Wiki Parodies et Fanfictions
Advertisement

Cette page est une fanfiction, élaborée par un des utilisateur de cette communauté. Merci de ne pas la modifier, sauf autorisation de l'auteur afin de préserver les droits de ce dernier.
Les seuls motifs de modification acceptés sur cette page sont « Correction d'une faute de rédaction » ou « Correction d'une faute d'orthographe ».

Merci de votre compréhension.

Il y a de l'amour dans l'air.png

Avant propos

Salut tout le monde ! Je suis la licorne qui aimait lire et aussi la créatrice de cette fanfiction.

Bon alors voici ma nouvelle fanfic, j'ai décidé de la faire sur un coup de tête et elle sera plutôt basique je dirais. Je vais faire de courts chapitres racontant chacun l'histoire d'amour entre différents personnages. J'ai eu cette idée d'histoire en lisant Amourettes de Pat la pâtissière que je vous conseille vivement !

Voilà c'est tout ce que j'avais à préciser. Bonne lecture !

Un garçon aux talent... douteux

Edaline

Je rentre à la maison à toute vitesse.

Ça y est, je les ai.

J'ai les listes qui vont déterminer ma vie.

- Edaline, tu es déjà rentrée ? me demande ma mère, assise dans le salon.

Je souris.

Elle avait insisté pour m'accompagner aux Bureaux des Unions. J'avais cependant refusé. Ça peut paraître stupide mais je souhaitais recevoir mes listes seule pour prouver que j'étais grande.

C'est vrai quoi, je n'ai jamais eu de petit copain, je n'ai jamais embrassé personne, ce que Juline et toutes mes amies ont déjà fait ! Les gens ne me croiraient pas si je leur faisaient cet aveu : je suis plutôt connu pour ma passion des histoires d'amour et mon "sourire béat" comme dit maman. C'est pourtant le vérité... Alors chercher ces listes seule, c'était comme une façon de dire que je mettais un terme à ma vie de célibataire.

- Montre-moi tes listes ! m'ordonne ma mère d'une voix surexcitée.

Je lui tends les bouts de papier que j'ai quelque peu feuilletés.

- Voyons ça... dit-elle en plissant les yeux. Recommandation 1, Fang Song. Oh non pas le frère de Lady Song, sa musique m'horripile ! commente-t-elle. En deux il y a un type qu'on connaît pas. En trois... Grady Ruewen. Bon, mis à part son talent très douteux il est plutôt respectable.

Elle fait une courte pause et reprend, pensive.

- Voilà donc les meilleurs...

Pour ma mère, il n'y a que le top 3 qui compte, les autres ne sont apparement pas "dignes de moi". Pourtant, elle a l'air de chercher un nom bien précis dans la liste. Elle fait glisser ses yeux qui s'arrêtent à la recommandation 27.

- Ah voilà ! Thomson Harding, ce garçon m'a l'air parfait et même s'il n'est pas dans les trois premiers je suis sûre qu'il te comblera.

Je réfléchis.

Thomson Harding, le genre de gars sympa et incroyablement beau. On avait été amis quand on avait 6 ans. Même si j'en ai 18 maintenant, ma mère n'a jamais oublié mon ami d'enfance. Elle le trouvait "incroyablement galant", pour reprendre ses mots. Je pense que Thomson et moi on pourrait être un beau couple mais j'ai envie d'apprendre à connaître tous mes prétendants et il est encore un peu tôt pour affirmer que c'est avec Thomson que je veux passer le reste de ma longue vie.

- Est-ce qu'on pourrait organiser un gala du Vanage ? je propose.

- Bien sûr ! me répond ma mère. Mais y a-t-il un garçon qui t'intéresse plus que les autres ?

Elle s'attend à ce que je lui dise "oui, la recommandation 27" mais un autre nom se forme dans ma tête...

Grady

Je suis stressé. Très stressé.

En face de moi se trouve le lieu de réception où se déroule le premier Gala du Vannage d'Edaline. C'est le vingtième auquel j'ai été convié mais le premier auquel je vais. Je serais bien resté chez moi mais ma mère m'a forcé à y aller. Elle sait pourtant bien que je déteste me rendre à des soirées. Ce n'est pas parce que je n'aime pas m'amuser, c'est à cause de mon pouvoir... Depuis sa manifestation, les gens se méfient de moi. Ainsi, lorsque je vais quelque part, les gens me regardent avec de gros yeux, s'écartent vivement de moi et chuchotent entre eux tout un tas de choses.

Je déteste cela.

C'est pour ces raisons, que je n'apprécie absolument pas aller à des festivals ou autres fêtes. Enfin, généralement je n'y suis pas convié...

Je regarde encore une fois le bâtiment où se déroule le gala d'Edaline.

Edaline...

Évidemment, ma mère m'a forcé à aller au Gala de mon ancien béguin. Il y a 4 ans, alors que j'en avais 15, j'étais éperdument amoureux d'Edaline. À l'époque j'étais plutôt proche d'elle et on s'amusait pas mal ensemble mais ça ne plaisait pas à Thomson, un gars de Foxfire. Il me l'a clairement fait comprendre, tandis que je mangeais mon repas avec mes amis et qu'il a balancé mon plateau par terre avant de me débiter toutes sortes d'insultes. Edaline m'avait vu à terre. Elle s'était approchée pour m'aider et j'aurais volontiers accepté son aide si un regard que m'avait lancé Thomson alors qu'Edaline me tendait une main pour me relever ne m'en avait pas dissuadé. J'avais alors ignoré Edaline et cela l'avait beaucoup affecté. Depuis on ne se parle plus et quand Thomson m'embête (il le fait encore) au sujet de mon pouvoir elle ne vient plus m'aider.

Je respire longuement en chassant ce vieux souvenir de ma mémoire et, avant que mon courage ne parte, j'entre dans la salle de réception du gala.

C'est là que je la vois, la reine de la soirée. Elle est encore plus resplendissante que d'habitude.

J'ai le souffle coupé.

C'est alors que je comprends. Thomson voudra peut-être taire mes sentiments pour Edaline mais il n'y arrivera jamais, ils sont trop puissants. Je me sens pousser des ailes et m'approche d'Edaline.

- Salut, je bredouille.

Pourquoi ma voix doit elle trembler autant !

- Oh, Grady ! dit Edaline en souriant. Je suis vraiment contente que tu es pu venir à ma soirée.

C'est officiel, la voix d'Edaline est ma préférée.

Alors que j'essaye de ne pas sourire bêtement, un musicien entame une valse.

Je me doute bien que la fille de mes rêves doit avoir réservé cette danse à un autre garçon, il y en a plein dans cette salle. Mais je lui demande quand même :

- Tu veux danser ?

Elle réfléchit quelques secondes.

- Théoriquement c'est à Thomson que je dois cette danse..., commence-t-elle.

Je manque de vomir. Cette enflure est là aussi ?

- Mais, continue Edaline, il n'arrête pas de me réserver des danses et il m'agace un peu... Donc, ce sera un plaisir de changer de cavalier, conclut-elle avec en grand sourire.

Je me tords les mains pour ne pas sauter de joie. Je peux danser avec Edaline et je l'empêche de voir Thomson.

Je la prends par la main et commence à valser avec elle. On se parle beaucoup et on rigole tout autant. J'ai l'impression que tout est plus simple et plus beau. Malheureusement, la valse se termine et je dois lâcher les mains de ma cavalière.

Nous sommes légèrement essoufflés. Je propose d'aller chercher deux verres de vin de pétillante ce qu'Edaline accepte avec joie.

Je pars au buffet, me saisis des boissons et retourne voir ma cavalière.

Lorsque j'arrive enfin à elle, je la vois avec... Thomson.

Lui aussi m'a vu et ne semble pas content que je lui est volé sa partenaire durant la danse.

- Alors Ruewen ? dit-il d'un ton méprisant. Tu as hypnotisé Edaline pour qu'elle danse avec toi ?

Celle-ci essaye de répondre mais Thomson l'en empêche.

- Qu'on soit clair, ne t'approche plus d'elle.

- Et pourquoi ça ? je réponds d'un ton agressif.

- Tu me demandes ça ? dit-il en fronçant le nez. Parce qu'elle ne veux pas de toi.

- C'est peut-être à Edaline d'en décider, non ? je rétorque. Et puis, je pense que si elle a dansé avec moi c'est parce qu'elle en avait marre que tu la colle tel un mollusque.

Thomson voit rouge. Soudain violent, il me pousse et je tombe à terre, comme quand j'étais plus jeune... Les boissons que j'avais avec moi se sont répandus sur ma tenue et cela suscitent l'hilarité des autres invités.

Le sang me monte aux joues. L'humiliation est si piquante ! Et la rage que je ressens, indescriptible.

- Rentre chez-toi, bouseux ! m'insulte Thomson.

- Tu n'as pas honte ! lui crie Edaline.

Thomson se tait, surpris et, comme il y a quelques années, Edaline me tend la main.

Je n'apprends certainement pas de mes erreurs car au lieu de m'en saisir, je me relève couvert de honte, et quitte la salle de réception d'un pas rageur.

C'était la pire idée du monde de venir ici, qu'est-ce qu'il m'a pris ?!

Je me permet d'aller dans le jardin d'Edaline et je donne des coups de pieds dans l'air pour me calmer.

- Grady..., murmure une petite voix.

Je la reconnais, c'est celle que je préfère même si je n'avais pas du tout envie de l'entendre en cet instant.

- Qu'est-ce que tu veux ? dis-je brutalement à Edaline en lui faisant face.

Elle semble surprise de la violence de mon ton mais se ressaisi.

- Je suis venu voir comment tu allais...

- Je ne veux pas de ta pitié ! Ni de ton aide ! Je veux que tu me laisses ! Va avec Thomson puisque tu l'aimes tant !

Je vois Edaline devenir rouge de colère.

- Tu ne veux pas de ma pitié ? Et bien tant mieux pour toi, je n'en ressentais pas ! Tu ne veux pas de mon aide ? Très bien, j'ai compris mais pas toi ! Depuis toujours je t'aime, et toi, alors que j'essaye de t'aider, alors que j'essaye de te montrer mes sentiments pour toi, tu m'évites ! Je n'aime pas Thomson, tu m'entends ? Je t'aime toi Grady. Quel idiot tu fais ! s'exclame-t-elle avant de repartir à grand pas.

