentait une chose, mais Elle n’avait jamais voulu lui dire quelle chose, Elle avait dit que c’était quelque chose de merveilleux qui viendrait en son temps. Lorsque le temps serait venu cette flamme prendrait de l’ampleur. C’est étrangement ce qui arriva, Elyssa tentait d’éteindre une nouvelle fois la flamme, mais elle n’y parvenait pas. La flamme grandissait, prenait de l’ampleur, elle continua de gagner en densité jusqu’à recouvrir tout l’esprit de la télépathe.

- Elyssa ! Qu’est-ce que tu fais-là ?

C’était une voix qu’elle connaissait bien qui l’avait interpellé, Elyssa ouvrit alors doucement les yeux et le brasier de son esprit prit fin, elle se retrouva alors nez à nez avec George, et il était étrangement proche ce qui la fit rougir très vite. Elle se leva en catastrophe et donna un léger coup de tête à George.

- Note à moi-même, laisser Elyssa tranquille la prochaine fois, fit George en se tenant le nez.

- Pardon, pardon, pardon ! Fit Elyssa en s’inclinant confuse.

Elyssa releva les yeux et vit une légère trace de rouge s’effilait des mains de George. Elle passa une main dans ses cheveux et sa main effleura un objet dur, elle le prit et se souvint de sa broche d’argent en forme de croissant de lune avec un loup hurlant. Elle avait réussi à blesser George avec ! Quelle maladresse ! Elle rangea rapidement sa broche et retira sa cravate, elle fit ensuite retirer les mains de George et elle se dépêcha d’éponger le sang. Elle avait dû frapper fort !

- Je suis désolée tu ne peux pas savoir ! Je suis si maladroite ! Fit-elle honteuse.

- Eh ho calme toi, ce n’est rien je me suis déjà pris des cognards à côté ton coup de boule était une chatouille, répondit George en posant ses mains sur les épaules d’Elyssa pour qu’elle se calme.

- Quand même ! Je ne blesse pas d’habitude ! Répondit Elyssa en retirant sa cravate imbibée de sang qu’elle rapprocha inconsciemment près de son cœur.

Pourquoi, au lieu de la mettre dans sa poche, l’avait-elle rapprochée près de son cœur ? Elle espérait fortement que toutes ces drôles de choses qu’elle faisait aujourd’hui été dû à son surplus d’énergie.

Elyssa s’écarta doucement et décida qu’emmener George à l’infirmerie ne serait pas utile, elle se contenta de s’excuser encore une dizaine de fois et le sorcier la coupa pour entamer une conversation sur le match de Quidditch tout à fait normal.

La journée se termina ainsi, ils étaient en week-end, donc ils n’avaient aucun cours et la télépathe avait passé une bonne journée à parler avec George, sans se soucier de rien, il avait su lui faire oublier Thomas, Hannah, Alba, les sorciers qui parlent la langue des lumières, sa colère, le brasier qui faisait désormais rage dans son esprit, tout oublier. Enfin presque, elle ne l’avait pas oubliée. Pas Elle, jamais Elyssa ne pourrait oublier…

Chapitre 9 :

Alba était effondrée. Jamais elle ne pourrait se le pardonner. La culpabilité l'étreignait. Elle se souvint des dangers de la culpabilité sur les elfes, mais était-elle vraiment une elfe ? Elle soupira. Elle se sentait réconfortée d'avoir dit son secret à Elyssa, mais se dit qu'elle devrait le dire à Malefoy. Non. Personne ne devait être au courant. Elle avait pris un risque énorme en le disant à Elyssa, alors jamais elle ne devait le dire à Drago. Elle regarda l'heure. Elle avait raté son cours de divination, mais à quoi bon y aller ? Une amie avait sa vie en danger a cause d'elle ! Elle regarda son pendentif. Soudain, elle se mit en colère. Tout ça à cause d'eux ! Pensa-t-elle. Elle faillit jeter le pendentif a travers la pièces mais se ravisa. Si elle touche quelqun d'autre, plus jamais je pourrais me regarder dans une glace.

- RAAAH !!!!!!!!! J'en ai assez ! Je vais aller chez eux, leur expliquer tout ça, et leur jeter ce fichu pendentif au visage !!!!! Non. Je ne dois pas faire ça. J'ai tellement de rage en moi que ça va les tuer. Je ne fait pas ça pour eux mais pour sa santé mentale. Elle était moins sensible à la violence que les autres elfes, mais quand même.

Elle n'était pas elfe. La pensée s'imposa d'elle même. Soudain, la vie d'Alba n'eut plus de sens. Si elle n'était pas qu'était-elle ? Une humaine ? Pas possible. Elle avait deux talent, une mémoire photographique et l'intelligence des autres elfes ! Une alien ? Un alien n'avait pas une apparence elfique, si ? Elle enleva sa lentille. Elle se leva et se regarda dans le miroir. Son œil gauche, "normalement" bleu, était devenu noir comme la nuit. Voici la vraie Alba Stone. Pensa-t-elle. Plus jamais elle ne se cacherait. Elle sortit de sa chambre, sans remettre sa lentille. Tous les elfes présents dans les couloirs lachèrent des exclamations de surprise, de même que les sorciers qui l'avaient déjà vue. Elle vit Elyssa au bout du couloir.

- Non mais t'es folle !!!

- Bonjour à toi aussi, Elyssa. Elyssa rougit.

- Non mais, ce que je veux dire, c'est que tes parents...

- Je me fiche de mes parents, la coupa-t-elle. Je ne veux même plus leur faire plaisir en portant cette lentille.

- Je comprends.

- Tu sais que je suis a deux doigts de m'enerver ?

- Pourquoi ?

- Ça se voit, non ? A cause de mes parents.

- Je ne voulais pas t'énerver.

- Ça va, tu es une amie. Elle esquissa un sourire triste.

- Pourquoi as-tu enlevé ta lentille ?

- Pour que les gens me laissent tranquille. Elle plongea son regard dans le sien.

- Je ne te reconnais plus, Alba. Comment se fait-il que tu aie tant changé ? J'aimerais revenir a notre époque normale, sans soucis...

- Il y a toujours des soucis ! Demande à Sophie Foster, si tu ne me crois pas.

- Alba, s'il-te-plaît...

- Que vas-tu me demander ?

- Rentrons.

- Non. Tu ne réalise pas que j'ai une vie à Poudlard ? Jamais je ne pourrais abandonner Hannah ! Ni Drago, d'ailleurs.

- Hannah est déjà morte. Je ne voudrais pas détruire ton espoir, mais tu le sais aussi bien que moi. En plus, ton deuxième œil est dangereux !

- Je sais. Mais tu ne pense pas que j'ai appris à le maîtriser ?

- Je ne savais pas...

- Je sais. Elle lui resourit.

- Je ne comprends pas comment tu fais pour rester mon amie alors que je suis horrible avec toi.

- Tu n'est pas horrible, tu sais. Suffit de te comparer à Higgs, te ne pense pas ?

- Tu as raison. Elles partirent pour leur cours de défense contre les forces du mal. Tout le monde chuchota sur leur passage, mais Alba s'en fichait. Elle jetait des regards noirs par-ci par-là. Maugrey s'avança vers elle l'air intrigué.

- De la magie... Une magie très puissante émane de vous, jeune fille. Qu'avez-vous fait pour avoir cet œil ?

- Je l'avais quand je suis née.

- Mlle Stone, retrouvez-moi après le cours. Le cours se passa sans anicroche, et, à un moment, Elyssa chuchota à Alba :

- Alba, quand j'étais rentrée dans la salle commune de Gryffondor, je ne portais pas mon oreillette. Mais pourtant, j'ai pu parler avec Hermione, Harry...

- Ce n'est pas possible, si ?

- Eh bien si je l'ai vu...

- Arrêtez du discuter !

- Oui professeur ! Dirent Alba et Elyssa.

Le cours passa. A là fin du cours, Elyssa dit alors à Alba :

- Je t'attends dans la cour.

- A tout à l'heure !

Elyssa lui fit un signe de la main. Lorsque tous les élèves furent partis, Fol Œil dit à Alba :

- Vous vous demandez sûrement pourquoi je vous ai demandé de rester, Mlle.

- Oui.

- Eh bien... Lorsque j'ai vu votre œil, j'ai su que vous aviez du sang sorcier.

- Ce n'est pas possible ! Je ne connais pas très bien mes origines, mais quand même !

- Vous avez du sang sorcier. Répéta-t-il.

- S'il-vous-plaît, vous pouvez me donner une preuve ? Supplia Alba.

- Bon d'accord. Il fouilla dans une malle et en sortit un parchemin.

- Lisez-le.

L'œil noir

L'œil noir est un œil que seuls les métis (sorciers-elfes) peuvent avoir. C'est très rare. sa magie est très puissante. Le premier objet que la personne qui a l'œil noir touche devient maudit. Selon la puissance du détenteur de l'œil, l'objet peux tuer les gens, les geler... La forme la plus puissante de l'œil noir peut aller jusqu'a faire souffrir les gens d'un simple coup d'œil.

La fin du parchemin était illisible. Alba resta choquée par cette révélation.

- Je vais remettre ma lentille. Dit-elle. Au revoir, professeur.

- Au revoir. Je vais vousfaire maîtriser votre œil après les cours de défense contre les forces du mal.

- D'accord. Alba remonta dans le dortoir pour remettre sa lentille. Elle resta choquée par cette révélation. Après avoir mis sa lentille, elle rejoignit Elyssa et lui expliqua tout.

- Eh ben... C'est assez bizarre.

- Je suis un monstre ! Dit Alba en sanglotant. Plus personne ne voudra de moi !

- Mais si ! Ne pleure pas, Hannah et Drago seront toujours là pour toi. Et moi aussi, d'ailleurs. Et puis, je trouve ça cool, que tu sois capable de te défendre. Drago arriva.

- Salut. J'ai tout entendu, mais ça ne me dérange pas que tu aies un œil comme ça. Et je pense aussi qu'Hannah ne sera pas dérangée par ça.

- Ah bon ?

- Mais oui !

- Je t'avais dit que ce n'était pas grave ! Tu te sens mieux, maintenant ?

- Oui. Allons voir Hannah. Ils partirent tous les trois à l'infirmerie.

- Bonjour madame Pomfresh ! Lança Elyssa.

- Vous venez voir Hannah ? Elle est juste là. Elle leur montra un lit au fond de l'infirmerie. Allez-y, mais ne restez pas trop longtemps.

- Madame... Dit Alba timidement.

- Oui ?

- Nous pourrons faire venir Elwin. C'est le médecin de Foxfire. Il pourrait vous aider, non ?

- Faites-le venir.

- Je vais d'abord aller voir Hannah. Elle partit au chevet d'Hannah et lui prit son pouls.

- Il est très faible.

- De quoi ? Demanda Drago.

- Son pouls.

- Ne t'inquiète pas, Elwin va tout arranger. Tu sais bien ce qu'il résout avec Sophie Foster, non ?

- Oui, tu as raison. Elle sourit.

Alba se rendit compte qu'elle avait des amis, et c'était tout ce qui comptait.

Chapitre 10 :

Elyssa resta un bon moment dans l’infirmerie avec Alba et Drago. Elle avait par ailleurs pu faire plus ample connaissance avec Drago pendant qu’Alba restait au chevet de son amie Hannah. Le Serpentard avait beau montré un Drago arrogant, hautain, ambitieux, égocentrique, il cachait néanmoins un Drago plus doux, plus gentil, plus attentionné. La télépathe n’avait pas comprit ce qu’Alba trouvait à Drago au début, mais maintenant qu’elle le connaissait mieux elle savait que derrière sa couverture se cachait un bon Drago, mais ce Drago était malheureusement souffrant, tout se lisait dans les yeux et ses mains qu’il crispait en parlant de sa famille.

- Aller ! L’heure des visites est terminée, Mlle Yumezora, je vous charge la responsabilité d’aller chercher ce dénommé Elwin demain, je préviendrais vos professeurs que vous raterez certains cours, déclara Mme. Pomfresh en poussant gentiment les élèves dehors.

- Crottin d’alicorne je vais rater le cours de potions ! Pesta Elyssa.

Le cours de potion était réellement un cours à ne pas manquer, le professeur Rogue, n’aimait pas que ce qu’il prévoit se déroule mal, et la télépathe savait à quel point il pouvait être dur avec les élèves, surtout avec ceux de Gryffondor.

- Ce n’est pas si grave, la rassura Alba qui était toujours inquiète vis-à-vis de l’état de son amie.

- Peut-être, mais bref, veuillez m’excuser je dois terminer des devoirs, à la prochaine ! Fit Elyssa en faisant un signe de main avant de filer à la bibliothèque.

Elyssa avait menti, elle avait déjà fini toutes ses leçons la veille avec Hermione, mais cette histoire sur les sorciers qui la comprenaient sans qu’elle ne porte l’oreillette l’intriguait énormément. Elle se dirigea donc d’un pas nonchalant vers la bibliothèque. Elle se dirigea vers le rayon de l’histoire de Poudlard et des sorciers. Mais, il y avait bien trop de livres pour qu’elle sache lequel serait le plus utile pour ses recherches !

- Excusez-moi, pourriez-vous m’indiquer le nom de l’ouvrage qui pourrait le mieux me renseigner sur l’histoire des sorciers ? Finit-elle par demander à la bibliothécaire.

- Je suis navrée, mais l’ouvrage qui pourrait le mieux vous renseigner se trouve dans la réserve, répondit cette dernière avec un sourire d’excuse.

- Mais, quel est le problème ? Pourquoi ne puis-je pas le prendre ?

- Les livres de la réserve sont formellement interdits.

- Ho, bien, je vous remercie quand même, fit Elyssa plus que déçue.

Sur ce elle tourna les talons. Non, elle n’allait pas abandonner, elle n’abandonnerait jamais. Comme elle l’avait promis. Aujourd’hui était un échec ? Demain serait une nouvelle chance. Après-demain aussi, chaque jour serait une nouvelle occasion d’échouer, comme chaque jour serait une occasion de réussir. Elle trouverait le moyen d’accéder à cette réserve, pas seulement pour ses recherches, mais aussi pour Alba et son œil. La télépathe soupira, elle se dirigea vers sa salle commune, mais arriver devant elle ne put se résigner à donner le mot de passe. Depuis qu’elle s’était montrée aussi agressive avec Thomas certains sorciers la regarder avec dédain, voir parfois même la peur. Ils étaient tous au courant pour ses dons qui pouvaient se révéler dangereux.

Elyssa fit donc demi-tour et marcha sans de but précis. Elle finit par se retrouver dehors, il pleuvait à petites gouttelettes, le vent faisait voler ses longs cheveux noirs qui donnaient l’impression de nuage de mauvais augure. Peut-être en était-elle un après tout ? Elle avait toujours été qualifiée d’étrange. Entre ses réflexions des plus absurdes, ses pensées qui ne concordaient jamais avec celles des autres, ses actions qui déplaisaient toujours aux autres elfes. Oui, elle était très différente. Et elle assumait entièrement cette différence.

La télépathe continua donc de marcher, guidée par le vent, elle finit par dépasser la chaumière d’Hagrid et finit par se stopper à une vingtaine de mètres d’une forêt. Non. Pas une forêt. La Forêt Interdite. Cette forêt qui crée la peur dans de nombreux élèves, ce que la télépathe ne comprenait pas, que pouvait-il bien y avoir de terrifiant dans cette fameuse forêt ? Elyssa s’en approcha alors, malgré les interdictions, elle se stoppa alors à même pas deux mètres. Pas la peine de se rapprocher plus lorsqu’on avait une bonne vision comme elle. La télépathe regarda alors, mais ne vit rien d’autres que des ombres. Sans qu’elle ne comprenne pourquoi, Elyssa voulait aller dans cette forêt, elle voulait découvrir quels secrets elle renfermait. Mais son sens de l’obéissance la stoppa net.

- Pense à ta maison, si on te découvre elle perdra des points, se murmura-t-elle pour elle-même.

Elyssa retourna donc sur ses pas et revint trempée dans son dortoir, elle ignora les regards de ses camarades et alla se coucher, demain elle devait se lever tôt pour éviter de rater trop de cours.

Le lendemain Elyssa s’habilla donc d’un vêtement elfique. Une tunique jaune ornée d’une fine ceinture noire, un legging et des bottes, malheureusement décorée de joyaux sur le haut. Elle prit ensuite un cristal de saut et descendit dans la salle commune en ignorant les regards admiratifs ou offusqués que les filles dardaient sur elle. Mais aller dans la salle commune n’était pas une merveilleuse idée vu le regard que dardait Thomas sur elle. Elle lui adressa un regard noir et sauta le plus rapidement qu’elle put à Foxfire.

Une fois dans la pyramide de cristal la télépathe se dirigea vers l’infirmerie, elle connaissait parfaitement le chemin vu toutes les fois où elle avait dû y aller à cause de ses deux talents macabres.

- Elyssa ! Tu as développé un nouveau talent qui me bénéficie l'honneur de ta présence ? Demanda Elwin en la voyant arriver.

- Vous aussi vous m’avez manqué, répondit Elyssa en lui offrant un sourire dont elle seule avait le secret.

- Ah toujours aussi perspicace ! Alors dis-moi qu’est-ce qui t’amène ?

- Des mauvaises nouvelles j’en ai peur, une élève de Poudlard s’est retrouvée pétrifiée, pourriez vous venir avec moi pour essayer de l’aider ?

Le flasheur acquiesça et se retira dans son bureau avant de revenir avec un sac dans lequel il mit une bonne dizaine d’élixirs tous plus colorés ou fluorescents les uns que les autres. Une fois que cela fut terminé ils sortirent tout deux de l’infirmerie ou Elwin mit un papier sur la porte, expliquant qu’il ne serait pas là pendant les prochains jours. Sur ce les deux elfes sautèrent à Poudlard, au milieu du cours de potion. Cours qui est tenu par Rogue, le professeur le plus grincheux et le moins souriant au monde. Qui plus est, les deux maisons présentes étaient celle de Serpentard et Gryffondor, donc pas la peine de deviner quel parti il prendrait.

- Tiens. Mlle. Yumezora, vous vous imaginez trop intelligente pour suivre mon cours j’imagine ? Dit-il de sa voix rauque.

- Non, je devais aller chercher Elwin pour une élève, répondit-elle avec sang-froid. Punissez-moi si ça vous enchante tant, mais ne punissez que moi, car je suis seule coupable.

Rogue resta bouche bée devant ces paroles. Mais il fit vite disparaitre son choc et reprit son visage impassible avant de déclarer :

- Qu’il en soit ainsi, collée pour le mois tous les mercredis après-midi et les vendredis soir. Maintenant allez-vous asseoir et silence.

Elyssa obtempéra sans broncher et donna les indications pour aller à l’infirmerie à Elwin qui lui offrit un sourire d’excuse avant de se retirer. La télépathe alla donc s’asseoir à côté de Drago sous les regards choqués de sa maison. Mais Elyssa ignora royalement ses regards et demanda à Drago :

- Est-ce qu’Alba va mieux ?

- Elle reste fébrile dirais-je, mais j’ai confiance elle, répondit-il en chuchotant.

- Moi aussi, c’est une fille forte.

Ils continuèrent de s’échanger des messes basses pendant la totalité du cours, plus ce dernier avancer plus Elyssa découvrait le vrai Drago. Plus elle comprenait qu’il était une bonne personne et qu’il était débile de le juger aussi rapidement. Puis la fin du cours vint enfin. La journée passa rapidement, la télépathe l’avait passée à ignorer les regards dédaigneux de l’entièreté des Gryffondor à l’exception des jumeaux, Ron, Hermione, Ginny et Neville, Hermione et les Weasley ne la comprenaient pas, mais ne la jugeaient pas pour autant, quant à Neville il était tellement gentil qu’il encourageait Elyssa à montrer que les maisons n’étaient qu’un rempart à escalader. En revanche Harry ne semblait pas apprécier qu’elle apprécie un Serpentard et elle s’en fichait royalement.

La télépathe finit par rejoindre la Grande Salle et s’installa à sa table aux côtés des jumeaux qui cherchaient une nouvelle blague à faire. Le début du repas se passa bien, le professeur Dumbledore félicita l’entente des elfes et sorciers et la facilité que les elfes avaient eu à s’habituer à leur nouvelle vie. Mais son visage souriant fondit comme neige au soleil lorsqu’un hibou lui apporta un parchemin.

- Professeur que se passe-t-il ? Demanda Harry voyant le visage du professeur se décomposer.

- J’ai une mauvaise nouvelle à annoncer aux elfes. L’Atlantide à subi un grave incendie qui s’est déployé sur la moitié de votre ville.

- Y-a-t-il des morts ?! S’écria Elyssa en se levant brusquement.

- Oui…Je suis navré de vous annoncer le décès de Lord Endal et de Lady…Yumezora…

Et là ce fut le grand choc. Elyssa n’en croyait pas ses oreilles, sa mère ne pouvait pas être…Elle savait que ça ne pouvait qu’être elle, car les Yumezora étaient une famille « éteinte » le nom n’apportant pas une grande valeur lors des mariages ils ne prenaient jamais ce nom de famille. La télépathe se senti flancher, mais elle se rattrapa à la table et sortit de la salle en courant les mains au ventre.

Elyssa courait avec un seul but, oublier tout ça. Elle traversa toute l’enceinte de l’école et se retrouva dehors, elle dépassa une nouvelle fois la chaumière d’Hagrid et, sans s’en rendre compte, continua sa course jusqu’à la Forêt Interdite qui semblait être un vrai magnétisme pour elle. Mais la télépathe ne s’arrêta pas et continua de courir, elle trébuchait, s’écorchait les bras sur les buissons d’épine, mais rien ne pouvait arrêter sa course, ni sa douleur. C’est alors qu’elle chuta, une racine cachée l’avait faite tombée et chutée d’une sorte de talus, elle roula au sol et se recroquevilla sur elle-même une fois les roulades terminées. Alors qu’elle croyait être seule elle entendit un grognement.

