Fanfic de Marella Weasley

couverture (merci TGV)

couverture (merci TGV)


Je vais essayer de poster les chapitres assez fréquemment. (Des chapitres pas entiers eh eh)

Environ tous les jours ou tout les deux jours, la suite !

Chapitre 1 : L'enlèvement

Je rentre rapidement dans l'édifice me faisant face. Je slalome entre les personnes occupées à ranger. Soudain une femme brune d'une cinquantaine d'année me salue :

-Salut Lucia ! Les nouveaux "Vie dans la campagne... pas si calme" sont arrivés ! Ils sont à la même place que d'habitude ! Bonne lecture !

-Bonjour Fabienne ! Merci beaucoup ! Fis-je en reprenant ma marche.

Je suis une passionnée de lecture. C'est pourquoi je suis ici dans cette bibliothèque. Ici, tout le monde me connaît comme la grande lectrice. À Foxfire, on me connaît comme l'intello ou le boulet de service. Pas pareil, hein ? En tout cas dans les livres, c'est le seul endroit où je me sens bien. Je vis dans mon monde et pas trop en dehors. Entre les cours en allant de l'un à l'autre, je lis en marchant. Tout le monde se moque de moi, mais je n'en ai cure ! Qu'ils se moquent ! Cela ne me concerne qu'extérieurement, intérieurement je suis libre. Libre de toutes contraintes !

Mais je ne me suis pas présentée ! Je suis Lucia, 13 ans et 6 mois, blonde, yeux aigue-marine, grande et élancée. Je suis Rafaleuse et Ténébreuse. Je vis avec mes parents à Mistériula, ma maison-manoir de campagne. Mon père est Émissaire et ma mère tient un commerce qui a du succès en Atlantide. Moi je suis en niveau 3 à Foxfire et je n'ai qu'une seule amie : Mia. Mia et moi sommes amies depuis l'enfance. On a toujours été ensemble. Et cela continuera. On sera ensemble pour la vie. Ma vie est simple : lever, cours, manger, cours, maison, lecture, manger, dodo. En incluant de la lecture partout. Et cela me va très bien !

Aujourd'hui, je suis à la biblio de l'Atlantide, pas très loin du commerce de ma mère. À cette heure je n'ai plus cours. Je parcours les rayons à la recherche de mes séries en cours. Et aussi de nouvelles pour remplacer celles que j'ai finies. Soudain mon transmetteur sonne.

-Papa ? Qu'est-ce qu'il y a ? je demande inquiète

-Tu as vu ta mère ? Elle n'est pas à son étal. me répond-t-il.


-Quoi !? Mais il y a même pas 10 minutes elle y était !!!

-Eh bien apparemment elle n'y est plus ! Rejoins-moi vite ! me presse-t-il.

Et moi naïve comme je suis je ne remarque pas la présence d'un autre individu derrière mon père. Je fonce donc en direction de l'étal de maman. Quand j'arrive,je vois maman inconsciente sur l'épaule d'un homme et mon père menacé d'un couteau par une silhouette en manteau noir. Je sursaute. Alors c'était un piège ! Mais... je ne comprenais plus rien.

-Sauve-toi Lucia ! Je ne pouvait rien faire mais toi sauv..

Il s'interrompt, la silhouette en noir l'a lui aussi, envoyé au pays des rêves. L'homme tenant maman parle :

-Avec la fille, on a la famille au complet ! s'exclame-t-il.

Là je panique. Comment ça ils veulent m'emmener !? Je ne veux pas ! J'attrape les rares ombres de l'endroit pour m'en envelopper et ainsi me camoufler. La silhouette noire crie :

-Quoi ! Mais où est elle passée !!?? On ne m'avait pas parlé de son deuxième talent !!