Je suis cloué au sol de stupeur. Elle a raison, je me suis comporté comme un idiot. Je ne le ferais plus.

Je cours rattraper Edaline et, alors qu'elle se retourne vers moi, je l'embrasse.

Plus jamais je ne tairais mes sentiments. J'aime Edaline et je lui prouve dans ce baiser.

Je ne suis pas une poupée de cire :

Della

Je regarde le petit être qui se trouve dans mes bras.

C'est un garçon, c'est mon garçon.

C'est mon fils, mon premier fils : Alvar.

Alden est moi sommes les heureux parents de l'elfe le plus mignon au monde.

Alden...

Je me souviens très bien à quel point notre relation a été dure à fonder dans un premier temps...

La première fois que nous nous sommes rencontrés, il avait 120 ans et moi 20.

Il venait d'être nommé Émissaire et je venais de recevoir mes premières listes.

Il avait une foule de prétendantes à ses pieds tandis que mes admirateurs ne dépassait pas 3 personnes.

Bref, nous étions à l'opposé tous les deux.

Et pourtant... le destin a choisi de nous réunir dans un parc.

J'étais partie me promener tôt le matin. Je m'étais arrêtée dans le fameux parc où je me suis assise sur un banc.

Un jeune homme au visage encapuchonné était arrivé en courant et avait posé son derrière sur le banc que j'occupais avec très peu de classe. Par la suite, il avait sorti son transmetteur et avait appelé quelqu'un. Le jeune elfe parlait très fort et me dérangeait.

- Pourriez-vous baisser d'un ton ! avais-je dit d'un ton exaspéré.

L'inconnu s'était retourné vers moi.

Sa capuche lui masquant le visage, je n'avais pas pu voir sa réaction. Pourtant, quelle ne fut pas ma surprise lorsque qu'après un silence, le jeune homme se mit à rire.

- Il n'y a rien de drôle ! m'insurgeai-je.

Face à cette réponse, l'elfe sembla reprendre son sérieux.

- Oh ! Vous ne rigoliez pas ? me demanda-t-il. Je pensais que c'était votre façon de m'aborder !

- Quoi ? Non ! Absolument pas ! criai-je. Je ne sais pas qui vous êtes ni pour qui vous vous prenez mais vous allez devoir redescendre ! Je ne cherche pas à vous aborder du tout ! Et puis, vous n'êtes pas mon style.

- Je ne suis pas votre style ? s'étonna l'intéressé. Vous ne savez pas qui je suis ?

- Tout a fait. Et puis, mettons que je vous connaisse, votre capuche m'empêche de vous reconnaître.

- Suis-je bête ! dit le jeune homme.

Il enleva alors sa capuche. Une paire d'yeux bleu sarcelle, un sourire ravageur aux lèvres et un visage parfait apparurent alors.

Il ne me fallu que quelques secondes pour reconnaître la personne en face de moi.

- Alden Vacker..., murmurai-je malgré moi.

- Le seul et l'unique, répondit-il de façon peu modeste. J'imagine que maintenant vous voulez qu'on aille boire un verre mais désolé, c'est non. Je suis très occupé et si je dit oui à une fille, les autres arrivent par milliers donc...

- Taisez-vous ! le coupai-je. Non mais pour qui vous prenez vous ! Vous croyez que parce que vous êtes Alden Vacker, vous êtes au-dessus de tout le monde ? Vous me donnez envie de vomir !

Sur ceux, je me levai du banc et commençai à partir en laissant Alden bouche bée.

- Attendez ! m'arrêta-t-il. Je m'excuse, sincèrement. Je me suis peut-être comporté de façon trop arrogante.

- Vous vous êtes peut-être comporté de façon trop arrogante ?

- Je me suis comporté de façon trop arrogante, soupira-t-il. Pour me faire pardonner... Vous voudriez boire un verre ?

Je faillis m'étouffer. Ce jeune homme prétentieux m'avez dit qu'il n'acceptait aucun rendez-vous avec les filles et maintenant il m'en proposait un ?

- Vous êtes sacrément gonflé ! dis-je avec colère.

Notre cher Vacker paru gêné.

- Je sais... Ma demande est un peu tiré par les cheveux... Je comprendrais que vous n'acceptiez pas mais, pour dire la vérité, vous êtes totalement différentes des filles que je côtoient d'habitude. En fait, je me suis fait une fausse idée des femmes, je pense. Enfin, peut-importe, tout ça pour dire que vous êtes vraiment intéressante et que j'ai envie de vous connaître. Je m'excuse. Sincèrement. Pour la façon irrespectueuse dont je me suis comporté.

Je réfléchis quelques secondes.

Alden n'avait pas l'air méchant et ce qu'il m'avait dit quelques secondes plus tôt venait du fond de son cœur.

Peut-être pouvais-je lui laisser une chance ?

- Bon... très bien, finis-je par dire. Mais faisons vite !

Alden et moi marchâmes jusqu'à un petit restaurant.

Nous y entrâmes et nous commandâmes à boire. Nous parlâmes beaucoup et je me rendis compte qu'Alden était quelqu'un d'adorable. Cependant, il était parfois un peu agaçant car il pensait que les filles étaient des personnes fragiles et superficielles et qu'il était au-dessus d'elles. Bref, c'était un vrai macho.

Lorsque je dû rentrer chez moi, il me proposa que l'on se revoit.

- Ça dépend, répondis-je. Si vous faites encore le macho et bien non... Mais si vous me considérez comme une égale alors c'est quand vous voulez !

Sur ceux, je m'en allai.

Alden

J'entre doucement dans la chambre où se reposait Della et notre tout premier bébé, Alvar.

Je me rappellerai toujours de notre première rencontre avec Della. Et surtout de son caractère rebelle. J'avais toujours cru les filles superficielles et pas vraiment intéressantes avant que je ne rencontre ma femme. Bien sûr, je me trompais.

Je pense qu'une des choses qui m'impressionne le plus chez Della, c'est son caractère. Il est vraiment fort et j'ai compris plein de chose grâce à lui.

C'est son caractère qui m'a tout de suite fait l'aimer tandis qu'on était dans ce parc. Lorsqu'elle m'a crié dessus, j'ai rigolé au début mais lorsque j'ai vu qu'elle ne s'amusait pas et qu'elle était outrée, j'ai compris que j'avais mal agi et le fait qu'elle me tienne tête m'a vraiment plu. Après, quand nous sommes allés boire un verre, je me suis comporté en macho. Je pensais qu'elle tomberait sous mon charme mais pas du tout. Elle m'a clairement fait comprendre que ça l'agaçait.

Depuis ce rendez-vous, je la traite d'égale à égale et j'ai remarqué à qu'elle point Della est une femme forte et puissante. Elle est intelligente et ravissante.

Elle n'est pas du tout une fleur fragile ou une poupée de cire.

Elle est la personne courageuse que j'ai jamais rencontrée.

Et c'est la fin du chapitre Della/Alden. J'aurais juste quelques question à vous poser, combien d'histoire de couple voulez-vous que je vous raconte ? Je pensais à 5. Est-ce que cela vous va ? Ensuite, voulez-vous que la prochaine histoire parle du couple Sokeefe, Sophitz ou Sandor/Grizelle ? Dîtes moi tout ça en commentaires !

Le combat de l'amour

Grizel

Je suis essoufflée...

Cela fait trois heures que je m'entraîne d'arrache-pied. J'enchaîne les lancés d'étoiles gobelines, le maniement du sabre et bien sûr les parcours d'obstacles.

Ma fatigue est incroyablement puissante... mais pas autant que mon stress.

Je suis sensée voir Sandor dans une vingtaine de minutes. On va avoir notre premier "rendez-vous". J'insiste bien sur les guillemets parce qu'il y a beaucoup de chance que le Gobelin que j'aime d'amour doive partir en courant pour sauver Sophie des Invisibles.

Je soupire de frustration.

Qu'on soit bien clair, j'adore Sophie. Seulement, elle est LA cause qui empêche Sandor de m'offrir son amour.

Je m'explique : Sophie est la protégée de Sandor et Sandor fait passer son travail et donc ses protégés avant sa vie personnelle et ses sentiments. La chance pour qu'il puisse m'accorder un tant soit peu d'importance et que je devienne une demoiselle en détresse aux cheveux blonds et aux yeux bruns, avec dix millions de talents en poche et deux beaux mecs qui se battent pour moi.

Enfin, peut-importe. Il est inutile que je me lamente. Et puis, comme je l'ai déjà dit, j'ai mon premier "rendez-vous" avec Sandor dans quelques minutes donc c'est qu'il m'accorde quand même un peu d'attention.

Alors que je suis perdue dans mes pensées, j'entends quelqu'un arriver. Je me retourne volte-face, sabre et clair, prête à en découdre avec mon ennemi qui n'est autre que...

- Keefe ? m'étonnai-je.

- Surprise, dit-il. Tu peux ranger ton sabre s'il-te-plait ? Il ne me met pas vraiment à l'aise... J'ai l'impression qu'il me dit "Je vais te couper en rondelles dans à peine deux secondes".

Je range mon arme en soupirant. Les blagues de Keefe sont insupportables.

- Qu'est-ce que tu fais là ? lui demandai-je.

- Enfaite, j'aurais besoin de ton aide.

- Je t'arrête là, le coupai-je. Lorsque le grand Keefe a besoin d'aide c'est qu'il va faire une bêtise.

- Tout d'abord, tu peux m'appeler le grand Keefe pour le restant de ma vie ? Ça me va comme un gant. Ensuite, cette fois j'ai vraiment besoin de ton aide parce que Ro est enfermée dans une cage pour tyrannosaure et qu'elle n'arrive pas a en sortir et je n'y arrive pas non plus. Donc, si tu pouvais venir la secourir ce serait très gentil.

- Qu'est-ce que Ro fait dans une cage de tyrannosaure ? dis-je en fronçant les sourcils.

- Eh bien...

Je regarde ma montre. Je n'ai plus que quinze minutes avant mon rancard.

- Tu sais quoi ? J'ai pas envie de le savoir. Écoute Keefe, je suis pressée, je ne peux vraiment pas t'aider...

Et je tourne les talons pour aller mettre une robe et un peu de maquillage.

- S'il te plait Grizel, me supplie Keefe. La clé de la cage est tombée à l'eau et tu es la seule à pouvoir sectionner le barreaux à l'aide de ton immense sabre...