Elyssa releva doucement la tête et son cœur cessa de battre un cours instant, malgré ses yeux embués de larmes elle parvenait à voir la créature qui se trouvait devant elle. Un loup garou, d’après ce qu’elle avait vu dans les livres, mais ce n’était pas un soir de pleine lune pourtant ! Elyssa ne parvenait pas à se lever à cause de sa jambe endolorie et écorchée, elle se renfrogna contre le tronc de l’arbre derrière elle. Belle erreur qui lui coûterait la vie. Voyant que le loup garou préparait son saut elle ferma les yeux en pensant à Elle qu’elle ne verrait plus jamais.

Mais, la morsure ne vint pas, ni la douleur, seul un bruit sourd se fit entendre puis des bruits de pas signifiant une fuite. La télépathe rouvrit les yeux et vit une ombre devant elle. Cette ombre avait la carrure d’un homme, mais elle ne parvenait pas à identifier la personne, cette dernière se rapprocha et la télépathe reconnut enfin la personne.

- George ! Mais qu’est-ce que tu… ?

- Quand tu as filé comme une folle Alba a directement su ou tu irais, étant plus rapide je me suis lancé à ta poursuite, heureusement que j’étais là ce loup garou n’aurait pas prit longtemps à dévoré un poids plume comme toi, répondit George avec un sourire.

Elyssa ne répondit rien, pour commencer elle ne trouvait pas la force de rire, et elle venait de remarquer la blessure que George avait au bras droit.

- Ne t’inquiète pas pour ça. Rentrons, on s’expliquera plus tard, déclara-t-il alors en aidant Elyssa à se relever.

Les deux adolescents retournèrent donc à Poudlard où ils filèrent bien vite à l’infirmerie. Elwin éclata littéralement de rire en voyant Elyssa et déclara qu’elle ne pouvait pas se passer de lui. Ce à quoi Elyssa était restée muette toujours choquée et peinée par la mort de sa mère. Une fois que Mme. Pomfresh et Elwin eurent finis ils allèrent se retirer dans un bureau laissant seuls George et Elyssa.

- Pourquoi tu restes ? Elle a dit que tu pouvais partir, dit alors Elyssa.

- Tu veux être seule c’est ça ?

- Oui, ce n’est pas contre toi, mais je dois me faire à l’idée que je n’entendrai plus jamais sa voix, mais merci d’avoir été là.

Pour toute réponse George offrit un sourire compatissant à Elyssa, ce dernier se leva et de son bras libre, remit une mèche de cheveux derrière l’oreille de la jeune fille avant de déposer un baiser sur sa joue et de partir aussi vite que l’éclair laissant une Elyssa confuse et rouge derrière lui.

Elyssa se demandait vraiment ce qui n’allait pas bien dans sa cage thoracique actuellement. Son cœur semblait vouloir plusieurs choses, pour commencer crier quelque chose que la télépathe ne parvenait à comprendre, puis sortir de sa cage thoracique. Mais que lui arrivait-il ?!

L’évidence s’imposa alors d’elle-même. Mais c’était impossible ! Pas en à peine deux mois, mais elle ne pouvait pas renier les faits…

- Elyssa tu vas bien ?! Demanda Alba qui venait d’arriver.

- Je suis amoureuse de George Weasley…


Chapitre 11 :

- Récapitulons, dit Alba. Je suis amoureuse de Drago Malefoy, et toi de George Weasley, j'ai un œil hyper-bizarre, je suis a moitié sorcière, tu as découvert que les sorciers pouvaient parler la Langue des Lumières, donc tu es allée faire des recherches à la bibliothèque, mais, comme par hasard, il se trouve que le seul livre qui parle origines des sorciers est dans la réserve, qui est interdite. J'ai oublié des choses ?

- Oui. Tu as des leçons avec le professeur Fol Œil. Dailleurs, pourquoi a-t-il demandé à te faire des cours ? Elles réfléchirent un moment. Soudain, Alba s'excalma :



- Et si le professeur Fol Œil avait un Œil Noir ? J'ai senti une chose étrange autour de lui !

- Ta théorie se tient. Mais il doit avoir des origines elfiques éloignées, alors.

- Oui.

- Et si on allait voir Drago pour tout lui raconter ?

- Allons-y ! Elle la mena vers la tour d'astronomie. Elles virent Drago lire sur une chaise.

- Salut Dragi ! Lança Alba.

- Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeller comme ça ! Il adressa un signe de la main à Elyssa. Tu veux que je t'appelles Alchou ?!

- Bah c'est mignon, alors je suis pas contre !

- Alors je ne t'appelles pas comme ça !

- Ah si, tu es obligé ! Elyssa, qui n'avait as intervenu depuis qu'elles étaient arrivées dit :

- Arrêtez de vous disputer !

- On se dispute pas, on joue, clarifia Alba. Mais c'est vrai quon peut prendre ça pour une dispute. On était venue pour te dire quelque chose, Dragi. Elles lui expliquèrent tout. Drago (enfin, Dragi) resta un moment perdu dans ses pensées, puis lâcha :

- Nous devrions nous introduire dans la réserve.

- Mais tu es fou ! Si on se fait prendre, dans mon cas, c'est le renvoi assuré ! s'exclama Alba.

- On ne se fera pas prendre.

- Mais tu t'en fiche, en vérité ! De toute façon, toi tu es un Malefoy, alors ta famille va sûrement te défendre, alors que moi, mes parents ne sont pas en bons termes avec moi !

- Vous jouez ou vous vous disputez ? Demanda Elyssa.

- On se dispute. T'inquiète, ça ne dure pas longtemps. Mais en fait, on ne t'as pas demandé ton avis !

- Eh bien... Pour toi, Alba, je vote non, car je n'ai pas envie que tu te fasses revoyer. Mais on peut s'entraîner, car dès que le "danger" sera passé, on y va.

- Je suis d'accord ! Il ne manque plus que ton vote, Dragi.

- Je suis pour. Et si on allait à Pré-au-Lard ? Ils partirent boire une bièreaubeurre. Quand ils revinrent, c'était l'heure du dîner. Alba et Elyssa dirent au revoir a Drago, mais Elyssa s'exclama :

- Et si on discutait par Télépathie ?

- Bonne idée ! répondit Alba.

- C'est quoi la Télépathie ? demanda Drago. Elles lui expliquèrent tout.

- Je pense qu'on pourrait le faire. De toute façon, mes amis ne traînent plus avec moi parce que je traîne avec une Griffondor.

- Je suis désolée, Dragi ! s'excusa Alba. C'est un peu de ma faute si tu ne peux plus traîner avec tes copains.

- Mais non ! Et puis, de toute façons, je trouve que ce sont vraiment des nuls.

- Tu me rassure ! Ils partirent s'assoir à leurs tables. Elyssa ouvrit un canal de pensées entre eux.

- Les filles, et si on se procurait une carte de Poudlard ? demanda Drago.

- Pourquoi pas, lui répondit Alba. Et on la trouverait ou ?

- Eh bien... commença Elyssa. Harry a une carte de Poudlard détaillée, alors on pourrait la lui demander.

- Bonne idée !

- Merci, Drago. Ou plutôt Dragi ! dit Elyssa d'un air malicieux.

- A non ! Tu ne va pas t'y mettre, toi aussi ! A sa table, tout le monde demanda a Elyssa pourquoi elle rigolait.

- Elyssa ! Il n'y a que moi qui ai le droit d'utiliser ce surnom ! La fin du dîner arriva. Le trio se sépara et chacun partit dans son dortoir.

Chapitre 12 :

Elyssa alla donc comme convenu à son dortoir, dortoir où elle fut accueillie par l’équipe de Quidditch, Thomas au centre les bras croisés sur le torse avec un air dur au visage.

Je vais avoir des problèmes moi…

- C’est l’équipe ou Drago, dit-il alors simplement.

- Quoi ? Demanda Elyssa confuse.

- Soit tu choisis de rester amie avec Drago, soit tu choisis de rester l’attrapeuse, mais pas les deux, expliqua Angelina une poursuiveuse qui avait un béguin évident sur Fred.

Elyssa en resta bouche-bée, comment pouvaient-ils faire ça ? Elle qui avait été déjà bien gentille de leur proposer son aide, elle dit alors :

- Bien, je reste amie avec Drago, au moins vous êtes très malin vous me virez alors que c’est votre dernier match. J’applaudis votre médiocrité.

Elle pensait chacun des mots qu’elle venait de dire, la seule chose qu’elle regrettée c’était de ne plus pouvoir faire partie de l’équipe, elle aimait beaucoup ce sport et faire partie de l’équipe lui avait permis d’apprendre à connaitre les jumeaux. Enfin, à les découvrir réellement, elle avait alors découvert que Fred et George n’étaient pas seulement des fauteurs de troubles qui arrivaient en retard en cours, qui donnaient des bonbons pour vomir. Non, ils étaient aussi des garçons stratégiques, intelligents, soucieux de leur équipier, bref, adorable. Mais plus la télépathe observait les attitudes que les uns et les autres avaient à leur égard, plus elle comprenait que personne ne les voyait comme elle.

- HO ! Réveille toi l’orpheline ! Cracha Angelina.

Orpheline, c’est ce que je suis maintenant…

Orpheline. C’était un mot horrible à ses oreilles, elle avait réussi à oublier sa mère le temps d’une journée, mais elle n’y arrivait plus. Plus jamais elle ne la verrait, plus jamais elle n’entendrait sa douce voix, plus jamais elle ne serait comme avant tout simplement. Ce n’était pas seulement sa mère qui était morte, mais aussi une partie d’elle. Mais la télépathe refusait de perdre sa source d’espoir et de vie, dorénavant il ne lui restait plus qu’Elle, et elle comptait bien se battre jusqu’au bout pour que cela reste ainsi.

Alors qu’Elyssa était perdue dans ses pensées, fixant un point que seule elle pouvait voir, elle sentit qu’on la tirait par le bras, elle ne chercha pas à se débattre et suivit la personne qui lui tirait le bras. Mais lorsqu’elle cligna des yeux, elle ne vit rien, sauf une vision floue de Fred ou George, elle n’arrivait pas à les différencier tant sa vision était brouillée. Elle s’était mise à pleurer.

- Elyssa je t’en prie calme toi, murmura une voix qu’elle commençait à bien connaitre.

Mais la télépathe avait beau trouvé cette voix douce et rassurante, elle ne parvint pas à se calmer, bien au contraire ses sanglots s’intensifièrent, en tombant amoureuse elle prenait des risques énormes. Elle prenait le risque de s’attacher, de tomber jalouse inconsciemment, de souffrir, d’avoir peur. Peur de le perdre, peur du rejet, peur de ne pas être la hauteur. Tomber amoureux se révélait être terrifiant !

Alors que la télépathe ne cessait de sangloter, George, qu’elle avait reconnu, l’attira à lui pour une étreinte réconfortante. Elyssa commençait peu à reprendre son calme et taire ses sanglots, au contraire de son cœur qui décida de faire une fête dans sa cage thoracique, maudit soit-il !

- Ca va mieux ? Demanda-t-il en mettant ses doigts sous le menton d’Elyssa pour qu’elle le regarde.

- J’ai plus de cœur sinon oui, marmonna-t-elle perturbée.

Elyssa se rendit alors compte du double sens de ses paroles, d’un côté ça voulait dire qu’elle était brisée, et de l’autre ça voulait dire qu’elle était amoureuse. Pourquoi fallait-il qu’elle se rende compte de son amour ? Elle aurait sûrement préféré ne pas s’en rendre compte pour que son cœur cesse de chercher à s’arracher de sa poitrine.

Les deux adolescents restèrent ainsi encore quelques instants jusqu’à qu’Elyssa soit totalement calmée, ils retournèrent donc au dortoir où George lança des regards assassins à l’équipe de Quidditch qui semblait se faire sermonner par Fred, ce qui fit doucement sourire la télépathe. Elle monta donc dans son dortoir, mais ne trouvant pas le sommeil se mit à réfléchir à grande vitesse, elle devait récupérer cette carte, mais Harry et elle, n’étaient pas en bon therme depuis qu’elle était amie avec Drago, donc peine perdue. C’est alors qu’elle se souvint que de base la carte appartenait aux jumeaux. Elle pourrait toujours leur demander…

Au bout de quelques heures Elyssa décida qu’elle avait assez réfléchi, elle se laissa tomber dans les bras de Morphée avec une certitude : Elle n’abandonnerait pas.

Le lendemain Elyssa se leva donc déterminée, elle s’habilla rapidement et sortit sans jeter un regard à quiconque sauf aux jumeaux qui eurent le droit à un sourire reconnaissant. Elle fonça ensuite dans la Grande Salle et, malgré les règles qui l’interdisaient, alla s’asseoir à côté de Drago. De tout façon elle était déjà collée donc ça ne lui posait pas plus de problème que ça.

- La carte, je ne peux pas demander à Harry on est en mauvais therme, mais, je peux peut-être demander aux jumeaux, même si ça me gêne, expliqua-t-elle alors à Drago.

- Entendu, malheureusement je ne te suis d’aucune utilité, j’ai été trop horrible avec les Weasley, s’excusa Drago pitoyable.

- Ne serait-il pas temps de changer ? De montrer que tu n’es pas comme ton père ? Les Weasley sont très gentils, ils auront de la rancune, mais leurs âmes sont pures.

- Toi, tu aimes quelqu’un dans cette famille, devina-t-il en souriant malicieux.

- Mais n’importe quoi !

- Elyssa est amoureuse, Elyssa est amoureuse alors c’est qui ???

- C’est mon secret, répondit-elle avec un clin d’œil.

- Alors peut-être me feriez vous part de ce secret lors de votre heure de colle cet après-midi ? Demanda la voix rauque de Rogue derrière les deux adolescents.

Elyssa ne répondit rien crispée à son verre, le professeur hocha la tête comme satisfait et se détourna, mais il n’avait rien dit sur le fait qu’une Gryffondor était à côté d’un Serpentard ce qui la perturba, mais le plus perturbant, pour elle, resta l’embryon de sourire qu’elle avait cru voir au coin de ses lèvres.

- Bon je vais y aller, autant vite finir mes cours et devoirs pour finir cette heure de colle au plus tôt, déclara-t-elle à l’adresse de Drago d’un air enjoué.

La télépathe n’attendit pas de réponse et alla en cours. La matinée passa rapidement, très rapidement, en revanche l’heure du midi fut bien plus longue. Alors qu’elle se trouvait dans le dortoir avec Ginny à faire ses leçons, Elyssa entendit des éclats de rire, elle descendit donc suivit de Ginny, évidemment elles ne s’attendaient pas à ce qu’elles allaient voir, en même temps, qui s’y attendait ?

- George est amoureux je n’y crois pas ! S’esclaffa Ron bientôt plié de rire au sol.

Le cœur d’Elyssa s’étreignit, elle avait intérêt à calmer son cœur pour ne pas être plus peinée qu’elle ne l’était déjà.

- Oui, surtout que là tu as toutes tes chances ! Continua Fred encourageant son jumeau qui était rouge pivoine, couleur qui s’accordait peu avec ses cheveux.

Elyssa allait retourner dans le dortoir pour finir ses leçons et ne pas écouter la suite. Mais Ginny s’approcha et posa la question fatidique :

- C’est qui ???

Pour toute réponse, Fred se leva et empoigna Elyssa pour la ramener près du groupe, qui contenait : Neville, Ron, Hermione, Harry, Seamus, Dean, Thomas, Ginny et Fred.

Une fois qu’Elyssa fut proche du groupe, Fred lui fit lever le bras comme si elle avait gagné un combat et dit :

- C’est elle !

Elyssa devint rapidement aussi rouge que George, mais elle ne parvenait pas à cesser ses rougissements et son cœur de battre la chamade, elle voulait s’extirper d’ici et au plus vite. Mais au lieu de dire quelque chose d’intelligent comme « on en reparlera plus tard », « je l’aime aussi » ou encore « je suis collée je m’en occupe après » elle dit la chose la plus stupide pour une fille amoureuse…

- Je ne pourrai pas, même si je le voulais.

Puis elle se dégagea de l’emprise de Fred et courut en dehors de la salle pour foncer dans la salle des Trophées où se déroulait son heure de colle. C’est seulement une fois que Rogue lui eut donné un chiffon qu'elle se rendit compte de la méchanceté de sa phrase.

- Ho je suis la fille la plus stupide au monde, sanglota-t-elle.

Elle l’avait rejeté, elle avait été méchante, horrible, indigne de sa mère si douce et gentille. Mais pourquoi ?! Pourquoi avait-elle fait ça ? Par peur ? Par crainte ? Par gêne ? Pas médiocrité ? Ou tout à la fois ? Elyssa continua de chercher la réponse en nettoyant un Trophée de Quidditch qu’elle dû nettoyer plus de trois fois tant elle pleurait. C’est alors qu’une main se posa sur son épaule. Elyssa se retourna et se retrouva face à Fred, elle sécha ses larmes d’un revers de la main, déçue par elle-même d’être aussi sensible.

- Tu vas arrêter de sangloter comme une madeleine Miss-je-suis-amoureuse-mais-je-veux-pas-l ’avouer ? Demanda-t-il avec un sourire taquin.

- Qu’est-ce que tu racontes ?

- Je t’en prie ça se voit comme le nez au milieu de la figure ! Je ne dirai pas que je comprends ta peur, car ce serait te mentir. Mais, si tu veux des conseils de pro pour te faire pardonner tu sais à qui parler, dit-il avec un grand sourire.

- Dis toujours.

- Dis-lui la vérité, George est quelqu’un de franc, il apprécie qu’on lui rende la pareille.

Elyssa ancra cette information dans son esprit et les rouages de son cerveau se mirent en marche. Elle resta ainsi à fixer le sol en pleine réflexion jusqu’à ce qu’une flamme illumine son esprit bien sombre. Elle venait d’avoir une idée, une idée des plus risquées, mais au moins personne ne pourrait la traiter de menteuse à moins d’être un dégénéré.

- Merci Fred, je sais comment faire, mais j’aurai encore besoin de ton aide…

- Tu as besoin de quoi ? Bonbons vomitos ? Philtre d’amour ?

- La carte du Maraudeur me suffira amplement, répondit Elyssa.

Fred jeta des regards furtifs autour d’eux et sortit un papier vierge de la poche de sa robe de sorcier, il sortit ensuite sa baguette, la posa sur la feuille vierge et dit :

- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.

Aussitôt la feuille vierge se détailla et devint la carte du Maraudeur, Elyssa se pencha et vit Rogue qui venait dans leur direction, Fred lui passa la carte rangea sa baguette et se dépêcha de sortir tout en disant un « bonne chance » à Elyssa avec clin d’œil pendant que cette dernière rangeait la carte et se dépêchait de lustrer des trophées.

- Ce n’est pas impeccable, mais vous finirez vendredi, allez du vent ! Dicta le directeur de Serpentard.

Elyssa ne se fit pas prier, et sortit dans un coin sombre de la cour pour étudier la carte. Elle resta toute l’après-midi ainsi, elle observait chaque pas de chaque personne. Du moins, des professeurs plus précisément, c’est alors que tout le monde se dirigea dans la Grande Salle, l’heure du dîner, mais aussi l’heure pour Elyssa de réparer son tort. Oui ça ne faisait qu’une seule journée, oui c’était très cliché si George acceptait ses excuses, mais Elyssa se sentait bien trop coupable d’avoir été si horrible avec lui alors qu’il avait été si bon avec elle.

La télépathe se leva, une lueur nouvelle dans le regard. Elle continua de regarder la carte du Maraudeur et vit Dumbledore qui se préparer à sortir de son bureau au second étage, elle n’attendit pas plus longtemps et courut pour arriver pile au moment ou le phénix allait se refermer, elle se glissa rapidement dans la petite ouverture et termina dans le bureau du directeur.

- Ok, c’est officiel je suis morte après cette déclaration.

La télépathe s’approcha donc du bureau du directeur et vit ce que les humains appelaient un micro, celui-ci devait bien entendu être enrobé de magie de sorciers. Elle regarda l’objet sous tout les angles en se demandant comment le directeur pouvait parler là-dedans. Elle finit par trouver comment l’utiliser et prit des grandes goulées d’air avant de prendre le manche du micro dans sa main pour avoir un appui.

Mais, Elyssa avait oublié un détail, comment pouvait-elle savoir si ça marchait ? C’est alors qu’elle vit une boule de cristal démontrant plusieurs lieux du château, elle trouva par elle ne savait quel moyen, la solution pour que les images cessent de défiler et se stoppent sur la Grande Salle qui était animée. Elle commença alors à parler.

- Heu salut ? Fit-elle hésitante en regardant la Grande Salle qui se plongeait dans un silence religieux, de quoi augmenter la gêne de la jeune fille.

- Avant toute chose je tiens à m’excuser de cette infiltration dans votre bureau professeur Dumbledore, peu importe la sanction je l’accepterai, mais il faut que je le fasse.

Toujours un silence de mort, Elyssa ferma les yeux, prit un temps pour se décider, soi c’était le grand saut, soi elle se défiler. Elle choisit la première option et rouvrit les yeux brûlants de détermination.

- Bon, je sais déjà que vous vous demandez ce que je fais ici. Pour faire court j’ai tout simplement été stupide, horrible, méchante, ingrate et je crois que je n’ai pas assez de défauts pour me décrire à l’instant. Bref, je me devais de m’excuser, pas seulement parce que je me sens coupable, pas seulement parce que la personne mérite des excuses. Mais aussi parce que la vérité est tout autre.

Elyssa allait continuer quand elle vit Alba sortit trop rapidement de la Grande Salle, elle était fichue ! Cette fille était bien trop rapide, mais peu importe.

- La vérité c’est que j’ai eu peur, j’ai rejeté ma peur sur cette personne…Et pourquoi cacher de nom d’abord ? J’ai rejeté ma peur à George et pas la peine de le regarder comme s’il était un monstre de foire, prévint-elle soudainement menaçante. Bref, la vérité c’est que je ne pensais pas un mot de ce que j’ai dit, étrange pour une télépathe n’est-ce pas ? Ma vérité à moi, c’est que je t’aime George. Je t’aime et j’ai été trop stupide pour ne pas m’en rendre compte plus tôt, j’ai été trop stupide pour l’avouer et trop bornée pour écouter mon cœur, je suis désolée.

