Wiki Parodies et Fanfictions
Advertisement


  • Bonjour ! Cette fanfiction est écrite par Pat la pâtissière. N'hésitez pas à mettre un commentaire, s'il est négatif, merci de développer pour que je puisse m'améliorer. Bonne lecture !

Préface :

J’écris cette fanfiction dans le but de provoquer des émotions chez les lecteurs et les lectrices. C’est un exercice compliqué, que de toucher quelqu’un que l'on ne connait par de simples phrases. Juste un texte, pas de personnes, pas de vérité, pas d’expression sur les visages…

Je ne prétend pas que je vais réussir, mais c'est ce but qui rend cette histoire plus importante à mes yeux que celles que j'ai écrites auparavant. Le personnage principal est Keefe, pour une aventure à la Sokeefe qui ne se limitera pas à des baisers langoureux. Je vous emmène dans l’intimité inventé d'un garçon, qui ne sera pas le même trublion et blagueur que nous connaissons. Au-delà de l’amour, on verra les dénouements d'un rapport père – fils compliqué et on découvrira les secrets des émotions et des Empathes.

J’ai commencé cette fanfiction après avoir lu le tome 8, c’est donc là qu’elle ce situe par rapport à l’histoire principale.

Chapitre 1:

Un jeune homme blond marchait seul avec hésitation. Sa cape bleu marine était accrochée à son cou par une broche dorée ornée d’un grand S. Personne de son entourage ne pourrait prétendre l'avoir vu un jour aussi sérieux. Il tendit un cristal bleu à la lumière et murmura, d'une voix mal assurée :

- Candleshade !

Il disparut dans un rayon pour se rematérialiser devant un immense bâtiment. Ayant vécu ici pendant son enfance (il a maintenant 16 ans), le garçon sait que la maison comporte exactement 137 étages, mais il n'a jamais eu le temps d'en explorer tout recoins.

Devant la porte, il tente un sourire, une plaisanterie à lui même, mais force est d'avouer qu'il a peur. Il est pourtant sûr de lui et sais qu'il n'a pas le choix. Il est temps de montrer son talent à celui qui l'a toujours sous estimé. Il actionne la sonnette qui résonnera ensuite dans toute la maison. Il aurait pu ouvrir seul mais préfère annoncer sa venue. Deux minutes plus tard, un homme vêtu de noir apparaît dans l’embouchure de la porte.

- Keefe ? dit l’homme. Voilà longtemps que je ne t'ai pas vu… mon fils.

- Mon cher papa…

L’homme fronce les sourcils.

- As-tu autre chose à m’offrir que des plaisanteries ?

- Oh, oui. Je voulais te parler, dit son fils.

Et il ajoute, après un cours silence :

- Entre Empathes. Veux-tu vérifier mon sérieux ?

  Il tendit le poignet, que son père s’empressa de saisir. Aucun d'eux ne montra de réaction. Lord Cassius se contenta de mener, en silence son fils dans une grande librairie équipée d'une table et de deux chaises. Il s'assit, mais Keefe se dirigeait déjà vers la session C de la bibliothèque d'où il rapporta un ouvrage épais intitulé Le cœur du problème, par Lord Cassius Scencen.  

- C'est de ton livre que je voulais parler.

- Ravi de voir que tu t'y intéresses enfin, commenta Cassius.

- Mmm… je trouve toujours ça barbant, mais il faut avouer que ce que tu écris est assez juste. Ah ! Je n’aurai jamais pensé dire ça un jour, mon cher papa. Mais maintenant que ce n'ai plus toi le parent méchant… Je m'égare. Donc, ton truc est bien, mais incomplet. Oui, petit papa, je t'ai dépassé sur le domaine des émotions.

- J'avais cru comprendre ça Keefe. Quelle fille ? Sophie ?

- Ce n'est le sujet. Tu dis qu'il y a deux types d’émotions celles qui sont ici (il désigna sa tête) que l'on contrôle. Mais aussi celles qui sont là (il posa l’index sur la partie gauche de sa poitrine) qui nous échappent voir même que l'on ignore. Tu dis qu’un Empathe compétent sais lire les deux types d’émotions. Mais tu n'avertis pas que lorsque que le cerveau sait ce qu'il y a vraiment dans le cœur… BOUM !

- C'est la révélation.

- L’explosion. Pire que celle du Grand Gulon ! Il y a ce qu’on croit, et ce qu'on sait sans s'en douter, dans son for intérieur. Avoue que je t’apprends quelque chose, papounet !

  Lord Cassius apprenait beaucoup de l’intelligence de son fils, et pas que. Mais il était encore trop tôt pour qu'il l’avoue. Ne voulant pas mentir, il se contenta de garder le silence.

Son fils reprit :

- Cependant, la perception qu'un Empathe a des émotions de quelqu’un d'autre ne dépend pas seulement du sujet, mais aussi de l’Empathe. Il lit les émotions du cerveau sans difficulté. Pourtant, s'il refuse d’accepter une émotion ou qu'il n'y croit pas, il ne la lira pas.

Keefe prit brusquement le poignet de son père.

