La bataille. Ce soir, ce serait la dernière. J'était hâtive et nerveuse à la fois. C'était la première fois que papa et maman m'autorisait à participer pour faire le bien dans les Cités Perdues. Ma mère, Lady Gisela m'avait dit " Ce soir, au coucher du soleil, nous rependrons le bien partout, et tu n'aura pas le droit à l'erreur, car c'est la dernière bataille. Tu devras mettre tout ce que nous t'avons enseigner pendant toutes ces années en pratique. Ce soir, le Cygne Noir ne verra plus le jour. Attention ma fille, ne te fait jamais avoir par ces hypocrites malfaisants. Cette organisation est une grande menace. Tout les choix qu'ils endurent, ils le font subir à la terre entière. Si tu veux faire le bien, ne te laisse jamais tes sentiments affecter tes choix. Un vrai guerrier ne fait aucun choix avec des sentiments. Si tu suis leur exemple notre mission périra et toi avec. C'est pourquoi, aujourd'hui, le Cygne Noir ne verra plus le jour. Parce qu'il se laisse affecter par ses sentiments.

- Je ne me laisserai jamais mes sentiments affecter mes missions, mère, avais-je dit."

Et ce soir, le moment était venu. Je préparais mes affaires pour la bataille lorsque ma mère arriva avec un cristal. Alors je regarda par la fenêtre. Le soleil atteignait son zénith. Le temps était venu pour moi de sauver le monde, car sans mes pouvoirs cette bataille ne serait pas la dernière, ou pire, perdue.

- Mets ton capuchon et dépêches-toi, les autres sont déjà sur place, ordonna Lady Gisela sèchement.

- Oui mère.

- Et rappelles-toi. Aucun mot qui à ton sujet. A partir de maintenant, si tu m'appelle "mère", les autres auront le dessus sur toi. Me suis-je bien fait comprendre ?

- Oui ma dame.

- Répète moi quel est le rôle que tu joues dans la bataille ? demanda Lady Gisela.

- Je reste dans l'ombre jusqu'à que tu me fasse signe de venir sur le terrain, puis je scelle les talents de tous les méchants, mais pas vous, sinon a bataille est perdue.

- Dis-moi ce que tu fais en cas d'urgence.

- Je remonte le temps.

- Et sinon qu'as tu le droit de faire ? demanda de nouveau Lady Gisela attendant une bonne réponse.

- J'utilise ma sangkinésie, pour tuer les méchants si le plan ne marche pas, répondit l'adolescente sans la moindre émotion de dégout.

Pendant son entrainement, elle avait appris à ne plus avoir la moindre émotion de dégout en utilisant son talent.

- Bravo, tu as tout compris. Et par-dessus tout, quel est ta mission ?

- Tuer le garçon blond aux yeux bleu.

- Surtout, ne te laisse pas méprendre avec ses farces. Ce garçon est rempli de haine envers toi et moi.

- Oui ma dame.

- Bien, Rendez-vous en Atlantide ! déclara la jeune femme en enveloppant sa concentration aussi sur sa fille, parce qu'elle n'avait jamais sauté, faute de n'être jamais sortit de chez elle.

Les deux femmes s'avancèrent d'un pas décidé vers le rayon de lumière. L'adolescente était décidée plus que jamais à réussir sa mission. Sinon elle savait très bien ce qui se passerait si elle perdrait.

- Va te cacher, et surtout ne sors pas de ta cachette tant que je t'en ai pas donné l'ordre, décréta Lady Gisela à sa fille.

Sa fille obéit. Et attendit.

Cinq minutes.

Dix minutes.

Quinze minutes.

Au abords de la vingtième, l'ennemi apparut.

Comme sa mère l'avait prédit. Un garçon blond au cheveux savamment décoiffé apparut.

- Quelle plaisir de te revoir, Lady Gisela ! Je vois que tu es venue pour perdre la bataille encore une fois ! Mais dommage parce que celle-ci est la dernière ! Adieu les Invisibles ! s'exclama le garçon aux cheveux blond, entouré de ses amis.

La fille de Lady Gisela serra les dents. Comment osaient-ils dire une telle horreur ? Elle comprit aussitôt pourquoi sa mère l'ordonnait de le tuer. Il était d'un culot ! On aurait pu marquer "idiot" sur son front, l'insulte n'aurait suffit à la jeune fille pour calmer la rage qui bouillonnait en elle.

- Je te conseille de te calmer et d'être plus sûr de toi, car cette fois le combat ne sera pas comme les autres. Nous avons nous aussi nos petits secrets, n'est-ce pas Sir Tiergan ? demanda Lady Gisela en désignant un bonhomme de granite.

Tous les Invisibles ricanèrent.

- Assez bavardé, finissons-en, dit une jeune blonde au yeux... bruns ?

- Je vois que le Colibri parle comme une sage à présent, est-ce la l'influence des Conseillers qui déteint sur toi ? demanda Ruy, ravi de pouvoir à nouveau utiliser ses pouvoirs.

- Le Colibri ? se demanda la fille de Gisela qui observait tout de sa cachette. Son nom de projet à elle, était le Projet Polaris. Etrange...

La jeune fille cligna des yeux, puis l'instant d'après, ils étaient en pleine bataille. Une poudre du camp adverse se répandit dans l'air et dans ce moment d'hébétude, Lady Gisela reçut un violent coup dans le ventre et tomba sous le choc, mais a tête atterrit sur un rocheux pointu qui lui fracassa le crâne. Du sang s'échappa de la blessure.

