Wiki Parodies et Fanfictions
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Note de l'auteur : Park.Song

« J'ai abandonné cette fanfic. Désolée."

Et je l'ai reprise (Liberty Ravens)

Service des identités

(NDA : à lire pour patienter)

Nom biologique : Vacker

Nom actuel : Galvani

Prénom biologique : Félix

Prénom actuel : Florence

Ancien(s) prénom(s): Swan (Sonden), Beau (Ruewen), Lucien (Sencen).

Talents : Hypnotiseur, Polyglotte, (Instillateur ?)

Niveau : 8 (Licorne)

Habiletés : Escrime, Alchimie, Métaphysique, Élémentalisme, Études multi-espèces, Natation, Univers, Diplomatie et Art

Lacunes : Session d’Hypnose, éducation physique, Histoire elfique, Danse, Théâtre, Chant, Compétences, Linguistique, Agriculture.

Compétence(s) acquise(s) : Télékinésie.

Matière favorite : Alchimie.

Aptitudes : Mémoire héréditaire des Vacker (lignée de Luzia Vacker), accent elfique parfait, ambidextre.

Résidence : Dortoirs des Niveaux d’Élites (annuel)

Membres de la famille connus : Banesh Vacker (père), Anthea Vacker (mère), NOM CENSURÉ POUR DES RAISONS DE SÉCURITÉ (jumelle), Fallon Vacker (ancêtre), Luzia Vacker (ancêtre directe), Orem Vacker (même branche de l'arbre), Fitz Vacker (cousin), Alvar Vacker (cousin), Biana Vacker (cousine), Alden Vacker (cousin issu du germain),

Ex Famille(s) adoptive(s) : Quilin et Livvy Sonden (durant 1 ans), Edaline et Grady Ruewen (durant 3 mois), Cassius et Gisela Sencen (durant 1 ans et 6 semaines).

Famille adoptive : Enola Galvani (mère), Stella Galvani (petite soeur, non scolarisée à Foxfire).

Organisation : Cygne Noir (le rejoint en secret durant son adoption avec Livvy).

Une honte pour sa famille biologique : À sa naissance, soit un quart d’heure après sa jumelle, Félix Vacker ne fut pas accueilli comme cette dernière. Pour les Vacker, avoir des jumeaux étaient la chose la plus gênante qui pouvait leur arriver. Alors, ils le confièrent à des amis de la famille, les Sonden, les papiers d’héritage cachés sous les couvertures qui recouvrait le petit corps chaud du nourrisson.

Son père, Banesh Vacker, avait déclaré : « Sa soeur est née chanceuse. Lui, il a eu d’la chance de naitre. »

Quelques jours plus tard pourtant, son père mourut, la culpabilité l’ayant complètement détruit et conduit à la folie suicidaire. Son épouse et sa fille ont encore du mal à faire leur deuil, surtout que son épouse tient pour unique responsable son fils, qui, pourtant, n’y est pour rien.

La dernière volonté de Banesh Vacker était que ses enfants ne se rencontrent jamais. Volonté qui fut respectée à la lettre par le Conseil, qui mit tout en oeuvre pour que les emplois du temps des jumeaux soient totalement différents, scellant même la mémoire des deux enfants afin qu’ils ignorent leur existence, firent même une teinture à Florence afin que personne ne le reconnaissent jamais comme le jumeau de sa soeur. Des espions ont été mis en place afin de traquer les jumeaux et les empêcher de se rencontrer, si bien qu’on aurait dit une force invisible défiant le destin.

Première adoption, second abandon :

Félix a vécu sa première année chéri par Quilin et surtout Livvy, bien qu’il fut marqué par leur dispute nocturne. Ils le nommèrent Swan, prénom choisi par Livvy (référence au Cygne Noir), qui avait réussi à convaincre son mari de l’adoption en insistant sur le fait qu’ils n’avaient toujours pas réussi à avoir des enfants.

Après des mois de bataille, Quilin demanda le divorce, et Livvy décida de confier Swan aux Sencen, qui demandait à adopter, car eux non plus n’avait toujours pas d’enfant.

Ce second abandon chamboula complètement le petit, qui se mit en tête d’être l’enfant parfait, en commençant par lire l’Encyclopédie qu’il avait reçu en héritage de son ancêtre, Luzia Vacker.