- Tu vois, là, je sens l’amour que tu éprouves pour moi, pourtant, avant, n’y croyant pas, je ne l'ai jamais détecté.

Lord Cassius sentit alors des picotements lui monter au nez. Il espéra de tout cœur (ou de cerveau ?) que son fils ne remarque pas l’humidité installée dans ses yeux bleu glacier.

Pourtant, le jeune dit doucement, dans un humour triste :

- Ah, ça ! Voilà que je fais pleurer papa !

Cassius l’ignora et repris.

- Ton analyse est très bonne. Tu pourrais écrire un livre. Parles-tu d’expérience ?

- Oui, dit Keefe d'une voix inaudible.

Chapitre 2  

  Pour un rire, des larmes. La peur d'avoir bientôt peur. Des paroles en l'air pourtant prononcées sur terre. Un regret, l’envie de changer quelque chose du passé. Quelque chose d’inchangeable.

La fille aux yeux marrons connaîtra un jour la tranquillité ? Le temps de vivre ? Le temps d'aimer ?...

- Sophie ! cria Edaline depuis le salon.

- Oui ?

- Tu as reçu un message.

- Je descends, répondit sa pupille.

Elle sortit de sa chambre luxueuse et dévala les escaliers quatre a quatre. En bas, elle prit l’enveloppe des mains de son père.

- Merci.

Grady lui adressa un regard qui signifiait clairement : « Tout dépend de l’expéditeur… ».

  Les elfes n’avaient pas l’habitude d’envoyer des lettres. Quand ils voulaient parler à quelqu’un, ils utilisaient leur transmetteur, petit objet permettant de se parler et de se voir à distance rien qu'en disant le nom de la personne qu'on souhaite voir. Un petite ruban bleu scellait l’enveloppe. De qui pouvait bien venir se courrier ? Des Invisibles, qui ne laisseraient sûrement jamais leur monde tranquille ? Du Cygne Noir ?

  Elle l’ouvrit en retenant son souffle. Voici le mot qui y était inscrit.

Je n'ai pas la force

De pénétrer  

Au-delà de l'écorce,

Je connais trop de secrets,

Déjà.

Que sais tu vraiment de moi ?

Je ne sais pas.

Tôt je me suis éprit de toi.

Je n'ai plus la force,

De te cacher,

Ce qui se trouve sous mon torse.

Tu remarqueras que j'ai fait des rimes.

Sophie relut le mot. On n'y annonçait une révélation pourtant absente. Et, du fait de la dernière phrase «Tu remarqueras que j'ai fait des rimes. », elle ne pouvait ignorer qui l'avait écrit. Maintenant, que faire ? Que dire à ses parents qui allaient forcément l’interroger sur le contenu de la lettre ? Comment se comporter après ça ? Ce message qui voulait tout dire mais ne disait rien ?  Comment se comporter vis-à-vis du garçon qui l'avait rédigé ? Fallait il qu'elle fasse comme si de rien n’était ? Et après tout, qu’est-ce qui se trouve sous le torse ?

Le cœur. Une évidence quand à la signification du poème.

Chapitre 3

Keefe avait eu du mal à laisser la lettre chez les Ruewen. Maintenant que c’était fait, il se sentait libéré d’un poids et pourtant, il gardait la boule au ventre . Qu’allait-t-elle répondre? Dire? Faire? Il avait déclaré un amour qu’il avait su  (ou cru ) pendant un temps, non-réciproque. C’était le talent mais aussi le fardeau des Empathes. Cependant il avait cru le sentir, mais peut-être se tromper-t-il?...

  Ce matin là, il se dirigeait vers Foxfire avec la peur de « ce qui allait advenir » .

Sa première session était celle d’empathie. Belle coïncidence ! Il se dirigeait vers la salle de Lady Fedra la tête ailleurs – peut-être encore sur le dos de Silveny le jour où il avait entraperçu une lueur d’espoir que Foster puisse un jour l’aimer.

  Il entra dans la pièce ou ce trouvait une des Empathes les plus puissante du monde des elfes. Lady Fedra pouvait ressentir les émotions des autres à distance comme Keefe le faisait avec Sophie sauf que cela s’appliquait à tout le monde. Aussi, quand elle sentit son prodige arriver, elle s’éventa de la droite en murmurant :

- Que d’angoisse ! Que de stress ! C’est l’amour.

Le jeune homme l’entendit mais n’en montra rien, gêné.

- Bonjour madame.

- Bonjour Keefe comment allez-vous  ?

Comme si elle ne le savait ! S’indigna intérieurement l’élève. C’est le comble pour une Empathe de poser cette question !  Sachant qu’il ne pourrait pas lui mentir, il opta pour un simple haussement d’épaules.

- Nous allons donc commencer. Je vais vous dire plusieurs affirmations et devrez deviner lorsque je mens, sans contact physique.

Keefe se dit tristement que cette leçon lui aurait était bien utile pour détecter les complots de la mère de l’année.

- Bien Madame.

- Commençons.