Normal ! Peu de gens savent que je suis Ténébreuse en plus de mon talent de Rafaleuse. Et ces gens là sont : mon mentor, ma famille et le Service des Identités (obligé). C'est tout. Je m'enfuis en pensant que c'est mal d'abandonner papa et maman, mais je ne peux faire autrement. Il me faut de l'aide. Mais vraiment ! Pas juste 2, 3 personnes, non ! Mais d'un bon gros groupe de personnes, sachant très bien combattre et qui serai en mesure de m'aider à retrouver mes parents. Je cours un moment avant de m'arrêter, à bout de souffle. Ce n'est pas le moment de flancher !! Il faut continuer à courir. Je ne peux rien faire d'autre. Arrivée dans une ruelle sombre, je souffle un bon coup. Je les ai semés et ils ne risquent pas de me retrouver. Puis je vois une ombre se détacher du mur. La silhouette difforme s'avance vers moi. Je m’écriai :

-Qu'est-ce que vous me voulez ?!

-Rien de très particulier... seulement ton soutien pour notre organisation. Lui répondit la silhouette drapée.

-Et je peux savoir qu'elle est cette organisation si... mystérieuse ? demandai-je.

-Les Invisibles. lui répond la silhouette.

-Et pourquoi je vous aiderai !? criai-je.

-Eh bien parce que tu y es obligée ! me répond-il en faisant un signe à une personne derrière moi.

Je me retourne vivement. À ce moment je décide d'invoquer l'hydrombre. La substance noire coule de mes doigts. Je forme une flèche et voit... rien.

-Tellement naïve ! s'exclame la personne derrière moi. Je savais que tu allais te retourner ! dit-il en m'attrapant la main.

Je garde la flèche ente mes doigts tremblants. Lorsqu'il fait mine de m'attraper, je la lui plante dans le ventre en pleurant. Il se plie en deux et j'en profite pour m'enfuir. Je ne peux pas retourner chez moi, ils m'y attendraient. Je saute.

Chapitre 2 : La découverte

J'arrive chez Mia, ma seule amie. Je me précipite vers la porte. Je toque à la porte. Une femme rousse m'ouvre.

-Lucia ! Ça va ma chérie ? s'exclame-t-elle.

-Pas vraiment madame. Je peux voir Mia ? je réponds.

-Je suppose que tu ne veux pas m'en parler ? me demande la mère de Mia.

-Pas vraiment... je réponds

-Je comprends... Mia est dans sa chambre à l'étage. dit-elle en me montrant l'escalier.

Je me précipite dans l'escalier. Je monte quatre à quatre les marches. J'ouvre la porte de la chambre de Mia. Elle s'exclame.

-Alice !! Ça va ?

Alice étant un presque anagramme de mon prénom c'est vite devenu mon surnom. Je ne réponds pas, je fonds en larmes. Elle se précipite sur moi pour me réconforter. Elle me dit :

-D'abord, assied-toi et ensuite raconte moi tout.

Après quelques minutes à évacuer le stress de l'enlèvement de papa et maman et de ma double agression, je déballe tout. Je lui raconte l'appel de mon père, l'enlèvement, puis mon agression par l'autre, là ! À la fin de mon discours, elle me dit :

-Toi tu as eu une journée chargée !

-On peut le dire ! je réponds.

Puis on éclate de rire. C'est ça qui est bien avec Mia c'est qu'elle est capable de me faire passer des larmes au rire. (Comme maintenant). Elle est hyper trop géniale et c'est pour ça que c'est ma meilleure amie. Elle m'écoute attentivement puis me dit :

-Je vais t'aider à retrouver tes parents !

-Merci Mia, mais il me faudra un peu plus de monde si je compte réellement les récupérer ! je réponds.

-Oui, bah tu pourras quand même compter sur moi ! riposte-t-elle.

-Tu sera toujours là pour moi Mia, et ça c'est ce qui me permets d'avoir les pieds sur terre ! je lui dit.

-Merci ma copine prèf ! s'exclame-t-elle, ravie.

-Câlin ? je propose.

-Câlin. me répond-t-elle.

Et on se fait un gros câlin. Plus tard, on descend dans la cuisine et on trouve sa mère préparant le goûter.

-Lucia ! Tu veux goûter à la maison ? Et si on invitait tes parents aussi ? me demande-t-elle sans savoir.

Mia lui dit :

-Maman, ça va être compliqué vu qu'ils ont été enlevés !

Oui, Mia a beau être une copine formidable, question secret, elle est un peu... beaucoup moins au point.

-Quoi !!?? s'exclame sa mère.

