Salut!😀 C'est Flamme Dorée! C'est ma première fanfiction, donc soyez indulgents svp!😅

ATTENTION SPOILERS: si vous n'avez pas lu le tome 8, vous serez spoiler dès le premier chapitre!😱 Et n'hésitez pas a laisser un commentaire, ça m'aide a m'améliorer et ça m'encourage!

Merci de ne pas modifier mon texte sans mon autorisation svp!

Ben voilà c'est tout et bonne lecture!

Chapitre 1 : Les Caches

Oralie.jpg

Sophie retenait sa respiration pendant qu’Oralie murmurait « LuneStellaire » à la cache. Sa mère biologique semblait aussi tendu qu’elle. Malgré tout ses mensonges, Sophie parvint à être touchée par le danger qu’elle prenait pour elle.Elle devait l’aimer non ? Ou au moins un peu ? La Conseillère et sa fille attendirent 117 secondes -car oui, Sophie avait compté ! A la 118ème, la Télépathe perdit tout espoir de réminiscences. Soudain, elle furent emportées par un véritable tourbillon mental. Lorsque Sophie parvint à éclaircir son esprit, elle se trouvait devant une version un peu plus conservée du Conseiller Emery, même si la différence n’était pas de taille, vu que les elfes ne changeaient pas sur le plan physique, sauf leurs oreilles qui s’allongeaient. Bien que cela faisait déjà presque six ans que Sophie vivait parmi les elfes, leur longévité continuait de la surprendre. Par ce moyen, Fitz et Biana avait un arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière grand père, Fallon Vacker, fondateur du Conseil.

Emery la regardait d’un air grave.

- Conseillère Oralie, nous avons un problème.

Sophie le regarda d’un air intrigué avant de se rendre compte d’un détail capital : il l’avait appelé Conseillère Oralie ! Elle se trouvait dans la tête d’Oralie et entendait les moindres de ses pensées ! A bien y réfléchir, elle aurait dû deviner plus tôt : jamais, au grand jamais, même si c’était le prix à payer pour voir le Magnat Leto faire un discours plein d’éloge sur les papotins, ou pour apprendre le prénom de Keefe à Grady... non, elle ne porterait jamais une robe aussi rose et froufrouteuse!

- Que se passe-t-il, fit Oralie, un brin paniquée

- Comme vous devez le savoir, vous êtes Empathe, ce qui vous rends plus facile à briser. A cet instant, Sophie entendit la « voix mentale » d’Oralie penser « je suis aussi forte que vous tous ! ». Pour la première fois depuis longtemps, la Télépathe se sentit plus que d’accord avec la Conseillère.

- Comme je le disais, si nous vous avertissons, c’est uniquement en dernier recours. Il se trouve qu’un elfe du nom de Brant a décidé de mener à bien sa propre expérience sur son talent.

- Son talent ? Expliquez- vous, s’il-vous-plaît !

- Il était Sans-Talent. Et il ne voulait pas. Il a donc trouvé le moyen de changer son talent par un autre plus puissant.

- Et quel est ce talent ?

- La pyrokinésie.

Sophie se figea. La vérité venait d’atteindre son cerveau. A l’origine, Brant était un Sans-Talent  ! Il a voulu devenir Pyrokineiste car il voulait a tout prix un talent, trouvant le moyen de choisir ce dernier ! Toutes les pièces du puzzle s’assemblaient ! Lady Gisela avait changé le Talent de son fils – ou en a rajouté un deuxième - en suivant une méthode venant de Brant, qui avait du lui apprendre ! Et Lady Gisela avait approfondir les recherches, puisqu’elle voulait que son fils ait un talent unique !

- Mais, rajouta Oralie, en quoi est ce culpabilisant pour nous ?

- Il se trouve que nous avons évoqué la possibilité de le placer chez des tuteurs qui serait capables de le contrôler

- Vous voulez dire… lui retirer ses parents pour les remplacer par d’autres ?

- Oui. Ces tuteurs serait plus durs avec lui, étant donné qu’il possède un talent interdit.

Oralie garda le silence. Sophie sentait son cerveau en pleine ébullition. La Conseillère était déchirée entre « on ne peut pas faire ça, c’est trop cruel » et « mais son talent est dangereux ! Il est Pyrokinésiste »

- Faites comme vous le pensez bon, finit par articuler l’Empathe dans un murmure à peine aubible

- Bien

Emery se dirigeait vers la porte quand Oralie l’interpella:

- Attendez… Comment a-t-il réussi ? A 17 ans seulement ?

- La seule information que l’on possède est Lune stellaire. Il est aussi question de microbes ogres.

- Lune Stellaire ?

Fin du souvenir.


Chapitre 2 : Un problème, une solution! Enfin presque…

De retour à Havenfield, Sophie se tourna immédiatement vers sa mère biologique. Elle était pâle et respirait rapidement – trop rapidement. La Conseillère Pipeau avait beau avoir menti, elle ne méritait pas de se briser pour autant. L’Instillatrice sorti son transmetteur et héla Elwin. Quelques minutes plus tard, Oralie était assise sur un lit de camp à côté de Keefe et elle… Sophie ne parvint pas à finir son raisonnement. Elle senti des frissons dans ses bras à la pensée de l’Empathe et eu alors une certitude : elle n’avait pas mangé de papillons à midi, et pourtant ceux qui virevoltaient dans son estomac, en plus d’être vivants, étaient en pleine forme ! Soudain une idée s’imposa à elle : elle n’était quand même pas… non. Non non et non. Elle venait de quitter Fitz, elle ne pouvais aimer Keefe. Mais, lui souffla une petite voix, pourquoi est tu partie alors, si tu aime encore Fitz ? "Tais toi," la réprimanda t-elle. La voix d’Elwin la tira de sa réflexion :

- Sur le plan physique, Oralie va bien. Sur le plan mental en revanche… tu sais ce qui te reste à faire.