Au cours de l’exercice, il appris que sa mentor avait 2 enfants, et non pas trois, qu’elle détestait le jus de luxuriante et, par exemple, que son parfum préféré d’éclatéroles était la menthe-chocolat et surtout pas le caramel dont elle avait horreur. Le garçon fit très peu d’erreur. Sa session de talent était la seule où il obtenait d’aussi bons résultats et Lady Fedra n’avait jamais eu à se plaindre de lui.

Cinq minutes avant la fin de l’heure, elle lui dit :

- Keefe, je sais que vous refusiez de le faire, mais il faudrait vraiment que vous lisiez le livre de votre père, « Le cœur du problème », il est au programme.

- Je l’ai lu récemment madame.

Elle fut agréablement surprise et acquiesça en souriant.

- Alors, pas de devoirs. Vous pouvez sortir, il doit vous restez quelques minutes avant votre prochain cours.

- Au revoir, professeur.

- Au revoir, Keefe. Et détendez vous, dans certaines circonstances, mieux vous suivre son instinct. Il n’y a pas toujours de bonnes réponses dans le domaine des émotions.

- Merci, madame, fit il la tête baissée avant de sortir.

- C’est mon métier.

Chapitre 4

Sophie avait la tête sans dessus-dessous – et sans doute le cœur aussi. Elle avait su avoir le béguin pour Fitz autant qu’elle savait ne pas aimait Dex autrement que comme son meilleur, et premier, ami. Cependant, avec Keefe, elle n’arrivait pas à décrypter ses propres sentiments, c’était plus complexe, plus nuancé. Sachant que d’autres paramètres que l’amour, si amour il y avait, entraient en compte :

Qu’allait dire Fitz ?

Et Biana, aimait-elle encore, Keefe ? La jalousie pourrait-elle gâcher leur amitié ?

Il y avait bien sûr aussi Grady, mais c’était bien le dernier des soucis de Sophie.

Elle était perdue. Se pouvait-il qu’elle aimât Keefe ? Elle ne s’était jamais posé la question.

  La télépathe avait eu besoin d’une pause et avait feint un mal de crâne pour éviter Foxfire ce jour là. D’ailleurs, ce n’était pas entièrement un mensonge : elle n’avait rien pu avaler le matin du fait de ses préoccupations et elle n’avait pu dormir de la nuit car il est impossible de réfléchir avec le cœur.

  Elle désirait parler à quelqu’un qui lui donnerai son avis sans la juger. Un ou une amie. Dex ? Il était peut-être encore amoureux d’elle et ce serait cruel de lui imposer ça. Non. Biana ? Elle était la sœur de Fitz- qu’on peut éliminer dès à présent- et elle aimait peut-être encore Keefe. Non plus. Marella ? On ne pouvait deviner ses sentiments car elle donner l’impression d’aimer tous les beaux garçons de l’Académie. De plus, les deux filles n’était pas assez proches pour ça. Toujours pas.

  Sophie s’en voulut d’avoir autant chercher quand la réponse lui vint d’elle-même : Linh. C’était l’amie parfaite. Elle aurait le recul qu’il fallait. Aussitôt, elle héla l’hidrokinésiste.

- Sophie ? Je peux faire quelque chose pour toi ?

- Heu, oui…en fait…heu…

La jeune fille ne sachant que dire par transmetteur, lui demanda :

- Tu peux venir chez moi ? Il faut que je te parle.

- Heu…oui ! Bien sûr, j’arrive !

  Une fois Linh arrivée, les deux amies s’assirent sur le lit de Sophie et le colibri entreprit de tout raconter depuis le début. De sa séparation avec Fitz à la déclaration de Keefe en décrivant ses doutes et son tourbillon émotionnel. Linh l’écoutait attentivement en lança parfois des « Je suis désolée ! » ou bien « Je le savais » elle fronça les sourcils sur la fin en disant : « Je comprends. ». La thélépathe conclut :

- Mes sentiments pour Keefe sont encore flous. Je ne sais pas comment décrire ce que je ressens pour lui, c’est… compliqué. Je crois que tout s’est passé trop vite. J’ai besoin de temps.

- Tu n’est pas obligée de lui répondre tout de suite, ou bien tu peux lui dire honnêtement que tu est un peu perdue et que tu as besoins de temps, c’est un elfe lui aussi, il comprendra. Et puis, connaissant Keefe, il ne t’en voudra pas.

- Et pour Fitz ?

- Tu ne lui dois rien puisque vous n’êtes plus ensemble mais si ça te rassure, met les choses au clair avec lui, sans forcément lui parler de Keefe.

- Et Biana ? Est-ce qu’elle m’en voudra par rapport son frère ? Et Keefe, si elle l’aime encore ?

- Pour Fitz, je ne penses pas qu’elle s’en souciera plus que ça. Et pour  Keefe, ça te paraît peut-être compliqué mais il faut que tu lui en parle clairement en lui demandant si cela changerait quelque chose entre vous. Tu éviteras de perdre une amie.

- Tu as raison Linh, merci.

- De rien ! C’est normal ! Surtout, si tu as encore besoin de parler, n’hésite pas.

Advertisement