-Oui. je réponds, et je pense que c'est l'œuvre des Invisibles.

En vérité je ne le pensais pas, j'en était sûre.

-C'est impossible... me répond-elle avec une expression horrifiée sur le visage.

-Vous les connaissez ?

-Oui... je les connaît. Pour mon plus grand malheur... me répond-elle.

-Et pourquoi pour votre plus grand malheur ? je demande intriguée.

-Je les ai connus, mais je préfère éviter d'en parler. me répond-t-elle en se passant une main sur le visage.

Je la regarde en silence. Je vois bien à son expression qu'elle ne va pas bien. J'hésite à lui demander ce qui ne va pas. Je ne le fais pas consciente qu'elle ne veut pas en parler, elle même me l'a dit. J'attrape ma part de tarte au pommes et mord dedans à pleines dents.

Elle a le regard perdu au loin, je sens qu'elle cache quelque chose de très important.

La mère de Mia n'a pas eu un passé facile, je le sais mais c'est bien l'une des seules choses que je sais d'elle. Elle est très mystérieuse...

Elle me regarde et murmura :

- Ils avaient disparu...

- Qui ça ? je questionne, intriguée.

Elle semble se rendre compte qu'elle a parlé à voix haute.

- Les Invisibles ont disparu il y un moment de cela. Le Cygne Noir y a veillé...

- Mais qui sont-ils ? Et pourquoi semblez-vous les connaître si bien ? questionnai-je.

- Mia, Lucia, je crois qu'il est temps de tout vous expliquer...

- Oh oui s'il te plaît maman ! s'écrie Mia.

Celle-ci approche alors la main de son œil droit et semble retirer quelque chose. Lorsqu'elle retire sa main, son œil n'était plus bleu violet, mais marron. Elle regarde ses cheveux roux et soupire :

- Je n'ai jamais eu les yeux bleus. Ni les cheveux roux. j'ai toujours été... blonde aux yeux marrons. Et je ne possède pas qu'un seul talent, mais 5...

Mon esprit s'enclenche et soudain sort la réponse :

- Vous êtes Sophie Foster ! Le Colibri du Cygne Noir !

- C'est exact. Et j'ai combattu les Invisibles pendant très longtemps. lls avaient disparu, ils n'auraient pas du revenir. Et pourquoi s'en prendre à toi Lucia ? Tu n'es qu'une jeune fille innocente et tes parents n'ont jamais rien fait de mal...

Je m'aperçoit soudain que Mia regardait la table, les mains sur les genoux. Elle semble triste. C'est vrai que sa propre mère lui a menti pendant très longtemps... Celle-ci suit mon regard et s'assoit à côté de sa fille.

- Mia... Je sais que je ne suis pas exactement celle que tu pensais, mais je reste ta mère.

- Ah oui ? Parce qu'une mère ça ment à sa fille pendant 13 ans peut-être ?

- Mia... Tu ne comprend pas... je... j'en avais marre d'être l'héroïne, celle qui sauve les cités perdues. commença-t-elle. Aux yeux de tous je suis...

- Morte en combattant la mystérieuse organisation. Vous avez même votre propre Errant ! intervint-je

- Celui-là il existe depuis bien longtemps... sourit-elle en semblant se rappeler de quelque chose.

- Maman, si tu n'es pas Lirah Varen, alors papa, lui est-il vraiment Hirio Varen ? questionne Mia.

- Non. C'est vrai. Son vrai nom est...

Elle marque une pause, hésitante.

- Est ? reprend Mia.

- Keefe Sencen.

Keefe Sencen. Garçon blond aux yeux bleus glaciers, ayant aidé Sophie Foster dans son combat contre les Invisibles.

Soudain une crainte me serra le ventre.

- Mais... et mes parents, sont-ils bien ceux qu'ils prétendent ?

- Oui. me confirme Lirah/Sophie. Tes parents sont bien Enya et Renli Laçen.

Le silence s'installe, pesant.

Sophie/Lirah remet sa lentille bleu-violet, Mia regarde fixement la table et moi je les regarde en réfléchissant.