Une chose est sûre, l'Empathe aux cheveux blonds de paille ne va pas me lâcher avant que sa baby-sitter ne soit libérée.

- Très bien ! capitulai-je. Mais dépêchons nous !

Keefe me conduit alors jusqu'aux pâturages d'Havenfield où la princesse ogre, beugle qu'on la laisse sortir. À côté d'elle, je vois Edaline, Grady, Sophie et Sandor qui essaye d'arrêter un tyrannosaure enragé qui court dans tous les sens. Bref, c'est vraiment le bazar.

- Je sais que c'est ton œuvre Keefe, l'accusai-je.

Le petit elfe répond quelque chose mais je n'écoute pas. Je regarde Sandor s'agrippant aux pattes du dinosaure. Si mon Gobelin d'amour est là, c'est que je pourrai forcément avoir mon rencard avec lui.

- Hé ho la gobeline ! me crie Ro. Viens me libérer de cette prison d'acier !

Je secoue la tête. C'est vrai, ma mission. Je suis là pour libérer Ro.

- Recule, lui criai-je.

L'ogresse s'exécute et je donne en grand coup dans les barreaux avec mon sabre.

Ça fonctionne ! Le métal c'est un peu fendillé.

Quelques dizaines de coups plus tard, Ro est libérée. Alors que je m'imaginais qu'elle allait se jeter sur Keefe et le faire payer, elle s'élance sur le tyrannosaure pas encore dompté et crie à son protégé :

- Ta Blondinette va me le payer !

Je regarde Keefe, incrédule.

- Je t'avais dit que je n'étais pas responsable de tout ce désordre, explique-t-il. Foster aussi est une pro du désastre.

Dix minutes plus tard, le dinosaure est arrêté et enfermé dans un enclos. Keefe croit bon de m'expliquer que Grady et Edaline n'aurait jamais mis un animal dans une cage mais juste dans un enclos. La prison de fer n'a été apporté que pour transporter la bête.

S'il savait comme je m'en fiche ! Je ne cherche que Sandor, où est-il ? Lorsque je l'aperçois je lui propose que l'on aille à notre rendez-vous mais il m'arrête, gêné :

- Mlle Foster a été blessé lors de notre combat contre le tyrannosaure. Sa jambe est probablement cassé je dois donc l'emmener chez Elwin. Excuse-moi Grizel... J'aurais adoré passer du temps avec toi mais cela m'est impossible...

Il s'approche de moi mais je m'enfuie en courant. J'ai attendu avec impatiente le moment où l'on pourrait ce voir. J'ai rêvé tout ce temps de cet instant où j'aurais pu lui tenir la main et lui dire que je l'aimais. Mais non, Sophie est plus importante. Ma rage et mon désespoir ne sont pas contre-elle bien sûr mais contre Sandor. Sophie c'est peut-être brisée la jambe, mais moi, c'est mon cœur qui est cassé...

Sandor

Une semaine.

Cela fait une semaine que Grizel ne me parle plus, m'ignore et fait comme si je n'existais plus.

Pourquoi agit-elle comme ça ? Je ne le sais pas...

Est-ce à cause de notre rendez-vous manqué ? Non ça n'a pas de sens... Grizel sait très bien que ma protégée est plus importante que tout.

Alors pourquoi ce silence ? Qu'est ce qu'il veut dire ?

Je suis frustré de ne pas comprendre. J'en veux à Grizel d'agir ainsi avec moi, je n'ai rien fait pour mériter cela ! Mais aussi, je sens comme une douleur dans ma poitrine, comme si j'étais triste...

Ahh ! Je ne comprends plus rien à mes émotions !

- Oula ! J'en connais un qui est en pleine crise émotionnel, me raille quelqu'un dans mon dos.

Oh non... Mon pire cauchemar est là...

Et moi qui pensais être tranquille, caché près de l'enclos de Verdi. Je me retourne à contre cœur.

- M. Sencen, qu'est ce que vous-voulez ? dis-je sèchement de ma petite voix.

- Moi aussi je suis content de te voir Gigantor ! clame Keefe. Enfaite, je m'ennuyais et là tout à coup, j'ai senti de la frustration, de la tristesse, de la peur, de l'incompréhension et un autre sentiment que je te laisse découvrir. Bref, j'ai tout de suite compris que quelqu'un avait un problème... Je pensais que ce quelqu'un, c'était Foster. Après tout, elle est la seule pour qui j'arrive à lire ses émotions sans contact physique, mais ce n'était pas notre ravissante Mlle. Foster qui était cachée, c'était un Gobelin très volumineux qui, comme dirait les humains, était en "PLS".

- Très bien, vous m'avez trouvé ! maugréai-je en me levant pour aller faire une patrouille. Maintenant si vous voulez bien, je vais m'assurer qu'Havenfield est en sécurité.

Keefe me bloqua le passage.

- Oh non, tu n'iras nulle part ! D'abord, on parle de ton problème.

Je soupirai bruyamment.

- Je n'ai pas de problème, M. Sencen.

- Laisse-moi t'assurer du contraire, me contredis l'insupportable Empathe. Tu sais, très bien que je ne te lâcherais pas la grappe avant que tu ne m'es tout dit donc tu ferais mieux de me dire ton petit secret tout de suite !

Je poussai un nouveau soupir.

- Très bien ! dis-je en levant les bras, vaincu.

Puis je me rassis et commençai à raconter mon histoire à Keefe.

- Donc, récapitula le jeune freluquet à la fin de mon récit, tu devais avoir un rendez-vous avec Grizel mais tu lui a fait faux bond pour emmener Foster au Centre des Soins et depuis ce moment, Grizel t'évite.

J'acquiesçai.

- Mais, continua Keefe, tu ne sais pas pourquoi Grizel t'en veux.

J'opinai.

- Même pas un tout petit peu ? insista l'Empathe.

- Non...

- Bien, soupira-t-il. Et... tu ressens tout un tas d'émotions que tu n'arrives pas à comprendre ?

- Oui, confirmai-je.

- Eh bien Gigantor, tu es encore pire que Foster en ce qui concerne l'amour ! conclu Keefe. Analyse la situation : tu devais avoir rencard avec une super Gobeline mais tu lui as posé un lapin. Tu ne penses pas que c'est pour ça qu'elle t'en veut ?

Je réfléchis.

- Non, je ne crois pas... Avant de commencer notre relation, j'ai prévenu Grizel que mon métier et mes protégés étaient ma priorité devant ma vie personnelle.

- Oh non ! gémit Keefe. C'est la pire des choses à dire ! Tu te rends compte que si Grizel t'aime c'est horrible pour elle que tu lui dises ça ! Parce que, c'est comme si elle elle te disais qu'elle voulait bien sortir avec toi mais que Fitz comptait plus pour elle !

Je rougis. Je crois que j'ai commis une petite erreur...

- Je... je ne voulais pas la blesser !

- Sandor, soupira Keefe, tu ne peux pas faire ça à Grizel. Si tu te lances dans une relation, elle doit être ta priorité ! Mais si ton métier est plus important, si tu ne penses pas pouvoir t'investir dans ton couple, et bien... ne fais pas de faux espoir à Grizel et dis-lui que tu ne pourras pas tenir ton rôle de partenaire...

- Mais... mais... mais c'est horrible ! m'exclamai-je malgré moi.

Keefe sourit.

- Qu'est-ce qui est horrible ? Le fait que tu ne puisses pas être avec Grizel à cause de ton travail ?

- Oui... avouai-je en rougissant. Je crois... je crois que j'apprécie beaucoup Grizel.

- Et bien va lui dire !

- Mais si je m'investis dans mon couple avec Grizel, je ne pourrais pas assurer mon travail !

- Il y a un juste milieu. Ce n'est pas parce que tu es en couple avec Grizel que tu ne peux pas assurer ton rôle de garde du corps ! Au contraire ! C'est juste que maintenant, tu vas devoir penser à mieux t'organiser pour pouvoir passer un peu plus de temps avec Grizel. Si tu réalises que tu ne peux pas être un soldat et un petit-ami en même temps et bien tu devras faire un choix c'est sûr... Mais je ne pense pas que tu auras besoin d'en arriver là !

Au fond de moi, je savais que Keefe avait raison mais j'avais peur...

- J'aimerais tellement que ce que vous disiez soit vrai, dis-je à l'Empathe. Malheureusement... je pense que Grizel m'a déjà oublié et... et il vaut mieux qu'on en reste là...

Je me levai et, sans accorder un regard à Keefe, je partis.

Keefe

Dès que Gigantor fût partit, je sus que lui et Grizel aller avoir besoin d'aide...

Je sortis mon transmetteur.

- Salut Biana ! Ça te dirait une petite soirée camping ?...

****************************************************************************

Il faisait nuit. J'avais organisé un camping dans la grande forêt du domaine d'Everglen. Avec moi se trouvait, Biana, Fitz, Dex, ma ravissante Foster (qui malheureusement regardait le Fitzer avec des yeux de merlan frit) et les personnes les plus importantes de la soirée : Sandor et Grizel, qui n'aurait quitté pour rien au monde leur protég. Seul ma chère Ro manquait à l'appel car je l'avais fait tombé malade en mettant trop de Gargouille-Bidouille dans son repas...

- Keefe ! Tu peux me rappeler pourquoi tu voulais qu'on fasse du camping ? se plaignit Biana. Il y a des moustiques partout !

- Parce que, mentis-je, Foster n'a jamais campé, et qu'il fallait bien qu'elle le fasse un jour !

- Détrompe toi Keefe ! me dit la plus charmante et la plus rougissante jeune fille des Cités Perdues. Le camping existe aussi chez les humains !

- Je ne te parle pas du camping humain mais du camping elfe. Je paris que tu ne sais pas à quoi ressemble une tente elfe.

- Euh non... avoua Foster.

- Regarde un peu ça !

Je sortis un petit bout de tissu de poche.

- Ceci est une tente elfe, 4 places, donc pour Fitzou, Dex, moi et Sandor, expliquai-je.

- Comment veux-tu dormir la-dessus ? demanda Foster en réfléchissant.

- Et bien vois-tu, il me suffit de faire ça (je posais le tissus au sol) et de faire ça (je claquai des doigts).

Tout d'un coup, le tissu se transforma en un énorme chapiteau de couleur bleu.

- Wow ! s'exclama Sophie ébahie.

- Et encore, tu n'as pas vu l'intérieur !