Sa mère ! Elle ne pouvait pas être.... il fallait vérifier. Sa fille savait que le moment n'était pas venu de sortir de sa cachette, mais elle le fit quand même. Peu lui importait à présent. Ce qu'elle voulait c'était sa mère. Mais sa mère lui avait formellement interdit de remonter le temps pour la sauver. " Ne laisse pas tes sentiments affecter tes choix, sinon ta mission disparaitra et toi avec."

Sous l'acte de la colère. La jeune fille scella les talents de tous les elfe présents, même ceux des Invisibles.

- Qu'a-t-elle fait je ne peux plus instiller ? demanda la blonde.

- J'ai perdu l'usage de mes pouvoirs ! s'indigna une autre voix.

- Sarah ! Nos talents ! Tu s aussi scellé les notre ! cria Ruy qui ne pouvait plus faire de champ de force.

Mais, Sarah, oui c'était son nom, les ignora complètement. Peu importait. Alors les Invisibles s'enfuirent.

Quand elle se pencha vers sa mère, Lady Gisela usa de ses dernières forces pour lui tendre un objet. Un cristal.

- Prends ce cristal et saute, ne les tues pas, ton heure de vengeance viendra, dit Lady Gisela avant de s'arrêter de respirer.

- Non, je ne peux pas, pleura Sarah répondit en contemplant les yeux vitreux de Lady Gisela.

- NON !!! Ne meurt pas, je t'en supplies, s'écria Sarah.

Le Cygne Noir la toisait. Ils étaient une vingtaine. Soudain, elle se rappela. Si elle échouait à la mission, elle serait tuée pour châtiment. Les Invisibles ne tarderaient pas à la retrouver, alors elle se dépêcha de faire ce qu'elle devait faire.

- VOUS L'AVEZ TUEE !!! BANDES D'ASSASSINS !!! JE ME VENGERAIS ! JE VOUS TURAIT TOUS !!! hurla Sarah avant de rassembler sa concentration. Elle n'avait jamais sauté, et n'avait pas de nexus mais sa détermination de se venger suffisait.

Sarah prit le cristal et sauta dans les cités Interdites. A Miami laissant bredouille le Cygne Noir et Keefe pâle comme un linge. Qui était cette fille ?

Sarah atterrit dans un appartement américain bien fourni. De la nourriture humaine était dans un frigo, une télé ornait le salon et un lit deux places prenait place. Sa mère avait dû choisir cet endroit pour éviter qu'une elfe se baladent et sèment des soupçons dans les Cités Interdites.

Cinq jours. Cinq jours que la bataille était passée. Mais ce matin, Keefe, Sophie, Fitz, Tam, Linh, Dex, Biana et Wylie reçurent un appel de M. Forkle par transmetteur.

- Vous êtes venus ! s'exclama M. Forkle en faisant les cents pas dans son bureau. Il leurs avaient donné rendez-vous dans son bureau privé ainsi qu'à tout le Comité.

- Que se passe-t-il vous avez l'ai anxieux; remarqua Sophie.

- Bien sûr que je le suis, notre plan a marché, s'impatienta Forkle.

- Et ? Que nous sommes-nous censé comprendre ? demanda Tam.

- Lors de la bataille, nous avons lancé de l'enzyme ogre, un traceur et ça a atteint une cible, commença Sir Tiergan.

- Qui ? demanda Keefe.

- La jeune fille qui a bloqué nos pouvoirs, répondit Blizzard.

- Nous voulons la capturer, décréta Sir Tiergan.

- Mais vous avez perdu la tête ? Vous avez à quel point elle est puissante ? s'énerva Keefe.

- Justement, je crois qu'elle pourra nous apporter des réponses.

- Je... commença Keefe.

- Ce n'est pas une question.

- Ce soir, Sophie, Fitz et toi viendrez m'accompagner, ainsi que Ro à Miami dans son appartement.

- A Miami ? demanda Fitz.

- Une Cité Interdites, c'est en Floride au USA, répondit Sophie.

- Chouette ! s'impatienta Ro.

Mais...

- Ou Sophie ira, j'irai, et il est hors de question qu'elle aille dans les Cités Interdites ce soir ! gronda Sandor.

- Désolé Gigantor mais je crois que Forkle ne vous a pas donné votre avis, le coupa Keefe.

- Tout a fait juste, répondit l'interessé.

Le soir :

- Vous êtes prêts ? demanda Forkle.

- Prêt, dirent les adolescents en même temps même si Sophie qu'on ne perçoivent pas de tremblement dans sa voix.

Ils atterrirent immédiatement dans la chambre d'hôtel de Sarah.

- Assez luxueux, pour un appartement humain, commença Keefe.

Sarah entendit des bruits dans le salon alors celle-ci enfila sa capuche et alla à l'origine des bruits.

- QUE FAITES VOUS CHEZ MOI ??? vociféra-t-elle.

- Je... Nous ne te voulons aucun mal, Forkle.

- Mais celle-ci sentit une force mentale essayer de pénétrer dans son esprit, alors elle scella les talents de tout le monde.

- Je la ressens, cette sensation d'être impuissant commença Fitz.

- Pas la peine de résister, cher Colibri, j'ai scellé tes talents.

- Calmes-toi, nous ne te voulons aucun mal, dit Keefe en s'approchant d'elle.

Soudain, elle se souvint.