Sophie hocha la tête. Au même moment, Tam, Biana, Linh et Marella entrèrent dans le Centre des Soins – où Centre Foster !

- Tout va bien, s’inquiéta Sophie

- Tu vas arrêter oui, de t’inquiéter pour tout le monde ! Ça va parfaitement, comme d’habitude ! Et toi, comment ça va ? fit Marella

- Moi oui, mais Oralie…

Tous se tournèrent d’un même mouvement vers la Conseillère. Linh posa la question que tout le monde pensait :

- Comment ?

Alors la Télépathe leur raconta tout. La cache, Emery, Brant, et l’interruption plus que frustrante du souvenir.

« Ça alors. Elle doit vraiment tenir à toi pour prendre un tel risque ! fit Tam

- Ce n’étais pas pour moi… fit Sophie en se tournant vers Keefe

Le Ténébreux regarda ses pieds. Il se sentait toujours coupable des projets de Lady Gisela.

- C’était pas de ta faute, lui murmura Linh

- Je pensais pas dire ça un jour, mais ses blagues à deux balles me manquent

- Moi aussi. Enfin tout le monde je pense… même Ro, lui répondit sa soeur

- Alors raison de plus pour le sauver, s’exclama Biana

- Euh, pardon, mais on a aucune piste, fit Marella

- Mais réfléchissez ! D’après Emery, les seules informations qu’ils ont sont Lune stellaire et les microbes ogres. Or Lady Gisela n’a pas utilisé de microbes dans « le changement » comme elle l’appelle…

- Pouah, j’en peux plus de ce mot, cracha Sophie

- Moi aussi. Or Brant devait avoir un complice, étant donné qu’il a dû lui aussi tomber dans cette espèce de coma. Il a donc fallu le réveiller grâce aux microbes ogres, puisque il parle aussi de ça !

- Mais bien sûr ! fit Biana en se tapant sur le front 

Sophie était contente : ils avaient enfin une piste.

- Mais, il faut les trouvez ces microbes. Et je doutes que le roi Dimitar soit content que l’on reviennent dans sa capitale après son coup d’éclat de la dernière fois…

- Ça tombe bien, parce que vous avez justement un ogresse sous la main ! fit une voix féminine accompagnée d’un bruit de dague qui fend l’air

- Ro ?

- Eh oui blondinette ! Malgré tout ce qu’il m’as fait subir, je l’aime bien, ton Lord Bellecoiffe. Alors je vais aller le chercher, le microbe ! Et je demanderais à mon père si il a des châtiments à offrir au Keefster pour le non respect du pari. Je garderai les deux meilleurs, comme ça tu pourras lui en donner un toi aussi !

Il était vrai que c’était tentant . Mais ce n’étais pas le sujet

- Ro, tu pourrais vraiment faire ça ?

- Mais oui, puisque je te le dis !

- Vraiment, euh…merci !

- Mais de rien ! Allez, vas donc guérir la Conseillère Paillettes maintenant! 

Chapitre 3 : Oralie et ses souvenirs

Sophie sorti son transmetteur et héla Fitz. Elle lui expliqua rapidement la situation et, à son grand soulagement, il se retint de poser trop de questions. Arrive au Centre de Soins, ils ne perdirent pas une minute, même si l’expression presque contrariée de son Apparenté en découvrant qu’il n’était pas le premier averti par Sophie n’échappa pas à l’Optimisatrice. Expression qui ne sembla pas tromper Biana non plus, qui lança à son frère :

- Eh oh c’est pas parce que t’es son Apparenté que tu dois forcément passer devant les autres !

Fitz baissa les yeux, honteux, surtout après avoir remarqué que Sophie le regardait

- Bon, on y vas, demanda t-il ?

Sophie lui tendit la main et leurs anneaux s’alignèrent

« Tu es sure que ça va ? demanda Fitz

- Oui, ne t’inquiète pas, ça a juste pas été facile de voir Oralie se briser sous mes yeux.

- Je comprends, fit-il en lui envoyant une valve d’énergie

L’adolescente retint son souffle et rentra dans l’esprit de sa mère. Elle tomba dans un néant plus noir que nature. Elle serra la main de son ami, qui lui envoya une vague d’énergie qui permit à la jeune fille de percer la noirceur et de se retrouver devant une masse de sentiments contradictoire. Culpabilité. Colère. Regret. Haine. Tous se mélangeaient et formaient un ouragan négatif. Sophie se mit d’abord à instiller. La joie. Le bonheur. L’amour. Oui, la petite réserve d’amour qu’elle avait gardé pour sa mère biologique, sans vraiment le vouloir. Cette petite dose qui faisait partie d’un grand coffre qui se renouvelait à chaque personne digne de confiance, digne d’amour.Parfois il était aveugle. Parfois plus perspicace. Il en allait de même pour le confiance. Elle transmit tout ça à Oralie.

Et elle continua sans relâche. Au bout d’un moment, elle sentit Fitz lui presser la main, et elle sortit alors de l’esprit de sa mère biologique. Devant elle se trouvait une Oralie certes fatigué, certes pâle, mais bel et bien consciente. Sophie ne savait pas quoi dire, si bien qu’elles restèrent un long moment à se regarder. Aucune personne présente dans la pièce n’osa briser le silence, devenu presque significatif, jusqu’à ce qu’Oralie murmure un « merci ». Alors Sophie put enfin s’excuser de l’avoir laissé tomber alors qu’elle pouvait la sauver, de ne pas l’avoir soutenue et enfin pour toutes les méchancetés qu’elle lui a dit. Elle lui dit qu’elle était contente qu'elle soit sa mère, car elle, au moins, était du bon coté, même si ses parents restaient Grady et Edaline, qu’elle soit à l’origine de sa création, elle qui avait toujours été de son côté. Oralie lui prit la main et dit simplement :

«  Tu n’as pas a t’excuser, Sophie. Ta réaction était justifiée. Mais il faut que je te dise quelque chose…

- Pas maintenant, intervint Elwin. Pardon de gâcher ce beau moment, mais la Conseillère Oralie semble encore être un peu faible et je tiens à l’examiner.