Sophie entra dans la tente à toute vitesse où elle manqua de s'évanouir en voyant que quatre lits à baldaquins attendaient qu'on les utilise.

- C'est magnifique ! s'extasia Sophie en se rapprochant de moi.

Mon cœur battit un peu plus vite.

- Oui, oui, c'est très beau, dit Fitz en cassant l'ambiance, mais il est l'heure de manger !

Fitz nous ramena alors dehors où Biana et Dex avait fait un feu de camp et à manger.

Lorsque je goutai la salade que Biana avait préparé, je n'en cru pas mes yeux : c'était un délice !

- Biana tu cuisines vraiment très bien ! lui dis-je, impressionné.

- Je sais ! me répondit-elle en souriant.

Après le repas, je décidai de mettre mon plan à exécution.

- C'est l'heure des actions ou vérités !

- Oh oui ! s'enthousiasma Biana.

- Très bien on commence ! déclarai-je. Grizel, action ou vérité ? demandai-je à la Gobeine avec un sourire maléfique.

Pitié, dit action ! me dis-je mentalement.

- Action ! dit Grizel.

Yes ! hurlai-je intérieurement.

- Tu dois passer le reste de la soirée les yeux bandés !

- Ah d'accord...

Grizel se mit un foulard autours de ses yeux en ronchonnant. Je souris malicieusement, j'avais bientôt réussi : Sandor et Grizel seraient de nouveau rapidement un couple.

- Sandor, action ou vérité ? demandai-je rapidement.

- Quoi ?! Je ne veux pas jouer ! protesta le Gobelin.

- Sandor, action ou vérité ? répétai-je d'un ton crispé.

Ce Gobelin n'allait pas tout faire gâcher en jouant le rabat-joie. Il crut comprendre que ce que je voulais faire était important car il finir par lâcher un "action", d'un ton contrarié.

Je lui souris de toutes mes dents.

- Tente ta chance ! lui dis-je d'un air de défi.

Mes amis me regardaient avec de grands yeux, ne comprenant rien à ce qu'il se passait. Sandor, lui avait compris.

- C'est hors de question ! cria le Gobelin.

- Tu n'as pas le choix.

Sandor me regarda, et me fit comprendre que c'était non. Il ne le ferait pas.

Non, non, non ! Il ne peut pas tous gâcher maintenant !

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Grizel, les yeux cachés par son foulard noir.

- Rien, rétorqua Sandor, en me fusillant du regard.

J'essayai de masquer ma déception. Alors lui et Grizel, c'était vraiment fini ?

- Sandor, tu DOIS tenter ta chance ! hurla soudain Sophie.

- Oui ! Tente ta chance Sandor ! renchérit Biana.

- Même si je n'ai pas compris... tente ta chance ! clama Dex.

- Je te rassure, dit Sophie à Dex, moi non plus je n'ai pas compris mais je crois que ce que Keefe essaye de faire est important.

Sophie me regarda, un grand sourire aux lèvres. Cette fille était géniale.

- Tente ta chance ! Tente ta chance ! scanda-t-elle, bientôt imitée par tous nos amis.

- Bien, bien ! capitula Sandor.

Il s'approcha de Grizel et doucement, tout doucement, posa ses lèvres sur les siennes.

Biana hoqueta de surprise en même temps que Grizel qui ôta le foulard lui entravant la vue. Lorsqu'elle vit Sandor, elle ne le repoussa pas, bien au contraire, elle lui rendit son baiser !

- Alors c'est ça ce que Keefe voulait dire par "Tente ta chance" ! s'exclama Biana. Keefe, tu es vraiment bizarre.

Je ne relevai pas sa pique parce que le flot d'émotions que Sandor et Grizel éprouvaient déferla en moi.

Ce baiser leur avait à tous les deux ouverts les yeux. Ils avaient compris leurs véritable sentiments. Sandor savait maintenant qu'il aimait Grizel et Grizel savait qu'elle avait pardonné à Sandor. Tous les deux étaient désormais plus unis que jamais.

Les deux Gobelins partirent se promener pour ce dire toutes ces choses qu'ils n'avaient jamais osé s'avouer avant.

Moi, je les regardai partir, heureux de ce que j'avais accompli.

Soudain, Sophie vint s'assoir près de moi.

- Je n'ai pas très bien compris pourquoi tu as agi comme ça mais ce que je sais c'est que c'était un acte très gentil, me chuchota-t-elle, en baillant.

Je me rapprochai d'elle.

- Je crois que j'ai juste aidé Sandor et Grizel, dis-je.

Mais Sophie ne répondit pas. Elle posa juste sa tête sur mon épaule. Et moi, je savourai ce moment.

Je vis Sandor revenir en courant vers moi.

- Grizel m'attend, me dit-il si bas que Foster ne put pas entendre ce que son garde du corps disait, mais je voulais juste vous dire M. Sencen, que maintenant, c'est à votre tour de tenter votre chance !

Puis le Gobelin partit rejoindre sa chérie.

Je souris. Sandor avait raison, je devais tenter ma chance et je le ferais. Seulement, ce ne serait pas ce soir...

Note fin de chapitre (le 29/04/2021) :

Et voilà ! C'est la fin du chapitre Sandor/Grizel ! J'espère qu'il n'était pas trop compliqué à comprendre et qu'il vous a plu ! Comme vous l'avez remarqué, ce chapitre était un peu différent des autres puisque, cette fois, un troisième personnage a eu une place important dans l'histoire (on t'aime Keefe !), est-ce que cela vous a dérangé ? J'essaye de sortir le chapitre 4 le plus vite possible ! Vous verrez, il mettra en scène un couple qu'on ne voit pas souvent (voir jamais) !

À toi, mon amour perdu

Toute le chapitre se ferra sous le point de vu d'Orale.

Partie 1 : présent

/!\ Ce chapitre contient des spoilers du tome 8 et se trouve avant le tome 8,5. Ceux qui l’ont lu trouveront donc quelques incohérences /!\

Le soleil filtre à travers les rideaux de ma chambre. Il est l'heure pour moi de me lever.

Comme chaque matin, je ne sens plus la joie de vivre en moi.

Comme chaque matin, je ne vois plus la vie en rose parce qu'il est parti…

Nous aurions pu être heureux tous les deux, nous aurions pu quitter le Conseil et former une famille !

Je regrette chaque jour de ne pas lui avoir dit Je t'aime.

Si je l'avais fait, les choses seraient-elles différentes aujourd'hui ?

Oui, bien sûr que oui…

Peut-être que si je lui avait dit, on serait, à cette heure-ci, entrain de manger tous les deux…

Peut-être que je le verrais sourire encore une fois…

Peut-être qu’il ne serait pas mort…

Stop ! je me hurle intérieurement. Ne pense pas à ça, sinon tu vas te briser !

Oh Kenric... tu me manques tant...

Je soupire et sort de mon lit.

J'ai une longue journée à entamer.

Je me fais encore plus belle que d’habitude, aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ce jour est important.

Après m'être préparée, il me reste trente minutes avant d'aller rejoindre tout le Conseil pour commencer mon boulot. Alors, comme d'habitude, je m'assois à mon bureau et je lui écrit.

Mon cher et tendre Kenric,

Je vais encore passer une journée sans toi et ton magnifique sourire…

Si tu savais comme tu me manques !

Chaque heure, chaque minute, chaque seconde sans te voir me fait horriblement souffrir. Mais je me suis promise de rester forte pour toi qui aurais été incroyablement déçu si j’avais baissé les bras.

Je sais qu’un jour, j’aurai enfin fait mon deuil. Je sais qu’un jour, quand je repenserai à toi, ce ne sera pas une vive douleur qui m’assaillira mais juste un sentiment de nostalgie. Pourtant, ce jour tarde tant à venir…

Tu me manques Kenric, j’aimerais pouvoir te serrer dans mes bras une dernière fois…

Je t’embrasse,

Oralie.

Et voilà, encore une nouvelle lettre d’écrite. Ça doit être la quatre-centième que je rédige.

Je ne sais pas si c’est une bonne idée de lui écrire, de lui parler comme s’il était vivant. Après tout, ce n’est pas comme ça que je vais l’oublier ! Et pourtant, je ne peux m’en empêcher parce qu’une partie de moi ne veux pas que Kenric parte. Parce qu’une partie de moi est assaillie de regrets… Le regret de ne pas lui avoir avoué mes sentiments.

Sans que je m’en rende compte, des larmes viennent couler sur mes joues, ruinant mon maquillage. Je me recroqueville sur moi-même et laisse éclater mon chagrin.

Soudain quelqu’un toque à ma porte.

Mince ! Je ne peux pas lui ouvrir la porte, je suis dans un sale état. Mes cheveux blonds sont tout ébouriffés, mes yeux sont rouges après avoir versés tant de larmes et deux larges sillons de mascara descendent jusqu’à mes joues.

- Juste une minute ! dis-je à la personne derrière ma porte.

Je me jette sur ma coiffeuse et essaye de m’arranger le plus vite possible.

- Oralie, c’est moi, Bronte ! braille une voix grincheuse. Peut-importe si vous n’êtes pas maquillée.

Ah Bronte, ce cher Conseiller Bronte. À la mort de Kenric, il a toujours été là pour moi. Je lui suis infiniment redevable.

Je me dirige vers la porte de ma chambre et l’ouvre. Je souhaite un timide bonjour à l’Instillateur et lui demande quelle est la raison de sa visite.

Bronte me regarde comme si j’étais un Alien.

- Vous avez pleuré ? me demande-t-il.

- Oui, j’acquiesce, lasse.

Il esquisse un sourire triste.

- Un jour vous irez mieux, me promet-il comme le ferait un père avec sa fille.

- Oui, oui, dis-rapidement. Mais pourquoi êtes-vous venu ?

- Je ne sais plus très bien si c’est une bonne idée que je vous le dise…

Mais devant mon air insistant, il capitule :

- Eh bien… fait-il, gêné. Il se trouve que Kenric vous avez écrit une lettre si jamais il venait à mourir et… je devais vous la remettre ce jour précis.

L’information prend un temps à arriver à mon cerveau. Puis, quand je comprends enfin, je me jette sur l’enveloppe que Bronte tient entre ses mains.

- Pourquoi ne me l’avez-vous pas donné plus tôt ? je peste.

- Kenric m’a dit de vous la donner ce jour précis après sa mort, j’ai respecté ses dernières volontés !

- Bien, bien, merci !