- C'est lui que sa mère avait ordonné de tuer. Il lui mentait. Elle lui avait dit qu'il la détestait.

- Ne t'approche pas de moi ! Vous êtes tous des menteurs ! VOUS AVEZ TUE MA MERE ! cria Sarah.

Keefe resta ébahi, il... il avait une sœur qui avait vécu dans l'ombre et qui était une Invisible.

Mais Sarah, plus forte que lui, profita de ce moment d'hébétude, d'ailleurs elle ne comprenait pas pourquoi il était choqué qu'avait-elle dit ?, pour utiliser sa Sangkinésie. Elle tendit sa main vers lui et il fut prit d'une violente convultion. Son abdomen était en sang.

- KEEFE !!! crièrent les trois elfes.

Pendant ce temps, Sarah en profita pour s'enfuir mais Ro lui donna un coup sur la tête qui la fit tomber dans les pommes.

Sarah se réveilla dans une cellule, et attachée avec des chaines. Les murs blancs entouraient sa cellule et une chaise ornait la cellule, celle ou elle était assise. Tout à coup, la porte s'ouvrit et le vieux monsieur de l'épisode précédant entra.

- Meurtrier ! ASSASINS !!! s'écria.

- Du calme, je veux juste avoir quelques réponses, répondit-il.

- Jamais ! Vous avez tuer Mère ! Vous le regretterez ! C'était ma mission ! Gagner la guerre ! Je sais tout de vous, mère m'a tout raconté, vous êtes des méchants ! Je devais tuer le GARCON aux cheveux blonds ! Il me hait ! Et ma mère aussi, je ne sais pas pourquoi mais il y avait une bonne raison ! JE DEVAIS LE TUER ET JE LE FERAI COMME VOUS AVEZ TUE MA MERE !!!

- Très bien, alors tu ne me donne pas le choix, déclara M.Forkle.

Il lui fit administrer un sédatif puis sonda mémoire, puis faillit à deux doigts de la syncope. Il fallait aller d'urgence aller le voir le jeune Sencen. Il prit son cristal puis sauta à Havenfield. Il s'en voulait de lui faire porter un tel fardeau juste en sortant du Centre des Soins, mais il n'avait pas le choix. Aujourd'hui, la vérité éclaterait au jour.

- M. Forkle, des nouvelles ? demanda Sophie, qui était sous le panacier de Calla avec tout ses amis.

- Keefe, approche, je veux te parler en privé.

L'intéressé déglutit, puis s'avança seul dans les pâturages en compagnie de M.Forkle.

- C'est si important que ça ? demanda le jeune homme.

- En effet. Tu te rappelles comment elle a appelé Lady Gisela ? Eh bien c'était bien vrai.

- Attendez, vous voulez me dire que j'ai une sœur du côté des Invisibles et qui a faillit me tuer d'un claquement de doigt et qui a un talent inexistant ?

- Oui. Et elle a trois talents. Comme tu peux l'avoir remarqué, elle bloque les talents à sa guise. Elle est Scelleuse. Mais elle est aussi Sangkinésiste, et je crois que je n'ai pas besoin de t'expliquer les effets Et le plus impressionant, elle est Chronokinésiste. Elle peut remonter le temps, aller dans le futur, et a- voir des visions passée ou future.

- Mais... Les deux premières lettres de ses deux premiers talents sont deux S. Comme Sarah Sencen ?

Keefe devint aussi pâle qu'un mort. Il... avait une soeur

- Je suppose que je vais devoir attendre pour te dire la suite, déclara Forkle.

- Non, allez-y il vaut mieux que j'avale le tout d'un coup.

- Le Projet Polaris, ce n'est pas que toi. Tu es seulement la moitié du Projet Polaris. Sarah en est l'autre. Toi aussi tu as de nouveau pouvoirs.

- ....

- Tu es Ambicouronniste et Illusioniste.

- C'est-à-dire ?

- Ambicouronniste veut dire posséder tous les talents existant et normaux, mais je ne vais pas te les citer j'en compte plus d'une quinzaine. Et Illusioniste veut dire que tu peut rentre dans la tête des gens et leur croire des choses. Le seul problème, c'est que Lady Gisela avait aussi fait des modifications sur elle pour qu'elle puissent choisir quel talent serait actif sur le moment. D'une certaine manière, ça aurait été assez facile pour toi de maitriser tes nouveaux talents puisque que tu devrais les maitriser un à la fois mais là c'est tout les talents de l'histoire elfique qui te tombe dessus donc comme il vont tous faire des apparitions soudaines cela va être assez dur à gérer.

- Vous voulez dire que je suis aussi Pirokinésiste ? Et discerneur ? Les deux pouvoirs les plus rares quoi soit ?

- Oui et, à vrai dire tu as exactement 23 talents à gérer.

Cette fois, s'en fut trop. 23 talents ? Et dire que les elfes en possédaient en général qu'un seul ! Maintenant il comprenait quand Sophie se qualifiait de monstre et qu'il l'enviait sur son nombre de pouvoir et des talents qu'il n'avait pas. Mais à présent, il les avaient. Les talents qu'il avait toujours souhaité avoir. Mais avec une vingtaine de talents en plus qu'il ne voulait pas. Sophie n'était pas un monstre. C'était le monstre. L'objet de laboratoire. Depuis toujours. C'était juste une question de temps. D'ailleurs, que penserait Sophie d'elle ? Et même, ses amis ? Il valait pour l'instant ne rien leurs dire. Il resterait physiquement le Keefe aux blagues et qui pouvait tout surmonter avec ses amis mais intérieurement, il ne serait plus jamais le même. Parce que justement, s'il le dirait à ses amis, il devrait surmonter cette épreuve seul. De l'air, il lui fallait de l'air. Pourtant il était dehors. Il avait besoin d'autre chose.