- Merci Elwin. Mais pas besoin de telle manières. Appelez moi Oralie, tout simplement.

Elwin acquiesça et procéda à un rapide contrôle des fonctions vitales de la Conseillère.

- Tout est en ordre, fit-il, mais pas d’émotion trop fortes !

- Comment va Keefe ? demanda Sophie, honteuse que la question ne lui soit pas venue plus tôt

- Rien de nouveau, dit Elwin, mais si vous ne vous trompiez pas à propos de cette histoire de microbes ogres, ce serait d’une grande aide !

- Il ne me reste plus qu’à y aller, alors, fit la voix de Ro. Gigantor, je peux compter sur toi pour veiller sur le petit elfounet si jamais il se réveille ?

Sandor lâcha un de ses soupirs a faire trembler les murs. Ro quitta alors la pièce au pas de course,faisait un boucan qui résonna dans toutes la pièce.

- Alors Oralie, que vouliez vous dire ? dit Fitz

- Il se trouve que, en plus de la scène que Sophie a pu voir, j’ai eu un autre souvenir. Brant qui se débattait, qui voulait rejoindre ses parents, et surtout sa fiancée.

La voix de la Conseillère se brisa sur ce dernier mot. Sophie était heureuse que Grady et Edaline ne soient pas présents à cet instant, pour découvrir que le Conseil était en partie responsable de la mort de leur fille.

- Il hurlait, mais Emery était impassible, reprit Oralie. Je ne comprends toujours pas d’où il tire cet résistance à la violence. Même un humain normalement constitué ferait tout ce qui est en son pouvoir pour arrêter cette scène. Mais nous avions pour ordre de ne pas réagir. Quand les gobelins ont réussi à l’emporter de force, la dernière phrase qu’il a dite fut : « Je jure de me venger du Conseil »

Un lourd silence accueillit cette dernière phrase. Chacun tentait d’intégrer la révélation, aussi dure soit-elle.

- Et on parle uniquement de culpabilité ! remarqua Marella, brisant le silence

Sophie ne pouvait pas lui donner tord. Elle soupira en regardant Keefe. Il en restait plus qu’à attendre.

Chapitre 4 : Grady la poule et Elwin l’indiscret: l’équipe de choc

Final-Grady-portrait.jpg

« Non, tu n’iras pas voir ce garçon !

- Mais papa il est inconscient !

- Je m’en fiche il pourrais se réveiller !

- Si c’était Biana, Dex, ou je sais pas moi… Linh, tu dirais le même chose ?

- Je sais pas, et tout ce que je sais c’est que tu passe trop de temps avec CE garçon !

- Il s’appelle Keefe !

- On verra ça…

- Papa !

- J’arrêterais quand tu me promettras de…

Grady n’en pas le temps de finir sa phrase qu’une pile de crottin pailleté lui atterri sur la tête

- Edaline !

Sophie n’entendit pas la suite, car elle profita de cet instant d’inattention de Lord Poule, comme l’avait très bien surnommé Ro, pour sauter vers le Centre de Soins. Elle y trouva Elwin en train de projeter des orbes de différentes couleurs autour d’un Keefe inconscient. Dès qu’elle arriva, il lui dit :

- Tu sais, je pense que, pour vous départager, Keefe et toi, il faudrait plus compter le nombre de jours de convalescence plutôt que le nombre de blessures. Mais même là, vous êtes au coude à coude. Vous vous complétez vraiment bien, tu sais…, fit-il avec un clin d’œil

Sophie sentit son cœur s’emballer. Cet organe n’avait décidément pas gagner en maturité, loin de là. Sauf que là, ce qu’elle ressentait était certes gênant, mais pas désagréable, un sentiment plus pur, plus intime. Les paillons, eux, en avait pourtant rien à faire et continuez à danser la java à chaque évocation d’un jeune homme aux yeux bleus glaciers, recordman de l’histoire de l’Heure de Colle, et le pire cauchemar du principal.

« Et tu en est ou de tes séances d’Apparentage, demanda le médecin avec un air des plus intrigués

Le transmetteur de la jeune fille vibra.

- Bien...je…euh…Edaline m’appelle, il faut … euh…que je m’occupe de Verdi !, fit Sophie, sautant sur l’occasion !

- A bientôt, j’espère. Enfin, j’en suis sûr !, rigola le médecin et montrant le panneau Centre de Soins grossièrement gribouillée pour former Centre Foster.

- A bientôt Elwin !

De retour à Havenfield, Sophie trouva Grady en train de convaincre une énième fois le tyrannosaure vert fluo d’adopter son régime végétarien. Aidé des gnomes, il peinait à dompter Verdi, qui était persuadée de Félix et Luna était comestibles. A l’instant où Sophie s’approcha de leur enclos, elle fut assaillie de :

- Copain ! Copain ! Copain !

- Non, ce n’est pas ton copain !

- Si ! Gorgodon Copain ! Copain ! Copain !

Sophie se massa les tempes, assaillies par une masse de Copain ! Copain ! Copain !. Jusqu’au moment où ils se turent. La Télépathe, étonnée se retourna et vu son père, qui arrivait en courant

- Eh bien, heureux de voir que tu n’as pas passé trop de temps avec de ce garçon !