Sur ce elle coupa la transmission avec fébrilité, elle tremblait de tout ses membres, elle allait avoir des ennuis, mais elle l’avait fait. Elle récupéra alors la carte du Maraudeur et descendit retrouver Alba qui l’attendait. Sans attendre qu’elle ne la sermonne elle se jeta dans ses bras.

- J’ai la carte, je l’ai fait, je vais être renvoyée, mais pourtant je suis heureuse, dit-elle d’une voix émue.

Oui, elle allait avoir d’énorme problèmes, mais elle s’en moquait royalement, car elle était fière d’elle, elle était heureuse et elle savait qu’Elle serait aussi fière d’elle si Elle avait pu être là…

Chapitre 13 :

Alba était heureuse. Elle était heureuse, non pour elle, mais Elyssa. Enfin elle avait ouvert les yeux ! Elle se laissa tomber sur son lit. Il était 23H30, et pourtant, elle ne dormait pas. Elle pouvait très bien dormir, mais elle n'en avait pas envie. Le matin, elle n'avait toujours pas dormi, mais elle ne se sentait absolument pas fatiguée. Sûrement mon œil noir, pensa-t-elle. Elle se prépara et descendit dans la Grande Salle en compagnie d'Elyssa. Un silence de mort s'abattit sur la salle. Dumbledoore, qui savait tout le temps quand quelque chose n'allait pas, mit de la musique. Les élèves s'interrogèrent, puis ils se mirent à chanter, oubliant Elyssa.

- On dirait que Dumbledore t'as sauvé la mise, lança Alba par-dessus le brouhaha. George et Drago arrivèrent vers elles, si bien qu'elle n'eut pas le temps de répondre.

- Salut les filles ! lança Drago.

- Salut, répondit Alba. Pourquoi tu es joyeux comme ça ?

- Oh. Les Weasley ont acceptés mes excuses.

- Cool, s'exclama Elyssa.

- Dites, vous vous demandez pas pourquoi Dumbledore a sauvé la mise d'Elyssa ? demanda George.

- Je n'en ai aucune idée, dit Fred qui venait d'arriver.

- Au moins, c'est de bonne augure, répondit Harry qui arrivait avec Hermione et Ron.

- Oui, comme tu dis, répondit Alba.

- Dites, on devrait pas aller manger ? questionna Ron.

- Estomac sur pattes, va ! lança Hermione. Mais je suis d'accord, on ne devrait pas rester debout. Par contre, Drago et Alba, on fait comment pour vous ?

- Et s'ils faisaient comme moi la dernière fois ? dit Elyssa. Ah non, Alba va se faire renvoyer...

- Mais non, ne t'inquiète pas ! répondit l'intéressée.

- Tu es sûre ?

- Sinon, on a qu'a s'asseoir avec Alba. répondit Drago.

- Bonne idée, approuva Ron.

Ils partirent s'asseoir. Les élèves de Poufsouffle les regardait bizarrement, mais ils s'en fichaient. Lorsque Rogue parvint vers eux, il donna à Fred, George, Ron, Harry et Hermione un mois de retenue, alors que Drago n'avait eu que deux semaines. Quand à Alba, Rogue ne pouvait pas la punir, puisqu'elle n'avait rien fait.

- C'est pas juste ! s'offusqua Drago quand il fut partit. Je n'ai eu que deux semaines de retenue, alors que vous, vous avez eu un mois !

- Tu sais... commença Hermione. C'est Rogue. Il donne aux Serpentard moins de retenue, car ce sont des élèves de sa maison.

- Je sais, mais c'est injuste !

- Euh... Dragi, tu devrais arrêter.

- Pourquoi ?

- Ça risque d'être mal vu, répondit Ron à la place d'Alba.

- C'est vrai, lâcha Elyssa.

Ils terminèrent leur petit-déjeuner en silence. Ils partirent tous en cours. Alba avait cours de défense contre les forces du mal, et elle se sentait mal rien que de penser à la leçon qui allait suivre. Elle fit quand même bonne figure. Heureusement, ce fut un cours Poufsouffle-Serpentard, donc Drago l'encouragea. Elle resta a la fin du cours.

- Professeur, est-ce que vous avez, vous aussi, un Œil Noir ? demanda-t-elle pour briser le silence.

- Intéressante théorie... Il enleva son œil bleu. Alba vit un œil noir, mais plus clair que le sien.

- Vous êtes donc elfe...

- En fait, c'est un de mes ancêtres qui est elfe. C'est pour ça que mon œil est moins foncé que le votre.

- Ah. Et du coup, vous pouvez faire quoi ?

- Hmm... Je dois vous entraîner, pas vous raconter ma vie ! Il lui apprit comment faire pour réduire en poussière quelque chose et maîtriser le degré d'utilisation de son œil. A la fin, Alba était extenuée. Elle alla voir ses amis.

- On peut voir de quoi tu es capable ? demanda Harry.

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, répondit Alba, si jamais je fais une erreur... Ah oui, et vous savez que Fol Œil avait aussi un Œil Noir ?

- Ah bon ? s'exclamèrent-ils en chœur.

- Oui. Elle expliqua tout ce qu'elle avait découvert. Ils se dirent au revoir puis se séparèrent pour leur prochain cours.

Chapitre 14 :

- Enfin ! Vive les vacances ! Cria Ron dans les couloirs en sortant du dernier cours.

- Ouais surtout celles-là ! C’est Halloween ! Continuèrent les jumeaux Weasley, hilares.

Elyssa quant à elle ne savait que penser, déjà elle ne savait pas ce qu’était Halloween mis à part que c’était une fête humaine, mais ce n’était pas ceci qui la préoccupait le plus. Ce qui la préoccupait le plus était de savoir où elle et Alba allaient séjourner pendant les vacances, car Rusard refusait que les elfes restent à Poudlard. Ce qui faisait que les deux jeunes filles avaient deux choix : Retourner chez elles ou aller en pension. Problèmes : Alba n’était pas en bon termes avec ses parents et elle n’aimerait pas la pension. Elyssa n’avait plus de parents, donc plus de maison et elle avait déjà dû aller en pension lorsque sa mère avait été malade, la pension s’était révélée un enfer pour elle.

- Elyssa tu penses à quoi ? Demanda alors Ron, remarquant qu’elle ne partageait pas son enthousiasme.

- Ou plutôt à qui, corrigea Fred avec un sourire entendu.

- Bah, je ne sais pas où Alba et moi on va aller. J’ai plus d’habitat et je préfère dormir sous un pont que retourner en pension, répondit Elyssa en ignorant Fred.

- Bah viens avec nous ! Et Alba aussi, Molly et Arthur devraient être d’accord, dit Hermione avec un sourire compatissant.

Elyssa détailla Hermione de haut en bas, surprise, elle ne s’était toujours pas habituée à tant de gentillesse, même si ça faisait bientôt trois mois elle n’avait pas l’habitude. Et aussi car elle ne savait absolument pas qui était Molly et Arthur, elle pencha donc la tête avec un air intrigué.

- Ho oui pardon tu es une elfe, Molly et Arthur Weasley les parents des crétins qui nous servent d’amis, expliqua Hermione en riant.

- Les crétins comme tu dis, ils vivent dans la maison où toi et Harry venez à chaque vacance, commença Fred.

- Donc tu as intérêt à dormir avec un œil ouvert Granger, termina George malicieux.

Elyssa regarda les jumeaux et Hermione se chamailler d’un air amusé, elle appréciait l’invitation et se promit de trouver quelque chose pour les remercier.

- Bon ! Ce n’est pas tout ça ! Mais j’aimerai être rentré pour le dîner moi ! Déclara Ron avant de foncer à la salle commune.

- Glouton, Elyssa tu vas prévenir Alba je m’occupe de tes affaires ne t’en fais pas, rendez-vous dans la cour, dit Hermione avant de partir à son tour suivit par Ginny, Harry et les jumeaux.

Elyssa alla donc dans la direction opposer et se dépêcha de trouver Alba qui se dirigeait sûrement vers sa salle commune. Elle rattrapa son amie par le bras et lui expliqua les projets pour les vacances.

- Super ! Tu es la meilleure ! s’exclama-t-elle en souriant.

- Bah tu ne le savais pas ? Allez, va chercher tes affaires et vite.

Alba s’exécuta et Elyssa s’adossa au mur, attendant patiemment son amie. Mais alors qu’elle fermait les yeux, elle entendit des vagues de murmures avec son nom dedans, elle rouvrit les yeux et vit divers sorciers des diverses maisons parler d’elle. Elle tendit alors à l’oreille et se concentra seulement sur eux.

- C’est la fille qui a avoué ses sentiments, dit un garçon de Poufsouffle.

- Elle a fait ça pour faire son intéressante, contra une Serdaigle.

- Oui, en plus Dumbledore l’a protégé, il va faire comme avec Harry ça va être sa chouchoute, continua un Gryffondor.

Elyssa s’approcha alors d’eux et dit d’une voix claire et limpide :

- Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, mais si j’ai avoué mes sentiments ainsi c’est parce que je n’en ai pas peur, je n’en ai pas honte et si je voulais que tout le monde me remarque je n’aurai pas fait ça. Alors lorsque vous ne savez pas, vous fermez votre clapet merci, sur ce, je vous souhaite de bonnes vacances.

Elle se détourna alors et se retrouva face à Alba qu’elle empoigna par le bras pour aller dans la cour où les sorciers se trouvaient déjà. Elyssa remercia Hermione en récupérant ses affaires et ils se dirigèrent vers le quai de la gare pour monter dans le Poudlard Express. Les amis ne trouvèrent pas de compartiment pour eux tous, donc ils se séparèrent et Fred déclara :

- Je pense que George et Elyssa doivent parler quand même, alors on vous laisse.

Elyssa soupira de désespoir, elle n’avait pas reparlé à George depuis sa déclaration, du moins, elle ne lui avait pas parlé seul à seule. Donc maintenant que c’était le cas elle ne put s’empêcher de s’enrouler une mèche de cheveux autour d’un doigt, certains se trituraient les mains ou s’arrachaient les cils lorsqu’ils étaient stressés, pour elle c’était les cheveux.

- Bon. Je ne vais poser qu’une seule question : Pourquoi ? Demanda George.

- Ce n’était pas clair le message ? Je dois répéter en privé cette fois ? Répondit Elyssa en levant le regard.

- Ah ça je ne crois pas ! Même si je dois avouer l’avoir beaucoup aimé, j’admire ton courage, s’esclaffa George.

- Merci ? Je suis désolée si ça t’a gêné, mais je me sentais tellement mal d’avoir réagi comme ça que je me sentais obligée, fit la télépathe en plantant son regard dans celui du sorcier.

- Tu rigoles ? J’étais plus touché qu’autre chose ! Si je me serai attendu à une telle déclaration un jour ! Dit-il en prenant les mains de la jeune fille dans les siennes. Avec tout ça, je n’ai pas eu l’occasion de répondre, mais moi aussi je t’aime, reprit-il avec son fameux sourire.

La télépathe quant à elle se contenta d’offrir un grand sourire à George. Oui, elle prenait beaucoup de risques en l’aimant, mais elle ne pouvait pas dire à son cœur de cesser de battre. Puis, il fallait prendre des risques dans la vie, c’était une manière de vivre justement.

Les deux adolescents continuèrent de parler naturellement jusqu’à que le train ne s’arrête, ils descendirent donc et rejoignirent leur groupe d’amis qui les regardait avec des regards entendus, puis ils rejoignirent ↵un couple de roux. La femme s’approcha et prit les Weasley, Harry et Hermione dans ses bras pendant que les deux elfes restèrent à l’écart.

- Alors comment allez-vous mes petits ? Cet échange scolaire ? demanda-t-elle avec un grand sourire qui n’inspirait que confiance et amour.

- C’est tout simplement la meilleure idée que les profs n’aient jamais eue ! répondit Fred avec entrain.

- Ces elfes sont-ils si intéressants ? demanda Arthur l’œil curieux.

- Demande leur en face ce sera plus simple, dit George en poussant Elyssa et Alba devant lui.

- Bonjour Lord et Lady Weasley, dirent alors les deux jeunes filles en effectuant une révérence respectueuse.

- Oh, j’aime déjà ces petites ! Mais appelez-moi Molly et pas de Lady je vous prie ! dit la femme rousse.

- Je pense que nous allons avoir beaucoup de choses à nous dire, Ron m’a prévenu que vous passerez les vacances avec nous, dit Arthur avant de prendre la main de Molly et de sauter sans cristal de saut quelque part.

Elyssa reste bouche-bée, impressionnée par la disparition du couple, George prit alors sa main et Hermione celle d’Alba avant de les faire sauter devant une maison pitoyable de l’extérieur, mais lorsqu’ils furent à l’intérieur l’endroit se révélait être accueillant, chaleureux et tout simplement parfait, aux yeux de la télépathe.

Ginny guida donc les deux elfes dans une chambre qu’elles partageraient, elle leur fit visiter la maison avant d’aller retrouver ses parents dans la cuisine.

- Alors je veux tout savoir ! Je n’ai reçu aucune lettre pendant ces trois derniers mois ! S’indigna Molly en regardant ses enfants pendant qu’Harry et Hermione pouffaient de rire dans un coin.

- Molly, nous avons des invitées je te rappelle, dit le dénommé Arthur.

- Ah non, mais continuez ! Je suis curieuse de voir ce que vont raconter nos chers Weasley, répondit Alba un sourire en coin pendant qu’Elyssa restait muette.

- Alors ! Elyssa était Choixpeau Flou, mais elle est à Gryffondor, Alba est à Poufsouffle et elle sort avec Drago depuis le début. Elles sont devenues attrapeuses, Elyssa s’est évanouie dès son premier match qu’elle nous a fait gagner, Alba a du sang de sorcier, Elyssa est télépathe et a rencontré un loup-garou avant de s’infiltrer dans le bureau de Dumbledore pour avouer devant tout le monde de qui elle était amoureuse ça vous va ? demanda Ron en finissant son récit.

Molly et Arthur ne répondirent pas, trop occupés à regarder les elfes avec surprise.

- Et de qui est-elle amoureuse ? demanda enfin Molly en haussant un sourcil.

- Mon jumeau, répondit Fred avec un sourire fier.

- Tout le monde va être au courant si ça continue, marmonna Elyssa en retirant son manteau.

Molly ne dit rien et se contenta de sourire, mais Arthur,qui souriait aussi, perdit son sourire chaleureux lorsqu’il vit la broche de clair de lune d’Elyssa.

- Mesdemoiselles, pourriez-vous me suivre un instant ? demanda-t-il aux deux elfes.

Les jeunes filles acquiescèrent et suivirent Arthur dans ce qui devait être son bureau. Il fit signe aux filles de s’asseoir ce qu’elles firent. Il se tourna vers elles avec un sourire rassurant et demanda :

- Où avez-vous eu vos bijoux ?

Il parlait bien évidemment du pendentif d’Alba et de la broche d’Elyssa. Mais pourquoi les intéressaient-ils ? Ce n’étaient que des bijoux.

- Héritages familiaux, répondirent les deux amies.

- Pourquoi ? Demanda Elyssa.

- Pour quelque chose. Je suis navré, mais je ne peux rien vous dire pour l’instant, vos noms de famille s’il vous plaiît ?

- Yumezora, dit Elyssa qui ne se méfiait étrangement pas d’Arthur.

- Istora, dit Alba.

Arthur hocha la tête satisfait et nota quelque chose sur une feuille avant de relever la tête avec un sourire.

- Sinon, comment avez-vous fait cette fameuse déclaration à George ? Et comment est Drago depuis qu’il est en couple ? Et comment sont votre monde et vos talents ? demanda-t-il.

Elyssa et Alba échangèrent un regard entendu, elles savaient qu’il cachait quelque chose, elles devraient attendre qu’il leur parle. Elles firent donc comme si de rien n’était, conquises par la curiosité de leur hôte.

Chapitre 15 :

Alba était extrêmement curieuse. Elle observait tout ce qu'il se passait. Les décorations qu'on accrochait, les citrouilles qu'on creusait... Elle était fascinée. Comme Elyssa, d'ailleurs. Alba lui posa une question :

- Tu crois qu'on devrait les aider, ou on n'a pas la technique ?

Terrier.jpg

- On peut apprendre. Viens, ça va être drôle !

Elles s'assirent sur la table.

- Vous voulez essayer ? demanda Arthur.

- Oui ! répondirent les deux elfes en chœur. Molly leur tendit une citrouille et leur montra comment faire. Toute la table rigola quand Alba reçut de la citrouille sur le nez. Dans cette joyeuse atmosphère, elle en oublia son Œil Noir et tous ses problèmes. Soudain, elle se sentit mal. Ce n'était pas quelque chose de puissant. C'était une faible pulsation. Elle lui donnait la nausée. Elle vit un souvenir. Ses parents, la tenant dégoûtés, mais elle tendait les mains vers eux. Ils la repoussèrent. La petite elfe en fut très blessée. Elle cherchait a savoir pourquoi ils la repoussaient. Ils étaient en train de la laisser tomber sur son lit quand elle se vit dans le miroir. Elle avait un œil noir.

Pdv profond : Hermione

Oh non ! Qu'est-ce que c'est que cette fumée noire qui émane d'Alba ? Elle recula, saisie par une peur insinctive, voyant les autres faire de même. Seule Elyssa resta à sa place.

Arthur courut vers Elyssa, la poussa pour qu'elle s'écarte puis récita une incantation qu'Hermione n'avait jamais entendu.

Pdv : Alba

Elle sentit son crâne se resserrer sur son esprit.

Elle se vit petite. Elle devait avoir trois ans. Elle était dans sa chambre. Il y avait juste un lit. Elle entendait aussi des bruits de plomberie. L'ancienne Alba se mit à pleurer. Ses parents se mirent à taper sur le mur, car ils étaient dans la pièce d'a côté. Cela ne la calmait en rien. Au contraire, cela la fit pleurer encore plus. Soudain, une fumée noire l'enveloppa. Le parents se turent, les bruits de plomberie aussi.

Puis tout redevint normal.Elle vit la silhouette floue d'Artur penchée sur elle, puis le regard inquiet d'Elyssa.

- Oh... murmura Alba.

- Tu vas bien ? demandèrent Arthur et Elyssa en même temps.

- J'ai l'impression qu'un troupeau de mastodontes m'est passée sur le crâne, mais sinon ça va.

- Tu peux te lever ? demanda Arthur.

Alba se mit sur ses jambes. Elle tremblait un peu. Arthur lui tendit son bras et lui dit : Viens. Alba saisit sa main et fut aussitôt transportée dans une forêt.

Arthur ouvrit la bouche et lui dit :

- Alba, je vais t'expliquer tes origines.

- Mes origines ? Vous voulez dire que ce n'est pas mes parents m'ont enfantée ?

- Si, mais ce n'est pas comme tu le crois. Ton œil est bien plus qu'un simple talent ou une simple malédiction.

- Comment ça ? demanda Alba.

- Laisse-moi t'expliquer, répondit Arthur. Un démon nommé Jezebel créa la Terre. Jezebel la peupla de toutes les espèces que tu connais aujourd'hui. Au début, il n'y avait que les Moldus. Puis, elle créa les sorciers. Parmi ces sorciers... Il y avait de très grands sorciers qui œuvraient pour le Bien, tels Dumbledore. Et d'autres aussi puissants qu'eux, voire plus.. Mais qui œuvraient pour le mal. Ils se dotèrent eux-mêmes d'un œil, un œil capable de tout. L'Œil Noir. On les appelait les Détenteurs. Il y en avait sept. Ils avaient réussi à affaiblir Jezebel. Mais Jezebel, usant de ses dernières forces, créa les Elfes, les Trolls, les Nains, les Gnomes et les Ogres. Elle leur ordonna de les combattre, et de les exterminer jusqu'au dernier. Une fois cet ordre donné, Jezebel plongea dans un coma. Les cinq espèces qu'elle venait de créer la cachèrent, dans un endroit où nul ne put la trouver. S'ensuivit d'une lutte acharnée, les cinq espèces contre les Détenteurs. Les Elfes montèrent sur les alicornes, qui finirent par quasi disparaître. Mais la lutte eut une fin. Les cinq espèces éliminèrent les Détenteurs. Mais elles découvrirent que les Détenteurs avaient des enfants. Les Trolls, Ogres et les Nains voulaient tuer ces enfants. Mais les Elfes et les Gnomes, eux disaient qu'ils ne seraient pas comme leurs parents. Les Trolls, les Ogres et les Nains finirent par les laisser en vie. Mais cinq moururent en bas âge. Les deux enfants qui restaient grandirent. Ils s'appelaient Astor et Celeston. Celeston détestait son Œil. Il ne voulait plus l'avoir. Alors, il fit en sorte que ce pouvoir diminue avec le temps, pour qu'aucune des générations ne subissent l'instabilité que pouvait produire un Œil Noir. Mais le pouvoir de l'Œil Noir s'arrêta de diminuer. Il s'était dilué, mais pas assez. Parlons d'Astor. Il était tout le contraire de Celeston. Il ne voulait pas de pouvoir, mais adorait son Œil. Il apprit que quand un sorcier avec un Œil se mariait avec une elfe, le pouvoir de l'Œil devenait plus puissant. Mais un jour, il apprit que ce n'était que sept générations plus tard. La légende dit qu'Astor se plongea dans un coma, et qu'il n'en sortirait que lorsque les pouvoirs de son descendant arriveront à maturité.

Il laissa le temps à Alba de digérer ces informations, mais ajouta un peu plus tard :

- Alba, tu es la descendante d'Astor.

- Je l'avais deviné, répondit la jeune fille.

- Rentrons.

- Arthur, attendez... Mais mon collier ? Quand nous sommes arrivées, Elyssa et moi, vous nous avez demandé où nous avions eu nos bijoux.

- Je suis désolé, je ne peux pas te le dire, répondit Arthur en secouant la tête.

Il tendit sa main à Alba.

Chapitre 16 :

Quelques jours plus tard, Elyssa était assise dans la chambre qu’on lui avait attribuée, songeuse.