Seconde adoption, bouleversant abandon :

Swan, renommé Lucien, combla parfaitement les grandes attentes de Lord Cassius, notamment lorsqu’en moins d’une année, il avait fini de lire l’Encyclopédie (alors même qu’il n’avait toujours pas deux ans !) ou grâce à son élégance et ses nombreuses qualités.

C’est également à cette période, encouragé par les compliments de Lord Cassius, qu’il se mit à dessiner.

Lucien Sencen était l’enfant parfait, sous toutes les coutures. Son père adoptif le chérissait énormément, bien différent de celui qu’on connait aujourd’hui. Mais Lady Gisela, qui faisait sans doute déjà parti des Invisibles, restait indifférente, et ne s’occupait guère de lui, toujours enfermée dans ses appartements, avec ses miroirs, ses élixirs et ses onguents ; alors même que Lucien faisait tout pour attirer son attention ou gagner un peu de sa reconnaissance.

C’est un jour de juin que Lady Gisela s’écria « Eurêka ! » et que Lord Cassius, son fils dans les bras, entra en trombe dans la pièce. Sa femme tenait à la main un résultat positif d’un test de grossesse, et c’est avec un regard triomphant qu’elle lui déclara : « Tu peux jeter cet avorton inutile, le mien sera meilleur ».

Lucien, même à deux ans, comprenait parfaitement la teneur de cette phrase horrible.

Alors comment décrire la tempête des émotions les plus pures et puissantes que Lord Cassius ressentit à ce moment là, alors qu’il tenait son fils adoptif ? C’est simple : son organisme vira immédiatement à l’apathie, afin de le protéger. L’homme s’évanouit, et à son réveil, il ne trouva nulle trace de son fils adoptif.

Et c’est ainsi que Félix Swan Lucien Sonden-Sencen Vacker se retrouva abandonné devant la porte de Grady et Edaline Ruewen.

Troisième adoption, nouvelle déception :

Lucien, une nouvelle fois renommé en Beau Ruewen, vécu cette troisième adoption plus mal encore que les précédentes. Déjà, parce qu’il était traumatisé par son précédent abandon, ensuite, parce que Grady et Edaline étaient fous de chagrin. Ils leur arrivaient de le négliger, et après quelques mois seulement, ils choisirent d’annuler son adoption, trop bouleversés pour s’occuper d’un enfant en bas âge.

Dernière adoption, dernière chance :

C’est à contre-coeur qu’Enola Galvani adopta Félix Swan Lucien Beau Ruewen-Sencen-Sonden Vacker, comme fils ainé de Stella Galvani.

Elle le baptisa Florence Galvani, et celui-ci décida de tirer un trait à toutes ces péripéties, se faisant le plus petit possible, virant à la paranoïa de décevoir sa nouvelle famille, se laissant même tourmenter par sa petite soeur sans se défendre. Cette existence étouffante tuant dans l’oeuf la personnalité du garçon, tout comme son épanouissement social. Son admission à Foxfire et l’échec de sa soeur au même examen d’entrée créa un gouffre entre lui et son énième famille adoptive. Le garçon n’a plus qu’un objectif : se reconstruire par lui-même, oubliant l’idée d’être aimé. Son autonomie est née de cette résolution à exceller, tout comme son isolement total. Il reste pourtant très sensible à certaines choses, comme : les couples Mal-Assortis (ayant transformé Mme Galvani après le divorce de son mari), le divorce (comme celui de Livvy et Quilin), le deuil (de Grady et Edaline), l’abandon, les orphelins, la culpabilité (de son père biologique), les naissances multiples etc…

Un doute quant à son identité :

Florence Félix Swan Beau Lucien Ruewen-Sencen-Sonden Galvani Vacker, a un énorme doute sur son identité. Il ne sait pas comment il s’appelle, ne sachant pas choisir sous quelle appellation répondre. Quoi de plus normal quand on a cinq prénoms et tout autant de noms ?

Il est en plein conflit identitaire, mais doit tout de même parallèlement suivre ses études, gérer le stress et tenter la socialisation.

Dame Alina (principale de Foxfire à ce moment là) a mit en place un programme d’assistance pour lui, car elle ne pouvait tout simplement pas laisser un prodige livré à lui-même. C’est comme ça qu’il a été soutenu par plusieurs prodiges de sa promotion, par ses Mentors et par Elwin, ce dernier l’aidant à trouver des solutions à ses insomnies et ses crises.