- Papa !

- Oui, bon, je disais quand même que…

- Grady ! intervient une vois féminine au timbre d’Edaline

- Oui, bon pardon. Il faut que je te dise quelque chose…

- Quoi ?

- Ro est revenue.

Chapitre 5 : La décision de Dimitar

Ro.png

Sophie accourut vers le salon de Havenfield. Tous ses amis étaient là, même si Biana et Dex se tenaient (a peine…) plus près qu’à l’accoutumée. Au moment où Sophie s’assit sur l’énorme canapé, Ro entra dans la pièce. Sans perdre son temps en politesses, elle déclara :

- Mon père pense savoir ce que vous voulez. Il dit que ce microbe a déjà été la guérison de plusieurs maladies graves. Il entre même en composition dans le traitement qu’essayent d’élaborer les ogres contre la soporidine. Mais ça compte dans sa « réserve secrète », fit l’ogresse en mimant de guillemets avec ses doigts. C’est bien ça le problème quand on a le roi des ogres pour père, et que celui-ci a une vision du pouvoir plutôt bien développée, voir trop, reprit t-elle, il veut a tout pris connaître des choses que peu peuvent connaître, et encore moins y ont accès, Sophie retînt sa respiration. Si Dimitar refusait de leur donner le remède, leur seul espoir pour guérir Keefe était perdu. L’instillatrice tenta de contrôler les battements de son cœur, sentant que leur l’anxiété la faisait paniquer. Le silence sembla s’éterniser jusqu’à que Ro reprenne :

- Mais, il se trouve que mon père a un certain respect pour vous, et toi particulièrement, blondinette. Il dit qu’il n’a pas eu lui-même le courage de refuser le plan des Invisibles. Croyez moi, ça a du lui faire particulièrement mal à l’égo de dire ça, donc prenez le comme un compliment. C’est pour cela qu’il a accepté de vous le donner à une condition…

Ro s’interrompit seulement quelque secondes, mais ce fut pourtant assez pour laisser l’esprit très imaginatif en matière de « condition » venant du roi des ogres de Sophie pour imaginer plus de soixante solutions des plus impossibles que pourrait avoir Dimitar – qui, au passage, se finissait toujours mal ( et impliquaient combat, blessures, et tout le charabia). En regardant autour d’elle, elle voyait que ses amis était tous aussi stressés qu’elle, même Tam, que la Télépathe soupçonnait d’avoir réussi (après des efforts pas si désespérés que ça) a commencer à apprécier l’Empathe, même si il était toujours du côté de Grady dès qu’il s’agissait de CE garçon, et du fait qu’il était totalement ridicule avec ses blagues à deux balles et ses surnoms absolument débiles, même si il a tout de même semblé s’en inspiré, vu qu’il le surnommait désormais Monsieur Je-Veux-Pas-Qu’on-Lise-Ma-Sombrume-Meme-Si-Alvar-A-Eu-La-Même -Reaction-Et-Que-En-Fait-C’était-Un-Traitre-Et-Qu’il-A-Rejoint-Les-Invisibles-Et-Que-Il-A-Causé-L’enlèvement-De-Foster. Mais après quelques essai, le Ténébreux avait décréter que Keefe, finalement, c’était très bien.

- Alors, pressa Stina, il a dit quoi ?

Le temps que Ro ouvre la bouche pour répondre, Sophie avait déjà imaginé environ quinze possibilités de plus (toujours dans la même logique d’amitié et de bonne humeur, bien sûr. N’oublions pas que c’est du roi des ogres qu’on parle !). Pourtant, rien n’aurait pu la préparer à ce que Ro prononça en se tournant vers elle :

- Il veut que tu aille travailler un an au laboratoire de recherches ogre.

Chapitre 6: Un an chez les ogres?

« Hors de question » fut la première phrase prononcée pas Sandor. « Tant qu’elle est protégée, si ça peut l’empêcher d’aller voir ce garçon » fut celle de Grady. Celle de Dex, en revanche, fit moins définitive, mais permit à Ro de développer :

- Comment ça ?

- Il veut que Mademoiselle F ici présente parte pour un an à Ravagog. Étrangement, il tient à avoir son avis sur les recherches que mènent ses scientifiques. Il avait déjà Cadence, mais elle était déjà venue, et à sa place, je considérerais sa relation comme un peu vieillotte, non ? Il a besoin d’un regard neuf, du nouveau, tu vois le truc ?

- Mais elle ne peut quand même pas y aller sans protection ! fit couina Sandor

- C’est pourquoi il a accepté, étant donné que Bellecoiffe est toujours dans les vapes, que je t’accompagne à Ravagog. T’inquiète pas Gigantor, elle sera en sécurité avec moi ! Pour toute démonstration, elle désigna la rangée de dagues fixées à ses cuisses. Sandor ne sembla guère enthousiaste, même si c’était logiquement la seule solution envisageable. Car non, il n’était pas envisageable pour Sophie de laisser tomber Keefe, uniquement par peur de la capitale des ogres et (surtout) de leur roi.

Mais Dimitar était cruel, pas stupide. Il savait que, si il arrivait malheur à Sophie, le Conseil serait dans son droit en réclamant justice. Et puis, si cette année pouvait permettre aux ogres de prendre un nouveau départ ?

- Mais, commença-t-elle, il va bien nous donner l’antidote avant, non ? Keefe ne peux pas rester un an…

- J’ai bien peur que si, fit la princesse. Il m’a bien dit de préciser que sa guérison repose entièrement sur vous. Tu parles d’une pression !