Après sa discussion avec Arthur, Alba s’était empressée de tout lui raconter. Bien que la tâche lui fût ardue, la Télépathe parvint finalement à tout comprendre. Et ça la déprimait, elle avait déjà une vie catastrophique sans qu’on ajoute des problèmes de descendance en plus de ça. Ce n’était pas sa descendance certes, mais Alba était son amie la plus proche, elle se devait de la soutenir.

La jolie elfe lâcha un soupir, prit son carnet et nota tout ce qu’Alba lui avait dit. Peut-être qu’à force de remplir les pages de son carnet, elle finirait par joindre les deux bouts. Son carnet était simple, d’une belle couleur bordeau avec inscrit en lettres argentées « Petits songes et grands rêves ». C’était sa mère qui lui avait offert pour son entrée au niveau cinq de Foxfire.

En repensant à sa mère, son cœur s’étreignit, la plaie causée par sa mort était encore béante dans son cœur. Elle se ravivait dès que le regard d’Elyssa s’attardait sur sa broche ou que son esprit s’attardait sur un souvenir, elle avait encore du mal à croire qu’elle ne reverrait plus jamais sa douce mère. Qu’elle n’entendrait plus son doux rire, qu’elle ne rirait plus avec elle.

Désormais il ne lui restait plus qu’Elle. Mais la voir était compliqué, très compliqué même. Quasi impossible, c’était seulement grâce à sa mère que c’était possible, mais maintenant qu’elle n’était plus là… C’était mission impossible. Elyssa aimerait tant la revoir, mais le Conseil en avait décidé autrement.

La Télépathe secoua la tête, elle n’était pas là pour se déprimer ! Elle se leva donc, rangea son carnet, et descendit dans le salon du Terrier où Alba était seule. Elyssa en profita donc.

- Tu m’as bien dit que Jezebel a créé les Elfes et les Sorciers ? demanda-t-elle en venant s’asseoir près d’elle pour éviter d’être entendue.

- Oui, pourquoi ?

- Donc, si on suit une certaine logique, il y a bien un moment où les deux espèces se sont fréquentées.

- Oui.

- Ce qui expliquerait pourquoi certains sorciers peuvent nous comprendre sans l’oreillette, parce qu’ils ont cette descendance.

- Oui, mais où tu veux en venir ?

- Si on suit ma logique, ça veut dire que les sorciers ont du gène elfique, et donc ils devraient être dotés d’une plus grande longévité.

Alba hocha la tête, son regard s’illumina. Elle avait compris, elle s’apprêta à surenchérir lorsqu’Hermione et Ron arrivèrent en se disputant. Pour changer.

- Puisque je te dis que non ! souffla Hermione.

- Moi je te dis que si ! répliqua Ron.

- Que se passe-t-il ? s’enquit Alba.

- Ronald ne veut pas croire que la mauvaiseté détruit la bienveillance ! expliqua Hermione.

- La lumière illumine les ténèbres ! C’est comme la lune qui éclaire la nuit c’est bien connu ! se défendit le roux.

Un éclair de génie passa alors dans l’esprit d’Elyssa. Elle se redressa d’un bond.

- Bon sang, Ronald Weasley tu es un génie ! cria-t-elle.

Elle se rua à l’étage en manquant de faire tomber les jumeaux au passage et sauta sur son lit en attrapant son carnet et une plume, aussi vite qu’elle put elle gribouilla dans la marge une note :

Astor et Celeston = enfants des Détenteurs

Détenteurs = Œil Noir

Donc, Astor = opposé de Celeston

Astor = Les Ténèbres apparemment

Celeston = La lumière

Pouvoir d’Astor = pétrification

Donc le pouvoir de Celeston = annulation de la pétrification, la purification.

Elyssa fut satisfaite de sa découverte. Elle rangea et cacha son carnet avant de redescendre. Elle expliquerait tout à Alba plus tard, car il était évident que les jumeaux allaient promettre vengeance.

En fait il n’y eut même pas besoin de promesse, lorsqu’Elyssa poussa la porte du salon elle sentit une chute d’eau glacée tomber sur elle. Ses cheveux noirs déjà longs se collèrent à son visage et dans sa nuque, son tee-shirt était trempé et elle avait froid. Le contrôle de température corporelle lui aurait été utile, mais ne faisant pas partie de ses compétences de prédilection, elle ne savait pas l’employer. Elle commença donc à se frictionner les bras en lançant un regard mauvais aux jumeaux.

Instinctivement elle porta la main à sa broche qu’elle sentait congelée et trempée, elle la prit et la garda contre elle en cherchant à se réchauffer vainement. Elle n’eut même pas la force de se joindre aux rires de ses amis tant elle claquait des dents.

Bienheureusement George sembla exprimer un peu de pitié et retira son sweat-shirt pour l’offrir à Elyssa qui l’accepta les joues rouges, de gêne ou à cause du froid, elle ne savait pas.

Elle l’enfila aussitôt et rabattit la capuche sur sa tête, il y avait deux avantages, elle sentait l’odeur de George, mais en plus de ça elle se réchauffait.

- Merci.

- J’ai promis à mes parents qu’on vous garderait en vie, ce serait bête de rompre cette promesse en te voyant mourir d’hypothermie, répondit George en frictionnant les bras d’Elyssa.

- Idiot, va.

- Avoue qu’elle était pas mal notre blague quand même ! fit remarquer Fred avec un grand sourire.

- Pas vraiment, idiot numéro deux, répondit Elyssa.

- Pourquoi je suis numéro deux moi d’abord !?

- Parce que je l’ai décidé.

- Ce n’est pas juste ! Pourquoi ce serait George le premier ?

- Parce que c’est moi la cheffe donc c’est moi qui décide, répondit Elyssa avec malice.

Elle adressa un clin d’œil à Fred tout en continuant de serrer la broche contre sa poitrine, lorsqu’elle la posa sur son cœur, elle sentit une drôle de chaleur l’envahir, comme si de la poudre d’étoile s’était posée sur son cœur pour le réchauffer. Elle n’expliqua pas ceci. Elle ne voulait pas l’expliquer, juste rire avec ses amis après avoir eu son éclair de génie comme qui dirait.

- En revanche, tu as vraiment dit que Ron était un génie ? demanda Harry, mettant fin aux rires.

- QUOI ?! RONALD UN GENIE !? s’écrièrent les jumeaux d’une même voix.

Elyssa eut un immense sourire, elle retira la capuche, remit sa broche dans ses cheveux et haussa les épaules en mettant ses bras de façon à faire comprendre qu’elle n’avait aucune idée de ce qu’elle avait dit.

C’était sur le coup de l’émotion, mais elle l’avait bien pensé un court instant.

Chapitre 17 :

Alba vit Elyssa trempée, et se précipita vers elle.

- Tu vas bien ? demanda Alba.

- Ben... Maintenant oui.

- Maintenant ?

- Laisse tomber, je t'expliquerai plus tard. Je vais me changer.

Elyssa gravit les escaliers quatre à quatre et on entendit le bruit d'une porte et d'une serrure qu'on ferme. Les jumeaux s'exclamèrent :

- ALBA PENSE A DRAGO !!! ALBA PENSE A DRAGO !!

- Hein ? dit l'interessée. N'importe quoi !!

Elle se lance à la poursuite des jumeaux, journal à la main.

- Au secours !! s'exclamèrent Fred et George.

Elyssa, qui avait tout entendu, descendit les escaliers, attrapa un autre journal et se lança elle aussi en criant à la poursuite des jumeaux.

Molly arriva dans la pièce et prit un air désepéré, pendant que Harry, Ron et Hermione se tordaient de rire.

Puis les deux adolescentes s'arrêtèrent de courir après les jumeaux, et les "victimes" s'arrêtèrent de courir et de hurler, car Arthur venait d'arriver, affichant une mine sombre.

- J'ai des mauvaises nouvelles, dit-il. Plusieurs bâtiments moldus, elfes et sorciers tombent en ruine.

- Mais... Comment ? questionna Hermione.

Alba, elle, avait son hypothèse. Elle regarda Elyssa, et se dit qu'elle devait penser à la même chose qu'elle.

Arthur lança aux deux jeunes filles un regard de lourd sens.

- Je dois aller régler cette histoire, je vous laisse, dit Arthur en sortant.

Pendant que Harry, Ron et Hermione discutaient entre eux, tandis que les jumeaux avaient l'air d'avoir un plan derrière la tête, Molly ne comprenait rien à rien. Enfin, ses yeux exprimaient ça. Elle restait quand même sans bouger. Puis Alba entendit une voix dans sa tête :

- Alba, va tout de suite dans le jardin, je te rejoins dans quelques minutes.

Alba déclara donc :

- J'ai un sérieux besoin de prendre l'air ! Je sors, moi. Elle se dirigea vers la porte, l'ouvrit et attendit dans le jardin. Elyssa la rejoint quelques minutes plus tard, comme prévu.

- Tu penses la même chose que moi ? demanda la nouvelle arrivée avec un air conspirationniste.

- Si tu penses que c'est Astor qui s'est réveillé, alors oui, répondit Alba. Elyssa n'eut pas le temps de répondre, car elles entendirent une explosion.

Chapitre 18 :

Surprises par l’explosion et la puissante vibration dans le sol, les deux filles tombèrent au sol. Elyssa resta à genoux, les mains agrippées à l’herbe elle écouta le boucan des poules et divers animaux autour d’elle. Le sol tremblait sous elle, elle entendait à peine Alba.

Lorsqu’elle ne sentit plus les vibrations, elle se redressa, chancelante. Alba resta au sol, Elyssa s’apprêtait à venir l’aider lorsqu’un nuage d’ombre apparu devant elles. Les ombres s’évaporèrent et laissèrent place à un homme de grande carrure. Il disait étrangement quelque chose à Elyssa, entre sa peau foncée, ses cheveux châtains, son œil noir et l’autre indigo…

Il ressemblait à Alba ! Mais au contraire de la jolie jeune femme les traits de son visage n’étaient ni fins, ni doux, ils étaient durs, sauvages. Et dans son regard se lisait une profonde envie de vengeance et de folie, son œil noir ne reflétait même pas la nuit… Aucune étoile n’y brillait.

- Petite Alba, ma petite Alba, susurra-t-il d’une voix rauque.

Astor, bien entendu ! Ça ne pouvait être que lui. Quitte à se réveiller, autant venir voir sa descendance immédiatement. L’homme tendit une main vers Alba, un sourire aux lèvres. L’Eclipseuse se mit alors à hurler, plus fort qu’Elyssa ne l’avait jamais fait. Elle se pliait de douleur. Sans talent d’Empathie, Elyssa sentait la douleur d’Alba dans ses cris, la douleur résonnait dans chaque fibre de son corps.

Elle serra les dents. Personne ne touchait à son amie !

Elyssa se concentra, elle écouta attentivement les cris d’Alba, elle ne repoussa pas cette douleur perçante et la laissa s’introduire dans son corps, dans son esprit, dans son âme. Dans son cœur. La Télépathe ne voulait pas utiliser la technique qu’Elle lui avait apprise pour se calmer. Elle ne devait pas. On dit que là où il y a une flamme, il y a un incendie tout près.

C’était vrai.

Dans son esprit une petite flamme était allumée, une flamme de douleur, une flamme remplie de négatif. Mais une deuxième flamme était à côté, une flamme de protection, voulant protéger Alba. Les deux flammes se rapprochèrent, tandis qu’Elyssa serrait les poings, les sourcils froncés, le regard fixé sur Astor, elle attendit, continuant d’entendre les cris perçants d’Alba.

Alors les deux flammes fusionnèrent, ne créant qu’un grand incendie dans l’esprit d’Elyssa. Fougueux, insaisissable, indéniablement dangereux. Elyssa le laissa se libérer dans son second talent.

Les émotions viennent du cœur. Alors vise le cœur.

Elle se souvenait de ça. Les yeux clos, elle regroupa l’incendie qui anima son cœur, avant de se libérer rapidement. Comme la foudre, il alla frapper Astor qui recula et abaissa son bras. Alba cessa de crier, mais Elyssa ne cessa pas, elle mit Astor au sol, ne pouvant plus arrêter son surplus d’émotions négatives. Les histoires avec Thomas, sa mère défunte, Elle qui n’était pas là… Alba et son œil noir… Tout, tout était en train de partir.

Elyssa commençait à fatiguer, elle s’apprêtait à redonner un dernier coup de fouet à Astor lorsqu’une seconde explosion, bien moins puissante, retentit, envoyant Elyssa valser au sol.

- Elyssa ! Alba ! cria une voix lointaine.

Elyssa se redressa une nouvelle fois sur les genoux, les membres en feu, elle regarda les jumeaux, le Trio et Molly arriver. Mais ils s’arrêtèrent, Harry prit une teinte livide ce qui inquiéta Elyssa.

Par instinct, elle se tourna vers Alba qui était toujours tordue de douleur, mais elle ne criait plus.

Elle regarda alors là où se trouvait Astor, ce dernier se tenait sur un genou, la tête vers le bas. A côté de lui se tenait un homme effroyable, vêtu d’une longue robe de sorcier verte, il était plus pâle qu’un mort, n’avait pas de nez, et ses yeux étaient rouges comme le sang.

- Harry Potter. Ravi de te revoir mon cher, siffla l’homme en tendant la main qui tenait sa baguette vers Harry, un sourire carnassier au visage.

Bien qu’à bout de force, Elyssa parvint à se relever en voyant Astor faire de même. Elle alla se mettre devant Alba qui était désormais à genoux.

- Dégage de là sale gamine, ce n’est pas à toi que j’en veux ! persifla-t-il.

Elyssa ne bougea pas d’un poil, elle se sentait trembler, de colère, de peur ou de faiblesse. Elle ne savait pas. Mais elle savait qu’elle ne bougerait pas, en aucun cas. Elle se contenta de mal regarder Astor, une légende vivante. C’était son cas, mais il ne faisait pas peur à Elyssa. Ou du moins, pas dans l’instant, elle avait plus peur pour Alba qu’autre chose.

- Il faut que je te le dise en quelle langue espèce de… commença Astor.

- Astor, mon cher Astor. Ne cherchons point à vaincre les elfes maintenant. D’abord détruisons les sorciers, ils sont bien moins forts, susurra Voldemort.

- Osez les approcher et vous le regretterez ! parvint à articuler Alba.

- Oh, la grande fille elle veut les défendre ! se moqua le sorcier.

Elyssa tentait de se reconcentrer, pas autant que précédemment, mais un minimum. Juste assez pour infliger de la douleur à Voldemort, elle ralluma la flamme. La laissa prendre un peu d’ampleur, juste assez pour que ça brûle.

- Quelle bande d’inconscients ils font, fit Voldemort. Avada…

Il fut coupé par Elyssa qui se relâcha, une nouvelle fois sa flamme de négativité s’abattit comme la foudre sur le sorcier voulant la mort d’Harry. Elle l’entendit lâcher un cri, mais elle était trop faible pour s’en soucier, les mains sur les genoux, le souffle saccadé, elle fixait les deux hommes à travers ses longues mèches de cheveux noirs, les lèvres tremblantes elle murmura :

- Partez.

Peut-être l’avaient-ils entendue, ou non, mais en tout cas ils disparurent dans un tourbillon d’ombres. Ce n’était pas aujourd’hui l’heure de l’affront, pas encore. Les deux camps devaient gagner en puissance avant.

- Mes pauvres chéries ! cria Molly en se précipitant vers Alba pour l’aider à se redresser.

Elyssa n’entendit pas ce qu’on lui disait, elle fixait l’endroit où leurs deux ennemis se tenaient il y a quelques secondes. Elle n’avait pas encore l’esprit à expliquer son second talent, ni à expliquer quoi que ce soit. La gorge sèche, elle hocha vaguement la tête en entendant des « ça va ». Était-ce à elle ou à Alba d’expliquer ça ? Ou à Arthur ? Ou alors garderaient-ils tous trois le silence ?

La vraie question était plutôt : seraient-ils capables de garder le silence ?

Chapitre 19 :

La douleur part du corps d'Alba. Elyssa est penchée sur elle.

- Ça va ? demanda l'adolescente, des cheveux lui tombant sur ses yeux.

- Oui, répondit Alba.

Molly s'exclama :

- Rentrez, rentrez, tous ! Je vais donner un antidouleur à Alba. Puis elle se tourna vers Alba et lui dit : Alba, rentre vite ! Je vais t'aider à marcher et tu t'installeras sur le canapé, d'accord ?

La jeune fille aquiesça, et s'appuya sur Molly. Elle articula :

- Merci infiniment.

- Mais de rien !

Elles arrivèrent dans la maison, et Molly chassa tout le monde du canapé. Elle y fit assoir Alba, pendant que les autres lui demandaient si ça allait.

Alba claqua des doigts et une fiole arriva devant elle.

Elle la saisit, l'ouvrit, et en but le contenu. Elle fit une grimace car le goût était amer, mais se sentit mieux.

Harry demanda :

- Qu'est-ce que c'est ?

- Un remède de mon cru. Mieux vaut ne pas savoir ce qu'il y a à l'intérieur, répondit Elyssa à la place d'Alba.

La "malade" lui jeta un regard reconnaissant.

Elyssa éloigna les autres et discuta par télépathie avec Alba :

- Dis, Alba, tu penses que ta douleur a un lien avec Astor ?

- Oui. J'en suis même sûre. Je ne saurais pas comment te dire, mais je le sens.

- Je te crois. Mais à ton avis, pourquoi est-ce que tu as eu mal ?

- Je... J'ai senti qu'il y avait quelque chose de maléfique en lui. Cette chose m'attaquait. Mais ça m'a rendue plus puissante. Alba hésita à lui dire quelque chose, de peur que son amie ne la regarde plus jamais de la même façon, mais avoua quand même : C'est lui qui me l'a dit.

- T'a-t-il dit autre chose ?

- Il m'a dit... qu'il voulait un petit-fils ou une petite-fille. Mais jamais je ne lui en ferai. Pas pour lui.

- Alba...

- Oui ?

- Je suis inquiète pour toi, tu sais. L'air de rien, je tiens à toi.

Elyssa se demanda alors si elle avait bien fait de dire l'air de rien... Mais c'était trop tard pour rattraper le coup.

Alba commença alors à rigoler, en marmonnant :

- L'air de rien ! Non mais je rêve...


Chapitre 20 :

Elyssa n’écoutait plus, dès qu’elle avait rompu la connexion avec Alba elle s’était éloignée mentalement. Elle fixait le sol, réfléchissant à cet Astor. Donc maintenant, il voulait qu’Alba ait une descendance. C’était mauvais augure. S’il était aussi puissant qu’il n’y paraissait, il n’aurait même pas besoin d’attendre pour qu’Alba lui fournisse ce petit-fils ou petite fille.  


Il était donc de son devoir de protéger Alba. Bien que son amie risquerait de l’égorger si elle voyait qu’elle se comportait comme une mère poule. Mais comment la protéger d’une légende ô combien puissante ?  


— Ely ! Cesse donc de réfléchir et viens avec nous ! lança Alba.


La Télépathe releva la tête, cela faisait longtemps. Fort longtemps qu’elle n’avait pas entendu ce surnom, n’ayant pas la foi de se comporter en tête de mule et de rester dans ses pensées elle esquissa un sourire et vint s’asseoir près d’Alba.


Mais l’éclair qu’était le temps la rattrapa. Elle eut l’impression de tout juste cligner les yeux qu’ils étaient la veille de la rentrée. Les sacs étaient faits, posés sur leurs lits tout était en ordre. Elyssa ne se sentait pas réellement prête à retourner en cours le lendemain, elle n’avait pas envie de revoir Thomas. Ni de voir tous les regards de mépris, de pitié des sorciers.  


Elle avait bien réfléchi, et revisionné les deux mois passés à Poudlard. Elle n’y avait pas prêté attention, mais les élèves la regardaient avec tant d’émotions dans les yeux... Certains étaient admiratifs, d’autres la méprisaient, et pour les plus gentils, on voyait briller de la pitié et de la compassion dans leurs regards.  


Elyssa aurait aimé ne jamais s’en rendre compte. Savoir que tous la fixaient, qu’elle était comme observée... Cela la rendait mal à l’aise. Elle avait déjà assez de soucis, entre sa mère, Astor et Celeston, Alba et Elle qu’elle ne reverrait pas... La suite de l’année risquait d’être dure pour elle.


— Vie de... Pacotille ! siffla-t-elle, s’efforçant de rester polie.


— Wow, ça on peut dire que c’est de l’insulte ! lança une voix moqueuse derrière elle.


Elyssa se retourna vivement, George était accoudé dans l’entrebâillement de la porte. Un sourire mesquin aux lèvres, ses yeux pétillants d’amusement.


— Excuse-moi d’avoir été bien élevée, répliqua-t-elle en lui tirant la langue.  


— Ho ça va je te taquine ! Pas la peine de répondre comme ça ! fit George en levant les mains en signe de paix.  


Elyssa soupira, il était vrai qu’elle répondait sèchement. Elle était toujours à cran en ce moment, ne se donnant plus l’autorisation de pleurer, elle se montrait méchante. Depuis sa confrontation contre Astor, elle ne parvenait plus à allumer cette petite flamme. Elle avait besoin d’Elle pour la refaire. Pour se canaliser, se calmer. Mais on ne lui en donnait pas le droit ! Le Conseil préférerait la maudire !  


— Désolée. Je suis à cran en ce moment, et méchante avec vous. Ce n’est pas mon intention, mais désolée quand même, dit-elle finalement.


— Toi à cran ? Non ! Pas possible ! Je n’avais pas remarqué !


Elyssa prit son plus grand air blasé, il se fichait d’elle en plus ! Fâchée, elle rabattit la capuche de son sweat-shirt et croisa les bras.


— Et tu comptes te cacher avec mon sweat-shirt volé ?  


— Je ne te l’ai pas volé ! C’est toi qui me l’a donné après mon bain d’eau glacée !  


— Je m’attendais à ce que tu me le rendes, se défendit George en s’approchant.


— Bah. Tant pis pour toi. Je le garde, il est grand, il tient chaud, parfait quoi.