Il fallut attendre les Niveaux d’élites pour que Florence soit totalement en paix avec lui : il choisit de garder tous ses prénoms, et décida de prendre « Galvani » pour nom de famille, tirant à moitié un trait avec ses identités passées.


Le membre du Cygne Noir étant le plus jeune à s’y être enrôlé :

Bien qu’il n’avait même pas un an, il ne fallut qu’une tentative à Florence pour rejoindre l’organisation. Après l’abandon de Livvy et Quilin, il a perdu tout contact avec le Cygne Noir, jusqu’au jour où il intégra Foxfire, là ou Sir Astin, son Mentor d’Univers, le revit. À la grande surprise du Mentor, le garçon avait gardé en sa possession son pendentif, tout comme il avait gardé son dévouement à l’organisation.

Faire parti d’un groupe est d’un grand secours pour les enfants en quête identitaire : sir Astin le savait parfaitement, c’est pourquoi il le fit participer à toutes sortes de missions.

Une manifestation tardive :

Peut-être est-ce l’indifférence de Florence à l’égard des Talents ou le fait qu’il sécha toutes ses sessions de détection qui retardèrent grandement sa manifestation, mais le garçon avait 15 ans quand il devint Hypnotiseur. Ce qui est tout bonnement impossible. Passé le seuil des 14 ans, les manifestations ne sont plus au rendez-vous. Encore moins quand le Talent manifesté est aussi puissant que l’hypnotisation . Surtout que quelques semaines plus tard, il manifestait le Polyglottisme !

C’est devenu un sujet d’études qui attisa énormément la curiosité des spécialistes. Il y avait énormément de théories, mais beaucoup penchaient sur la suivante : le garçon avait manifesté son Talent bien avant Foxfire, mais le détestant, il aurait réussi à l’enfouir assez pour ne plus en entendre parler avant plusieurs années. La session de détection de Talent, comme son nom l’indique, permet non seulement de déclencher mais également de détecter les elfes talentueux. C’est pourquoi il a séché chacune des sessions organisées. Mais lorsqu’à 15 ans on lui déclara qu’il serait renvoyé s’il ne manifestait pas de Talent, il décida de démontrer qu’il est Talentueux avec une performance où il hypnotisa 21 Mentors, les forçant à tournoyer tels des ballerines.

Au final, seul Florence lui-même connaitrait la réponse à ce mystère. Et comme des confidents potentiels ne courent pas les rues, il doit surement le garder pour lui.


Un Instillateur ?

Beaucoup de prodiges avancent le fait qu’ils auraient vu Florence instiller la peur sur un camarde qui aurait, sous les témoignages de plusieurs prodiges, harcelé le garçon. Rien ne permet de prouver cette théorie, et peut-être que le camarade en question s’est juste fait dessus parce qu’il a affaire à un Hypnotiseur.

Florence lui-même n’est pas certain, alors comment pourrait-on savoir ?

Mystère, mystère…

Florence à 18 ans.


Chapitre 1

"Voici l’ultime réalisation que j’attend de ta part : montre moi la vérité et le sens de ce monde"

Tels sont les derniers mots que le Maitre adressa à l’Apprenti. - lu par Lady Galvin, extrait de « L’Apprenti  Alchimiste ».

« Salut, je m’appelle Florence Félix Swan Beau Lucien Galvani, j’ai 18 ans. Pourquoi j’ai autant de prénoms ? Pff…C’est compliqué… (NDA : Allez lire la fiche d’identité si ce n’est pas déjà fait). J’aurai bientôt terminé le Niveau 8, la Licorne. On y apprend la douceur et la noblesse. Dans moins de 6 mois, je serai noble ! Je n’en reviens toujours pas, et je ne sais même pas si je me réjouis de quitter Foxfire ou non.

Foxfire est mon refuge. Je me sens perdu quand je reviens pour les vacances d’été chez moi, à Mysterium. Parce que j’ai eu plusieurs « chez moi ». Mais c’est vraiment compliqué et dur d’en parler, alors je garderai ça pour moi. Qui sait si quelqu’un tomberait sur mon journal ?