Je m’apprête à refermer la porte de ma chambre et à ouvrir la lettre mais je me rends compte que je ne suis pas polie.

Je regarde Bronte et lui offre un vrai sourire.

- Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi, dis-je la voix vibrante de gratitude. Vous m’avez toujours soutenu et… je ne sais pas comment… Enfin…

Bronte me tapote l’épaule.

- J’ai compris. Maintenant, vous devriez prendre votre journée et lire ce qu’il vous a écrit.

- Je ne peux pas prendre ma journée, je soupire.

- Je dirais aux autres membres du Conseil que vous êtes malade, déclare simplement mon ami avant de tourner les talons.

Dès que Bronte est parti, je me jette sur mon lit et regarde un instant l’enveloppe. Elle sent son odeur. Ça me rend tellement heureuse d'avoir entre mes mains quelques choses qui lui a appartenu et en même temps, ça me terrifie...

Je respire profondément et ouvre l'enveloppe fébrilement.

J’en sors un papier, les mains tremblantes. Je reconnais son écriture.

Je ferme mes yeux et m’accorde une minute de calme. Puis je me lance dans ma lecture.

Ma douce Oralie,

Si tu lis cette missive, c’est que je suis décédé mais toi bien vivante. J’espère que tu tiens le coup et que ma mort ne t’a pas causée trop de peine…

Je voudrais te remercier de ton amitié et de tous ces moments de complicité que nous avons eu ensemble.

Quand toutes les pièces du puzzle seront assemblées, ne regrette pas les choix que nous avons pris ensemble, je t'en pris...

Enfin bref, je sais qu’un jour Oralie, on se reverra.

Où ? Je ne sais pas…  

Quand ? Je n’en ai aucune idée…

Mais je sais que ce jour-là, sera le plus beau de ma vie.

Et n’oublie jamais que tu as été le Soleil de ma vie.

Tendrement,

Kenric.

C’est fini.

Sa lettre est finie. Je pensais qu’il m’aurait dit des mot d’amours, des mots réconfortants ou au moins des mots qui ont du sens, mais non tout ce qu’il m’a écrit c’est… du charabia !

Je n’ai rien compris… Rien !

Comment ça, j’espère que ma mort ne ta pas causée trop de peine ?

Bien sûr que si, elle m’a causée beaucoup de peine ! Tu étais l’amour de ma vie Kenric, même un an après ton départ, je souffre encore.

Comment ça, quand toutes les pièces du puzzle seront assemblées, ne regrette pas les choix que nous avons pris ensemble ?

Qu’est ce que ça veut dire ? De quel puzzle parles-tu ?!

Et puis, pourquoi me donner la lettre ce jour ? Qu’est-ce qu’il avait de si particulier ?

Je m'effondre par terre et pleure à nouveau. Pourquoi, pourquoi la vie est si injuste ? Je pensais que cette lettre m'apaiserait, qu'elle me redonnerait la joie de vivre, mais ça a été tout le contraire...

Je ne veux plus penser à rien. Je veux rester dans l'infini profondeur du noir. Je veux oublier Kenric, ce que j'ai pu ressentir pour lui et ses belles paroles...

Pourtant, les derniers mots de sa lettre résonnent en moi. Ils sont familiers, tendres et plein d'espoir d'un avenir meilleur. Je ne le sais pourquoi...

Le Soleil de ma vie…

Le Soleil de ma vie…

Soudain je me rappelle et tout bascule.

Partie 2 : souvenir

Je me trouve dans mon château mais j’ai deux ans de moins.

Je suis dans un de mes souvenirs !

Je me maquille et me pomponne, comme  à mon habitude. Je suis calme et détendue, ce que je ne suis plus depuis longtemps.

Soudain, on toque à la porte de ma demeure.

Je finis d’appliquer mon mascara et vais ouvrir la porte.

Derrière les grands battants de bois, j’aperçois… Kenric !

Mon cœur s’accélère, je rougis un peu.

Non, non, non, me dis-je. Rappelle-toi, tu es une Conseillère, tu n’as pas le droit d’aimer.

J’inspire, regarde Kenric et lui sourit.

- Kenric ! Que me vaut donc cette visite ? je lui demande en le laissant entrer.

On se dirige vers le salon, et je vois que mon Conseiller préféré est stressé. Il se tort les mains et ébouriffe sans cesse ses cheveux.

Je m’approche pour le frôler et lire ses émotions.

Peur, stress et hésitation l’habitent.

Et, comme d’habitude, je sens un peu d’amour pour moi. Je me sens rougir de plaisir et aussi, d’un sentiment d’interdit.

Une fois arrivé au salon, je l’invite à s’assoir sur un fauteuil et lui demande :

- Bon, qu’as-tu à me dire ?

Kenric se tort les mains de plus belle et son stress est tellement fort que je le sens sans contact physique.

- Je ne sais pas si c’est une bonne idée…, marmonne-t-il pour lui même.

Moi, je détaille sa silhouette avec grand intérêt. Il n’y a pas à dire, ses yeux sont magnifiques.

Kenric inspire fort et me regarde droit dans les yeux.

- Je t’aime, il lâche avec douceur en s’avançant vers moi.

Je le regarde, les yeux ronds. Il me faut un temps pour comprendre ce qu’il vient de me dire.

Je t’aime…

Ça me rend tellement heureuse.

J’ai envie de lui dire que lui dire que je l’aime aussi.

Sauf que je ne peux pas.

Pas parce que je suis Conseillère, enfaite, je pourrais quitter le Conseil pour Kenric. Mais parce que je ne suis pas seule et que cette décision affecterait le Colibri… Ma fille.

- Je t’aime beaucoup même, continue Kenric. Et je sais que je ne suis pas le seul habité de ce sentiment. N’est-ce pas ?

Je ne réponds rien.

Kenric s’approche de moi. Il me prend les mains.

- Tu n’es pas obligée de lutter Oralie… Tu peux dire oui à l’amour.

Je retire mes mains des siennes brusquement. Je n’aime pas qu’on me fasse la leçon.

- J’ai dit oui à l’amour, je dis à Kenric un peu sèchement. J’ai, sur cette terre, une personne que je n’ai jamais vu mais que j’aime profondément. Très profondément. C’est pour elle que je reste ici. Parce que je l’aime. Parce que j’ai dit oui à l’amour. Alors ne me fais pas la leçon, je déteste ça.

- J’aime bien quand tu fais la rebelle, répond Kenric en haussant les épaules. Tes joues se mettent à rosirent et ça te rend encore plus jolie.

Fini le romantisme, j’ai envie de lui faire manger son diadème.

Quand il fait le malin, l’exaspération et mon trouble se mélangent et je ne comprends plus rien à ce que je ressens.

Je croise les bras pour me donner un style et je le toise.

- Moi, j’aime bien tes cheveux roux. Ça te rends hyper canon, je dis désinvolte.

Kenric recule de surprise par ce que je viens de dire, le rouge aux joues.

- Toi aussi ça te rends encore plus joli quand tes joues rougissent, je raille.

Kenric soupire et lève les mains en signe de défaite.

Je souris triomphalement.

- C’est pour elle que tu restes, hein ? fait Kenric, soudain sérieux.

Je reste interdite. Est-ce qu’il parle de… Sophie ?

- C’est pour le Colibri ? insiste-t-il. Pour ta fille ?

Là je deviens toute pâle. Comment a-t-il deviné ? Est-ce qu’il va me dénoncer ?

- Oui…, j’avoue du bout des lèvres.

Je regarde le sol, une boule au ventre.

Je vois les pieds de Kenric s’approcher des miens. Ils s’arrêtent lorsqu’ils touchent les miens.

Je lève la tête et voit son visage à quelques centimètres du mien. Ses lèvres si proches des miennes.

- Je ne dirais rien, promet-il. Rien de rien.

Mes larmes coulent malgré moi.

Je ne peux m’en empêcher, je serre Kenric dans mes bras.

- Merci, je renifle. Merci d’être là pour moi.

Puis, après avoir longuement hésité, je lâche dans un murmure :

- Je t’aime aussi.

Kenric se dégage et me regarde, un large sourire sur les lèvres.

- Je le savais, commente-t-il un peu arrogant.

Je lui donne un coup de coude.

- Je tiens à te rappeler, que, même si j’ai un faible pour toi, on ne peut pas s’aimer pour autant, on est des Conseillers et je ne quitterai pas mon travail parce que ma fille aura besoin de moi.

Kenric se renfrogne.

- Je sais, soupire-t-il.

Un ange passe. Cette situation commence à être gênante…  

Soudain, Kenric s’écrie :

- Laisse-moi une journée avec toi !

Je le regarde avec incompréhension.

- Une journée avec toi…, je répète perplexe.

- Oui, confirme-t-il. Une journée où nous sommes un couple, plus de simples collègues de travail. Juste une journée où on est libre.

Je réfléchis.

J'ai envie de passer du temps avec Kenric. Mais le faire viendrait à trahir mon serment de Conseillère, non ?

Oh, qu'importe !

Ce n'est qu'une journée.

Une journée où je suis libre.

Alors je ne vais pas m'en priver !

- Une journée alors, j'accepte le cœur battant à tout rompre de faire quelque chose d'interdit. Et après, on n'en parle plus jamais. Après, on redevient de simple collègues. Du moins jusqu'à ce que le Colibri ait accompli son destin et qu'elle n'ait plus besoin de moi au Conseil...

Kenric me sourit avec tendresse.

Il me tend sa main et je m'en saisis.

- Alors, on fait quoi pour notre journée en tant que couple ? je demande.

- J'ai ma petite idée...


La "petite idée" de Kenric, c'était de fuguer des Cités perdues pour nous rendre dans un parc d'attraction des Cités Interdites nommé DisneyLand.

On est habillé comme des humains et on se comporte comme un couple normal : main dans la main, on s'offre nos plus beaux sourires niais.

- Bon, il est 10 heure, m'apprend Kenric. On doit rentrer chez nous à 17h30. On a donc 7h30 pour s'amuser comme des fous ! J'ai pris 500 euros pour qu'on s'achète tout et n'importe quoi. C'est parti !

Il me prend la main et m'emmène au fin fond du parc.

10h20 :

On vient de faire vingt minutes de queue pour entrer dans l'attraction Peter Pan.

L'attraction vient de démarrer.

C'est génial !

Note à moi-même : découvrir qui est ce fameux Peter.