- Je veux voir ma sœur, ordonna Keefe à Forkle.

- La dernière fois, elle a faillit te tuer.

- Je m'en moque, ma mère est morte me laissant un fardeau de talents. Sarah est mon seul lien.

- Très bien. Prépares-toi.

M.Forkle sortit un cristal de saut puis sautèrent.

- Toi ! J'avais jurer de te tuer !s'écria Sarah.

- Et tu n'en fera rien, répondit-il.

- Je peux savoir ce qui m'en empêche ?

- Je suis ton demi-frère.

- Impossible, mère n'aurait pas voulut tuer son propre fils !

- Eh bien si, et si tu ne crois pas, il faut regarder à quel point on se ressemble. Elle a voulut me tuer parce que je n'ai pas accompli ce qu'elle voulait que je fasse. Rejoindre son ordre et tuer. Tuer des innocents.

- Impossible ! Les Invisibles ont toujours été les gentils !

- Non, tu te trompes, ils ont tuer pleins d'elfe innocents. Et je suppose que tu connais mon héritage. Tu est la seule qui peut m'aider, parce que je suis ton autre moitié.

- Je n'ai rien à voir avec toi ! Et je ne peux pas t'aider ! C'est mère qui m'entraîne depuis la naissance ! Et même si je le voudrais je ne le ferais pas ! Dès qu'on me fera sortir de cette cellule je te tuerais ! Parce que tu est un menteur ! Tu n'est pas mon frère et tu ne le sera jamais ! Vous avez tué ma mère ! CRIMINELS !! Tu m'entends ? Je te tuerais, parce que je n'ai rien à voir avec toi ! Tu n'es qu'un menteur ! UN MENTEUR !!! ET JE TE FERAI PAYER POUR CE QUI EST ARRIVE A MÈRE !!!!

Keefe sortit les larmes aux yeux et sauta chez lui. Il n'avait pas imaginé qu'il pouvait avoir pire que Lord Cassius. Il espérait avoir enfin quelqu'un de sympa dans sa famille, mais sa soeur tirait de sa mère. Il espérait qu'elle aurait pu l'aider, mais non il était tout seul.

Keefe arriva dans le hall d'entrée jeta sa veste par terre dans une telle rage que Lord Cassius en fut interpelé. Depuis la mort de sa mère, son père se montrait ne serait-ce qu'un peu plus maternel mais pas trop pour ne pas détruire l'honneur familial. Le problème, il ne rendait pas compte qu'il était déjà brisé à cause du statut de sa femme. Sauf que bientôt son honneur familial serait en miettes. Que dirait la population si sa femme lui cachait une fille ou super-pouvoir et qui en plus, était une machine de guerre ? Et bientôt c'est aussi de Keefe qu'on parlerait. Mais pas comme le plus canon des garçons comme le rat de laboratoire possédant 23 talents. En général, Keefe faisait tout pour détruire l'honneur de la famille, mais là, il s'en abstiendrait. Il n'avait pas envie de se retrouver seul ou dans un zoo. Le jeune garçon s'imagina très bien la pancarte : " Keefe Sencen, elfe âgé de 17 ans, elfe aux 23 talents, espèce encore inconnue."

- Keefe que se passe-t-il ? demanda Cassius.

- RIEN ET JE TE CONSEILLE DE ME FOUTRE LA PAIX !!! vociféra le garçon. Mais quand il s'énerva, toutes les ampoules du lustre du hall explosèrent. Son talent de Chargeur faisait apparition.

Non pas maintenant, pas devant lui, si seulement il ne le voyait pas, songea Keefe.

- Pourquoi regardes-tu le lustre de manière si bizarre ? demanda son père.

- Tu veux dire que les ampoules... n'ont pas explosé ? demanda l'Empathe.

- Non bien sûr que non pourquoi cette question, en emboitant le pas dans une de ses chambres privées.

Quand il fut partit, Keefe s'autorisa à regarder le lustre une deuxième fois. Il était bel et bien cassé. Comment avait-il fait ? Comment se faisait-il que son père n'avait rien vu ? Soudain il se souvint d'une des paroles de M. Forkle. " Tu es Illusioniste. Les Illusionistes ont le pouvoirs de faire ce qu'ils souhaitent à leur interlocuteur" De ce côté c'était bien, mais comment ferait-il avec les pouvoirs élémentaires ? La Pirokinésie ? L'Hydrokinésie ? Il ne pourrait plus jamais sortir de chez lui, il pouvait déclencher des talents élémentaires dangereux devant ses amis, ou pire dans des endroits publiques. S'enfermer. C'était la meilleure chose à faire. Ne plus jamais sortir. Ne plus voir personne. Même Foster. Il le ferait pour leur bien. Le bien de la terre entière. Les monstre n'avaient pas leurs places dans les Cités Interdites et devait se terrer dans leur cachette s'il voulait vivre en paix. Il monta les escaliers en rage et claqua la porte de sa chambre. Malheureusement, sa colère et son désire d'être seul fut interrompu par un personnage imposant.