— Tel vêtement tel maître, se moqua George en baissant la capuche d’Elyssa pour la forcer à le regarder.


— Un jour je te donnerai des cours de modestie.  


— Avec plaisir chérie, fit-il en déposant un chaste baiser sur ses lèvres.


Le surnom fit rougir Elyssa, ça allait monter crescendo. Si ça commençait par chérie ça finirait par un surnom bien trop niais pour qu’Elyssa survive mentalement.  


— Je te déteste Weasley.  


— Moi aussi je t’adore, pouffa George. Allez viens, le dîner est bientôt près et on... J’ai besoin de toi pour calmer le débat qui fait rage.


Sans attendre de réponse, George prit sa main et l’emmena dans le salon où il y avait deux camps. Hermione contre Harry. Fred, Ron, Alba et Ginny étaient assis sur le canapé avec du popcorn.


— Non mais je rêve, souffla Elyssa.


— Harry je te dis que ce n’est pas une bonne idée ! soupira Hermione.  


— Mais Hermione je l’aime !


— Harry a avoué aimer Elena, une Serdaigle, mais Hermione trouve que sortir avec elle n’est pas une bonne idée car elle est... Un peu pimbêche et profiteuse, murmura George dans l’oreille d’Elyssa.  


— Et je dois faire quoi ?  


— Trouver comment calmer ça.


Elyssa hocha pensivement la tête et réfléchit à peine deux minutes.

— Harry ? Peux-tu me dire quels sont les sentiments que tu éprouves pour cette fille ? demanda-t-elle en s’approchant.


— Je ne sais pas. Je l’aime. C’est tout.


— Si tu l’aimes seulement oublie-la. Ta relation ne durerait pas longtemps.


— Quoi ? Pourquoi ?  


— Parce qu’il y a une différence entre aimer et être amoureux. Aimer ne dure pas longtemps. Être amoureux... C’est pour toujours. Voilà comment tu différencieras tes petites-amies de la femme de ta vie et future mère de tes enfants. Le jour où tu diras “je suis tombé amoureux” ce sera la bonne. En attendant, tu oublies.


Les paroles d’Elyssa laissèrent un blanc s’installer. Se rendant compte de ce qu’elle avait dit, elle sentit les larmes monter. Elle venait de répéter les paroles de sa mère. Au mot près. Fière, elle refoula ses larmes et se mordit l’intérieur de la joue, gardant un air impassible. Revisualisant sa mère, qui lui avait dit ceci lorsqu’elle était toute petite. Ses beaux yeux d’un bleu aussi pur que le cœur d’un ange, plongés dans les siens. Se remémorant ceci, Elyssa se mit à sourire toute seule.


Elle capta alors le regard d’Alba qui lui sourit aussi. Son amie changea aussitôt de sujet.


— Vous pensez que Dumbledore fera une annonce demain ?  


La Télépathe la remercia silencieusement, elle sentit juste George venir prendre sa main avec un sourire tandis qu’un nouveau débat commençait pour savoir si Dumbledore parlerait d’Astor le lendemain.  


Mais Elyssa resta fixée sur sa fine main dans celle de George, elle ne savait pas ce que lui ressentait. Mais elle, elle savait qu’elle était tombée. Elle s’était bien ramassée même. Mais... Rien que pour ça, elle remerciait sa mère de lui avoir appris cette leçon d’amour. 

Chapitre 21 :

Alba venait de retrouver Drago. Dès qu'ils se virent, Alba sentit un changemet s'opérer en elle. Et elle ne vit plus que lui. Le monde avait disparu. Elle s'avança vers lentement vers lui.

Ils se prirent la main. Alba posa la tête sur son épaule.

Ils restèrent comme ça un long moment. Puis ils se séparèrent et se regardèrent.

- Tu m'as manqué, finit par dire Drago.

- Toi aussi, répondit doucement Alba. Toi aussi.

Drago parut hésiter à parler, puis se lança :

- Je vais t'avouer quelque chose...

- C'est quoi c'est quoi c'est quoi c'est quoi c'est quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?

- Si tu cotinues, je ne te le dirai jamais !

Alba fit semblant de bouder, se reprit et attendit.

- Je déteste les orteils, lâcha Drago.

La jeune fille pouffa de rire, enleva sa chaussure et brandit son pied devant les yeux de Drago.

- J'aurais jamais dû te dire ça.

- Et oui ! Tu vas le regretter toute ta vie !

- Justement, Alba... commença Drago.

- Oui ? répondit l'intéressée, sentant une mauvaise nouvelle arriver.

- Alba, c'est pour ça que je ne veux plus être avec toi. Je t'ai jugée sur le physique. Je ne t'ai pas jugée sur l'intérieur de toi. Je sais que tu es gentille, que tu ferais tout pour tes proches... Mais nous ne sommes pas faits pour être ensemble, ajoutat-t-il en secouant la tête.

- Mais alors... Tout ça... Ça n'a rien représenté pour toi ? Pourquoi est-ce que tu m'as dit que je t'avais manqué ? Pourquoi tu m'as laissée te faire ce câlin ? Tu savais que ça allait me faire du mal ! Mais tu l'as fait !

Alba n'attendit pas sa réponse et lui enfonça un poing dans la tête.

Chapitre 22 :

A peine rentrée à Poudlard, Elyssa n’avait sans cesse chercher à échapper aux regards des autres. Esquivant la salle commune elle se perdait dans les couloirs, ainsi, les Gryffondor ne pouvaient pas la déranger. Surtout l’équipe de Quidditch.  


Mais au détour d’un couloir, elle vit Alba le visage dans les mains. Elle ne l’entendait pas renifler, mais l’Instillatrice était sûre d’une chose... Son amie pleurait. Sinon elle ne se tiendrait pas comme ça. Tout doucement elle s’approcha et posa ses mains sur les épaules d’Alba.


— Alba ? Hé ma belle, tu as besoin de quelque chose ?


— Il m’a quittée... Il a dit qu’il ne m’aimait que pour le physique, qu’on ne pouvait plus être ensemble, hoqueta l’Eclipseuse en relevant la tête.


Elyssa eut le cœur fendu, non parce qu’Alba était célibataire, mais parce que ses yeux embués de larmes trahissaient une profonde détresse et peine. Elle, elle l’avait vraiment aimé. La colère emplit les yeux d’Elyssa, personne ne faisait du mal à ses amis ! Retenant un grondement sourd elle prit Alba dans ses bras et lui frotta doucement le dos, sans rien dire, elle la laissait juste se calmer.


— Tu mérites mieux que lui de toute façon.  


— Oui, Drago n’est qu’un abruti pas fini !  


— T’as tout compris Alba ! S'esclaffa Elyssa.


Elle s’écarta et remarqua que son amie avait un sourire, certes bien maigre, mais présent. Par une chance miraculeuse, les jumeaux passèrent par-là, parfait ! Un peu d’humour n’était pas de trop. En voyant que George allait lancer une remarque à Elyssa, cette dernière lui fit signe de se taire pendant qu’Alba sécher ses larmes. Elle imita un cœur brisé avec ses mains pour leur faire comprendre de prendre gare à leurs paroles.


— Alors qu’est-ce que ça raconte de beau les filles ? demanda George, l’air innocent.


— Elles doivent parler de la grosse tête de Malfoy, vous avez remarqué la taille de son front ? enchaina Fred.


Alba eut un petit rire rauque.


— Les gars je vous la confie quelques minutes, j’ai quelque chose à faire, lança Elyssa.


Sans attendre elle tourna sur ses talons et chercha le blondinet. Elle le trouva avec ses amis habituels, deux gorilles et Pansy. Cette dernière était déjà pendue au bras de Drago. Il se remettait vite cet idiot visiblement !


— Hé Malfoy ! On a des choses à régler toi et moi !  


Le Serpentard se tourna vivement, étonné qu’Elyssa emploie son nom de famille alors que l’elfe s’était toujours pliée en quatre pour qu’il soit accepté. Faire ainsi du mal à Alba était comme une trahison et la Poufsouffle lui avait bien rendu, il avait un joli cocard à l’oeil droit. Les poings serrés elle s’approcha de lui et dégagea rapidement Pansy.


— Tu t’es amusé avec Alba j’espère ? Franchement t’as pas honte ! Et puis pourquoi d’abord ?! Hein, ça n’allait pas assez vite entre vous à ton goût ? Tu la dragues pour mieux la jeter ?  


— Ely, laisse-moi t’e...


— Ne m’appelle pas Ely ! rugit-elle. Seuls mes amis qui ne se blessent pas entre eux ont le droit !!  


— Mais Elyssa ! Je croyais qu’on était amis ! Tu étais... commença Drago le teint pâle.


— On est amis. Je t’aiderai toujours en cas de besoin, mais Alba est bien plus qu’une amie pour moi. Comme une sœur. Alors je ne tolère pas qu’on lui fasse du mal. Compris ?  


Drago hocha mollement la tête, il avait l’air blessé. Mais Elyssa ne s’en souciait pas pour le moment. Seule Alba comptait, s'il le fallait elle s’excuserait auprès de Drago plus tard. Sur ce, elle pivota sur ses talons et commença à partir. Mais Pansy, mécontente de s’être faite dégager aussi vite, empoigna les cheveux d’Elyssa et tira brusquement en arrière. L’elfe dû littéralement se cambrer pour ne pas tomber. Elle se retourna brusquement, forçant Pansy à la lâcher. Le regard sombre.


— Qu’est-ce tu veux toi ?!  


— Personne ne me jette comme ça ! Et encore moins ne parle ainsi à Drago !


Sans prendre garde, Pansy sortit sa baguette. Le regard rivé sur Elyssa, elle semblait réciter tous ses sortilèges dans sa tête pour incendier l’elfe.


Cette dernière haussa les épaules et tourna le dos à Pansy. Elle devait s’occuper d’Alba. Que Pansy fasse ses fantaisies toute seule.


Mais ce fut une grave erreur. Ne jamais tourner le dos à un ennemi. Elle connaissait cette phrase magistrale, mais elle n’était pas fichue de l’écouter. En un instant, elle se retrouva en train de faire un vol plané à travers le couloir pour atterrir lourdement sur le dos.


— Pansy ! hurla Drago.  


— Elle l’a cherché !


Le souffle coupé, Elyssa se redressa vivement pour être droite et retrouver de l’air. Elle regarda Pansy par-dessus son épaule et fronça les sourcils. Le dos meurtri elle reprit sa route, Alba avant tout. La guerre avec Pansy après.  


Mais, la sorcière n’en avait pas fini. Elle sembla décoller du sol pour se ruer sur l’Instillatrice qui se retrouva malgré elle dans la bataille avec cette vipère. En premier lieu, elle lui flanqua un coup de poing au visage.


— Celui-là, c’est pour venger Drago de ta chère copine, rugit Pansy.


En second lieu, Elyssa attrapa les poignets de Pansy et lui crocheta les jambes pour qu’elle s’écroule au sol.  


— Au revoir bichette, dit-elle en s’inclinant.


Elle s’arrangea pour faire tomber des mèches  de cheveux sur le côté gauche de son visage, là où Pansy avait frappé. Elle risquait d’avoir une marque sur la mâchoire ou sur l’oeil. Elyssa n’y avait tellement pas songé qu’elle ne savait même pas où elle aurait mal. Elle alla retrouver Alba, qui riait à en pleurer avec les jumeaux.  


Elle posa sa main sur l’épaule de George et se hissa sur la pointe des pieds pour lui glisser à l’oreille :


— Merci d’avoir aidé Alba. Vous êtes supers.


Ce à quoi George lui répondit par un tendre sourire.  


— On va vous laisser maintenant, une petite discussion entre filles s’impose, reprit-elle en glissant son bras sous celui de son amie.


— Entendu, à plus les filles ! Et souviens-toi Alba, faut sourire ! clama Fred.


Et les jumeaux repartirent de bonne humeur tandis qu’Elyssa emmenait Alba dans le parc.

Chapitre 23 :


Alaia observa Alba et Elyssa partir vers le parc et en profita pour regarder Pansy Parkinson et Drago Malefoy s'éloigner. Quand est-ce que tu vas arrêter de te cacher dans ton coin et de tout regarder de loin, se charria-t-elle. Près d'un an qu'elle observait Alba et Elyssa sans oser leur parler. Un peu comme-ci, elle les craignait. Et pourtant, à un moment ou un autre, il faudrait qu'elle se décide à leur parler.

C'est pourtant le moment idéal, se dit-elle. Elle regarda Alba et Elyssa s'éloigner. Bof après tout même chez moi, je suis invisible. Tristement, elle disparut et courut derrière les deux amies. Comme elle l'avait toujours fait. Ses yeux scrutèrent ceux des sorciers et elfes qui observaient Elyssa comme si elle avait tué le directeur de Foxfire. Elle n'avait donné qu'un coup de poing à Drago Malefoy, rien de plus ! Et il était bien mérité.

Le parc s'ouvre à elles ou plutôt à Elyssa et Alba. Elyssa s'assoit sur la fontaine et Alba fait virevolter ses cheveux courts. Elles sont tellement belles. Alba sort son gros lot d'insultes destiné à Drago et Alaia sourit lorsqu'Elyssa enseigne des techniques d'arts martiaux à Alba. L'Eclipseuse les imita et s'arrêta, toute essoufflée. Elyssa et Alba rentrèrent dans Poudlard et Alaia redevint solide.

-Tiens, voilà une espionne hors du commun ! s'exclama alors une voix.

Alaia sursauta et se retourna tandis que George Weasley descendait les escaliers en pierre. Grâce à ses éclipses hors du commun, la jeune elfe avait suivi la relation Weasley-Yumezora de très près.

-Tu les espionnais, n'est-ce pas ? Elles ont dit quoi ?

Il se frotta les mains, tel un carnassier. Alaia écarquilla les yeux. C'était tout ?

-Elles ont parlé de... Drago Malefoy et savent désormais faire des arts martiaux, répondit-elle.

George fit une moue maussade et baissa les épaules.

-Elles ont pas parlé de moi, marmonna-t-il. Moi, c'est George Weasley et toi ? reprit-il

George tendit la main.

-Alaia, Alaia Oszer.

George hocha la tête. Il repartit tristement pour son cours de botanique. Alaia observa l'eau se déverser dans la fontaine. Elle approcha sa main et fit glisser l'eau. Ses doigts commencèrent à trembler sous le froid. Alaia retira sa main et la glissa dans la poche de sa cape. Elle remonta ensuite les dalles en pierre et entra dans sa salle commune, la Maison Serdaigle. Elle aurait préféré être chez Poufsouffle ou Gryffondor comme Elyssa et Alba mais le Choixpeau en avait décidé autrement.

La salle commune des Serdaigle était vide. Il n'y avait que Luna Lovegood, le Chicaneur à la main. Alaia avait toujours trouvé cette fille étrange entre sa façon de s'habiller, de parler ou de se comporter avec les autres. Luna baissa alors le Chicaneur et fit apparaître ses grandes lunettes.

-Alaia, tu peux me servir un verre d'eau ?

Alaia se rapprocha de la carafe et de l'unique verre présent. Elle attrapa la carafe d'une main et le verre de l'autre. Mais la fenêtre s'ouvrit brusquement et Alaia lâcha le verre. Il s'écrasa lamentablement au sol et la jeune Eclipseuse disparut et passa la porte au pas de course. Elle aperçut Alba mais pas Elyssa. Elle s'arrêta lorsqu'elle l'aperçut devant le placard à serpillière. Son enthousiasme fit un bond. Enfin une excuse pour parler en face à face avec ma star !

-Euh... Elyssa, j'aurais besoin d'une serpillière...

Elyssa se retourna et regarda Alaia du coin de l'oeil avant de lui tendre une serpillière effilée.

-Tu es une elfe ? Je ne t'ai jamais vue...

Cette phrase résonna bien trop longtemps dans le corps de la jeune fille. Maudit sois-je à m'être terrée dans mon coin sans rencontrer celles que j'admire !


Chapitre 24 :

Elyssa se mordit l’intérieur de la joue en voyant la mine de la fille à la serpillère qui ne répondait pas. Avait-elle dit quelque chose de mal ?  

  • Oui. Oui je suis une elfe.


Elyssa se sentit un peu idiote, cela aurait dû lui sauter aux yeux. Sa beauté était clairement elfique. Gênée, elle détourna le regard en fermant le placard.  
- Alors enchantée hm...

- Alaia, fit la jeune brune.

- Enchantée Alaia. Désolée, je ne suis pas très attentive.

- Je suis très invisible plutôt.


Elyssa haussa les épaules, elle ne savait pas vraiment comment s’y prendre cette fois-ci. C’était comme avec les sorciers au début, elle ne savait pas que dire alors qu’on lui adressait la parole. Alors elle se contenta d’esquisser un sourire maladroit.
- Tu dois être à Serdaigle alors, devina-t-elle. Ou Serpentard à la rigueur.


Si ce n’était pas le cas, si Elyssa se trompait et que la jeune elfe était en réalité à Poufsouffle ou Gryffondor la Télépathe irait s’enterrer dans la cour du château.
- Serdaigle oui, confirma Alaia.


Elyssa retint un soupir de soulagement. Elle n’était pas aveugle à ce point-là. C’était rassurant et bon à savoir.  
- Ely ? l'interpella Alba. Je vais retourner à ma salle commune, j’ai besoin de me reposer un peu.

- Si tu as besoin de quelque chose tu sais où me trouver !

- En train de frapper Malefoy ou dans les bras de George, ne t’en fais pas je suis au courant ! s'esclaffa la Poufsouffle en se retirant, elle fit un salut poli à Alaia et disparut.


Elyssa leva les yeux au ciel, Alba était toujours pleine de tact et de subtilité.
- Bref. Pourquoi as-tu besoin d’une serpillère Alaia ? Tu veux que je t’aide ? reprit la Télépathe en se tournant vers la principale concernée.

- J’ai renversé un verre d’eau dans ma salle commune. Pas la peine de m’aider pour cela, lui assura Alaia.

- Ho pas la peine de s’inquiéter pour ça alors, sourit la jeune fille.


Tout en raccompagnant Alaia jusqu’à sa tour, Elyssa remarqua qu’elle agissait étrangement. Elle ne parvenait pas à dire ce qu’il y avait d’étrange dans son attitude, mais aucun doute, il y avait un détail dérangeant. Un détail qui titillait l’Instillatrice. Mais la jeune fille eut beau cherché elle ne parvint pas à mettre le doigt sur ce petit détail, alors elle délaissa l’idée.


Une fois à la tour de Serdaigle, Elyssa jugea bon de ne pas rester pour ne pas savoir comment empiéter sur le territoire des élèves de l’aigle.

  • Bon... Bah... A une prochaine Alaia !
  • A une prochaine Elyssa...


Devant l’air quelque peu monotone de la jeune fille, Elyssa se sentit obligée de rajouter quelque chose.

  • On se retrouve ce soir au festin ? Tu n’auras qu’à venir manger avec moi et mes amis !


Comme toujours elle parlait aussi vite qu’elle pensait. Mais cette fois-ci, cela ne fut pas pour lui déplaire, un petit sourire étira les lèvres d’Alaia qui acquiesça d’un signe de tête avant de disparaitre en montant les escaliers. Gênée et ravie, Elyssa retourna également à sa salle commune.  Histoire de prévenir ses amis qu’ils auraient une personne en plus dans leur groupe le temps du repas.


Mais à sa grande surprise, elle ne trouva personne dans la salle commune si ce n’est des élèves de première année et l’équipe de Quidditch qu’elle taillada d’un regard noir. Dans l’équipe personne, mis à part les jumeaux, n’était revenu la voir pour s’excuser ou proposer un retour dans l’équipe. Ce qui faisait qu’ils étaient en difficulté pour retrouver un attrapeur. Cela la faisait doucement sourire, ils avaient joué, et ils avaient perdu. C’était méchant, mais franchement satisfaisant à voir.
- T’es pas obligée de nous regarder comme ça tu sais ! vociféra Angelina en croisant le regard d’Elyssa.

- Certes. Mais ça ne me dérange en aucun cas, sourit innocemment l’elfe.  


Avant de laisser le temps à la poursuiveuse de répondre, Elyssa fila dans son dortoir où elle se jeta sur son lit et attrapa son carnet qu’elle ouvrit rapidement. Elle avait beau lire et relire les pages, elle n’arrivait toujours pas à établir les liens avec les différentes informations qu’elle avait. Elle n’arrivait pas non plus à trouver comment aider Alba et ça l’agaçait fortement.


Être tant impuissante face à cet Astor l’horripilait fortement, autant que la façon dont Drago avait rompu avec son amie. C’est comme si le destin avait décidé de se liguer contre la pauvre Alba. Si cela continuait comme ça, Elyssa n’oserait plus jamais se plaindre c’était certain.  


Elle se demandait comment son amie parvenait à gérer ainsi la situation. Elyssa s’était effondrée en apprenant le décès de sa mère, tandis que son amie restait forte et debout. Était-ce un signe de sa faiblesse apparente ?  


Lâchant un soupir, Elyssa abandonna l’idée de comprendre les problèmes d’Alba, pour l’instant, et se lança dans la contemplation du plafond.  


Elle était intriguée par cette elfe méconnue, Alaia. Comment avait-elle pu ne pas la voir avant ? Il fallait être aveugle tout de même pour ne pas la remarquer. Alors comment Elyssa s’était-elle débrouillée ? Surtout que la jeune brune la connaissait elle ! Quel malaise... Ne pas la connaître alors que celle-ci la connaissait, c’était lamentable et horriblement gênant.


Et pourquoi Alaia était-elle entourée de ce petit détail troublant qu’Elyssa ne parvenait pas à identifier ? C’était étrange. Peut-être que sa nouvelle connaissance avait quelque chose de spécial en elle, elle aussi ? Comme Alba ?  


Songeant à ceci, Elyssa se redressa. En l’espace de cinq minutes elle venait de faire tomber une avalanche de questions sur son esprit. C’était plus fort qu’elle, jamais la Télépathe ne pouvait se départir de questions, parfois loufoques certes.


L’Instillatrice se réfugia donc dans ses pensées jusqu’à l’heure du festin. Elle avait désormais hâte de revoir Alaia, intriguée, mais également poussée par son instinct qui lui dictait de se rapprocher d’elle.