11h :

On vient de faire un labyrinthe. Ça nous a pris une éternité de trouver la sortie mais c'était amusant !

Maintenant, on est dehors, assis sur un banc. Je tiens la main de Kenric.

On ne dit rien.

On profite de l'instant.

Kenric joue avec mes cheveux.

- Tu es tellement belle, il me dit.

Je rougis jusqu'aux oreilles.

Et là, tout doucement, il s'approche de moi, et il m'embrasse.

J'ai l'impression que je vole.

Je veux me souvenir de ce moment pour le reste de ma vie.

11h30 :

Une autre attraction de faite !

Je m'amuse comme une petite folle !

J'ai même fait une photo avec un dame portant une perruque blonde et une longue robe bleu. Elle ne cessait de chanter : "Libérée, délivrée".

12h40 :

Kenric et moi, on vient de faire un tour en bateau.

On a passé la moitié du trajet à s'embrasser mais en même temps, on n'a pas beaucoup de temps ensemble, les heures passent à une des ses vitesses...

Maintenant, on cherche à manger.

Communiquer avec les habitants des Cités Interdites est plutôt dur mais Kenric réussi à nous prendre deux pizzas végétariennes.

Honnêtement, ce n'est pas très bon et plein de produits chimiques, mais ça en vaut la peine !

13h40 :

Il ne me reste presque plus de temps.

J'essaye de ne pas imaginer le moment fatidique où Kenric et moi devrons nous séparer.

En attendant, je fais un tour de carrousel.

Je fais bonne figure, rit et sourit mais au fond de moi, mon cœur saigne.

14h40 :

Ne faîtes jamais de montagnes russes !

J'ai failli vomir !

16h00 :

Et voilà, plus qu'une heure trente...

Kenric et moi avons acheté des souvenirs.

Il a pris un t-shirt avec, en son centre, une jolie petite fée au cheveux blond. Il ne l'aime pas trop mais je l'ai forcé à le prendre.

Moi, j'ai opté pour une peluche. C'est une petite lionne du nom de Nala. Elle est vraiment adorable !

17h05 :

Je suis assise sur un banc, Kenric est à côté de moi.

- Je ne veux pas te quitter, je murmure en contenant mes larmes.

- Moi non plus..., souffle Kenric avant de me donner un baiser.

J'essaye de ne pas penser que c'est peut-être la dernière fois qu'il m'embrasse.

- Oralie, j'ai pensé à quelque chose..., me dit Kenric.

- Quoi donc ?

- Laisse moi effacer cette journée de ta mémoire.

Je ne réponds pas.

Dans ma tête, mes sentiments se bousculent.

- Je ne veux pas l'oublier ! je crie.

- Je ne veux pas que tu l'oublies moi non plus mais... c'est ce qui est le mieux. Maintenant qu'on s'est dit qu'on s'aime, après tout ce qu'on a vécu, ça va être trop dur pour nous de se comporter comme avant. Je te promets de te rendre ton souvenir lorsqu'on pourra être ensemble. Lorsque le Colibri n'aura plus besoin de toi. Mais pour l'instant, ce n'est pas le cas... Ta fille est plus importante que moi, je ne dois pas t'empêcher de l'aider, tu comprends ?

Je ne retiens plus mes larmes.

- Oui je comprends, j'acquiesce. Mais... mais si tu n'es plus là pour me rendre mon souvenir ?

Ce que je viens de dire est atroce et pourtant, ça pourrait arriver.

- Et bien je ferais en sorte qu'après ma mort, ce jour-ci, un lundi 21 mai, tu retrouves tes souvenirs. D'accord ?

- D'accord, je sanglote.

Je renifle.

- Du coup, je ne peux pas garder Nala, puisque je ne me souviendrais pas d'elle, dis-je en lui montrant ma peluche.

- En effet... Si jamais tu en as besoin, demande ta "peluche du réconfort" à Elwin, ok ?

J'hoche la tête.

Kenric et moi on s'embrasse une dernière fois.

- Je t'aime, me chuchote-t-il. Tu es le Soleil de ma vie. Pour toujours et à jamais. C'est ça la clé.

- Je t'aime aussi...

Tout devient noir.

J'émerge.

Mon souvenir est fini.

Partie 3 : futur

Nous sommes le lendemain matin, du jour où j'ai retrouvé mon souvenir.

Les oiseaux chantent dehors et je souris.

Serrée contre moi, j'ai ma petite Nala que j'ai enfin retrouvée.

Je vais à mon bureau pour écrire mon ultime lettre.

Je sors ma plume.

Ma main tremble légèrement.

Mon cher et tendre Kenric,

Ceci est ma dernière lettre.

Nous sommes le mardi 22 mai. Hier était l'anniversaire de notre premier rendez-vous, un an après ta mort.

Tu sais Kenric, je t'en ai beaucoup voulu d'être partie.

Je n'arrivais pas à faire mon deuil.

Où que je regardais, je pensais à toi et ça me faisait terriblement souffrir.

Aujourd'hui, ton souvenir ne m'est plus horrible. Il est doux et chaud, comme les baisers que nous avons échangés.

Je pense que, ça y est, mon deuil est fait.

Je t'aime Kenric. Pour toujours et à jamais.

Adieu, mon cher amour perdu.

Je t'embrasse mille fois,

Oralie, alias le Soleil de ta vie.

Je mets la lettre dans une enveloppe et me lève, le cœur léger.

Je vais à ma fenêtre et respire l'odeur du printemps.

Je regarde le Soleil et dit, un sourire aux lèvres :

- Au revoir Kenric.

Je suis enfin en paix.

Note fin de chapitre (le 25/08/2021) :

Pour ce chapitre j'ai du un peu tricher... En effet, dans GDCP, Oralie et Kenric n'ont jamais été un couple... On sait juste que les deux Conseillers s'aimaient. Mais bon, en hommage à Kenric et Oralie et pour faire une histoire un peu émouvante, j'ai décidé de braver l'interdit et de leur créer un jour où ils ont eu une relation ! J'espère que ça vous a plu !

La fin du triangle

/!\ Les deux parties se déroulent avantle tome 8,5 /!\

Partie 1 : Sophitz

Fitz

Tranquillement chez lui, Fitz essayait de mettre de l'ordre dans ses sentiments.

Cela faisait longtemps qu'il n'aimait plus Sophie comme une simple amie ou une sœur et il avait toujours rêvé de sortir avec elle. Seulement voilà, quand il y arrivait enfin, Sophie passait tout son temps avec Keefe et le repoussait. De plus... la Télépathe ne pouvait être assortie ce qui était un problème majeure.

Fitz avait proposé une solution à cette histoire d'assortiment : retrouver les parents biologiques de Sophie. La jeune fille avait même réussi à en découvrir un !

Alors pourquoi ne voulait-elle pas lui dire son nom ? Pourquoi avait-elle voulu le lui dissimuler ?

- Peut-être qu'elle ne veut pas te le dire parce qu'elle est sous le choc et qu'elle n'a pas à te dévoiler cette partie d'elle-même ? proposa une voix dans son dos.

Fitz poussa un soupir fatiguée et se retourna sans grande surprise vers sa sœur, Biana.

- Excuse-moi de te déranger en pleine réflexion frérot mais... tu réfléchis à voix haute, expliqua-t-elle avec une moue désolée. Je venais te demander de parler moins fort, seulement je t'ai entendu et ce que tu me dis ne me parait pas très juste...

Fitz rougit. Biana connaissait désormais toute sa vie romantique. Mais il ne se concentra pas sur sa gêne, Biana avait piqué sa curiosité :

- Que veux-tu dire par "ce que tu dis ne me parait pas très juste", demanda-t-il, perplexe.

- Et bien... tu reproches à Sophie de ne pas t'avoir donner le nom d'un de ses deux parents biologiques, chose que, au passage, je ne devrais pas savoir, mais bon... Bref, si Sophie ne veut pas te le dire, ne penses-tu pas qu'elle a une bonne raison ? Une bonne raison qu'il faut respecter ? Es-tu même sûre qu'elle voulait connaître l'identité de ses parents biologiques ? Je ne pense pas... C'est certainement pour ça qu'elle a été un peu distante avec toi et très proche de Keefe. C'est son confident tu sais...

Fitz fit les yeux ronds. Tout ce que Biana disait se tenait ! Mais...

- La seule façon pour elle d'être assortie est de trouver l'identité de ses parents biologiques. Pourquoi ne voudrait-elle pas la rechercher ?

Biana se saisit d'un coussin sur le lit de jeune homme et le lui jeta à la figure.

- Qu'est-ce que tu peux être bête toi ? Sophie ne veut pas être assortie ! Elle cherche à l'être uniquement pour toi ! Elle n'a jamais aimé notre système d'assortiment... Tout ce qui compte pour elle Fitz, c'est toi... Je sais qu'être assorti pour toi est important mais tu n'es qu'un ado pour l'instant ! Peut-être qu'avec le temps M.Forkle révèlera l'identité des parents de Sophie. Mais surtout, Sophie n'a pas à faire des choses qu'elle ne veut pas pour toi. Ce n'est pas ce qu'on peut appeler une relation saine. Alors, soit tu choisis d'être en couple avec Sophie mais tu l'acceptes comme elle est, soit tu renonces à tes sentiments pour elle et tu ne te plains pas qu'elle ne te considères que comme un ami, tu comprends ?

Fitz commença à trembler. Biana avait raison. Tellement raison.

- Je me suis comporté comme un gros zéro..., murmura-t-il.

- Et oui, soupira Biana. Mais maintenant, tu te dois de répondre à cette question : Sophie ou pas Sophie ? Tu veux qu'elle reste ton amie ou tu veux retenter ta chance avec elle ?

Fitz ne réfléchit même pas. Sophie comptait énormément pour lui. Parfois trop, même. Il ne pouvait pas la laisser partir sans avoir dignement essayer d'être avec elle. Il s'apprêta à clairement donner sa réponse lorsque Della entra en trombe sans sa chambre.

- Sophie vient d'être transférée au Centres de Soins, elle est inconsciente mais elle ne fait que t'appeler, Fitz... murmura Della. Va la rejoindre, Elwin t'expliquera tout ce qu'il s'est passé...


Elwin

Elwin avait bientôt fini sa journée lorsque soudain, Edaline, Grady et Sandor qui portait une Sophie inconsciente dans les bras arrivèrent, très inquiets.