J'ai donc devant moi Sophie Foster, l'héroïne des elfes. Elle s'est donc cachée tout ce temps, sous la peau de la mère de ma meilleure amie ?

Je dois l'avouer : je ne m'en serais jamais doutée.

Elle était une elfe joyeuse et presque insouciante, rousse aux yeux bleus-violets. Sophie Foster était plutôt une elfe stressée et un peu réservée, blonde aux yeux marrons. Je ne vois pas de ressemblance entre les deux personnages.

Soudain Mia se lève, bousculant quelque peu sa chaise et déclare :

- Je vais dans ma chambre, j'ai besoin de réfléchir.

Lorsqu'elle a disparu dans l'escalier je m'adresse à Lirah/Sophie.

- Comment je dois vous appeler maintenant ?

- Appelle-moi comme tu veux, c'est toi qui décide.

- Pour moi vous resterez encore longtemps Lirah Varen.

Chapitre 3 : Le retour

Je monte voir Mia. Elle est effondrée sur son lit, la tête dans le coussin.

Décidément, quelle journée !

Je m'approche tout doucement d'elle et lui dit :

- Alors, ça va ton réfléchissement ? rigolais-je.

- Alice... Tu réagirai comment toi si ta mère était l'héroïne des elfes ? me demande-t-elle d'une voix étouffée par le coussin.

- Alors là, bonne question...

Je regarde Mia et lui demandais à mon tour :

- Et toi, comment tu réagirais si tu voyais tes parents se faire enlever sous tes yeux ?

- Mal. me confirme Mia.

- Et Mia, si tu pardonnais à ta mère ? Imagine-toi, héroïne des elfes, que tout le monde connaît et respecte, voire s'incline devant elle à chaque fois qu'elle passe dans la rue ! Bonjour l'horreur !

- C'est vrai je n'aurais pas supporté. Mais à moi, sa fille, elle aurait pu me dire la vérité tout de même !

- Oui. Mais je pense que tant que seuls ses amis connaissaient sa vraie identité, elle se sentait sûrement plus en sécurité.

Ou alors c'était parce qu'elle s'était aperçue que Mia n'était pas la meilleure gardienne de secrets. Su quand elle le veut. Mia peut très bien garder un secret si on lui spécifie une dizaine de fois que c'est un secret. Là y aura aucune fuites, c'est sûr !

D'ailleurs en parlant de fuites, j'ai un petit problème de filles qui se déclenche. Génial. Une semaine.

- Alice... Tu sais que t'es géniale ?

Dans ces cas-là faut pas chercher à comprendre : faut répondre !

- Vu le nombre de fois où tu me l'as dit, oui ! souris-je avec un clin d'œil.

Mia se lève d'un bond et me saute au cou. Elle sort de la chambre et je la regarde abasourdie.

Elle sors de la maison, et me tend la main, un cristal à la main. J'attrape sa main toujours complètement déconcertée.

Parfois, Mia est... très déconcertante. Oui, c'est ça. Déconcertante.

Lorsqu'on arrive en Atlantide et sautons dans le tourbillon, je ne suis pas plus avancée qu’auparavant.

Elle m'entraîne par la main dans une rue bondée et soudain s'arrête. Je la regarde fermer les yeux, complètement perdue.

Elle les rouvre un peu plus tard, et me saute au cou une deuxième fois.

- Alice, tu es la meilleure amie qu'on puisse avoir, viens on rentre.

Je sursaute et Mia pense sûrement que c'est parce que je ne comprends rien vu qu'elle ne semble pas s'en inquiêter. Elle devrait : je viens d'apercevoir dans l'ombre un œil blanc entouré d'un cercle, le même symbole qui apparaissait sur les manteaux de ceux qui ont enlevé papa et maman.

Mia m'entraîne encore une fois et le symbole disparaît quand je veux le revoir une seconde fois. Je dois avoir rêvé

Je décide d'oublier ce moment et de me concentrer sur Mia.

On saute et atterrit chez elle. Elle rentre en coup de vent et débarque dans la cuisine où Lirah est toujours assise.

Mia fait alors la chose la plus inattendue possible : elle prend sa mère dans ses bras.

Avec Lirah on se regarde, ébahies.