- Lord Bellecoiffe ? Excuse-moi Lord Grassecoiffe que t'arrive-t-il ? demanda Ro.

- SORT DE MA CHAMBRE JE NE VEUX PLUS VOIR PERSONNE !!! s'époumona l'Ambicouronniste.

- Bien, j'ai compris tu veux être seul, répondit Ro en sortant.

Keefe s'affala sur son lit mais....

- Aie !

Keefe venait de traverser son lit, tel un fantôme. Il voulut se relever et traverser le lit comme il l'avait avant, comme un Phaseur mais il se cogna la tête.

- AIE ! FICHUS TALENTS !!!!! JE NE VEUX PAS ETRE AMBICOURONNISTE MOI !!!!!

Il fut obligé de ramper sou le lit. Il ne fut pas étonné de ne voir personne toquer à sa porte pour vor pourquoi il criait, après tout il était plus enragé qu'un guerrier ogre.

Deux semaine.

Deux semaine que Keefe n'avait pas manifesté d'autre talent et qu'il était sortit uniquement pour manger et se doucher. Mais il ne prendrait pas ce risque. A moins que....

Son transmetteur sonna. Cette fois il décrocha. Pour la première depuis deux semaines.

- Sophie ? Keefe fut presque étonné de la voir.

- Keefe ? Que t'est-il arrivé ? Tu es pâle comme la mort ! Avec des cernes pire que les miens !

- Merci...

- Je voulais que tu viennes, chez moi cet après-midi.

- Je... Sans façon ! s'empressa-t-il. Il allait coupé l'appel mais la voix de Sophie l'aimanta.

- Keefe que se passe-t-il ? demanda-t-elle d'une voix inquiète. Je ne te reconnais plus. Au sens propre et figuré. Pourquoi tu refuses de nous voir, pourquoi tu reste dans ta chambre depuis deux semaine. Pourquoi tu refuses tout nos appels, tu nous inquiètes, tu compte beaucoup, pour nous tous. Tu me manques, ou est le Keefe de bonne humeur.

Keefe ne répondit pas à ses questions, parce qu'ils ne voudront plus de lui si il leur avouerait.

- Ce n'est pas important, crois-moi, tu n'en pas à t'en faire, répondit Keefe.

- Tu te rends compte que quand tu me dis ça je m'inquiète encore plus ? Bien sûr que c'est important, Keefe regardes-toi !

- Tu es bien la seule pour qui je compte, soupira le garçon.

- Mais c'est faux ! Tout le monde t'appelle et se fait du mourron pour toi ! Même Grady pense que tu ne va pas bien.

- Oh...

- Viens cet après-midi, nous serons tous les deux. Tu pourras peut-être te confier, tu sais ça te ferait du bien.

- Je ne crois pas pouvoir venir.

- Réfléchis-y, supplia Sophie avant que Keefe ne raccroche.

Cela faisait deux semaines qu'il n'avait pas déclenché de talents. Pourquoi maintenant ? Après deux longues heures pour réfléchir, Keefe se décida et sauta sans Ro.

Contrôle tes émotions et ne fait pas exploser de lustre, pensa Keefe.

- Tu es là ! s'exclama Sophie en se jetant à son coup, ce qui renforça l'idée de Keefe de ne rien dire. Que penserait-elle de lui s'il lui disait qu'il avait une soeur démoniaque et que lui-même n'était que la moitié du Projet Polaris. Mais qu'en plus il possédait talents.

- Mais... Ro ne t'accompagne pas ?

- Non pas aujourd'hui.

- D'accord, répondit Sophie en s'asseyant sur son lit à baldaquin. Mais Keefe resta debout et la regarda s'assoir avec envie. A chaque fois qu'il voulait s'assoir sur un lit ou une chaise, il la traversait. Mais il n'arrivait pas à traverser les murs pour l'instant parce qu'il ne s'y entrainait pas. La première fois que son pouvoir s'est manifesté, il a traversé le sol et a atterrit à l'étage d'en dessous.

- Pourquoi reste debout, assieds-toi, dit Sophie en lui faisant une place sur son lit.

- Sans façon, je n'ai pas envie de tra... euh non merci.

Sophie le regarda d'un regard soupçonneux mais n'y vit que du feu à la quasi révélation de Keefe qu'il s'apprêtait de révéler.

- Alors, pourquoi nous évites-tu depuis quelques semaines ?

Keefe, qui mourrait d'envie de s'assoir ( ça faisait des jours qu'il était debout ) alla à contrecœur vers le lit. Il le toucha. Il ne le traversait pas. Ouf. Il s'assit prudemment souhaitant ne pas le traverser. Lorsqu'il fut assis, il se sur le coucha sur le lit dans un soupir de soulagement.

- Keefe ? Que fais-tu ? Pourquoi fais-tu comme si le lit allait te manger ? demanda la Télépathe. Et pourquoi pousse tu soupir de soulagement ?

- Je ne me suis pas assis depuis longtemps.

- Et pour quelle raison ?

- Je te le raconterai une autre fois, répondit-il.

- A vrai dire, je voulais te demander si ton absence et ton comportement étrange avait un rapport avec ce que t'avait dit Forkle il y a quelques jours.

- Si... enfin non... ce n'était rien d'important. C'est une longue histoire. soupira le jeune homme.

- Pour une fois, j'ai tout mon temps, s'exclama Sophie en se rapprochant de lui.