Bel euphémisme. L’Instillatrice commença à douter de son choix. Et si il y avait une autre solution ? Et si Lady Gisela avait prévu un traitement pour Keefe ? Elle ne pouvait pas laisser son fils… Sophie s’interrompit. Les insectes volants nommés papillons semblaient avoir bien mangé car ils était d’une forme olympique. Son cœur aussi, visiblement, car les battements se firent de plus en plus proche, si bien qu’un « Ça va Sophie ? » se fit entendre. La Polyglotte hocha la tête tout en se promettant de se montrer plus stricte concernant les réactions totalement idiotes de son corps. Et ce sans aucun motif. Aucun ?

Linh.jpeg

L’Optimisatrice mît fin à ce raisonnement avant qu’il ait pu commencer. Elle fit bien, car la princesse ogre lâcha :

- Et ce n’est pas tout. Il veut que tu y aille avec l’hydrokinésiste.

«Hors de question ! » fut la réponse, cette fois unanime, de Sophie et Tam. Le Ténébreux semblait outré que Ro est ne serait-ce que évoquer la mise en danger de sa sœur. Wylie aussi, avait l’air contre, car il était flagrant qu’il était amoureux de Linh, et que c’était réciproque. Seuls les principaux intéressés était certains qu’ils étaient discrets chacun de leur côté, tout en restant convaincus que leurs sentiments n’était pas réciproques.

- C’est la seule solution, fit Ro. Et je note que vous ne vous êtes pas opposez avec une telle véhémence lorsqu’il s’agissait du sort de Mademoiselle F !

- Ce n’était pas pareil, tempera Sophie. Linh risque bien plus que moi. C’est elle qui a détruit Ravagog, et Dimitar lui en veut plus qu’à nous tous réunis.

- Oui, et c’est pour ça, insista Tam, que je suis contre !

- Tam, fit Linh, je n’ai plus six ans, tu sais. Et je serais protégée !

Le Ténébreux grommella. Et comme si la pression n’était pas déjà à son maximal, Ro ajouta :

- N’oubliez pas que c’est votre seul espoir pour sauver Grassecoiffe !

- Bon, ça suffit, j’y vais, fit Linh

- On y vas toutes les deux !

Une heure plus tard, après avoir essuyé les dernières tentatives de Tam pour faire changer sa sœur d’avis, les milles et unes recommandations de Grady et Edaline, et milliers de promesses que Sophie avait dû faire à Sandor (dont la seule dont elle se souvenait était “ne vous approchez que des lavabos construits pour vous ; ils sont peut être piégés”), ils purent partir. Au dernier moment, Biana apparut et lui tendit son transmetteur avec un sourire

- Essai de pas nous oublier non plus !

Chapitre 7: Une ombre dévoilée

Lorsqu’elle entra dans la capitale ogre, Sophie se sentit avant tout très intimidée. Pour un fois, elle était contente d’être accompagné par Ro. La princesse ne prêtait guère attention à ses congénères, marchant droit devant elle d’un pas confiant. Linh, quant à elle, sursautait à chaque regard ogre qui se posait sur elle. Elle ne croyait qu’à moitié en la promesse de « sécurité » du roi des ogres, et Sophie ne pouvait qu’être d’accord avec elle. Ro les conduisit dans une de ces maisons troglodytes éparpillées à travers la ville, et les fit entrer. La maison s’avérait spacieuse, les meubles propres et sains. La Télépathe commençait à trouver un sens aux paroles de Lady Cadence, qui disait que les ogres n’étaient pas que des brutes juste bonnes a taper sur l’ennemi. Elles étaient pourvues de sentiments, d’émotions. Ro les conduisit dans une pièce plutôt grande, équipée de deux lit à baldaquins, une salle de bain, un hamac et même une petite fontaine avec un filet d’eau qui courrait sur plusieurs chemins de métal. Sophie, qui s’attendait malgré elle a une pièce faite de pierres et de crasse, fut une nouvelle fois surprise par la vraie nature des ogres. Ro leur annonça qu’elle serait juste à côté, puis les laissa seules. Linh ne put s’empêcher de transformer la modeste fontaine eu un torrent qui produisait un bruit apaisant. Mais déjà, le soleil se couchait, et les jeunes elfes durent vite se dépêcher de s’installer.

Une fois leurs bagages défaits, Sophie et Linh s’assirent sur un lit pour prendre des nouvelles de leurs proches :

- On hèle qui d’abord ?demanda la Télépathe

- Tes parents. Moi, ça peut attendre.

- Non. On va héler Tam d’abord.

- Non Grady et Edaline !

- Tam !

- Grady et Eda…

L’ l’hydrokinésiste ne put finir sa phrase qu’un visage presque semblable au sien apparut sur le transmetteur. Devant les deux jeunes filles se trouvait…

- Maman ? demanda Linh

- Oui, c’est moi, fit Maï Song

- Pourquoi tu m’as héler ?

- Il fallait que je te dise quelque chose, et il vaut mieux pour vous deux que tu l’apprennes avant ton frère. Et puis tu est chez les ogres. Ça peut être dangereux !

- Depuis quand tu t’inquiète de mon sort, et de celui de Tam ? défia la jeune fille, sur la défensive

- Depuis que les gens peuvent changer et regretter leurs erreurs. Maintenant, je vais vous demande de m’écouter jusqu’à bout. Sans m’interrompre.

- Et pourquoi devrons nous vous faire confiance ? interrogea Sophie, restée silencieuse jusqu’à présent

- Vous n’êtes pas obligées. Mais écoutez moi d’abord. Il y a cinq ans de cela, mes deux enfants se faisait bannir. Des jumeaux. J’avais honte, vraiment. Pour moi, le regard des autres était comme un miroir, une façon de m’estimer. Alors là, du jour au lendemain, je perdais toute l’estime que me portait les autres elfes. Et je ne le supportait pas. Quand mes enfants ont refusé de faire croire à leur différence d’âge, je me suis mis à les détester. Je les haïssait, leurs reprochait tous ce qui m’arrivait : Le Conseil a voulu me faire changer de domicile – c’est a cause des jumeaux. Tout le monde me regarde de haut – sûrement a cause des jumeaux. Je pensait qu’ils étaient pour moi une sorte de malédiction.