Je ne vois qui pourrait, mais je reste prudent, on ne sait jamais. Je n’ai pas de camarade de chambre, Elwin et Leto ayant choisi pour moi que se serait préférable. Je ne vais pas contester leur choix, je me sens mieux seul… Je suis Hypnotiseur, et, avec mes nombreuses consultations, je ne pense pas qu’il serait bien de partager mon espace avec un autre prodige (de toute façon personne n’a voulu alors…).

Mais ce n’est parce que je suis asocial que je n’ai pas d’amis, hein ! Je suis très ami avec Wylie. Mais bon, il est parti maintenant. En plus, à peine a-t-il quitté Foxfire qu’il est déjà nommé Régent de la noblesse et membre de la Brigade Intrépide (sérieux c’est quoi ce nom…) ! La chance qu’il a ce veinard ! Nous nous sommes rencontrés alors que j’entrais à Foxfire. Sir Astin m’avait contacté pour me demander si mon serment pour le Cygne Noir tenait encore. Bah, bien sûr ! C’est pas parce que j’ai été enrôlé à un an que mon dévouement n’est plus valable ! Sir Astin ça lui a bien fait plaisir qu’un Hypnotiseur soit dans leur camp. Mais bon, je suis pas le meilleur d’entre nous, loin de là ! Déjà que ma Mentor ne cesse de se taper le front quand je tente de l’hypnotiser (et je jure que ce n’est pas moi qui lui demandait de faire ça) je ne vois pas ce que je pourrai faire aux Invisibles. La seule fois où j’ai vraiment réussi à hypnotiser, c’est quand j’ai forcé 21 mentors à tournoyer comme des ballerines. Mais c’était parce que j’étais terrorisé à l’idée d’être renvoyé ! Je vous assure que je n’aurai jamais hypnotiser quelqu’un sinon ! Je suis actuellement dans mon dortoir pendant l’heure d’études quotidienne. Les Mentors nous la laissent pour faire tout nos devoirs. Mais comme je les ai fini en moins de dix minutes (je ne dis pas que je les ai bâclé) je me suis dit que je pourrai écrire dans ce journal qui est resté vide pendant si longtemps. C’est mon psy qui me l’a offert à la mi-semestre, parce qu’il pensait qu’écrire me ferait du bien. Peut-être qu’il avait raison. À part ma main droite qui ne fait que crier douleur, je me sens détendu.

Forkle m’a promis de rencontrer Sophie ce week-end (donc demain). Je ne sais pas si je suis nerveux ou excité. Pas que je l’apprécie ! À vrai dire, je ne vois pas l’intérêt du Projet Colibri, ni même de se battre contre les Invisibles (comme si la violence réglait les conflits). Je ne comprend même pas pourquoi Forkle m’a désigné comme successeur, alors même que je ne suis pas intéressé par leur pseudo-guerre. Moi, j’ai rejoint le Cygne Noir pour venir en aide à ceux souffrant d’injustices, pas pour combattre des petits guignols de fête foraine en manteau noir ! Ils ne m’ont rien fait, à ma petite personne.

Et apparement, c’est pour cela que Forkle m’a choisi comme successeur. De ce qu’il m’a dit, ma réticence à combattre, mon esprit stratégique et mon pragmatisme sont ma propre force, et également ce qui manque cruellement au Colibri et à ses amis.

Je suis quand même pas le seul à penser de cette manière ! Même le Conseil se range de cet avis ! Et c’est pourquoi notre monde est dans un tel désordre !

Alors non, hors de question que je succède à Forkle (de toute façon aucune chance qu’il cède son rôle de leader à un avorton d’elfe incapable de contrôler son pouvoir). Je pense qu’il me l’a dit juste pour me faire plaisir. Et bah c’est raté. Moi, ça m’a plus fait paniquer qu’autre chose. Il pensait vraiment que j’allais combattre mon asocialité et ma timidité pour prendre la tête d’un groupe ? Mais qu’est-ce qu’il a ingéré ce midi ?!?

De toute façon, après mes études, je compte intégrer la noblesse de haut rang et venir en aide à tous les orphelins, mal-assortis, sans-talent et fratrie multiples que je pourrai trouver ! Je serai même prêt à me dresser contre les Conseillers pour qu’ils écrivent une loi interdisant la discrimination. Mais bon, faudrait déjà que je tienne tête à ma petite soeur…

Je m’entraîne tout les soirs avec M. Polochon, ma peluche. C’est un sédicate. Il m’entraine à dire « NON ! ». C’est un excellent professeur. Cadeau de mon psy.