Ils étaient si proche. Pendant un instant, Keefe oublia ses problèmes et rapprocha ses lèvres de la bouche de Sophie. Mais quand celle-ci voulut le lui rendre, les soucis de Keefe réapparurent et s'éloigna brusquement. Il ne voulait pas la mettre en danger. Si c'était le seul moyen qu'elle soit en sécurité, il le ferait.

- Keefe que t'arrives-t-il ? demanda Sophie qui n'avait pas comprit ce qui c'était passé.

- Je suis désolé. Je n'ai pas le choix, répondit-il avant de sauter.

- Je viens vous apporter de la guimolle, déclara Edaline en entrant de la chambre.

- Pas la peine, il est partit, répondit la jeune fille qui contemplait le sol.

- Tu es sûr qu'il va bien ? demanda Edaline.

- Je... je ne suis sûre de rien.

Keefe était en pleurs. C'était la vie d'Ambicouronniste ? Il ne la voulait pas ! Sophie et lui juste avant... Mais non il pouvait la mettre en danger, et ça c'était hors de question.

Cela faisait un mois que Keefe ne sortait plus et deux semaines qu'il avait faillit embrasser Sophie. Un mois sans nouveaux talents. Sauf qu'à présent, la rentrée approchait. Et Sarah n'arrangeait rien. Elle était toujours convaincu d'être emprisonnée chez les méchants et de ne pas avoir de frère. Sauf que la rentrée approchait. Premier problème : les séances personnalisée de talents. Keefe allait-il suivre 23 cours ? Le problème comment l'avouer sans que la terre entière soit au courant ? Ou alors allait-il faire comme si de rien n'était et se balader dans les couloirs de Foxfire ? Non, ignorer ses talents serait trop dangereux, il pouvait déclencher un pouvoir à risque à n'importe quel moment. Il valait mieux ne pas du tout aller en cours. Malheureusement, il ne pouvait pas ne pas aller en cours. Et il était obligé d'aller en Atlantide. Et si... une idée germa dans sa tête. Il pouvait demander à Dex de faire un gadget permettant de bloquer ses talents. Mais oui ! Ce serait la meilleure option ! Fini de s'enfermer à la maison !

- Montre-moi Dex Dizznee, ordonna Keefe à son transmetteur.

- KEEFE ??? C'est toi ? Excuse-moi bien sûr que c'est toi ! J'arrive enfin à communiquer ! Je suis si content de voir que... tu vas...

- Pas la peine de préciser, je sais que je ressemble à un mort.

Dex n'eu pas le courage d'affirmer.

- Tu accepterais de venir me voir plus tard ? Si j'invite les autres, ils seront contents de te voir !

- A vrai dire, je voulais que tu me rende un service, le coupa Keefe.

- Oh,... que veux-tu que je fasse ?

- Je voulais savoir si tu pouvais fabriquer un gadget permettant de stopper les talents.

- Je pense en être capable, mais pourquoi voudrais-tu stopper ton talent ? Tu n'es qu'Empathe.

Parce que j'en ai pas qu'un seul, et que je suis un danger publique, fut-il tenté de dire.

A la place, Keefe se mordit la lèvre inférieure.

- Je vois, je vais essayer dans les jours qui viennent.

- Tu pourrais essayer de le faire pour demain ? Désolé de tant te presser mais c'est vraiment urgent.

- Comme tu voudras, répondit le garçon.

- Dex ?

- Oui ?

- Est-ce que ton projet et notre discussion pourrait rester entre nous ?

- Naturellement, je te le fais pour cet après-midi, si tu le souhaite.

- Parfait ! s'exclama Keefe avant de couper l'appel.

Plus de problèmes plus de talents multitaches !

- Voici le gadget. Cette fois, il sera sous forme de bracelet métallique et sera indolore, déclara Dex en repensant à l'inhibiteur de pouvoir qu'il avait fabriqué pour Sophie et qu'il avait détruit.

- Merci ! Je peux le mettre ?

- Bien sûr, il suffit juste... voilà tu as tout compris, déclara le Technopathe.

- Je suppose que je dois te laisser, dit Dex sur ton triste.

- Oui... répondit Keefe en baissant la tête vers le sol.

- Salut...

- A la prochaine, répondit Keefe.

Aussitôt qu'il eu sauté, Keefe essaya de déclencher des talents. Mais rien. Il évita de penser que c'est parce que les talents ne faisait pas leurs apparitions de cette.

Cette nuit, depuis un mois, Keefe dormit paisiblement et se jeta dans les bras de morphée.

- Sophie ? demanda Keefe en prenant son transmetteur.

- Keefe ? Veux-tu venir avec Biana, Fitz, Linh, Tam, Marella, Dex et moi en Atlantide pour acheter les fournitures scolaires ?

- Avec plaisir ! Je vous y rejoint tout de suite ! Il coupa la connexion, tout joyeux de pouvoir enfin les voir. Il dévala les escaliers et prit une veste dans le hall, mais croisa son père.

- Je n'irai pas en Atlantide si je serai toi, dit-il sur un ton qui se voulait impérieux.

- Et pourquoi ? Même voir son père ne pourrait gâcher sa journée.

- La technologie ne vaincra jamais les talents.

- Je ne vois pourquoi tu me dis ça, je suis ne qu'un Empathe.

Ces phrases sonnait tellement faux pour le jeune homme.

- Je ne suis pas idiot, je sais que tu me cache quelque chose. Sinon tu ne porterai pas un bracelet qui permet de stopper les talent.