Et voilà, Sophie avait encore fait des siennes. Elwin devrait y être habitué mais voir le jeune fille ainsi lui retourner le cœur. Il détestait que qui que se soit souffre.

Le Flasheur soupira, et indiqua à Sandor de déposer sa protégée sur un des lits de camp. Il sortit ensuite son nécessaire pour soigner le jeune fille.

- Que s'est-il passé ? questionna le médecin.

- Une attaque des sbires des Invisibles, expliqua Grady, furieux. Ils ont failli capturer Sophie mais elle a utilisé son instillation et Sandor, moi, Edaline et ses autres gardes du corps sommes venus à temps pour la sauver. Malheureusement, elle a s'est fait blesser et elle s'est évanouie.

- Je vois..., soupira Elwin. Pauvre petite.

- Fitz ! hurla l'intéressée dans son sommeil. Où est Fitz ? Je veux Fitz !

Grady leva les yeux aux ciel.

- On va prévenir les autres de ce qu'il s'est passé, décida Edaline. Les amis de Sophie vont peut-être tous débarquer, haletant et en sueur, prévint-elle Elwin.

- Oh, on va dire que j'ai l'habitude..., plaisanta celui-ci avant de soigner les blessures de sa patiente.

Edaline et Grady partirent mais expliquèrent qu'il reviendrait vite. Pourtant, dix minutes plus tard, ce n'est pas le couple qui revint mais Fitz, essoufflé. Il avait certainement couru pour venir jusqu'ici.

- Elwin ! appela-t-il. Que ce passe-t-il ?

Le médecin expliqua tout au jeune homme, avant de le laisser voir Sophie qui continuait de crier le nom du nouveau venu.


Sophie

Elle était dans les ténèbres et elles se battaient contre des ombres terrifiantes.

Fitz apparaissait dans les ténèbres et courait vers son amie.

- Sophie ? Tu vas bien ? demandait-il.

Mais les ombres prenaient Fitz et celui-ci disparaissait petit à petit.

Sophie était pétrifiée de peur.

Elle appelait Fitz.

Elle voulait le voir.

Les ombres l'avaient-il tué ?

Non. Pas Fitz.

La jeune fille avait tellement de choses à lui dire... À partager avec lui...

Sophie...emplit une voix dans sa tête, ce n'est qu'un mauvais rêve. Je t'en prie, réveille-toi !

Réveille-toi...

Réveille-toi !

Sophie ouvrit soudainement les yeux. Elle était au centre des soins, et à côté d'elle, il y avait Fitz.

- Fitz ! s'exclama-t-elle avant de le prendre dans ses bras.

La jeune fille, se rendant compte de son geste rougit jusqu'aux oreilles et s'éloigna de son ami brusquement.

- Désolé, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, bredouilla-t-elle.

Mais Fitz n'écouta pas ses excuses et l'enlaça. Le cœur de la jeune fille bondit dans sa poitrine. Fitz la relâcha et la regarda, les larmes aux yeux.

- Je suis désolé Sophie. Le jour de notre rupture, je me suis comporté comme un gros nul. Tu... tu es tellement importante à mes yeux et pourtant je t'ai forcée à rechercher l'identité de tes parents biologiques alors que tu n'en avais pas envie. Cette histoire d'assortiment est stupide. On est que des ados, on a encore du temps avant de penser à ses choses là. Je suis vraiment désolé... J'ai encore des sentiments pour toi Sophie !

Sophie écarquilla les yeux.

J'ai encore des sentiments pour toi Sophie...

Cette phrase sonnait comme une promesse pour la jeune fille. Et, même si elle ne voulait pas l'avouer, elle aussi aimait encore bien Fitz.

- Moi aussi, j'ai encore des sentiments pour toi, avoua-t-elle, pivoine.

- Alors, tu veux bien qu'on reprenne notre histoire là où on l'a laissé.

La jeune fille essaya de ne pas penser aux papillons qui s'étaient emparés de son estomac et déclara :

- Oui, Fitz. Ça me plairait beaucoup...

Et là, le beau jeune homme se pencha sur elle et l'embrassa.

Ils étaient enfin réunis.

Partie 2 : Sokeefe

Sophie

Sophie était la jeune fille la plus heureuse de la Terre.

Keefe venait de se réveiller de son coma et n'avait pas manifesté de nouveau talent (NDA : Oui, je vous le rappelle l'histoire se déroule avant le tome 8,5). Il semblait même aller très bien. La Télépathe était vraiment très contente d'avoir retrouvé son ami.

Ils étaient tous les deux chez Sophie, entrain de jouer avec Felix et Louna lorsque Keefe lui demanda :

- Tu penses qu'un jour je serais digne d'être ton ami ?

La jeune fille le regarda avec étonnement et se rappela que, même s'il le cachait, Keefe manquait vraiment de confiance en soit.

- Keefe, tu es plus que digne d'être mon ami. Et avant que tu ne puisses répliquer, oui tu as fais des erreurs mais tu t'es racheté. Tu fais tout pour être l'ami le plus parfait possible. Je ne veux pas d'ami parfait, je veux des amis avec la même mentalité que toi. Tu es plus que digne d'être mon ami.

Keefe la regarde et lui sourit sincèrement.

- Merci...

Sophie lui rendit son sourire. Soudain, Dex et Biana se matérialisèrent dans le jardin de Sophie avec un visage paniqué.

- Euh... Est-ce que ça va ? leur demanda la jeune fille.

- Sophie ! Tu ne dois pas paniquer mais... tout Foxfire est au courant que Keefe a été dans le coma et ils accusent notre petite bande d'être responsable de ce qu'il c'est passé...

- Enfin, "toute notre petite bande", tout le monde excepté Biana, Fitz et Keefe vu qu'ils sont populaires, maugréa Dex.

Biana donna un coup de coude à Dex.

- Oui, bon... Du coup, demain, à notre arrivée à l'école, il se peut qu'on soit un peu mal regardé et... surtout toi Sophie puisque, tu est un peu notre cheffe...

- Je ne suis pas la cheffe ! s'écria celle-ci.

- Si tu le dis, mais tu es le Colibri, dit Dex. Tu es exceptionnelle, mais les gens n'aiment pas ce qui est différent, crois-moi, je parle d'expérience. C'est pourquoi tu seras certainement la plus visée...

- Tout ça c'est de ma faute ! s'exclama Keefe, soudain blanc.

- Ce n'est pas ta faute Keefe, le rassura Sophie en lui prenant la main. Et puis, les élèves de Foxfire ont raison, c'est de ma faute. Je n'aurais pas du laisser les Invisibles te faire du mal...

- Non, Foster, ce n'est pas du tout ta faute, lui dit l'Empathe d'une voix douce. C'est celle des Invisibles, ou de moi, mais pas la tienne.

- Hum, hum, on vous dérange ? demanda Grady qui venait de rejoindre les jeunes en fusillant les mais entrelacées de sa fille et du jeune homme.

Sophie devint rouge pivoine et elle lâcha brusquement la main de Keefe.

- Bon, bah, merci d'avoir prévenu les amis, déclara-t-elle, un peu gênée. Maintenant, je vais aller dans ma chambre pour essayer de ma faire à l'idée que pleins d'élèves vont me fusiller du regard demain.

Sur ceux, la jeune fille décampa au plus vite.


Keefe

Keefe venait d'arriver à Foxfire. Il n'avait clairement pas envie d'étudier aujourd'hui d'autant plus que, depuis qu'il savait qu'il avait été dans le coma, tout le monde le regardait, intrigué. Keefe aurait bien séché son premier court mais c'était celui d'Empathie et il était très important.Le jeune homme essaya donc de passer discrètement dans les couloirs mais certaines filles le remarquèrent et vinrent lui demander s'il allait bien.

Keefe leur sourit et les rassura : "Oui, oui, je vais très bien. Que voulez-vous qu'il arrive à un gars comme moi ?". Avant, l'Empathe adorait être au centre de l'attention mais depuis qu'il savait que sa mère était un membre des Invisibles et qu'il pensait que tous les méfaits qu'elle commettait étaient de sa faute, il ne se sentait plus digne de cette admiration qu'on lui prodiguait.

Keefe continua de marcher et se rendit compte que, perdu dans ses pensées, il s'était rendu dans l'aile réservée au niveau de Sophie, Dex et Biana.

Il haussa les épaules. Avoir quelques minutes de retard en Empathie mais avoir pu croiser Foster en valait la peine. Keefe commença à chercher une adorable chevelure blonde lorsqu'il remarqua soudain un attroupement d'élèves autours d'un casier.

Le jeune homme s'y rendit en fronçant les sourcils. Ça ne lui disait rien qui vaille...

Lorsqu'il remarqua ce qui provoquait tout se remue ménage il s'immobilisa, ébahi. C'était le casier de Sophie tagué du mot : "Monstre".

La jeune fille était juste à côté, plus rouge que jamais. Elle prenait ses affaires et Biana et Dex essayaient tant bien que mal d'éloigner la foule hilare qui pointaient du doigt la chère Foster de Keefe.

Celui-ci était furieux. Il arrivait à ressentir les émotions de la jeune fille et ils les détestaient. Elle ne devait pas éprouver de honte ou de peur face à ses abrutis et elle n'avait pas à se fatiguer à se mettre en colère pour eux. Sans plus réfléchir, le jeune homme fendit la foule et se positionna devant Sophie pour la protéger.

- Keefe ? s'étonna-t-elle.

- Écoutez moi bien ! se fâcha l'Empathe. Si quelqu'un refait ça et s'en prend à Foster, il aura affaire à moi !

- Keefe, chuchota celle-ci. Je peux me défendre toute seule ! Je n'ai pas besoin de ton aide !

- Je sais que tu sais te débrouiller toute seule Foster, lui répondit-il. Mais tu comptes pour moi et j'ai promis de prendre soin de toi.

Puis il reprit à l'attention de la foule :

- Maintenant, circulez !

L'attroupement petit à petit, disparu et il ne resta plus que Biana, Dex et Sophie.

- Merci pour ton aide Keefe, mais il n'était pas nécéssaire, lui dit Foster, gênée avant de s'en aller sans demander son reste.

Bravo Keefe, pensa le jeune homme, tu as fait très fort...


Sophie

Sophie se rendait chez Biana après avoir fini ses cours de la journée. Son amie voulait absolument lui montrer les nouvelles tenues qu'elle avait achetées.