Demain, non seulement c’est le week-end mais également les vacances d’automne. J’adore l’automne.

Oh mince ! j’ai pas vu l’heure Lady Cadence va me trucider ! » ''

Florence sortit en courant de sa chambre, dévala les marches quatre à quatre, se prit un poteau dans la tête, accéléra, se rendit compte à mi-chemin qu’il avait prit le mauvais escalier, essoufflé, revint sur ses pas, monta l’autre escalier, se reprit un poteau, glissa sur le sol ciré en faisant tomber une plante au sol dans un grand bruis de fracas, se releva, épousseta sa tenue, rouspéta en remarquant trop tard qu’il n’avait pas mis son uniforme et toqua avec quinze minutes de retard dans la salle de Linguistique.

Comme personne ne venait lui ouvrir la porte, il décida de le faire lui même. Il pénétra dans la salle plongée dans l’obscurité. Il frappa des mains pour ouvrir les rideaux et hurla de terreur.

Lorsque la lumière avait pénétré dans la pièce, il avait vu Lady Cadence, haletante, debout au milieu de la pièce, ses cheveux corbeaux devant son visage. Un couteau à la main.

À deux doigts de se faire dessus, Florence se mit à genoux, posa les mains à terre, et mit sa tête entre ses mains.

"Toutes mes excuses pour le retard, Magnat Cadence ! S’excusa-t-il sans oser lever la tête.

- Florence ? Fit la Mentor de Linguistique. Qu’est-ce que tu fiches par terre ?

- Ce n’est pas de ma faute, j’avais pas vu l’heure ! Continua Florence sans l’écouter. Et puis comme vous avez changé de salle de cours…

- Cours ? Tu as cours de Linguistique ? S’étonna Lady Cadence, se rapprochant du jeune adulte. Oh, pardon ! C’est moi qui devrais m’excuser Florence, j’ai oublié de te dire que je ne pourrai pas te faire cours aujourd’hui."

Florence risqua un coup d’oeil à sa Mentor.

"Ah ? Dit-il, étonné d’être encore en vie. Mais ! et la lumière, les cheveux, le COUTEAU !

- Le couteau ? Répéta Maitre Cadence Tale. Ah, c'est vrai. J’étais en train de découper des graines de plantes fluorescentes pour la cérémonie de l’année prochaine. Et comme elles poussent mieux dans le noir…

- Et les cheveux ?

- Comment ça les cheveux ? Qu’est-ce qu’ils ont mes cheveux ?

- On dirait que vous vous êtes battue avec votre oreiller. Se risqua son prodige.

- Oh mon dieu ! Hurla Cadence en se regardant dans le reflet de son miroir de poche."

« C’est chouette ! écrivit Florence une fois revenu dans son dortoir ; j’ai deux heures de plus pour écrire. Maitre Cadence m’a fait une de ses peurs ! J’ai cru que ce moment serait le dernier. »

« Je vais préparer ma rencontre avec Sophie. Je pense que pour lui faire bonne impression, je devrais lui donner un cadeau, quelque chose comme ça. Je demanderai à mon psy quand je le verrai ce soir.

Comme c’est les vacances, les prodiges sont retournés chez eux.

Mais pas moi. Comme je pense l’avoir déjà dit plus tôt, je reste à Foxfire pendant les vacances. Se serait bien que se soit possible l’été. (Il releva la tête et soupira). »

"oh ? S’exclama le jeune homme en remarquant un carton sur son lit. Qu’est ce que sait ?"

C’était un énorme colis emballé dans un tissu bleu soyeux. Il le déballa et vit sur l'enveloppe qui était posée avec :

"C’est signé le Magnat Leto. Nota Florence. Mais ? Une tenue ! (NDA : c’est la tenue dessinée sur le portrait).

Il y avait là une chemise blanche aux manches bouffantes et au col montant décoré de dentelle et noué autour du cou par un ruban décoratif noir et or, une espèce de ceinture pour les poignets, une demi-cape de soi assortie au ruban, un pantalon taille blanc, un espèce de tablier assorti à la cape à mettre par-dessus le pantalon, des bottes à talons et d’étranges gants.