Son père était vraiment observateur.

- C'est juste...

Keefe sauta avant de finir sa phrase.

- LES AMIS VOUS M AVEZ MANQUE !!!! cria Keefe en les retrouvant.

- KEEFE !!!! Ils se firent tous un câlin mais personne ne posa de question sur son absence. Ils devait avoir comprit vu son état qu'il ne répondrait pas.

Mais lorsqu'il serra en dernier Linh dans ses bras elle lui dit :

- C'est drôle j'ai l'impression qu'il y a un Hydrokinésiste tout près de moi, je le sens.

- Tu sais très bien que nous ne sommes pas Hydrokinésiste, répondit son frère.

Mais c'est là qu'il la sentit. L'eau. Un tsunami faisait rage dans son esprit.

- Je... je ne me sens pas très bien... déclara Keefe en vacillant.

- Tu vas tenir le coup ? demanda Sophie.

L'eau l'appelait. Impossible de résister. Elle avait besoin de lui.

- Elle m'appelle, je la sent, je ne pourrais plus résister très longtemps....

- Keefe de quoi parles-tu ?

Mais trop tard. Keefe avait répondut à l'appel de l'eau. Il s'évanouit avec des bulles d'eau lui tournant autour.

- L'Atlantide !!! L'eau se remplit dans l'Atlantide, s'écria Fitz.

Tous le monde, sauf le groupe d'elfe resta calme et ne bougea pas, en particulier Linh qui fixait Keefe.

- Que se passe-t-il je ne comprends pas, dit Marella.

- Keefe? répondit Linh en le fixant toujours de ses bleu argent.

- Keefe ? Quel est le rapport ? demanda Biana.

- Je l'ai sentit depuis le début, Keefe est Hydrokinésiste.

Dex palit.

- Dex ? Pourquoi es-tu si pâle ? demanda Sophie.

- J'aurai dû renforcer son bracelet.

- Quel bracelet ? Explique-nous tu ne vois pas que l'Atlantide coule ? maugréa Tam.

- Il y a quelques jours, Keefe m'avait demandé de fabriqué au plus vite un gadget permettant de stopper les pouvoirs. Croyant qu'il n'était qu'Empathe, je lui est fait un bracelet sans beaucoup de puissance pour le stopper.

- ET TU NE NOUS A RIEN DIT ??? demandèrent les autres.

- Il m'avait fait jurer de ne rien dire, répondit Dex en regardant ses pieds comme si il n'y pas plus intéressant au monde.

- Je suis sûr que ça a un rapport avec ce que lui dit Forkle, il y a un mois, déclara Sophie.

- C'est décidé, je vais voir Keefe, continua-t-elle.

Sophie sauta.

- Pas la peine, je suis au courant de TOUT. déclara Sophie. Tu me dois des explications je veux savoir pourquoi tu ne me l'a pas dit.

- Comment ça ? demanda Keefe.

- Tu es Hydrokinésiste, répondit Sophie, sans aucune colère.

- Pourquoi tu dis ça ? demanda le garçon, soulagé qu'elle ne sache que ça.

- Tu as inondé l'Atlantide.

Keefe aurait voulu disparaître. Si seulement il savait contrôler son Eclispe !

- Keefe ? Je ne te vois plus ! Mais... tu es aussi Eclipseur ! Pourquoi tu ne me la pas dit ?

Keefe prit peur, et son émotion étant trop forte, les ampoules au-dessus explosèrent. Comme un Chargeur. Il avait peur. De ce qu'elle penserait.

- Keefe... dit Sophie la voix pleine de pitié.

Elle a pitié de moi.

Sophie s'approcha de lui pour s'assoir sur son lit et discuter, mais Keefe se défendit.

- Ne t'approches pas de moi ! Je suis trop dangereux ! Keefe avait juste fait un simple geste de main, mais un portail de Psionipathe protégea Sophie. Le fait que Keefe est porté un bracelet qui empêche les talents faisait que Keefe découvrait de nouveaux à la fois.

- Mais que t'arrives-t-il ? demanda Sophie, toujours dans le portail.

- Je t'interdis de t'approcher de MOI ! Je suis trop dangereux ! Si tu ne veux pas mourir dans les jours qui viennent, NE M APPROCHES PLUS ! Puis celui-ci sauta Aux Rives du Réconfort.

- Je te l'avais bien dit, dit son père d'un ton moqueur.

- Je t'interdis de dire quoi que se soit à quelqu'un, décréta Keefe.

C'était la nuit. Et Keefe mourrait de chaud. Pourtant, l'automne approchait. A un moment, il n'en pû plus et se réveilla.

Des flammes léchait les murs de sa chambre, mais il ne sut pas faire appel son Hydrokinésie. Fichus talents ! Ils ne venaient même pas sur mesure !

Heureusement, c'est Ro qui rentra de nouveaux dans sa chambre pour la première fois depuis des lustres et jeta un sceau d'eau sur les flammes.

- Pas la peine de me remercier. déclara Ro.

- Ton père va te tuer, continua l'ogresse.

- Pas si je ne suis pas là, répondit le garçon.

- Ou vas-tu ?

- Je vais voir Sarah.

- Mais elle a faillit te tuer, et d'ailleurs elle veut toujours le faire ! s'exclama Ro.

- Je m'en contrefiche, c'est la seule capable de m'aider. Je ne l'ai pas vu depuis ma dernière visite. Mais là, l'heure est grave.