Elyssa n’avait pas pu prévenir ses amis de la nouvelle venue. Elle s’en souvint en descendant les escaliers. Tant pis, ses amis la verraient bien lors du festin de toute manière, alors elle décida de ne pas s’en soucier. Mais elle n’y parvint pas et s’inquiéta tout de même des différentes réactions que ses amis allaient avoir.

Chapitre 25 :

Alaia avait bien mis une heure avant que ces doigts ne deviennent rouges suite à ses tordements. Dîner avec Elyssa Yumezora et Alba Istora. Quoi de plus stressant. Ca va bien se passer, se répéta-t-elle. Mais plus la nuit tombait, plus une boule se formait dans son ventre. Enfin, l'heure du repas arriva et Alaia sortit de la salle commune où Luna Lovegood n'avait toujours pas bougé. Un instant, elle imagina comment une fille aussi extravertie qu'elle, aurait fait.

Arrivée dans la Grande Salle, la jeune fille sentit le stress l'envahir. Elle hésita à entrer. Mais devant l'air confiant et le côté chaleureux qu'affichait Elyssa, Alaia se dit qu'il était temps que l'histoire prenne une autre tournure. Elle avança tout de même hésitante vers la table où se trouvait ses amis, Alba, Fred, George. La place libre devait lui être attribuée. Celle qui était juste à côté de la Télépathe, pas celle où Drago avait pris le soin de s'asseoir à une distance respective d'Alba. Comme ci il l'a méritait encore ! pensa Alaia. Ses amis autour d'elle, en l'occurence Alba, George et Fred, lui offrir un sourire sympa tandis qu'une lueur de malice brillait dans le regard de George.

Alaia s'assit et commença à manger son assiette de gratin de pommes de terre.

-Bon, les filles, et les garçons, ajouta Elyssa, je vous présente Alaia...

-Oszer ! répondit George avant Alaia.

Il sembla à Alaia qu'une lueur d'étonnement passa dans les yeux d'Elyssa lorsque George répondit à sa place. Sans doute n'était-ce que son imagination. Alba discuta des dernières actualités de Poudlard, et de Foxfire car Fred insista pour en savoir plus sur cette mystérieuse école en pyramide, Alaia se contenta de les écouter sans piper un mot. Lorsque j'aurai pris mes bases avec eux, je parlerai comme je parle avec... ou plutôt comme je parlais avec ma mère avant qu'elle ne devienne celle qu'elle est devenue.

-Tout va bien Alaia ? Tu continues de manger alors qu'il n'y a plus rien dans ton assiette, s'exclama soudain George.

Alaia écarquilla les yeux face à l'assiette vide et sa fourchette à deux centimètres de sa bouche. Le rouge lui monta aux joues et ses oreilles le devinrent aussi. La table se mit à rigoler et Alaia sourit sans pour autant rigoler. Se faire remarquer, exactement ce qu'elle ne voulait pas.

-On s'amuse drôlement avec toi dans les parages, la taquina George.

Alba et Elyssa rigolèrent encore une bonne minute avant de se concentrer sur le reste de leurs assiettes. Alaia se dépêcha de terminer et s'interdit de relever les yeux, de peur de relever les regards amusés de ses nouveaux camarades et de rougir encore une fois.

-Tu pars déjà ? demanda Alba.

C'était la première fois qu'elle lui adressait la parole depuis le début du repas. Alaia hésita à répondre, de peur de la blesser à la première parole. Heureusement, Elyssa la sauva de cette situation.

-Tu sais quoi Alba ? Je parie qu'on est toutes les deux aussi fatiguées, Alaia et moi. Viens, la Tour des Gryffondor est à l'opposé de la Salle des Serdaigle mais je te raccompagne jusqu'à la sortie de la Grande Salle.

Alaia sourit et Elyssa sortit de table en sa compagnie. L'équipe de Quidditch observa longuement Elyssa et sa nouvelle amie comme si les deux filles avaient, ensembles, commis quelque chose d'irréparable.

-De vrais crétins, ceux-là, marmonna Elyssa, une fois sortie de la Grande Salle.

Elle serra Alaia dans ses bras et repartit vers le chemin opposé. Alaia la remercia pour le repas et Elyssa haussa simplement les épaules.

-N'hésite pas à revenir, surtout.

Elyssa partit pour de bon. Alaia prit le chemin vers la Tour des Serdaigle et entendit alors un frottement derrière elle. Elle accéléra le pas sans pour autant se retourner. Depuis quand les couloirs de Poudlard sont-ils dangereux. Et si c'était Voldemort ? Ou Astor ? Le coeur d'Alaia se mit à battre la chamade et elle disparut, ne laissant d'elle... rien. Talent d'Eclipseuse on ne peut plus simple. C'est alors que Drago Malefoy apparut, à son grand étonnement.

Son cocard était toujours là et ses pas se faisaient moins assurés.

-Où est-elle passée ? murmura-t-il.

Son souffle se répercuta contre les parois du couloir et firent ouvrir les yeux aux tableaux.

-Qui ça ? firent-ils d'une voix ensomeillée.

Drago les ignora. Il parcourut le couloir avant de s'arrêter brusquement, en face d'elle. Alaia stressa lorsqu'elle cru qu'il l'avait trouvé mais il se contenta de comprendre :

-Une Eclipseuse sans doute.

Prise par un puissant assaut d'énergie et d'adrénaline (sans doute dû aux pommes de terre), Alaia attrapa Drago par le col et le plaqua contre les tableaux qui sursautèrent. Elle réapparut, les yeux emplis de rage et le regard de Drago s'affola.

-Est-ce moi que tu cherchais ?

Drago bredouilla une phrase incompréhensible et regarda autour de lui.

-Je t'ai prise pour... Alba.

La rage d'Alaia remonta d'un coup. Cet hypocrite voulait s'excuser ?

-Tu veux t'excuser après ce que tu lui as fait ? Tu te rend compte, elle t'aimait et toi, tu lui a dit que tu l'aimais seulement par son physique ? Tu trouves que ça se fait ? Tu n'es qu'un hypocrite !

-Ce n'est pas vrai ! couina Drago, si j'étais un hypocrite, je ne lui aurais pas dit que je l'aimais pour son physique et j'aurais continué de l'aimer comme je l'aimais. J'aurais continué de lui cacher la vérité et lorsqu'elle l'aurait découvert, elle aurait été encore plus blessé !

Les phrases de Drago résonnèrent dans le cerveau de la jeune fille et elle le relâcha. D'un certain côté, il avait raison, de l'autre... c'était tellement blessant et honteux d'avouer qu'elle avait tort. Alaia respira un coup et repartit en marmonnant un vague merci. Drago ne repartit pas tout de suite.

Les personnes les plus proches de nous sont les plus aptes à nous blesser, résonna alors la voix de sa mère dans son esprit. C'était tellement vrai... Ne t'attache à personne, Alaia, sauf si tu veux sombrer une deuxième fois.


Chapitre 26 :

Après avoir quitté Alaia, Elyssa se rendit compte qu’elle était vraiment fatiguée, mais qu’elle n’avait pas envie de dormir. Son esprit était trop hanté par les questions.

Comment George avait-il pu connaitre Alaia avant même qu’Elyssa parle d’elle pour commencer ? Si la jeune Télépathe n’avait pas d’autres hantises en tête elle serait à la limite de la jalousie.

Elyssa se souvint alors de la taquinerie qu’il lui avait lancée lors du repas.

Elle se rectifia, elle était un tout petit peu jalouse parce qu’elle n’était pas humoristique, même sans le vouloir. Jalouse n’était peut-être pas le bon mot à bien y réfléchir, plutôt envieuse. Oui c’est cela, elle était envieuse de voir que sa nouvelle amie avait réussi à faire rire les jumeaux, rois du rire, en un seul repas. C’était un talent qu’Elyssa ne serait pas dérangée d’avoir.

La Télépathe secoua la tête. N’était-elle donc pas fichue de garder son esprit vide plus de cinq minutes ? C’était lassant à la longue.

Bref, la jeune fille éclipsa ses pensées en continuant son chemin. Mais, alors qu’elle avait les yeux rivés au sol, elle sentit quelqu’un la percuter de plein fouet pour la mettre contre le mur du couloir. C’était Thomas, le capitaine de l’équipe de Quidditch, il la regardait avec des yeux furibonds, ses mains de part et d’autre de son visage, Elyssa se sentit paniquer.

La Télépathe retint son souffle, elle essayait de faire preuve de force en dardant sur son ancien ami un regard noir comme l’ébène, mais le capitaine n’eut aucune réaction. Seul un mince sourire étira ses lèvres ce qui ne fait qu’effrayer plus Elyssa.

Elle n’avait pas facilement peur, il fallait le dire. Ses plus grandes frayeurs étaient causées par les loups-garous et l’idée même de perdre un proche. Mais être ainsi plaquée au mur, Thomas qui l’empêchait de s’écarter, son regard enflammé, ceci lui faisait encore plus peur qu’une meute de loups-garous.

Illogique n’est-ce pas ? Pourtant cela paraissait évident à la jeune femme d’avoir peur de lui dans cette situation-là. Elle ne pouvait plus instiller, elle ne pouvait plus créer la flamme qui lui permettait de se défendre. Parce qu’Elle n’était pas là.

Elyssa décida de ne pas céder à la panique, pas encore du moins.

— Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-elle d’une voix posée mais d’où son inquiétude perçait.

— Te faire revenir dans l’équipe, je compte bien la gagner cette coupe de Quidditch.

Elyssa eut un rire jaune.

— Ah ah. Très drôle. Non, mais merci de la proposition.

L’Instillatrice tenta de passer sous le bras de Thomas, mais ce dernier la retint fermement.

— Ce n’est pas une proposition. Mais un ordre.

— J’ai dit non.

Hélas pour Elyssa, Thomas la connaissait suffisamment pour savoir quelle était sa corde sensible.

— Je t’en supplie Ely ! Ne le fais pas pour moi, mais pour les jumeaux ! Pense à eux ! Ils aiment tant le Quidditch ! Tu ne voudrais pas voir George triste parce Gryffondor aurait été disqualifié tout de même !

Elyssa crispa la mâchoire et serra les poings. C’était le pire coup bas de tous les temps pour elle. Comme chaque être humain, la Télépathe avait des principes et des valeurs. Rester campée sur ses positions faisait partie de ses principes. Mais ne pas délaisser ses proches et les rendre heureux était une valeur qu’elle s’efforçait coûte que coûte d’atteindre.

En croisant le regard Thomas, celui-ci eut un immense sourire ravi. Il avait compris quelle était sa réponse.

— Merci Ely ! Tu gères !

Puis il partit d’un pas léger, en sifflotant joyeusement. Les poings toujours serrés, Elyssa fit demi-tour. Hors de question qu’elle se rende à la salle commune après une humiliation comme celle-ci ! Elle n’avait même pas été fichue d’insister. Elle n’avait même pas été assez forte pour donner sa réponse. C’était lamentablement lâche.

Honteuse, la jeune fille se rendit dans la cour où elle alla s’asseoir sur le rebord de la fontaine. Le froid de l’hiver étant présent, un frisson la parcourut au contact glacé de la pierre.

La Télépathe était déçue d’elle-même. Elle avait renié l’un de ses principes en se remettant de nouveau dans cette équipe de malheur. Même si elle faisait potentiellement plaisir à Fred et George.

Quand on parle du loup, on en voit la queue. Cette expression était totalement vraie. L’un des jumeaux, facile de savoir lequel, arriva et vint s’asseoir près d’elle en silence en mettant sa cape de sorcier par-dessus les épaules d’Elyssa.

— J’aimerais éviter que ma petite-amie soit une statue de glace, déclara-t-il devant le regard intrigué d’Elyssa.

— Je préférerais être une statue de glace actuellement, bougonna-t-elle.

— Pourquoi donc ?

— J’ai accepté de revenir dans l’équipe.

Dans un soupir, elle se lança dans une explication simple et concise de la chose. Elle vit George crisper la mâchoire en expliquant comment Thomas l’avait attrapée, et cela la fit se sentir rassurée, de savoir qu’elle n’était pas la seule à aimer ceci.

— Mais je vais le tuer ce...

La suite était trop vulgaire pour qu’Elyssa ne puisse ne serait-ce que songer aux paroles de George. Ce dernier était lancé, elle le sentait fulminer à côté d’elle, alors elle posa doucement sa main sur la sienne et l’apaisa d’un regard.

— Tout va bien. Enfin. J’aurais préféré laisser l’équipe se débrouiller seule, mais si au final ça peut vous faire plaisir à toi et Fred, je ressors gagnante.

— Peut-être que ça nous fait plaisir, mais à toi ça ne te convient pas.

— Seulement parce que toi et Fred êtes les seuls à m’apprécier dans l’équipe. Imagine la tension dans les vestiaires sérieux. Mais bon. Il faut voir le positif dans la vie non ?

— Ah parce que y en a du positif là ?

— Bah... Oui. Je crois. Oui ! On va pouvoir passer plus de temps ensemble ! sourit Elyssa.

En voyant le mince sourire que George eut, elle comprit qu’elle avait visé juste.

— Je t’accorde ce point. Mais il n’empêche que Thomas va entendre parler de moi.

— Je ne te retiendrai qu’à partir du moment où il commencera à avoir mal.

— Ce qui devrait me laisser une sacrée marge de manœuvre, sourit George.

Il passa alors un bras autour de la taille d’Elyssa et l’attira à lui pour l’embrasser sur la tempe.

— La prochaine fois qu’un mec te traite comme ça dis-le moi. Je lui ferai passer l’envie de recommencer.

La jolie Télépathe hocha la tête et se blottit contre lui, rassurée par sa simple présence.

— Sinon. Dis-moi. Comment connaissais-tu Alaia ?

— Madame est jalouse ? la charria-t-il.

— A peine. Alors ?

— Je l’ai vue clignoter juste devant l’entrée. Curieux je lui ai demandé qui elle espionnait.

— Mais bien sûr une Eclipseuse ! s'écria Elyssa.

Pourquoi n’y avait-elle pas pensé avant ? C’était logique ! Elle ne l’avait jamais vue parce que Alaia était une Eclipseuse !

— Oui, comme Alba si je ne me trompe. Bref, du coup je lui ai demandé qui elle espionnait et au final je lui ai demandé son prénom, reprit George.

— Et elle espionnait qui ?

— Faudra me payer si tu veux savoir.

Elyssa fixa George avec des yeux ronds, pardon ? Devant son regard perplexe, son petit-ami explosa de rire.

— Non mais tu veux que je te paye ?! Mais t’es malade le rouquin !

George la regarda avec un air carnassier.

— Ou tu me payes, ou je ne te dis rien.

Indignée, Elyssa se leva. Elle se mit devant lui.

— Et je dois te payer en quoi ?

— En bisous c’est pas mal ! Un mot vaut un bisou !

Elyssa fit mine d’acquiescer face au marché. Elle se pencha, faisant mine de vouloir embrasser George, mais lorsque ses lèvres furent à quelques millimètres des siennes, elle fit semblant de perdre l’équilibre et poussa “malencontreusement” George dans la fontaine.

Le rouquin était trempé, il était tombé sous l’un des jets d’eau. Ses cheveux étaient trempés et collaient à son visage, sa chemise blanche collait à sa peau, tandis que ses yeux bruns exprimaient sa surprise.

— Alors toi tu vas me..., commença à grogner George.

— Moi aussi je t’aime mon chéri, sourit Elyssa en aidant le rouquin à sortir de la fontaine.

Comme la jeune Télépathe avait quand même un cœur, elle retira la veste qu’il lui avait donnée et lui mit sur les épaules en frictionnant un peu ses bras.

— C’est la vengeance du sceau d’eau glacée.

Devant le regard mécontent de George, elle rusa et l’embrassa sur la joue.

— Tu vas me le payer, persista George.

— Je sais. Mais c’était très amusant de te prendre au piège.

Devant le regard désabusé de son petit-ami, Elyssa explosa à son tour de rire. Le grand farceur George Weasley venait d’être piégé ! C’était un grand pas pour Elyssa. Et un grand détail qu’elle n’oublierait bien évidemment pas de transmettre à Fred.


Chapitre 27 :

Alaia culpabilisa durant tout le retour. Aurait-elle dû se montrer plus prévisible envers Drago, certes il n'était qu'un hypocrite et un menteur mais on lui avait toujours dit de pas faire du mal. Et si quelqu'un m'avait vu ? Le cœur d'Alaia se mit à battre la chamade et une boule se forma dans son estomac. Elle se rapprocha d'une fenêtre et regarda George et Elyssa près de la fontaine.

Devrait-elle aller manger avec eux pour le petit-déjeuner de demain ? Et si Drago était là ? Bof, après tout Alba et Elyssa le détestaient, s'il radotait, elles ne le croiraient sans doute pas. Après c'était bien connu, il faut savoir vaincre ses peurs ! Alaia poussa la porte des Serdaigle et se fraya un chemin dans la salle commune. Bondée.

Son lit l'accueillit à bras ouvert et Alaia s'endormit bien après.

Le lendemain, Alaia s'habilla en vitesse. Ses yeux parcoururent les horloges qui affichaient toutes une heure de retard. Quel meilleur moyen pour se faire remarquer ! La Grande Salle devait être fermer depuis longtemps. Tant pis, elle mangerait avec Alba et Elyssa à midi.

Alaia descendit à la bibliothèque pour faire des recherches. La salle était presque vide, seuls quels groupes d'étude. Alaia s'arrêta net en se rendant compte que Fred s'apprêtait à entrer dans la réserve, interdite aux élèves. Elle soupira et se rapprocha de lui à grandes enjambées. Pour se donner un peu plus d'assurance.

-Salut Fred, tu fais quoi ?

Le Weasley sursauta de toutes ses forces et un sourire innocent s'afficha sur son visage.

-Mon subconscient à pris le dessus ! inventa-t-il.

-D'accord.

Fred sourit malicieusement et désigna George et Ron du doigt.

-On sèche ensemble.

Alaia haussa les épaules et leur tourna le dos. Les étagères de livre lui donnèrent envie de s'y recueillir jusqu'à ce que tout aille mieux mais pour changer le monde, il faut changer d'habitudes.

Midi arriva sans aucun problème et le soleil brilla encore plus fort. Alaia descendit à la Grande Salle sans apercevoir ni Elyssa, ni Alba, ni les Weasley. C'est étrange, où sont-ils ? Ses doutes s'accentuèrent lorsqu'elle ne vit pas Drago non plus.

Elle sortit sur le terrain de Quidditch en vitesse mais il était vide. Elle parcourut ensuite le parc, la bibliothèque sans en croiser aucun. Alaia remonta dans sa salle commune et regarda par la fenêtre avant d'apercevoir les cheveux courts d'Alba près du parc. Elle descendit en vitesse et rattrapa Alba. Celle-ci pleurait de dos et Alaia pensa qu'elle regarda un insecte au sol.

-Alba ? Qu'est-ce que tu fais ?

Alba releva la tête, les yeux emplis de larmes. Alaia écarquilla les yeux sans poser de questions et se baissa à son niveau. Alba essuya ses larmes et se releva. Alaia ne bougea pas et la jeune fille répondit à la question muette de l'Eclipseuse Ténébreuse :

-C'est Elyssa, elle a fait une chute à cause de Peeves. Elle est dans un sommeil...

-Elle est évanouie, tenta de la rassurer Alaia.

Alba lui tendit sa main et aida Alaia à se relever.

-On va la voir ? proposa Alaia.

Alba hocha tristement la tête et elles marchèrent lentement vers l'infirmerie où Mme Pomfresh accepta de les faire entrer.

-Deux minutes ! Pas une seconde de plus !

Alaia se rapprocha du dernier lit où Elyssa se crispait dans son sommeil, sans doute à cause de la plaie qui lui barrait le front. Elle n'en garderait pas de cicatrice mais c'était tout de même sérieux. George n'avait pas son habituel sourire ni sa lueur de malice et il en était de même pour Fred. Harry, Hermione et Ron semblaient eux aussi s'inquiéter.

Mme Pomfresh les fit sortir à coups de paroles basses mais violentes, insistant sur le fait de "laisser les patients se reposer !". Alaia tenta de garder son calme pour éviter de pleurer à son tour mais son stress et son pessimisme prirent le dessus : Et si elle en mourait ? Et si elle ne ressortait plus jamais de l'infirmerie ? Et si elle devenait amnésique ? De la bile lui monta dans la gorge et elle plaqua une main sur sa bouche. Sa sombrume remonta elle aussi.

Non, non, tu ne dois pas lâcher Alaia, encaisse et attends que ça passe, tout sera bientôt fini. Elyssa va bien, une des personnes que tu admires le plus au monde ne vas pas mourir maintenant. Aie confiance. Mais la bile ne s'arrêtait pas.

-Désolée ! Je dois y aller, je me sens pas bien !

Le groupe ne dit rien et Alaia s'en alla sans problèmes.

Chapitre 28 :

Elle était morte.


Elle devait l’être. Cela lui paraissait logique. Comment serait-ce possible autrement ?  


Si elle n’était pas morte. Comment pourrait-elle la voir ?  


En plus de cela, elle avait la preuve qu’il y avait une vie après la mort.  


Les membres engourdis, Elyssa se leva. D’un fébrile elle s’avança vers celle qui lui manquait tant.


Elle avait toujours son beau sourire, aussi brillant qu’un rayon de soleil, ses yeux bleus et doux comme ceux d’un ange, et ses cheveux noirs comme le jais qui tombaient en une belle cascade de boucles sur ses épaules.


On avait toujours dit à Elyssa que, lorsqu’elle était enfant, elle était le portrait de sa mère. C’était faux, sa mère était d’une beauté absolue. D’une beauté divine. Jamais Elyssa ne serait comme elle. Ses yeux étaient sombres, presque froids, alors que ceux de sa mère étaient chaleureux. Elle ne serait jamais comme elle.  