Une fois qu'elle fut arrivée chez elle, l'Eclipseuse embarqua Sophie dans sa chambre, très enthousiaste.

- Tu vas voir ! J'ai tellement de robes à te montrer !

Biana n'avait pas menti, elle avait acheté une dizaines de nouveaux vêtements qui, sans surprise, lui allait à merveille.

- Tu es magnifique ! complimenta Sophie son amie, sincère. Même Keefe n'aurait aucun commentaire à faire sur cette tenue.

En prononçant le nom du jeune homme, la Télépathe se raidit. Elle était encore embarrassée par les évènements de ce matin. Biana s'en aperçut et vint s'assoir à côté de son amie.

- Sophie, ça va entre toi et Keefe ? lui demanda-t-elle.

- Oh, on ne s'est pas reparlé depuis l'incident du casier donc, on peut dire que si on ne se parle pas on est pas en mauvais terme...

- Tu sais, je ne sais pas pourquoi ça t'a blessé qu'il t'aide mais il n'avait pas de mauvaises intentions. Bien au contraire.

Sophie se gratta le coup, gênée.

- Je sais, c'est juste que...

- Que ? l'encouragea Biana.

- Que j'avais l'air faible ! lâcha Sophie. On aurait dit une pauvre fille qui ne savait pas se défendre et... je ne veux pas que Keefe me voit comme ça.

- Personne ne te voit comme ça Sophie ! s'écria Biana. Tu es forte, dans le bon sens du terme, gentille, astucieuse, et intelligente. Tu as la main sur le cœur et tu es extrêmement courageuse.

La Télépathe offrit un sourire à son amie.

- Merci Biana, mais... Keefe est... Enfin, c'est Keefe ! Il est toujours là pour ses amis et même s'il est parfois trop têtu lui aussi est fort, gentil, astucieux et intelligent. Il vit des choses très compliqués avec sa mère, les Invisibles et il fait toujours tout pour racheter ses erreurs. Parfois, j'aimerais être comme lui... Son humour en moins, certes, mais quand même. Et puis, comme toi et Fitz et tout le monde ici, il est beau.

- Non ! s'exclama Biana. J'y crois pas... Tu es amoureuse de Keefe !

Les yeux de Sophie se firent aussi gros que des soucoupes, quand à ses joues, on aurait dit qu'elles avaient été peintes avec le rouge le plus criard de la Terre.

- Bien sûr que non ! bafouilla-t-elle. On parle de Keefe, c'est juste un ami !

Pourtant, ce que Biana avait dit sonnait comme une vérité dans la tête de Sophie...

- Sophie, Sophie, Sophie, soupira l'Éclipseuse. Comment fais-tu pour ne même pas remarquer tes propres sentiments ? Tu fais les éloges de Keefe, vous vous taquinez tout le temps et vous êtes hyper proches ! À chaque fois qu'on parle de lui, tu prends toujours son parti et tu veux toujours le protéger. Sans oubliez que tu lui dis tout le temps : "Tu comptes énormément pour moi" et que vous ne ratez jamais une occasion pour vous tenir dans les bras ou la main... Si ce ne sont pas des preuves qu'il te plaît !

Sophie allait répliquer que non elle n'aimait pas Keefe sauf que... Ce que disait Biana était vrai. Keefe lui faisait vraiment de l'effet et elle ne l'avait jamais remarqué ! Comme avait-elle fait pour ne pas voir qu'il comptait tellement pour elle ?

- Oh non, murmura-t-elle...

- Oh si, répondit Biana sur le même ton.

- Je suis amoureuse de Keefe ! paniqua Sophie. C'est pas vrai ça !

- Du calme, du calme, tenta de l'apaiser Biana. Je suis sûre que c'est réciproque ! Keefe veut toujours être avec toi, tout le monde sait qu'il a le béguin pour toi ! À mon avis, tu devrais aller lui faire part de tes sentiments !

- C'est gentil de dire ça mais... je ne crois pas que Keefe m'aime en retour, murmura Sophie. Je crois que je vais rentrer chez moi maintenant. À plus Biana !

Et associant le geste à la parole, la jeune fille quitta la maison des Vacker. En rentrant chez elle, la jeune fille se dirigea sous le panacier de Calla pour réfléchir. Pourquoi était-elle tombée amoureuse de Keefe ?

Quand soudain, elle entendit la voix la plus merveilleuse et celle qu'elle ne voulait pas entendre, la saluer :

- Salut Foster ! On pourrait parler quelques minutes ?


Keefe

Keefe s'en voulait d'avoir blessé Sophie à Foxfire. Ce n'était vraiment pas son intention. Du coup, il avait décidé d'aller lui parler pour qu'ils s'expliquent.

Edaline expliqua au jeune homme qui venait d'arriver à Havenfield que Sophie se trouvait près du panacier de Calla et il s'y rendit de suite.

Quand il vit sa charmante blondinette, son cœur fit un bond.

- Salut Foster ! On pourrait parler quelques minutes ? lui demanda-t-il.

La jeune fille se retourna et Keefe sentit instantanément ses émotions. Elle semblait heureuse de le voir mais aussi gênée et... elle essayait de masquer une émotion que Keefe ne reconnaissait pas.

Sophie accepta la proposition du jeune homme et ils s'assirent tous les deux sous l'arbre.

- Bien, commença l'Empathe. Je suis désolé pour aujourd'hui... Je voulais juste te protéger pas te mettre mal à l'aise ou quoi que ce soit. Tu vois, j'ai promis de veiller sur toi à M.Forkle donc je n'ai pas réfléchi et je suis venu te défendre...

- Je n'ai pas besoin de protection ! s'emporta Sophie. Je ne suis pas faible !

Keefe eut un mouvement de recul face à l'agressivité de la jeune fille.

- Désolé, marmonna-t-elle.

- Foster, je ne sais pas pourquoi tu penses ça, mais non tu n'es pas faible. Bien loin de là. Je ne t'ai jamais considérée comme ça...

- Ah oui ? rétorqua Sophie. Alors à quoi bon me défendre si je ne suis pas faible ?

- C'est juste que... je n'ai pas réfléchi parce que...

Je t'aime.

Le jeune homme pouvait lui dire ses mots mais il redoutait la réaction de la mystérieuse Mlle.F...

- Parce que ? insista-t-elle.

- Je ne peux pas te le dire, s'excusa le jeune homme. Je tiens trop à notre amitié pour ça et j'ai peur de ta réaction...

- Keefe, peut importe ce que tu vas me dire, je resterai toujours ton amie.

- Oui voilà, tu resteras juste mon amie, grinça-t-il.

Un silence gênant s'installa.

- J'ai compris, murmura Sophie. Tu me vois vraiment comme une demoiselle incapable de se défendre seule.

Et là, pour la première fois, Keefe sentit de la part de Sophie un réel manque de confiance en soi. À ça, s'ajoutait de la tristesse et... l'envie d'être importante à ses yeux ?

Alors que la jeune fille partait, l'Empathe lui attrapa le bras.

- Foster, tu veux être importante à mes yeux ?

L'intéressée rougit.

- Bien sûr, marmonna-t-elle. Tu es Keefe Sencen. Au-delà de notre amitié, je te voue un réel respect et une admiration.

Au tour de Keefe de rougir. Lui qui ne supportait plus qu'on lui porte ses sentiments, venant de Foster ça lui réparait le cœur.

- Tu es importante à mes yeux, lui dit-il d'une voix douce. Tu es mon héroïne. C'est à moi de te retourner le compliment.

Sophie le regarda et lui sourit.

- Mais si je suis ton héroïne, pourquoi est-ce que tu m'as protégée ? Les super-héros se défendent seuls d'habitude.

Devait-il lui dire la vérité ? Devait-il lui faire ça déclaration ? Keefe n'en était pas sûr mais il sentait que c'était un bon moment et que, peut-être, Sophie ne le repousserait pas.

Il inspira un grand coup.

- J'ai vraiment peur pour notre amitié du coup... Mais bon... Déjà, les héros ne se défendent pas toujours tout seul, ils peuvent avoir besoin d'aide. Et ensuite, lorsque je t'ai défendu, je n'ai pas réfléchi, je me suis juste avancé vers toi parce que je veux être important pour toi Foster. Enfaite, je crois bien que j'ai des sentiments pour toi.

Keefe ferma les yeux et se prépara au pire râteau de l'univers. Mais au lieu de ça Sophie le prit dans ses bras, sous le choc.

- C'est vrai ? demanda-t-elle, timide, le visage enfoui dans le cou du jeune homme.

- Oui...

- Moi aussi ! s'exclama-t-elle en se dégageant, les joues roses. Moi aussi j'ai des sentiments pour toi.

Keefe n'en revenait pas. C'était le plus beau jour de sa vie.

Il replaça une mèche rebelle derrière les oreilles de Sophie et lui sourit. Ils se regardèrent pendant un long moment puis Sophie s'approcha de lui, comme pour l'embrasser et il fit de même jusqu'à poser ses lèvres sur celles de la jeune fille.

Keefe serra Sophie contre son cœur. Elle était bel et bien là, entrain de l'embrasser.

Soudain, les fleurs de panacier commencèrent à tomber délicatement sur eux comme si Calla était contente d'enfin les voir ensemble.

Keefe et Sophie ne s'étaient jamais sentis aussi bien.

Tous les deux.

Ce moment gravé dans leur mémoire.

Pour toujours.

La Fin de la fanfic.png

Remerciements

Et voilà ! Une deuxième fanfiction de finie ! Elle a ses défauts, ce n'est pas ma préférée, et je l'ai écrite sur une très longue période... Mais, néanmoins, je suis contente de l'avoir finie et comme pour la précédente, j'aimerais remercier quelques personnes.

Tout d'abord, merci à Pat la pâtissière de m'avoir inspirée cette histoire grâce à la sienne Amourettes (oui je croie que je radote là...).

Ensuite, merci à Valentine Ruewen, Angela Foster-28, Vague de Ouest et LinhSong625 d'avoir été là si souvent dans l'avancée de la fanfiction, de m'avoir encouragée avec leurs commentaires tous positifs et d'avoir fait vivre ma fanfic ! Leur gentillesse m'est allée droit au cœur. Merci les filles !

Et enfin, merci à vous d'avoir lu cette fanfiction chers lecteurs !

À bientôt pour une prochaine fanfiction,

La licorne qui aimait lire 🦄📚.

Advertisement