Florence ouvrit l’enveloppe et lut la carte qui disait : « dès que tu liras cette carte, habille-toi et rejoint moi dans le hall d’entrée. N’oublie pas le pendentif du cygne noir. »

Aussitôt lu, aussitôt fait. Florence s’habilla non sans difficultés de cette complexe tenue dont il ne comprenait pas l’interêt d’être aussi sophistiquée et aperçut un petit coffret au fond du carton.

Il l’ouvrit et grogna de mécontentement à la vue de son contenu : il y avait des bijoux. Pour une raison obscure, Florence détestait les bijoux. Mais il les mit tout de même.

C’étaient de grosses bagues, de gros pendentifs et de grosses boucles d’oreilles. Voilà qui n’était pas du tout encombrant.

Le jeune homme sortit de sa chambre et se tenant à la rampe de l’escalier, il dompta sa maladresse pour ne point tomber.

Le Magnat Leto l’accueillit sans un sourire. Il paraissait…anxieux. Une boule se noua dans les intestins de l’Hypnotiseur.

"Florence, mon garçon… ,fit il d’un ton affectueux même si sa voix tremblait un peu, … j’ai peur d’avoir fait une terrible erreur.

- Qu’est-ce qui vous arrive ? Demanda le jeune homme en prenant les mains du Magnat Leto et en les serrant pour l’encourager (chose qu’il n’avait jamais fait avant et qui fit grimacer de douleur le chef du Cygne Noir). J’ai trop serré ?"

Au hochement de tête de Leto, Florence le lâcha, les joues en feu. Lorsqu’il tentait d’être aimable, ça virait à la catastrophe.

"Sophie… ,soupira Leto,… a déclenché une guerre.

- L'imbécile ! S’exclama le garçon avant de se plaquer les mains sur la bouche. Pardon, ça m’a échappé.

- C’est cela… Diriger le Cygne Noir est d'autant plus ardu maintenant...et j'aurai bien besoin de repos.

« Et alors ? Songea Florence, bien qu’il n’en laissa rien paraitre. »

"J'aurais besoin que tu me rendes un service, veux-tu ? Reprit son supérieur. Présente-toi à Sophie et propose lui ton aide pour ses révisions des examens de mi-semestre."

« Mais le rapport, s.v.p. ?!? Hurla l’esprit du jeune homme. »

"Si tu l’occupes avec autre chose, elle pourra oublier tous ses problèmes, pendant que je prévois la suite du plan et que je me repose un peu.

-Avec tout le respect que je vous dois, intervint le subordonné, je ne pense pas que se soit la vraie raison pour laquelle vous voulez que j’aille voir Sophie."

Les mains du Principal tremblèrent.

"Mais…poursuivit Florence, je me fiche de vos raisons, du moment que vous en avez, ce n’est sûrement pas une perte de temps. (il soupira) Je le ferai. Conclut-il, loin d’être ravi à la perspective de rencontrer l’enfant à problèmes.

- Merci Florence ! S’écria Leto dans son dos, alors que le jeune homme se dirigeait à l’extérieur pour sauter à Havenfield, une lettre de Forkle en main."

L’intéressé haussa les épaules. De toute façon il n’avait rien de mieux à faire.

Chapitre 2

PDV Rex Dizznee ?!?

Rex en avait marre. Il en avait marre parce que les autres se moquaient de lui. Il en avait marre parce qu'il était harcelé. Il en avait marre parce qu’il n’avait pas de Talent.

« Aujourd’hui, je vais mourir. »

C’est avec cette pensée l’accompagnant qu’il monta sur le toit d’un vertigineux immeuble en Atlantide. Il sortit de sa poche la lettre de suicide qu’il avait préparé, et, se hissa sur la bordure du toit.

La vue était vraiment magnifique, et Rex sentit les larmes lui monter aux yeux. La dernière chose qu’il verrait, se serait ce splendide panorama.

Une affiche sur un écran attira son attention : « Commémoration en l'honneur de Banesh Vacker, la femme et la fille qu'il a laissé derrière lui confient n'avoir jamais avoir fait leur deuil».

Il y avait là un portrait du défunt. Un portrait qui sourait à la vie, respirant la jeunesse. Cet homme avait tant de choses à vivre...