A un mètre de sa mère, la Télépathe ne tint plus et se jeta dans ses bras. Sa mère, toujours aussi douce, referma ses bras autour d’elle et lui frotta affectueusement le dos. Après quelques minutes au creux de ses bras, Elyssa s’écarta et sa mère passa ses pouces sous ses yeux pour récupérer les larmes qui s’étaient mises à couler.


— Une princesse ne pleure pas ma chérie, tu as oublié ? murmura-t-elle.


Elyssa aurait aimé être plus forte, mais c’était des larmes de joie.


— Alors... Je suis morte ? Je vais rester avec toi ? Comment avant ? demanda l’Instillatrice, la voix pleine d’espoir.


Lady Yumezora eut un sourire triste.


— Non et j’en suis ravie. Je suis ravie que tu ne sois pas morte, tu as encore des tas de choses à faire, à vivre. Je ne veux pas que tu me rejoignes ma chérie. Vis ta vie, laisse-toi porter par le vent.


— Mais je veux que tu sois avec moi ! s'écria Elyssa d’une voix brisée.


— Je le suis toujours. Dans ta tête, dans ton cœur. Je veillerai sur toi en toute circonstance, promit sa mère. Mais toi, tu dois me promettre de vivre avec tes amis. Pour moi, pour Elle, pour toi.


Elyssa secoua la tête. Elle voulait faire cette promesse, sans le vouloir en même temps. Elle aimerait tant retrouver sa vie de famille d’avant !


Sa mère sembla comprendre qu’elle ne l’avait pas convaincue car elle prit son menton entre ses fins doigts et la força à la regarder dans les yeux.


— Alors tu vas bien m’écouter chérie. Tu vas vivre ok ? Tu vas vivre pour voir tes amis sourires. Tu vas vivre pour aider Alba, Alaia, et tous les sorciers. Tu vas vivre pour aimer ton petit-ami et ta sœur. Tu vas vivre pour moi. Tu as cette chance de vivre, ne la néglige pas !


Malgré elle, la Télépathe finit par acquiescer, les joues ruisselantes de larmes. Sa mère l’embrassa sur le front.


— Je t’aime ma chérie. Je serai toujours en train de veiller sur toi. Ne t’en fais pas.  


Sur cette belle promesse, Elyssa vit sa mère disparaitre dans un nuage de plumes blanches. Elle ferma les yeux pour éviter de s’en prendre dans la vue.


Lorsqu’elle rouvrit ses yeux bleu sombre, elle n’était plus avec sa mère. Elle était dans l’infirmerie, endroit qui commençait à lui devenir familier, voire même trop. Pleine d’espoir, la jeune fille se redressa sur son lit.


Beaucoup trop vite, sa tête lui tourna, elle dû se poser les mains sur les tempes tandis qu’elle avait l’impression que son cerveau allait se cogner dans chaque coin de sa boite crânienne.


— Aie aie aie...


— Yumezora ! Vous êtes réveillée ! se réjouit Mme. Promfresh en allant auprès de la patiente.


Aussi vive que l’éclair, l’infirmière lui donna plusieurs liquides à boire, tous plus répugnants les uns que les autres.


— Il faut souffrir pour guérir ma jolie.


Elyssa hocha la tête.


— Que m’est-il arrivé ? demanda-t-elle d’une voix pâteuse.


— Peeves a voulu tendre un piège à quelqu’un. Manque de chance, c’est vous qui avez pris le piège. Il avait étendu un fil entre deux murs juste devant les escaliers, vous vous l’êtes pris et ça a été la dégringolade.


Elyssa grinça de dents en visionnant la scène dans son esprit. Quelle humiliation de se faire avoir aussi facilement... Mais aussi quelle douleur ! Son front avait directement tapé dans une marche, si bien qu’elle ne se souvenait pas de la suite de la chute.


— Je suis ici depuis combien de temps ?


— Deux jours. Vous avez subi un sacré choc.  


— Super. Vous ne voulez pas que j’établisse domicile ici par hasard ? Ce sera plus simple, suggéra Elyssa à l’infirmière, lui arrachant un discret sourire.


— Vous êtes mieux dans votre salle commune. Vos amis sont venus vous rendre visite, ils ont hâte que vous soyez sur pied. Même si votre évanouissement a calmé les farces des jumeaux durant deux jours.


— Si je peux servir à quelque chose sans rien faire je ne vais pas m’en plaindre.


— Vous faites bien. Reposez-vous, vous pourrez quitter l’infirmerie dans la journée.


Sur ce, l’infirmière s’éloigna. Elle eut à peine disparu que des clignotements apparurent sous les yeux d’Elyssa avant de laisser place à Alaia. Elyssa retint un cri de stupeur.


— Bon sang Alaia me fais plus ça !


Son amie ne répondit pas qu’elle s’était déjà ruée dans les bras d’Elyssa.


— Plus jamais tu me fais peur comme ça.


Etrangement attendrie, la Télépathe serra Alaia contre elle en essayant de formuler la promesse à voix haute.


— Je promets d’essayer.


Cela sembla convenir à son amie qui resta contre Elyssa avant de se redresser avec un sourire timide aux lèvres.


Soudainement, deux têtes rousses firent irruption dans le champ de vision d’Elyssa. Aussitôt, les jumeaux se ruèrent vers elle, un sourire rassuré illuminant leurs visages constellés de tâches de rousseur.


— T’es réveillée ! souffla George, rassuré.


Sans savoir pourquoi, Elyssa eut envie de taquiner les jumeaux, elle arqua un sourcil, et prit un air perdu.


— T’es qui ? Et toi t’es qui ? Son clone ?  


Cela fut étrangement satisfaisant de voir les visages des jumeaux se décomposer. Elle échangea un regard rapide avec Alaia qui eut un sourire, l’Instillatrice l’imita très vite.


— Calmez-vous les gars ! Je plaisante. Jamais je ne pourrai oublier LES jumeaux par excellence.


Aussi vif que l’éclair, Fred lui ébouriffa les cheveux.


— Je vais te concocter une vengeance bien salée, prévint-il avec malice.


— Une vengeance qui en vaut deux alors, fit George.


— Ah oui, pour ta chute dans la fontaine, s’esclaffa son jumeau. Bien joué d’ailleurs !


Elyssa prit son air le plus innocent en dépit du soupir frustré et soulagé de George à qui elle pressa tendrement la main comme signe d’excuse. Elle sentait que ça allait mal finir pour elle si elle continuait à charrier son cher et tendre ainsi.


Tout en regardant ses amis présents, Elyssa vit comme une silhouette fantôme se dessinait à côté d’Alaia, la douce apparence de sa mère se dessinait nettement, ainsi que son sourire tristement ravi sur ses lèvres.


Du bout des siennes, Elyssa lui dit “je t’aime” avant que l’ombre de sa mère ne disparaisse.

Chapitre 29 :

Cela faisait presque cinq jours qu'Elyssa était sorti de l'infirmerie avec un bandeau sur le front. Alaia tremblait à chaque fois qu'elle le voyait mais elle savait comment la Yumezora s'en sortait face à des situations difficiles.

-Alaia ? fit Cho Chang en passant la tête dans le dortoir, il y a une Gryffondor qui veut te parler.

Alaia hocha la tête et descendit pour sortir. Elyssa se tenait devant la porte.

-Salut Alaia ! Tu vas bien ? Tu ne vas plus en cours ces derniers temps, c'est normal ?

Le cœur d'Alaia se serra et elle tenta d'afficher un sourire rassurant. Elle balaya les inquiétudes d'Elyssa d'un coup de main.

-Je suis en arrêt maladie, si tu veux. C'est Mme Chourave qui a fait passer le message à mes autres professeurs.

Elyssa sembla peu convaincue mais ne posa pas de questions.

-Tu n'es pas venu pour me demander ceci ?

Elyssa sourit, ravie qu'elle l'ait compris mais ses yeux trahissaient de l'anxiété.

-Tu peux me dire...

-Je sais, la coupa Elyssa, avant de dire d'une traite, je suis revenue dans l'équipe !

Alaia s'arrêta brusquement et se figea. Quoi ? Comment était-ce possible ? Après ce qu'ils avaient fait... Elyssa se mordit la lèvre, de plus en plus anxieuse, semblait-il, de sa réaction.

-Pourquoi ? souffla simplement Alaia.

-Pour les jumeaux, je voulais leur faire plaisir. Je recommence les entraînements dès ce soir...

Alaia stoppa complètement. Elle jeta un coup d'oeil au front d'Elyssa et secoua la tête.

-Tu ne peux pas ! C'est évident, tu ressors tout juste de l'infirmerie ! Tu retombes encore une fois et tu peux dire au revoir à ta boîte crânienne. Dis à Thomas de te laisser le temps de rétablir !

Elyssa secoua tristement, mais fermement, la tête.

-Je ne peux pas. Notre prochain match est pour la fin de la semaine.

Alaia se tordit les mains et attrapa Elyssa par le bras.

-On va s'entraîner tout de suite, je vais chercher Hermione pour les sortilèges d'amortissements et va chercher Thomas. Dis-lui que tu veux t'entraîner immédiatement et... prévient Alba, s'il te plaît.

Elyssa serra Alaia dans ses bras et s'en alla. Alaia courut chercher Hermione, en compagnie de Ron et Harry.

-Hermione ! J'ai besoin de toi sur le terrain de Quidditch ! Tout de suite !

Hermione la regarda sans comprendre avant de la suivre à grands pas. Sur le terrain se trouvait déjà toute l'équipe et Thomas lança un regard noir aux nouvelles arrivantes. Mais George parvint à faire sourire le capitaine :

-Oh ! Des spectatrices, regardez ça, elles sont essoufflées tellement elles voulaient voir notre entraînement !

-Montez dans les gradins, ordonna Thomas.

Alaia monta et Hermione profita de la hauteur pour jeter ses sorts. Elyssa leur fit un clin d'œil et grimpa sur le Nimbus qui lui était approprié. Le début de l'entraînement débuta sans encombre et Alaia descendit, au bout d'un certain temps, prendre de l'air plus bas à cause de l'altitude.

-Elle s'entraîne bien, non ? entendit-elle alors.

-Oui, voyons cela comme ça.

Elle se tourna vers son interlocuteur et poussa un cri en reconnaissant Drago Malefoy. Qu'est-ce qu'il faisait là ?

-Qu'est-ce que tu fais ici ? grogna Alaia.

-Je te cherchais.

-Oh non ! Je crois que tu m'as encore confondu avec Alba ou que tu me prends pour un pigeon qui va faire passer les excuses de M. Parfait-de-sang-pur.

-T'as bien grandi.

-Comment cela ? Evidemment que j'ai grandi !

-Je parle de ta confiance en toi, au début de la semaine, tu serais partie en pleurant avant même de me parler alors que là, tu répliques à chacune de mes phrases.

-Mmh. Donc tu ne me confonds pas ni tu me prends pour un facteur ou un pigeon, est-ce cela ?

A son grand désarroi, Drago hocha la tête.

-Je voulais juste m'excuser d'avoir aimée Alba de la sorte, ça se fait pas, je suis d'accord, mais j'y peux rien. Je suis comme ça.

-Je vois, et ton couple avec Pansy, il marche ?

-On n'est pas ensemble.

-Ah oui, j'oubliais, les filles ne sont avec toi seulement pour leur physique de déesse ou pas. Pansy n'est pas à ton goût.

Devant la mine abattue de l'ex petit ami d'Alba, Alaia culpabilisa. Mais tourner sept fois sa langue dans sa bouche ne faisait pas partie de ses principes, semblait-il. Aussi, lorsqu'il se leva pour partir, Alaia murmura dans le vent :

-C'est pas à moi que tu devrais présenter tes excuses mais à la personne à qui tu as fais du mal.

Elle désigna Alba juste en face, qui n'avait rien lâché de la scène.

-Je sais, répondit Drago.

Et il partit.

3 E.L Fudge* font six mini E.L Fudge mais ne font pas de Granita*.

C'était sa version de Des chiens ne font pas des chats qu'elle aimait répéter lorsqu'elle était stressée. Mais là, ça sonnait si différemment. Et si, si, si des E.L Fudge pouvait être des Granita ?


Chapitre 30 :

En plein entrainement, Elyssa ne se permettait pas de baisser sa concentration. Si jamais elle le faisait, elle risquait de se prendre un cognard en pleine tête.


Elle avait toute confiance en les jumeaux pour la défendre au cas-où, il ne fallait pas s’y méprendre, mais elle remarqua que les cognards étaient plus puissants qu’à l’ordinaire. Comme s’ils étaient énervés et avaient une soif de blesser.


Interloquée par ceci, Elyssa ne vit pas le cognard qu’elle entendit siffler à quelques centimètres de sa joue. En regardant derrière son épaule, elle vit le second arriver et piqua vers le sol pour l’éviter. Oubliant que son objectif premier était d’attraper le Vif d’Or.  


A ras du sol, elle redressa légèrement son balai, soulevant un nuage de sable et de poussière derrière elle.


— Elyssa bon sang ! T’es censée attraper le Vif d’Or pas faire des nuages avec ton balai ! s'époumona Thomas avec humeur.


Elyssa le fusilla du regard, il était d’une humeur massacrante quand il s’entrainait. Surtout avant un match. La Télépathe pesta dans sa barbe et remonta dans le ciel pour chercher le Vif d’Or des yeux.


Une fois la cible repérée, Elyssa garda ses yeux rivés dessus. Obnubilant les cognards et autres joueurs autour d’elle. Attraper le Vif d’Or, c’était sa seule tache. D’un coup sec et rapide, Elyssa fondit sur la petite balle dorée aux ailes déployées. Se souvenant de sa première méthode, elle retint les mouvements du Vif d’Or. Lorsqu’il fit son troisième coup sec à gauche elle tendit la main et l’attrapa de justesse. Une fois dans sa main, le Vif d’Or replia ses ailes et Elyssa pu aller se poser en toute sérénité.  


Mais, lorsqu’elle fut posée au sol, elle remarqua qu’elle était la seule dans ce cas. Si au début Hermione faisait en sorte qu’Elyssa ne chute pas, la sorcière était désormais occupée à faire la même chose avec les jumeaux qui étaient assaillis par les attaques des Cognards sous les yeux des Poursuiveurs en état de choc.


La jeune fille fronça les sourcils. Les jumeaux peinaient visiblement à rembarrer les attaques répétées des cognards, aux aguets, Elyssa regarda autour d’elle mais ne vit rien d’autre que les spectateurs de l’entrainement et les joueurs. La jeune fille commença à s’inquiéter lorsqu’elle tendit la main pour stopper l’un des deux cognards grâce à sa télékinésie. Le front plissé par la concentration, elle le retint comme elle put.


Elle vit alors le second cognard mener la même guerre, du coin de l’oeil, elle remarqua Alaia qui l’imitait.


La mâchoire crispée, Elyssa lança comme elle put à son amie :


— Faut les faire entrer en collision !


Son amie Eclipseuse hocha la tête, avec beaucoup de mal elles firent bouger les deux cognards avec vitesse et relâchèrent la pression un instant avant qu’ils n’entrent en collision. La vitesse de leurs gestes combinée à celle des deux balles noires les brisèrent assez pour que les cognards semblent perdre vie et tombent en quelques morceaux au sol.


Haletantes, Elyssa et Alais sur ruèrent vers les jumeaux qui s’étaient posés au sol.


— Vous allez bien ? s'enquit Elyssa.


— Evidemment. Ce ne sont pas deux pauvres balles qui vont nous faire peur, assura Fred.


Malgré le ton assuré du rouquin, on pouvait distinctement voir qu’il était épuisé et même un peu effrayé. Son teint était pâle et les cheveux roux collés à son front démontraient sa fatigue et sa peur.  


— Vous devriez cesser l’entrainement, conseilla Alaia. Et vous reposez, vous avez des têtes affreuses. Désolée.


Les jumeaux allaient protester, mais Elyssa enchaina rapidement.


— Elle a raison. Vous avez une réputation de blagueurs, mais aussi de jolis cœurs. Mais là, vous faites plutôt peur avec votre visage rempli de frayeur.


— Les rimes c’était obligé ? fit Fred avec un petit sourire en coin.


Elyssa rougit en se rendant compte qu’elle avait, effectivement, fait des rimes.


— Je suis une poète dans l’âme écoute. Mais sérieusement, prenez un peu de repos. Je vous promets que ça ne vous fera pas de mal de prendre une heure de détente.


— Ben si. Une heure de détente c’est une heure en moins sur la mise en place de nos farces, contra Fred.


— George dis-moi que tu es plus raisonnable que ton jumeau, demanda Elyssa d’une voix suppliante.


Mais le rouquin ne répondit pas, les yeux dans le vague on pouvait nettement le voir réfléchir à toute vitesse. Comme s’il assemblait plusieurs pièces de puzzle ensemble. Fred commença alors à passer sa main devant ses yeux pensifs.


— Hé ho ! Ici la terre ! Ta copine te parle !!


George regarda à peine son jumeau.


— Oui oui, se reposer, bonne idée.


L’Instillatrice plissa les yeux, elle allait poser des questions à son petit ami lorsque Thomas l’interrompit.


— Bon, les jumeaux retournez à la salle commune. Nous on continue l’entrainement.


— Sans cognards ? s'insurgea Katie, une Poursuiveuse.


— A quoi servirait des cognards sans batteurs ? Tu veux qu’on finisse tous à l’infirmerie ? On va s’entrainer à faire des figures. Allez, sur vos balais ! ordonna le capitaine.


Elyssa obtempéra en regardant les jumeaux partir, fatigués. Inquiète, elle fut très peu attentive aux ordres de Thomas et resta stable dans le ciel.  


Qu’est-ce que George avait-il bien pu voir pour être ainsi ? Et les cognards, pourquoi agissaient-ils ainsi ? Ce n’était pas normal, pas logique !


En faisant voler son regard sur le terrain, les yeux de la jeune fille furent attirés par une ombre. Mais à peine eut-elle cligné des yeux que cette ombre disparut. Comme si elle n’avait jamais été présente. Elyssa avait sans doute halluciné.


Toujours peu attentive, la jeune fille n’obéit pas à Thomas. Mais elle continua l’entrainement jusqu’au bout, la tête remplie de questions et de l’air fatigué et effrayé des jumeaux dansant sous ses yeux.  


Peu importe ce qu’ils avaient, Elyssa était bien décidée à trouver. Elle n’allait pas laisser les jumeaux, des personnes qui paraissaient sans peur, être effrayés par un sacrilège. Mais pour ça, elle allait devoir être très attentive à ce qui l’entourait.

Chapitre 31 :

Alaia observa les cognards en miette et s'éclipsa avant de se lancer à la poursuite des jumeaux. Les trémolos dans leurs voix restaient bien visibles mais ils semblaient moins stressés.

-Tu penses que ce sont des hallucinations ? murmura Fred.

-Impossible, on aurait tout imaginé ?

Fred ne répond rien et ils vont enlever leurs vêtements de Quidditch pour monter dans le dortoir des Gryffondor. Alaia remonta à toute vitesse les marches où se trouvait Alba, mais le banc était vide.

-Alba !

Alaia courut à travers le grand parc et l'aperçut, près du Saule.

-Alba ! s'écria l'Eclipseuse.

Alaia entendit un "couic" discret et leva son pied. Une lentille. Alaia recula sans savoir comment réagir et préféra s'enfermer dans son dortoir. Elle attrapa le Chicaneur qui traînait dans un coin de la pièce et le lu une bonne demi-heure.

Le soir, lorsque le dîner arriva, Alaia inventa une excuse pour éviter de se poser trop de questions pendant le repas et de casser l'ambiance, qui risquait d'être malmener.

Le lendemain matin, Alaia décida d'aller voir Mme Chourave pour la prévenir qu'elle allait reprendre les cours à partir de demain.

-Je suis fière de toi, Alaia. C'est important de vaincre ses peurs. Une chance que tu sois seulement agoraphobe !

Mme Chourave partit d'un rire joyeux. Le coeur d'Alaia se serra. Elle s'était trompée, Mme Chourave s'était trompée, elle n'était pas agoraphobe, mais claustrophobe. La peur de quatre murs, serré, et... de la foule. Vous vous imaginez vous, vivre avec cette peur constante ? La peur de se retrouver coincé entre quatre murs ?

-Salut Alaia !

La jeune adolescente sursauta et se retourna pour voir Alba. Ses yeux étaient redevenus normaux.

-Tu vas bien ? J'ai quelque chose sur l'oeil ?

Alaia secoua la tête en marmonnant un vague "non".

-Et sinon, toi et Drago, vous êtes...

Ah ! Le vif sujet de l'importante discussion !

-Amis ? demanda Alaia, non, pas du tout !

Alba pencha la tête sur le côté.

-Sûre ?

-Oui. Par rapport à la scène d'hier, cet hypocrite veut s'excuser.

-A vrai dire, il l'a déjà fait. J'ai hésité mais je me suis dit que moi, je l'aimais toujours et... ses excuses semblaient sincères.

Le temps s'arrêta quelques instants avant que tout ne défile à toute vitesse.

-Tu es de nouveau en couple avec lui ?

Alba hocha la tête, souriante. Ca semblait lui faire tellement de bien ! La revigoré mais Drago était un menteur-né. Comme son père et sa mère. N'y tenant plus, Alaia vira au rouge.

-Et tu as accepté ? Comment tu peux redevenir sa petite amie ?

-Je l'aime et ça s'arrête là !

Alaia referma la bouche. Ca sonnait si faux. Soudain, la voix d'Elyssa lui revint en tête : il y a une différence entre aimer et être amoureux. Aimer ne dure pas longtemps. Être amoureux... C’est pour toujours. Voilà comment tu différencieras tes petites-amies de la femme de ta vie et future mère de tes enfants. Le jour où tu diras “je suis tombé amoureux” ce sera la bonne. En attendant, tu oublies.

-Il y a une différence entre aimer et être amoureux, Alba...

Ce n'est qu'après ces quelques mots qu'elle se rendit compte de sa bêtise. Elle venait d'avouer qu'elle avait espionné les deux amies malgré... Alba écarquilla les yeux.

-Cette phrase vient de la mère d'Elyssa ! Elle l'a répétée lorsque Harry a dit aimer Elena. Tu n'es jamais venue au Terrier !

-Je...