- Je te comprends maman. Moi non plus je n'aurais pas supporté d'être l'héroïne des elfes. Rien que me l'imaginer... Beurk. frissonne-t-elle.

Ah ! Je viens enfin de comprendre ! Elle est allée en Atlantide pour essayer d'imaginer la vie de sa mère plus jeune ! Eh bien dis donc. Tous ces mystères pour pas grand chose en fait.

Moi je ne parviens pas à me défaire de la vision de cet œil entouré d'un cercle.

Soudain, la porte claque.

- Mia ? Lirah ? C'est moi !

Mia eut un sourire espiègle et je sens qu'elle allait jouer un mauvais tour à son père.

- Salut Keefe ! crie-t-elle.

Je me frappe le front : gagné.

- Mais... Mia... je crois que j'ai raté un épisode là. fait-il en entrant dans la cuisine. Oh, bonjour Lucia, je ne savais pas que tu étais là. continue-t-il en m’apercevant.

- Bonjour monsieur. fis-je simplement.

- Keefe, commençe Lirah. Lucia a vu les Invisibles. Alors je leur ai tout expliqué.

- LES INVISIBLES ?! Comment elle a fait, s'il sont invisibles ? essaye de vanner Hirio.

- Keefe, ce n'est pas drôle. Tu sais comme moi que ce n'est pas bon signe du tout.

- Oui... j'essayais juste de ne pas me stresser. Désolé Sophie.

- À ce propos. J'ai cru apercevoir en Atlantide un œil, entouré d'un cercle.

Sophie et Keefe se regardent et pâlissent un peu.

- C'est le symbole des Invisibles... commence Keefe.

- Et ça veut dire qu'ils sont réellement revenus. termine Sophie.

Chapitre 4 : L'attaque

Ils sont revenus.

Et ils m'en veulent.

Ça tourne dans ma tête.

J'avoue, j'ai peur.

Qu'est-ce que j'ai bien pu leur faire ? Pourquoi moi ?

- Lucia, tu veux dormir à la maison ? me propose Lirah.

- Si c'est vous qui proposez, j'accepte avec joie.

- Super Alice ! Ça veut dire que tu vas dormir dans ma chambre ! s'écrie Mia.

- Si tu veux Mia. je souris.

- Je veux, donc c'est décidé : tu viens dans ma chambre !

Alors qu'on monte et traverse une partie de la maison, mes pensées entremêlement.

Pourquoi ?

Pourquoi moi ? Pourquoi mes parents ? Pourquoi ici, maintenant ? Pourquoi, juste pourquoi.

Je me demande comment font les filles des livres pour être courageuses... Moi je ne l'ai jamais été. Je ne le serais jamais. Lâche un jour, lâche toujours.

Mon imagination a toujours été mon refuge, ma deuxième maison. Celle où j'allais dès que ça n'allais pas, celle qui me servait de coupe-vent face aux problèmes.

- Hey, Alice près de la fenêtre ou près de la porte ?

- Euh la fenêtre s'il te plaît.

Oups, Mia installait un matelas pour moi et moi je la regardais. Politesse 20/20 Lucia !

Dès qu'elle a fini, et refusé mon aide au passage, on s'assoit sur nos lits et on parle de tout ça, de tout le monde, de nous...

Après manger, avec Mia, on est allées se coucher.

Le repas était un peu beaucoup silencieux. C'est vrai qu'après cette journée, l'ambiance était un chouïa lourde.

Lirah et Hirio ne voulaient pas parler si on ne le voulait pas. Et comme on ne voulait pas...

On s'assoit sur nos lits et continuons de discuter, un peu pour combler le silence...

Au bout d'un moment on décide de s'allonger et de dormir. C'est sans doute la meilleure chose à faire...

Suite ce soir à 18h promis !


***

J'ai froid.

Dans mon rêve, cette sensation se transmet par un vent glacial.

Soudain, une bourrasque véritable me transperce et me réveille.

J'ouvre les yeux et voit... le noir complet.

Enfin sauf une tâche de blanc : un œil entouré d'un cercle.