Sur ce, il sauta.

Sarah dormait. A vrai dire, elle voyait le passé. Nocturna. Elle voyait sa mère. Torturer deux personnes humaines.

- Alors comme ça vous êtes les parents humains de Sophie. Ca tombe bien j'ai toujours rêvé de torturer des humains pour voir combien de temps ils mettaient à mourir. A présent je le peux.

Lady Gisela sortit une lame de sa poche. Qui mourra le premier ?

- Quelle jolie peau, pour une humaine, dit Lady Gisela en prenant le bras de la femme. Elle tremblait. Et si on y faisait sortir du sang, pour voir s'il est aussi pur que vous en avez l'air ?

- Ne la touchez pas ! Prenez-moi à sa place !

- Hum... laisse-moi réfléchir... répondit l'elfe. Non je préfère vous torturer les deux. Il vaut mieux aussi vérifier chez toi ! dit-elle en riant.

- Non !

- Vous êtes aussi stupide que mon fils, Keefe. D'ailleurs ma fille Sarah ne vaut pas mieux que lui. Quand sa mission sera exécutée, je la tuerai, comme Keefe, qu'elle tuera elle-même sans savoir les mensonges de sa mère à propos de lui. Ma fille est juste-là pour accomplir ce que je veux, parce que je ne ferai jamais de modification génétique sur moi !

Puis, elle entama son travail et enfonça sa lame dans le bras de la mère de Sophie.

- NON ! Hypocrite ! cria Sarah à sa mère.

Encore toi ? demanda Sarah en le voyant.

Keefe l'avait réveillée.

- Tu dois m'aider. Je connais tes talents. Je sais que tu peux m'aider. Ma pyrokinésie s'est réveillée.

Sarah ne lui raconterait pas son rêve. Elle évaluerait les personnes du Cygne Noir pour savoir s'ils étaient dignes de confiance, et si oui, elle les rejoindrais, parce qu'elle savait la vérité sur les Invisibles. Son frère, elle avait en face de lui son frère.

- Je ne pensais que ça irait si loin si vite...

Keefe lui avait tout raconté.

- Crois-tu pouvoir m'aider en scellant certains talents pour que je les maîtrisent un à un ? demanda Keefe.

- Possible, mais pourquoi je ferais ça ?

- Je suis ton frère, et tu ne souhaiterait pas voir son frère détruire sa vie à cause d'une overdose de talents. Ce n'est pas que ma vie qui est en danger.

- Je-Ne-Suis-Pas-Ta-Soeur ! cria Sarah. Elle était énervée pas contre lui, mais contre Lady Gisela. Tooute cette vie dans les mensonges. Un bain de mensonges. Chez des tueurs. Elle avait vécu chez meurtriers qui tuaient des innocents. Elle avait foi en sa mère et leurs faisait confiance à tous, c'était sa famille. Sa famille qui lui avait ordonné de tuer son frère sans même qu'elle connaissent son identité, quelle lâcheté ! Et par-dessus tout, sa colère se reportait au fait qu'elle connaisse son frère et la vérité sur sa mère à cause d'un rêve ! Et après sa mort ! Elle n'avait surtout pas envie de le connaître par sa mère, morte quand elle tuait des gens. Sarah avait envie de connaître son frère à travers les visites qu'il lui rendaient.

- Très bien. Je vais m’entraîner, reviens demain.

Le lendemain, Sarah trouva un mot dont l'écriture lui était familière. L'écriture de Vespéra.

Nous organisons un plan d'évasion pour libérer ton père. Ne te laissons une deuxième chance pour te racheter et ne pas te faire tuer. Mais si tu ne réussis pas celle-ci tu mourra comme c'était prévu lors de ton échec de ta première mission. Tu as le choix de rester avec le Cygne Noir or tu sera considérée comme une de ennemis et tu sera la victime à tuer à la première place de la liste.

Avec tout mon amour, Vespéra.

Sarah grogna. Ce n'était qu'une hypocrite. De l'amour, elle ne le ressentait pas. Sarah le savait. Quand une Empathe tuait un trop gros nombre d'elfe, la culpabilité s'envolait et toutes les autres émotions s'en allait avec. Une sans-âme. C'est ce qu'elle était.

Soudain, on toqua à la porte. Sarah cacha son mot. Son choix était prix.

- Sarah ? demanda Keefe.

- Salut, grogna-t-elle.

- Tu as trouvé un moyen ?

Sarah n'eut pas le cœur de lui dire qu'autre chose la préoccupait. Si les Invisibles déposait un mot ici, c'est qu'ils pouvaient entrer et sortir de sa "cellule" sans problème et la tuer quand bon leurs semblaient.

- J'ai beaucoup réfléchi, et je crois pouvoir le faire, mais comme tu es le seul ambicouronniste sur la planète je ne pouvais le tester, menti Sarah, sans même lever la tête.

Elle avait beau être douce et attendrie lorsqu'elle le souhaitait (même les méchants sont gentils au fond), elle voulait encore cacher la vérité à son frère et devait donc, conserver cette attitude sinon il se rendrait compte de quoi que se soit de suspect et elle devrait lui confier son secret trop vite. Elle voulait attendre de pouvoir lui faire confiance pour lui dire, et si elle deviendrait "gentille" elle devrait lui confier son rêve sans même qu'elle lui fasse confiance. De plus, l'image qu'elle lui donnait ( une sœur râleuse et rebelle ) ne lui déplaisait pas.

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