-C'est vrai ça, ça sort tout droit de la bouche de ma mère et de personne d'autre. Où est-ce que tu as entendu cela ?

Elyssa arriva à grands pas, les yeux brillants. Elle se plaça au côté d'Alba. On aurait tellement dit... un duo infernal. La tête d'Alaia commença à tourner.

Etre claustrophobe ne signifie pas spécialement entre quatre murs. Etre claustrophobe psychologiquement, cette impression d'être parqué entre quatre murs et d'être montrée du doigt. Non, non, je ne dois pas céder. Cette impression de n'avoir personne pour te sauver sauf... le néant.

Ne t'attache à personne, sauf si tu veux perdre une deuxième fois. Mais c'était trop tard pour faire marche arrière, l'engrenage était enclenchée. L'unique solution : la vérité. Je suis carrément au bord du gouffre, sois je dis la vérité et je perds mes amis ou bien je perds mes amis tout court. Dans les cas, je redeviendrai invisible.

Chapitre 32 :

Elyssa croisa les bras et haussa un sourcil devant Alaia. Comment pouvait-elle bien connaitre cette phrase ? Sa mère ne l’avait jamais répétée à quiconque d’autre. Elle était une privilégiée de ces belles phrases.  


Jugeant que son regard fixe devait être stressant, Elyssa tourna ses yeux vers Alba. Et elle, comment avait-elle pu se remettre avec Drago ? Après ce qu’il lui avait fait ! Elle n’allait pas la blâmer, pour son amour, mais elle la trouvait parfaitement débile cette fois-ci ! Lorsqu’on passe devant le même arbre en forêt, ça signifique qu’on est perdu, lorsqu’on se remet avec son ex c’est pareil ! Alba était totalement perdue.


La mâchoire crispée, elle finit par secouer la tête. Cette dernière remplie de questions, Alaia, Alba, les jumeaux, cette ombre insaisissable... Que se passait-il ici... ?  


Elyssa finit par reporter son attention sur Alaia qui semblait en panique. Sous ses yeux ébahis, son amie clignota et disparut.


— Alaia attends ! s'écria la Télépathe.


Seule la porte qui claque lui répondit. Agacée, Elyssa abattit son poing sur sa table.


— Ely...  


L’Instillatrice lança un regard noir à Alba, elle était différente. La jeune fille ne saurait expliquer pourquoi, elle le sentait tout simplement.


— Tais-toi. Retourne bécoter Drago et lui faire les yeux doux.


Sur ce, Elyssa s’en alla d’un pas précipité. Il fallait qu’elle se calme, et vite. Mais comment ? Sans Elle c’était impossible ! Alba aurait pu faire l’affaire, mais elle l’énervait aussi dans l’actualité.  


Elle devrait donc se débrouiller seule. La mâchoire crispée et les poings serrés, la Télépathe se rendit dans la cour. Il faisait froid malgré la saison, personne ne venait, chaque élève préférait être au chaud.


La jeune fille alla donc s’asseoir sous un saule. Elle se mit en tailleur et prit une pause de yoga. L’index et le pouce se touchaient, ses poignets reposaient sur ses genoux. Bien installée, elle ferma les yeux et laissa le froid s’infiltrer dans son esprit, dans ses veines, dans son cœur, dans son âme.


La brise fraiche venait effleurer les joues d’Elyssa, déposant des baisers glacés dessus. Elle faisait voleter quelques mèches rebelles, refroidissant ainsi le front brûlant de la jeune fille.  


Elle tendit l’oreille. Ecoutant avec attention le vent qui faisait onduler l’herbe, les feuilles qui bougent. Le rythme naturel. Elyssa calla sa respiration sur ce doux rythme. Son souffle devint régulier tandis que son front se déplissait.


Concentrée, l’Instillatrice imagina la petite flamme. Celle qu’Elle lui avait appris à maitriser. La petite flamme s’illumina dans l’esprit sombre de la jeune fille, elle était petite et faible, comme une petite braise sur laquelle il fallait souffler pour qu’elle devienne ardente.  


Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas allumé cette flamme. Il était donc normal qu’elle soit faible.


Elyssa visualisa cette flamme grandir, elle imagina cette petite flamme devenir un brasier ardent. Elle la vit devenir puissante, grande. Mais rien ne changea. La petite flamme resta telle qu’elle était. Elle vacilla un peu, mais ne changea en aucun cas son apparence.


Ceci eut pour don d’agacer et d’exaspérer Elyssa qui perdit patience, la flamme s’éteignit tandis qu’elle rejetait la tête en arrière en rouvrant les yeux.


Elle avait besoin d’Elle pour ranimer cette flamme ! Pour ranimer cette chose, ce désir ardent ! Elle avait besoin d’Elle ou de quelqu’un en qui elle avait assez confiance pour confier la vie d’une personne qu’elle aimait plus que tout.


Mais elle se sentait confuse avec Alba, son instinct lui soufflait d’être attentive. Il se tramait quelque chose. Alors vers qui pouvait-elle bien se tourner ? Sa mère n’était plus, Elle était absente, Alaia et elle n’étaient pas assez proches, Fred et George avaient déjà leurs propres soucis... Quant aux autres, ils n’entretenaient pas une relation assez étroite.


Alors vers qui aller ?


N’ayant aucune réponse à cette question, Elyssa se releva tête basse. Elle ne devait surtout pas se laisser abattre maintenant, le match de Quidditch approchait. Elle pourrait se laisser tomber sur son lit en soupirant après celui-ci. En attendant elle allait rester debout et esquisser des sourires aux blagues de ses amis et rester à l’écoute de leurs besoins.  


Cela lui paraissait être un bon plan.  


Alors qu’elle s’apprêtait à retourner dans l’enceinte du château, elle eut l’impression d’entendre une voix murmurante. La jeune fille regarda par-dessus son épaule mais ne vit rien.


Elle continua de se diriger vers le château d’un pas pressé, intriguée et inquiète par cette voix murmurante. Devenait-elle folle ? Assez folle pour entendre des voix ? Comment expliquerait-elle ceci à ses amis ?


Ils ne sont pas obligés de savoir...


Elyssa sursauta. Elle était folle. Bonne à enfermer. Bonne à envoyer à l’asile. Cette voix, elle était persuadée de ne pas l’avoir imaginée. Alors elle essaya de se consoler en se disant que c’était une mauvaise blague des jumeaux, une très mauvaise blague.  


Mais oui ! Cela ne pouvait être que ça. Les jumeaux se vengeaient des taquineries qu’elle leur avait faites. Alors pour cela ils cherchaient à lui faire croire qu’elle était folle. Pourquoi n’y avait-elle pas pensé bon sang ? C’était tout à fait logique !


Trop logique cependant. Les jumeaux n’étaient pas assez mesquins pour faire ça... Si ?


— Raah. Sortez de ma tête maudites questions, grogna-t-elle en couvrant ses mains de ses oreilles, comme si cela allait faire taire ses questionnements.


Elyssa avait besoin de se reposer, pas de se poser encore plus de questions.  


Elle passa alors le reste de la journée avec Ginny et Luna, les deux filles ne cessaient de lui parler ce qui faisait qu’aucune question n’osait même effleurer son esprit. Mais, lorsque l’heure du dîner vint, Elyssa se sentit se décomposer de l’intérieur. Voir les jumeaux, Drago, Alba et Alaia à la même table risquait de lui donner encore une dizaine de questions en plus...


La Télépathe décida donc de ne pas se rendre au dîner ce soir-là, elle n’en dit rien à ses amis et se rendit à l’infirmerie.


— Encore vous Yumezora. De quoi avez-vous besoin ? s'enquit l’infirmière, presque habituée.


— Vous avez des somnifères ?


Elle n’avait pas eu mieux comme idée. Pour elle, c’était la seule chose qui lui garantirait une nuit reposante.


Bien que surprise, l’infirmière lui fournit ce dont elle avait besoin en lui demandant de n’en prendre qu’un seul.  


La jeune fille la remercia et retourna dans son dortoir en prenant garde à éviter ses amis qui se dirigeaient vers la Grande Salle, par miracle ils ne la virent pas. La Télépathe se jeta sur son lit et prit un somnifère. Le temps que celui-ci fasse effet, elle revisualisa la petite flamme une dernière fois pour éviter une question impromptue. Les yeux papillonnants, elle tomba vite dans les bras de Morphée...

Chapitre 33 :

Alaia sentit la bile lui monter et se remémora les regards noirs de celles qu'elles pensaient être ses amies. Elles l'avaient trahie tout comme elle les avait trahie. Vice versa. Rien de plus. Et pourtant...

La jeune grimpa jusqu'au dortoir et s'endormit en pleurant. Ses pleurs ne semblèrent déranger personne et elle s'endormit.

Le lendemain, elle se leva de bonne heure et se rinça les cheveux devenus gras. Elle s'empressa d'attraper son uniforme et descendit à toute vitesse dans la Grande Salle. Elle s'éclipsa et attrapa quelques biscottes. Ses pas se firent effrénés et elle observa son premier cours.

Les yeux plongés dans son emploi du temps, elle rentra brusquement dans quelqu'un et aperçut Drago et ses deux acolytes, Crabbe et Goyle. Il lui jeta un regard orgueilleux et tenta de lui rejeter son regard. Sans succès, il se contenta de se marrer en regardant ses affaires éparpillées. Qu'était-il arrivé à Drago ?

Les doutes s'insinuèrent dans l'esprit de l'Eclipseuse mais elle les chassa en courant vers son cours de vol. Mme _____ (dsl j'ai oublié le nom du prof) commençait déjà et Alaia se cacha derrière les élèves.

-Aujourd'hui, nous allons étudier les techniques de vol avec l'équipe de Quidditch de Gryffondor.

Le coeur d'Alaia se serra et Elyssa entra, la tête haute. Son petit ami, suivit de son frère jumeau, entra à son tour et le reste de l'équipe en fit de même. Ils se positionnèrent, la main sur leur Nimbus.

-Mlle Yumezora, allez avec Mlle Oszer, M. Weasley...

Elyssa soupira et ses épaules s'affaissèrent. Alaia baissa la tête. Le cours commença enfin et Elyssa montra quelques techniques pour monter sur son balai sans s'affaiblir. Alaia réussit sans problèmes.

-Elyssa...

-Tu montes sur le balai, continua Elyssa en l'ignorant superbement.

Alaia soupira et lui obéit. Elle grimpa sur son balai tandis qu'Elyssa la recopiait. Elles s'élevèrent ensemble et planèrent un petit moment. Soudain, la Télépathe se releva et se mit debout sur son balai. Elle tint en équilibre.

-Allez, à toi ! ordonna-t-elle.

Alaia essaya de se mettre debout mais son balai tourna et elle réussit à se rattraper avant de tomber. Elyssa ne dit rien et la Ténébreuse réessayait. Une seconde fois, puis une troisième.

Elyssa inspira et se baissa pour montrer sa technique. Alaia réessaya, en vain.

-Non mais, Alaia fait un effort ! Use assez de forces dans tes bras et surélève toi du balai !

Alaia réessaya et manqua de tomber. Cette fois-ci, Elyssa sembla ne plus en pouvoir.

-Alaia ! Fais un petit effort ! Essaye un peu de comprendre, tu es douée pour voler les phrases des autres mais pas pour voler au-dessus du sol !

Alaia écarquilla les yeux : Elyssa venait de toucher une corde sensible. Elle se mordit la lèvre pour ne pas pleurer et la joueuse de Quidditch remarqua trop tard son erreur. Alaia piqua au sol et sauta avant que son balai ne s'arrête. Elyssa la suivit.

-Alaia, attends !

La jeune elfe courut jusqu'au château. La petite voix résonna dans sa tête : Ne fais confiance à personne, sauf si tu veux sombrer une deuxième fois.


Chapitre 34 :

Elyssa avait l’impression d’être devenue le fantôme d’elle-même. Comment avait-elle pu devenir aussi horrible en un si court laps de temps ? Elle se désespérait et se détestait.  


Entre Alaïa et Alba elle avait l’impression d’être devenue une peste. Tout ceci ne lui ressemblait pas. Elle n’était plus la Elyssa du début d’année, elle était devenue une pâle copie de celle-ci, une copie bourrée de fautes qui plus est.


Lâchant un soupir, Elyssa se stoppa devant sa salle de cours. Cours de potions. Elle savait qu’elle devait s’y rendre, mais en voyant Alaïa déjà installée avec les jumeaux, elle secoua la tête et rebroussa chemin. Tant pis pour le professeur Rogue, tant pis pour les points de maison perdus, elle se rattraperait plus tard. Mais actuellement, elle avait besoin de tout, sauf d’être assise à la même table que ses amis.


C’était très étrange ainsi dit, mais Elyssa savait bien que c’était vrai. Elle risquait de leur lancer des horreurs à la figure.


Elle n’arrivait plus à se contrôler, elle n’arrivait plus à gérer ce mauvais côté qu’elle avait en elle. Pourquoi donc ? Parce que la Télépathe n’était pas avec Elle. Parce qu’Elle n’était pas là pour lui donner une raison d’allumer cette flamme. Parce qu’elle était trop seule pour rallumer cette flamme de désir ravageur.


Parce qu’Elle n’était pas là.  


Si Elle était, Elyssa était persuadée qu’elle parviendrait à rallumer sa flamme, sa flamme de désir, sa flamme d’amour, sa flamme positive, et ainsi elle cesserait d’être si abrupte avec ses amis. Mais ne pas faire briller cette flamme faisait paniquer Elyssa. Cette panique la faisait chuter sur de la méchanceté palpable, flagrante, cruelle.  


Elle était devenue la pire version d’elle-même. Alors il fallait vite qu’elle trouve une solution, très vite. Il fallait qu’elle trouve comment la voir. Et très rapidement.  


Elyssa stoppa ses réflexions lorsqu’on l’interpella. Elle se retourna vivement, s’attendant à devoir se retrouver face à un professeur, mais à la place elle vit Luna. D’une beauté mélancolique, elle s’approcha, un sourire lointain sur les lèvres.


— Bonjour Luna, fit Elyssa avec politesse. Tu vas bien ?


Luna ne lui répondit pas.


— Lorsque ma mère était encore vivante, elle disait toujours que si un lion avait faim il se levait pour aller chasser.


Elyssa regarda Luna en grimaçant. Elle ne comprenait pas.


— Désolée pour ta mère..., dit-elle simplement.


— Et lorsqu’un lion a vraiment faim, il se donne pour réussir sa chasse.


— Je ne comprends pas ce que tu me dis Luna...


— Tout est une question de faim. Lorsqu’un lion a faim, il se lève, lorsqu’il est affamé, il donne tout pour se faire un repas.


Elyssa prit plusieurs minutes à essayer de décrypter le langage codé de Luna. Donc elle avait saisi qu’il y avait une métaphore de désir avec le lion et sa faim. Mais elle n’arrivait en aucun cas à mettre le doigt sur ce que ça voulait dire.


— Bon, je te laisse. Bonne journée Ely !


Et Luna s’en alla, d’un pas guilleret, ses longs cheveux se balançant derrière elle.


L’Instillatrice secoua la tête. Elle se pinça l’arête du nez en cherchant à comprendre ceci. Lâchant un discret soupir, Elyssa reprit sa marche, l’esprit en ébullition.  


Par le pire des hasards, elle put marcher à peine dix minutes tranquillement qu’elle tomba nez à nez avec Drago. Elle crispa la mâchoire.


  — Ho tient salut Ely !


— Salut Drago...


— T’as pas l’air dans ton assiette dis-moi.


— Wow, ça se voit tant que ça ? ironisa la jeune fille.


— Tu veux peut-être me dire ce qu’il ne va pas ?


— Si je te fais une métaphore comme celle-ci : si un lion a faim, il se lève, s’il est affamé, il donne tout pour avoir son repas. Tu la comprends ?


Si Elyssa avait réfléchit, elle n’aurait pas été vers Drago pour demander ce genre de conseils. Mais elle ne pouvait pas oublier son amitié révolue avec lui. Et la confiance qu’elle lui avait accordée.


— Hmm. Etrange comme question. Mais je dirais que c’est une métaphore à l’envie. Si tu as envie de quelque chose, tu vas te lever, si tu as VRAIMENT envie, tu vas te donner tous les moyens pour en avoir la meilleure version possible.


Elyssa capitula dans sa tête, elle retraça le chemin et comprit.


— Merci Drago tu es un génie !


D’un geste furtif elle déposa un baiser de remerciement sur la joue de Drago avant de filer aussi vite que le vent.


Désormais elle savait ce qu’elle allait faire, c’était risqué, c’était une mauvaise idée, mais elle était essentielle pour elle. Elle assumerait toutes les conséquences plus tard, elle les porterait sur ses épaules. Mais pour cela, il fallait qu’elle retire la cruauté qu’elle portait pour l’instant.


La Télépathe se dépêcha de se rendre à son dortoir, avant de regretter. Avant que quelqu’un ne la voie et lui pose des questions. La jeune fille attrapa une feuille sur laquelle elle s’empressa d’écrire.


Je suis partie voir ma dernière famille de sang, je reviens dès que possible.

Bises, Ely.”


Une fois ce mot peu rassurant mais prévenant, écrit, Elyssa prit sa sacoche et s’empêcha de quitter son dortoir.  


Elle ne croisa personne, enfin, elle ne vit personne. Mais elle espérait avoir été discrète. L’Instillatrice se rendit alors dans la cour, elle avait besoin de soleil. Elle sortit une jolie breloque en magsidienne. Elle lui avait offert il y a des années de cela, lui assurant que cela finirait par lui être utile, et c’était vrai.


Elyssa revit une dernière fois son idée dans son esprit avant de brandir la breloque à la lumière éclatante du soleil. Comme avec un cristal de saut, un faisceau de lumière apparut devant Elyssa qui entra dedans.  


Elle réapparut ensuite dans un endroit très sombre. Maintenant qu’elle était sur les lieux, elle allait devoir être très discrète, elle laissa ses yeux s’adapter à l’obscurité et prit le premier chemin venu sur la pointe des pieds. Elle vit beaucoup de geôliers qui lui firent énormément de peine, elle aurait aimé tous les sortir d’ici. Mais elle devait se concentrer sur Elle.


Elle devait se diriger vers les profondeurs d’Exil.


Chapitre 35 :

Alaia se déclipsa beaucoup trop tard : Elyssa avait déjà disparu.

-Non ! Elyssa !

Elle tomba au sol, les mains sur les yeux. Pourquoi ? Pourquoi ça finissait comme ça ? Elle avait tout donné pour se refaire une vie, retrouver des amis et encore une fois, elle avait perdu. Les yeux humides, elle retourna il y a 5 ans de cela :

Une femme ressemblant en tout point à Alaia se tenait devant cette dernière, beaucoup plus jeune. Les yeux de la femme trahissait de la colère.

-Pourquoi tu n'écoutes pas ta mère, Alaia ? Je te l'ai déjà dit, on ne se cache pour épier les conversations ! La prochaine fois que tu le fais, je t'enverrai chez tes grands-parents.

La jeune Alaia serra les dents mais hocha la tête. La femme se radoucit.

-Je t'aime mon bébé, écoutes maman, d'accord ?

Elle lui colla un bisou sur la joue avant de l'accompagner jusqu'à ses appartements.

Alaia ouvrit les yeux, les draps blancs de l'infirmerie autour d'elle et la figure de Mme Pomfresh au-dessus d'elle.

-Qu'est-ce qui s'est passé ?

Alaia sourit devant la tendresse de Mme Pomfresh qui lui tendit un médicament.

-Rien madame.

-Vous avez de la visite.

Alaia secoua la tête.

-Dites que je suis désolée, je ne veux voir personne pour l'instant.

Mme Pomfresh disparut entre les lits. Alaia soupira. Il faut savoir patienter calmement et sans poser de questions. L'Eclipseuse avala le médicament d'un trait avant d'apercevoir la chevelure rousse de George par la lucarne. Il écrivit sur la buée : Où est Elyssa ? Alaia déglutit et haussa les épaules.

George laissa une nouvelle trace de buée sur la lucarne en soupirant. Alaia observa les va-et-vient de Mme Pomfresh parmi les différents lits jusqu'à ce qu'elle s'endorme.

Le lendemain, Alaia se réveilla et partit, sous le diagnostic de Mme Pomfresh, dans l'après-midi. Elle marcha lentement jusqu'au dortoir avant de s'allonger sur son lit. Luna s'assit soudain à ses côtés.

-Elyssa est parti chasser car elle avait faim.

Alaia se leva sans comprendre. Luna sourit et balança ses boucles d'oreille carotte. Elle fronça les sourcils.

-Elle est partie.

-Lorsqu'elle rentrera, elle se sentira mieux, sembla promettre Luna.

Et elle partit.

A midi, Alaia se dirigea vers la Grande Salle, elle aperçut Alba et Drago ensemble et les rejoignit.

-Salut, marmonna-t-elle.

-Eh ben ! En voilà une qui n'est pas en forme, ricana Drago.

-Oui, faut croire.

Elle s'assit lourdement sur le banc. Alaia commença à picorer son assiette avant de remonter en haut. A son grand désespoir, Drago proposa à Alba de l'attendre et rattrapa Alaia.

-Laisse-moi Drago, grogna Alaia.

-Ecoutes Alaia, tu dois m'écouter, Elyssa est partie mais c'est pour une bonne raison, on le sait tous. Alors fais-lui confiance et arrête de culpabiliser.

La colère grimpa de façon fulgurante et Alaia se retourna à toute vitesse. Drago écarquilla les yeux.

-Tu n'en sais rien ! Je culpabilise pas, je lui fais confiance alors arrête de faire celui qui sait tout !

-Alaia...

L'Eclipseuse leva la main pour le gifler mais son bras fut arrêter avant même d'être lancé. Alba lui mit le bras derrière.

-Respire Alaia, Elyssa va bien.

Alba lâcha son bras et glissa au sol, en larmes. Ses épaules se secouèrent et elle inspira. Lorsqu'elle releva la tête, Drago et Alba avaient disparu. Alaia se releva avant de s'écrouler et de s'endormir sur le sol.


A suivre dans un prochaine tome...

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