« Comme c’est triste. Souffla Rex Dizznee, avant de se rappeler qu’il allait subir le même sort. »

Il se rendit soudain compte de la hauteur, de la douleur qu’il y aurait au moment de l’impact, et ces seules pensées le raisonnèrent :

« Je ne veux pas mourir. Déclara Rex Dizznee. Pas aujourd’hui. »

Il secoua la tête. Ce mouvement le prit de vertige, et son pied dérapa.

Tout compte fait, il allait vraiment mourir !

« NON ! Hurla-t-il avant de basculer en avant, sans plus aucun support sous ses pieds.

Il ferma les yeux, il ne voulait pas voir ça.

Une main lui saisit le poignet et le tira en arrière. Il tourna la tête dans la direction de son propriétaire, la vision flouée par les larmes et sentit une autre main le saisir sous l’aisselle, pour l’attirer à elle.

Il se sentit percuter un corps, tomber avec lui.

La main ramena sa tête sur la poitrine de son sauveur.

Sa sauveuse.

C’était une fille, vu la grosse poitrine sur laquelle il avait l’oreille collée.

Il serra plus fort les yeux, tout rouge, écoutant la respiration et les battements de coeur précipités de l’inconnue.

PDV inconnue.

Quand elle avait aperçu cet enfant sur le bord du toit où elle avait l’habitude de contempler la ville en écoutant de la musique, elle s’était élancée pour le rattraper.

Sans hésitation, sans perdre de temps, elle avait foncé. Saisissant d’une main ferme le poignet du rouquin, de l'autre lui saisissant la taille, elle l'attira vers elle, et, le poids de l’enfant contre le sien, ils tombèrent tout deux sur le sol du toit.

Le casque de la jeune fille alla s’étaler quelques mètres plus loin et la musique de son lecteur MP3 se diffusa en haut parleur. C’était un boysband chantant en anglais, sans doute des humains.

Elle resta allongée un moment, en serrant le garçon contre elle, tentant de reprendre le contrôle de ses émotions. Son coeur menaçait de s’échapper de sa cage thoracique à chacun de ses battements affolés.

Après quelques minutes dans cette position,  où seule la voix du rappeur brisait le silence quasiment complet, la prodige d’élite se redressa, et aida l’enfant qui la regardait pivoine à en faire de même.

C’est à ce moment que la colère la rattrapa. Elle explosa :

« Tu es fou ou quoi ?!? Hurla-t-elle. Tu allais vraiment te tuer ?  As-tu seulement idée du chagrin que peut ressentir une personne qui perd quelqu’un aussi bêtement ? N’as-tu pas conscience que cette douleur est plus horrible encore que l’impact avec le sol, des centaines de mètres plus bas ? (elle désigna la ville d'Atlantis qui s'animait en contrebas) Sais-tu ce que pourrai ressentir quelqu’un qui se demandera pour l’éternité s’il n’aurait pas pu te sauver ? Au lieu de te tuer parce que tu es triste, tu devrais tout entreprendre pour surmonter les épreuves qui se dressent entre toi et ton bonheur ! »

Elle le regarda, haletante. Ses mots n’étaient pas vraiment adressés à cet enfant qui lui était parfaitement inconnu, non.

Ils l’étaient à son père.

Des mots qu’elle aurait tout donné pour avoir eu la chance de prononcer avant qu’il ne soit trop tard.

L'inconnue jeta en pleurant et dans un hurlement de rage son casque par-dessus le rebord du toit.

Rex Dizznee ne pensa plus jamais à mourir.

Chapitre 3

« Alors…si j’ai bien compris, vous vouliez ‘juste’ m’inclure dans le Projet Colibri sans mon consentement ? S’énerva le jeune homme. »

À l’instant où il avait pénétré à Havenfield, un comité d’accueil l’avait assaillit de questions pressantes.

De toute évidence, M. Forkle lui avait dissimulé ses véritables intentions avec art.

« Pas tout à fait… se défendit ce dernier, l’air gêné par ces accusations ; disons que… j’espérais que tout leur enthousiasme à l’idée de collaborer avec toi te ferait changer d’avis.

- Pourquoi ne voulais-tu pas prendre part au Projet Colibri ? Demanda Sophie d’un air peiné, assise face à lui dans un canapé, en sandwich entre une paire de jumeau aux mèches argentées.