La mère de Linh s’interrompit, juste le temps pour l’hydrokineisiste de marmonner un « on avait remarqué »

Sa mère reprit :

- Quand je les aies vus à Exillium, je me suis rendue compte de mon erreur. Je voulais tout recommencer, mais ils ne voulait pas. Alors Lady Gisela est venue me trouver. Elle m’a dit que, si je rejoignait son groupe, elle me promettait de faire comprendre à mes enfants que je les aimais et de faire un monde ou les parents de jumeaux ne serais plus discriminés. J’ai accepté. J’ai suivi des entrainement. Au bout d’un moment, Gisela est venue mes voir. Elle m’a dit que, si je la suivait, elle pouvait faire de moins une autre elfes. Puis elle m’a emmenée dans un espèce de local. Dedans se trouvait un Télépathe. J’ai appris par a suite qu’il s’appelait Gethen. Il est rentré dans ma tête, et a modifié tous mes souvenirs. J’avais changé. La violence ne me dérangeait plus. Dès que je voyais quelqu’un, il me semblait essentiel de le blesser, tant qu’ils été du coté adverse.

- Et…, insista Sophie, même si la solution commençait à germer dans sa tête

- Et il se trouve qu’un jour, dans une confrontation, j’ai retrouvé mes souvenirs. Et en voyant ce que ce mouvement autoproclamé « pour un monde meilleur » faisait a des enfants, j’ai compris qu’il fallait que je m’échappe. Mais je ne pouvais pas changer ainsi de camp. J’ai fait croire que j’étais toujours aussi horrible, et j’ai du faire croire…

Elle ne put pas continuer qu’une voix grave s’élevait derrière elle :

- Maï ? A qui parle tu ?

Et la connections coupa.

Sophie sentit Linh tomber sur le lit à côté d’elle. La jeune fille semblait sous le choc. Sa mère avait fait partie des Invisibles ! Mais bizarrement, le plus étrange semblait être le fait que Maï se soit inquiétée pour ses enfants, elle qui les avait toujours vraisemblablement toujours détestés. La Télépathe se tourna vers son amie, qui se tenait toujours immobile.

- Comment ça va ?

- Plutôt bien, figure toi. J’avais toujours trouvé que ma mère avait un peu changé de comportement envers nous. Maintenant, je sais que c’était le cas. Sophie réalisa soudain un détail important. Si Maï Song faisait partie des Invisibles, ils pourrait peut être déterminer QUI, parmi les rebelles, était-elle.

- Linh?

- Oui

- Tu te souviens du talent de ta mère?

- Oui. J’ai tout fait pour l’oublier, pour oublier tout ce qui venait d’elle, mais je me souviens. Elle est Ténébreuse.

La jeune fille fixait l’eau de la fontaine. Sophie s’assit à côté d’elle et réfléchit: les Invisibles avaient tout intérêt à recruter un minimum de monde, par souci de discrétion. Et il n’avaient qu’une Ténébreuse, puisque que la mère de Keefe avait du recruter Tam. Donc…

- Ombre a fait croire à sa mort.

Chapitre 8: "Ecoute ton coeur"

- Mais c’est impossible! On a vu un troll l’écraser ! s’exclama Linh`

- Les illusions, murmura Sophie. Elle a du créer une illusion. Mais comment? Elle connaissait peut être la méthode de Vespéra, mais elle aurait eu besoin de lumière…

- Et si elle s’était servie de Wylie? Quand il a utilisé la lumière pour chasser les trolls, elle aurait pu lancer des ombres au même moment, et créer une illusion !

- Mais elle aurait dû être discrète… et surtout énormément puissante!

- Mais Sophie, elle est puissante! Regarde ce qu’elle t’as fait, à toi et Fitz!

Oui, Linh avait raison. Ombre était sûrement une des plus puissantes, pour ne pas dire la plus puissante, de Ténébreuses.


Malgré tout, Sophie se sentit extrémement frustrée d’apprendre certes le nom d’une ancienne Invisible, mais ils n’avait plus besoin de cette information. Si seulement elles avaient pu découvrir le nom de Lueur, ou Trix, le Rafaleur qui travaillait toujours avec…

- Minute, dit la Télépathe, Keefe m’a dit que Trix et Ombre travaillaient toujours ensembles… alors ta mère doit sûrement connaître l’identité du Rafaleur !

- Sûrement. Or, si on la hèle maintenant, mon père va se douter de quelque chose. Je pense qu’il serait plus sage d’attendre demain, ou alors après- demain.en attendant, on peut toujours héler Grady et Edaline !

- Non Tam ! C'est de votre mère qu'il s'agit!

- Non tes parents, rétorqua l’hydrokineisiste

- Non !

Arrachant d’une déferlante le transmetteur des mains de son amie, Linh le saisit et prononça et ignorant les protestations de Sophie : « Montre moi Grady et Edaline Ruewen ». L’écran se brouilla puis laissa apparaître non seulement les parents de Sophie, mais aussi Tam, Biana, Fitz, Marella et Dex. Avant qu’elles aient pu ouvrir la bouche, elles furent bombardées de questions :

- Comment ca va ?

- Vous allez bien ?

- Les ogres sont sympas ?

- Ro est pas trop énervante ?

- Dimitar vous a pas réservé le même sort qu’a Keefe ?