Je sursaute, j'ai tellement peur que je referme les yeux, comme si j'allais faire disparaître la réalité en faisant ça. L'Invisible ne semble pas s'être aperçu que je me suis réveillée.

Au bout de quelque secondes j'entends :

- C'est bon, ils dorment tous. Ils ne se sont aperçus de rien.

L'Invisible au-dessus de moi se redresse et déclare :

- On embarque la fille et on dégage.

Euh, quelle fille ? J'ai la réponse alors que des bras me soulèvent. Là, je ne peux pas me retenir : je crie.

Mia se réveille en sursaut tandis que l'Invisible lâche un juron.

J'entends qu'au dessus de nos têtes, Lirah et Hirio sautent sur leurs pieds.

J'ai le cœur qui bat la chamade et je me débats autant que je peux. Au bout d'un petit moment j'arrive à me dégager et tombe au sol tandis que l'Invisible se masse le bras, que j'ai meurtri en me débattant.

J'ai peur. Très très peur.

Je ne sais pas quoi faire.

Je sens qu'une télékinésie me re-soulève.

J'invoque enfin mon vent et m'aide à ne pas me faire emporter.

Lirah et Hirio débarquent enfin dans la chambre. Enfin la claquent.

- Lâchez la ! hurle Lirah en me voyant à quelques centimètres de la fenêtre.

Elle s'illumine de rouge et un rayon sort de sa tête frappant deux des Invisibles, l'autre ayant coiffé un bonnet brouilleur.

C'est vrai Sophie Foster est une Instillatrice.

J'ai beau faire ce que je peux avec mon vent, lutter contre la télékinésie est trop dur.

Je me laisse faire, épuisée. De toute façon, quoi faire d'autre ?

Une main drapée de noir me frappe la tête, et puis tout devient noir.

Chapitre 5 : Où suis-je ?

Je me réveille au milieu d'un champ.

Enfin dans une maison au milieu d'un champ.

Un simple champ de blé humain.

Bizarre...

Ils m'ont enlevée, je ne suis plus chez Mia, je suis chez eux.

Au dessus de la paille qui me sert de lit, un mur noirci. On dirait que la pièce a été cramée.

- Exact ! intervint joyeusement une voix au dessus de moi. Vous ne vous en souvenez pas.

- Me souvenir de quoi ?

- C'est vous-même qui l'avez "cramée", il y a environ 2 heures quand vous êtes arrivée.

- Je... Non je ne m'en souviens pas... J'étais perdue. Depuis quand je cramais des pièces, moi ? Et d'abord qui êtes vous ? repris-je. Comment avez-vous su ce que je pensais et où est-ce que je suis ?

- Gethen, télépathe des Invisibles, pour vous servir mademoiselle. fit-il en amorçant une révérence. Vous êtes ici ans l'humble demeure des initiés, ou des apprentis plutôt.

- Les apprentis, de votre organisation ? Donc pour ceux qui vous ont rejoint, mais moi, je n'ai jamais voulu vous rejoindre !

- Ah bon ? Dommage... J'aurais bien aimé que vous restiez, moi.

Euh... C'est moi où il me drague ?

- Hum. Non, ce n'est pas vraiment mon but. fit-il en détournant le regard.

Ah oui, télépathe.

- Oui. répondit-il simplement.

- Je croyais que les télépathes avaient une règle, celle de ne pas rentrer dans l'esprit des autres elfes. dis-je en me souvenant enfin de la règle en question.

- Vous savez, enfreindre les règles, ici, on le fait tous les jours. Rien qu'en se tenant dans cette maison. Donc une de plus, une de moins...

En vérité, je le trouve plutôt sympa pour un criminel. À cette pensée, l'ombre d'un sourire semble passer sur son visage.

- Bien, je dois vous laisser, j'ai quelques petites choses à régler, mais je reviendrai vous voir bientôt. À plus tard !

Il m'adresse un signe de la main en sortant.

Dès qu'il est sorti, je me précipite sur la porte : ouverte.

Bizarre... Pour un goelier il n'est pas très prudent. Je ferais mieux de me méfier. Plus loin, dans le couloir qui vient de s'ouvrir devant moi, je le vois s'éloigner. Je me demande si je dois le suivre...

À suivre...

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