- Parce que je le trouvais particulièrement risqué ? Rétorqua Florence, sans doute un peu trop vivement. Parce que jusqu’ici, il y a plus de blessés qu’autre chose ? Parce que vous enchainez les défaites toujours de la même manière ? Que personne n’a jamais remarqué que vous réalisez toujours les même schémas de combat ? Que toi (il désigna le Colibri) tu te reposes trop sur tes Talents, sans comprendre qu’avec une seule étoile gobeline et un peu de ruse, tu aurais gagné dès le début ?

- Touché. Ricana un garçon à la frange argenté, en adressant à Sophie un regard lourd de sens.

« J’aurai pas aimé » semblait-il dire.

Sa jumelle répondit à sa remarque par un grognement étrange, comme si elle hésitait entre rire à sa blague et le frapper.

Si il y avait des soucis d’entente…voilà qui serait embêtant pour la cohésion de leur groupe. Et donc la communication en combat.

Une bonne synergie était impérative.

Florence le nota dans un coin de sa tête.

Étrange qu’il s’investisse autant dans un groupe qu’il n’était pas sûr de vouloir aider…

Pourtant, cela n’avait plus d’importance : ces jeunes gens croyaient en lui, et cela était suffisant pour le convaincre.

« J’imagine que je n’ai plus trop le choix, soupira le garçon. C’est d’accord (il plongea ses yeux dans ceux ravis de Forkle) je veux bien les entrainer. »

Chapitre 4

« Eh ! Vous vous rappelez de Rex Dizznee le Sans-Talent ? »

Cela faisait bien longtemps que Rex avait arrêter d'espérer être défendu par Bex et Lex. A chaque fois qu'il posait le moindre pas dehors, il était certain de se retrouver pris en étau par des murmures étouffés dans les ruelles de Mystérium. Pouvait-il se demander comment son père s'était trouver une épouse ? Sans talents, il lui était interdit d'atteindre les niveaux d'élites, contrairement à Bex et Lex. Dex, son grand frère, lui les avait terminés depuis un peu plus longtemps et il aidait désormais le Conseil et le Cygne Noir pour de nouveaux instruments. C'était donc Rex qui aidait désormais son père dans la boutique.

« Oh ! Le Sans-Talent, les chiens ne font pas des chats, c'est bien connu ! ricana une voix derrière lui, Rex, je te propose de faire attention en prenant ces substances, il paraît qu'elles détestent les Sans-Talents. »

Rex se mordit les joues de l'intérieur et s'empressa de payer pour repartir au plus vite.

« Rex ! Tu nous attends pas ? Mais enfin, quelle politesse ces Sans-Talents !» s'écria une voix nasillarde derrière lui.

Ces paroles firent ressortir le jour où tout avait basculé, où il avait appris qu'il n'était rien de plus qu'un Sans-Talent.

« Je lui ai dit que ça viendrait. Il ne m'a pas cru. Il m'a regardé droit dans les yeux avant de me demander : "Et si je ne manifestais aucun talent ?". Je lui ai répondu qu'il dramatisait. Qu'à douze ans, il lui restait encore plein de temps devant lui. Lex et Bex ont manifesté tôt leur pouvoir, c'est vrai, mais ça ne veut pas dire que son tour ne viendrait pas. Je lui ai même dit qu'il aurait sans doute un meilleur talent, que c'était pour cette raison qu'il tardait à apparaître. Il s'est redressé et il m'a dit : "Je pourrais être Technopathe ?"» Rex entendit Dex être secoué par un sanglot. Pourquoi son frère parlait-il de lui à Keefe ? Il resta encore derrière la porte et entendit alors : « Tout le monde ferait des gorges chaudes de ce nouveau "Dizznee Sans-Talent" » Quoi ? Pourquoi Sans-Talent ? Il allait être Technopathe ! Rex plaqua ses mains sur ses oreilles en se répétant inlassablement Je vais être Technopathe, je vais être Technopathe, je vais être... Ca sonnait tellement faux bizarrement... Et brusquement, tout s'exposa.

Il attrapa Dex quand il sortit de sa chambre et s'écria : « Je vais être Technopathe, hein ? Pas vrai ? » Dex dut le prendre en pitié, il s'accrochait tellement... « Ce n'est qu'un malentendu » Et ça sonnait tellement faux.

Il entra à toute vitesse dans la boutique. Hier, il avait faillit mourir, il avait été sauvé par cette inconnue, aujourd'hui il se faisait poursuivre, qui savait ce que demain lui préparait.

Chapitre 5

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