Au nom du jeune homme, le cœur de Sophie se serra. Elle sentit le rouge lui montait au joues, rouge qui devient bientôt écarlate lorsqu’elle croisa le regard de Fitz. Elle sentit Linh qui lui donnait un coup de coude, et reprit ses esprits. Son amie était en train d’expliquer a un public bouche bée la découverte du jour. Tous semblaient perplexes, sauf Tam qui se cachait derrière sa frange. Malgré les mèches argentées, l’Instillatrice comprit qu’il pleurait. Linh aussi, car elle sortit son propre transmetteur en déclarant qu’elle souhaiter parler seule à seul avec son frère. Au bout d’une heure, tous le monde se dissipa, ne restant plus que Biana, Grady et Edaline. Ces derniers montèrent a l’étage, pour laisser l’éclipseuse seule avec Sophie.

- Bon, que ce que tu veux me dire ? interrogea cette dernière

- Comment tu as deviné ?

- C’est simple ! Depuis le début, tu semble mal a l’aise. Et tu as dit a Fitz de partir sans toi !

- Ok. Bon c’est pas facile à dire, donc je vais tout dire très rapidement, puis m’éclipser et réapparaître au bout de cinq minutes. Euh… jesuisamoureusededexmaisjaipeurdelareactiondemafamille, lâcha rapidement l’éclipseuse, avant de disparaître.

- Attends… est ce que tu peux répéter mais plus lentement ? Dit Sophie, qui était perdue

Biana.jpg

Biana réapparut et prit une grande inspiration avant de répéter :

- Je suis amoureuse de Dex, mais j’ai peur de ce que vas dire ma famille, puisqu’il fils de mal assortis. Mais pourtant je l’aime, mais j’ai aussi peur de ce qu’il vas dire ; Souviens toi, au début, il ne pouvait pas entendre parler de nous parce qu’on était des Vacker, et on lui rendait bien la pareille, puisque c’était un Dizznee ! Ce que je veux dire, c’est que nous sommes faits pour nous détester ! Et pourtant, mon foutu cœur me dit d’être amoureuse de lui. Le pire c’est que je suis sure que je vas me prendre le râteau du siècle !

Biana s’interrompit. Elle semblait au bord des larmes.Sophie lui laissa le temps de se calmer, avant de lui dire calmement d’une voix douce :

- Biana, si tu aime Dex, il faut que tu lui dise. C’est certain qu’il a compris que tu n’étais pas hautaine et égoïste comme il le pensait, même si tu devrais mettre des habits un peu moins roses, de temps en temps ! – la boutade parvint a faire sourire Biana. Il sait que tu es belle, que tu as du cran, et que tu surtout super courageuse ! Crois moi Biana, tout ce que j’ai a te dire, c’est écoute ton cœur !

Chapitre 9: Le rôle d'un ami

Une fois couchée, Sophie su qu’elle ne trouverait pas le sommeil facilement; milles et unes questions tournaient en boucle dans sa tête: l’identité de Trix, le laboratoire que Linh et elle allaient visiter le lendemain, et surtout, Biana et Dex. Bianex, songea l’Instillatrice. C’est le nom que leurs aurait trouvé Keefe. Encore une fois, le jeune homme vint traverser les pensées de la jeune fille, qui soupira: il était temps de tirer cette affaire au clair. Premier point, a ce qui semblait, elle n’aimait plus Fitz. Bon. Déjà une avancée. Ensuite, elle ressentait des sentiments envers Keefe, ce qui était sûrement de l’amour. Ok. Troisième point, elle n’osait pas, même a elle même, s’avouer ses sentiments. Pourquoi? Elle ne savait pas. Fitz, lui souffla une petite voix, tu as peur de la réaction de Fitz. Oui. Oui, c’était cela. Sophie avait, sans vraiment le savoir, peur de la réaction de son Apparenté. Lorsqu’ils étaient ensembles, il s’était montrait terriblement possessif, allant jusqu’à s’énerver lorsqu’elle fréquentait d’autres garçons – surtout Keefe. Toutes les insultes qu’il lui avaient jeté a la figure lui revinrent : << S’il avait su que tu était défectueuse, il aurait tenu un autre discours » Une phrase que jamais la Téléphate n’avait vraiment réussi a oublier. Fitz s’était fait pardonner a coup d’excuses et de cadeaux. Mais ça, c’est le rôle d’un ami. D’un ami qui souhaitait se faire pardonner. Mais lorsque ce dernier piquait ses colères, qui la soutenait? Keefe. Instinctivement, Sophie s’en remettait à l’Empathe. Il avait toujours été la pour elle, et maintenant, parce qu’elle n’avait pas su le protéger, il était dans le coma. Par sa faute. Alors la Téléphate se promit une chose : elle sauverait son ami. Il ne l’aimerait sans doute jamais, ce qui amenait Sophie au quatrième point: jamais l’Empathe ne ressentirait quoi que ce soit pour elle. Mais elle le sauverait, avec l’aide de ses amis. Et ça, ce n’était que de l’amitié. Malgré elle, une phrase passa la barrière de ses lèvres:

« La Team Foster-Keefe va triompher! »

Chapitre 10: Le laboratoire ogre

Le lendemain, Sophie se reveilla après avoir étrangement bien dormi. Elle secoua Linh, et les deux amies se préparèrent pour aller vers le lieu ou elle passeraient désormais quasi toutes leurs journées:le laboratoire ogre.

- Alors c’est comme ça, votre labo?

- Ça se pourrait, fit Ro qui ne semblait absolument pas dérangée par les immenses bâtisses qui se trouvaient devant elle: deux bâtiments, l’un en pierre, l’autre en verre. On pouvais voir sortir du premier des ogres plus ou moins pressés, précédés par de petits bruits d’explosion. Le deuxième batiment était beaucoup plus calme. On distinguait à travers des vitre brouillées des silhouettes imposantes qui appartenaient forcément a des ogres. Ro conduisit Linh et Sophie dans le bâtiment qui semblait être en verre. Les couloirs se succédaient dans un ordre tellement illogique qu’on aurait pu croire que c’était un elfe qui l’avait conçu. Ro les mena dans un salle où se trouvait un ogre en blouse blanche, ce qui rappela à Sophie les infirmiers humains. Lorsqu’il les aperçu, l’ogresse dirigea vers un ogre qui observait un ensemble de particules dans un démarche plutôt légère pour une créature devant peser dans les cent kilos.

- Bienvenue! Vous devez être les elfes dont le roi m’a parlé. Je m’appelle Kopard, et c’est moi qui me chargera de vous pendant l’année qui suit. Romhilda, vous pouvez disposer.

- Bien sur… et au passage, JE M’APPELLE RO! Hurla la princesse en se dirigeant vers la sortie.

« Bonne chance, glissa t-elle à Sophie et Linh. Vous êtes tombées sur l’ogre le plus arrogant du laboratoire! ». Sophie ne savait pas si elle devait se réjouir de ne pas être avec un ogre violent ou si elle devait être énervée d’être tombée sur « l’ogre le plus arrogant du laboratoire ». Linh, quand à elle, était toujours aussi intimidée à l’idée d’être en présence d’un ogre. Ce dernier le contempla un instant qui sembla durer mille ans, avant de prendre la parole:

- Alors c’est vous, les gamins qui ont inondé la moitié de la capitale?

- Euh… oui… articula Sophie, soudain très intimidée

- Vraiment, je dois avouer que je trouvai l’ancien pont un peu vieillot. Le nouveau est beaucoup mieux. Félicitations!

Sophie n’en croyait pas ses oreilles: un ogre était un train de les féliciter pour l’inondation de sa propre capitale, parce qu’il trouvait le pont trop moche? Quand à Linh, elle regardait l’ogre d’un regard nouveau. Toute timidité oubliée, elle parvint même a lui demander:

-Vous nous faites visiter?

- Bien sur, j’allais oublié! On n’allai pas passer la journée a parler, hein!

L’ogre mena les deux jeunes filles dans une salle plutôt vaste, remplie de tâbles et d’autres outils qui, bien que plus évolués, rappelaient a Sophie les machins humaines telles que microscopes, loupe etc…

- C’est ici que vous travailleraient. Votre rôle seras de supervisé le travail, et au besoin d’y apporter querlques retouches, expliqua Kopard

- Mais on ne sait pas faire tout ça, s’exclama Linh

- Vous êtes là pour apprendre!

L’ogre les mena ensuite vers différentes salles, toutes destinées a le recherche approfondien sauf une, ou l’on stockait différents éléments.

- C’est là qu’est stocké le microbe nécessaire a la guérison de votre ami. N’essayez même pas d’y pénétrer, car je peux vous assurer que vous repartirez aussi sec dans les Cités Perdues, et ce sans le microbe!

Sophie n’en avait pas l’intention. Elle savait ce que c’était de provoquer le roi des ogres, et Keefe en avait assez payé les frais. A cette pensée, le coeur de Sophie se serra. Si son ami s’en sortirait sûrement avec des cicatrices visible de tout ce que sa mère et le roi des ogres lui avait fait subir, celle psychologiques serait sans doute pires. Si il se reveille un jour… songea la Téléphate, avant de bannir cette pensée de son esprit. On s’en sortiras. Il se réveillera, on n’en pas le choix. Je me le suis promis.

Kopard termina rapidement le visite, mentionnant divers autres salles et l’autre bâtiment de pierre, qui servait finalement a faire des test  « a l’état brut ». Quand a l’autre laboratoire, il était pour des expériences plus minutieuses. La différence n’était certe pas de taille, mais elle avait visiblement toute son importance pour les ogres. Et partant, Kopard leur indiqua que le lendemain, il leur apprendrai à insérer des enzymes dans un antidote déjà préconçu. Des détails déjà bien trop scientifiques pour Sophie, qui se demanda comment elle s’en sortirai pendant une année entière.

- Je ne comprends pas pourquoi Ro a dit qu’il était arrogant. C’est sûrement l’ogre le plus cordial que je n’ai jamais vu! S’exclama Linh

- Sûrement parce qu’il l’a appelé Romhilda…

De retour dans la maison qui leur servirai de logement pour l’année qui suit, mais que ni Linh ni Sophie ne pouvait appeler « leur » maison, car elles trouvaient le terme bin trop définitif, comme si elles allaient rester pour toujours dans la capitale ogre. Les deux jeunes filles se changèrent avant de héler leur proches. Apparement il n’y avait rien de nouveau, même si Sophie parvint a parler seule avec Biana:

- Alors?

- Alors quoi, demanda l’éclispeuse avec une air innocent

- Alors tu sais bien! Comment ça s’est passé avec Dex?

- Ben… tu avais raison! Il m’aime vraiment! Je lui ai dit, et tout s’est bien passé! Comment tu as pu le savoir? Tu est sure que tu ne peux pas voir des choses cachées?

- Bien sur que non, c'était juste évident! Mais c'est quoi cette histoire de voir les choses cachées?

- Apparement c‘est un talent. Mais c’est une légende, que certain elfes s’amusent a raconter. C’est plutôt rare les légendes ici, mais en tout cas aucun elfe n’a jamais manifesté ce talent.

- Ah d’accord... Eh ben, même si ça ne m’aurai pas étonné de la part du Cygne Noir, je n’ai aucun talent légendaire ou autre chose comme ça, et je trouve ça plutôt bien!

a suivre ...

Merci beaucoup de lire ma fanfic ça me fait plaisir!😄

Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA.