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Salut!😀 C'est Flamme DorĂ©e! C'est ma premiĂšre fanfiction, donc soyez indulgents svp!😅

ATTENTION SPOILERS: si vous n'avez pas lu le tome 8, vous serez spoiler dĂšs le premier chapitre!đŸ˜± Et n'hĂ©sitez pas a laisser un commentaire, ça m'aide a m'amĂ©liorer et ça m'encourage!

Merci de ne pas modifier mon texte sans mon autorisation svp!

Ben voilĂ  c'est tout et bonne lecture!

Chapitre 1 : Les Caches Modifier

Oralie

Sophie retenait sa respiration pendant qu’Oralie murmurait « LuneStellaire Â» Ă  la cache. Sa mĂšre biologique semblait aussi tendu qu’elle. MalgrĂ© tout ses mensonges, Sophie parvint Ă  ĂȘtre touchĂ©e par le danger qu’elle prenait pour elle.Elle devait l’aimer non ? Ou au moins un peu ? La ConseillĂšre et sa fille attendirent 117 secondes -car oui, Sophie avait comptĂ© ! A la 118Ăšme, la TĂ©lĂ©pathe perdit tout espoir de rĂ©miniscences. Soudain, elle furent emportĂ©es par un vĂ©ritable tourbillon mental. Lorsque Sophie parvint Ă  Ă©claircir son esprit, elle se trouvait devant une version un peu plus conservĂ©e du Conseiller Emery, mĂȘme si la diffĂ©rence n’était pas de taille, vu que les elfes ne changeaient pas sur le plan physique, sauf leurs oreilles qui s’allongeaient. Bien que cela faisait dĂ©jĂ  presque six ans que Sophie vivait parmi les elfes, leur longĂ©vitĂ© continuait de la surprendre. Par ce moyen, Fitz et Biana avait un arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre arriĂšre grand pĂšre, Fallon Vacker, fondateur du Conseil.

Emery la regardait d’un air grave.

- ConseillĂšre Oralie, nous avons un problĂšme.

Sophie le regarda d’un air intriguĂ© avant de se rendre compte d’un dĂ©tail capital : il l’avait appelĂ© ConseillĂšre Oralie ! Elle se trouvait dans la tĂȘte d’Oralie et entendait les moindres de ses pensĂ©es ! A bien y rĂ©flĂ©chir, elle aurait dĂ» deviner plus tĂŽt : jamais, au grand jamais, mĂȘme si c’était le prix Ă  payer pour voir le Magnat Leto faire un discours plein d’éloge sur les papotins, ou pour apprendre le prĂ©nom de Keefe Ă  Grady... non, elle ne porterait jamais une robe aussi rose et froufrouteuse!

- Que se passe-t-il, fit Oralie, un brin paniquée

- Comme vous devez le savoir, vous ĂȘtes Empathe, ce qui vous rends plus facile Ă  briser. A cet instant, Sophie entendit la « voix mentale Â» d’Oralie penser « je suis aussi forte que vous tous ! Â». Pour la premiĂšre fois depuis longtemps, la TĂ©lĂ©pathe se sentit plus que d’accord avec la ConseillĂšre.

- Comme je le disais, si nous vous avertissons, c’est uniquement en dernier recours. Il se trouve qu’un elfe du nom de Brant a dĂ©cidĂ© de mener Ă  bien sa propre expĂ©rience sur son talent.

- Son talent ? Expliquez- vous, s’il-vous-plaĂźt !

- Il était Sans-Talent. Et il ne voulait pas. Il a donc trouvé le moyen de changer son talent par un autre plus puissant.

- Et quel est ce talent ?

- La pyrokinésie.

Sophie se figea. La vĂ©ritĂ© venait d’atteindre son cerveau. A l’origine, Brant Ă©tait un Sans-Talent  ! Il a voulu devenir Pyrokineiste car il voulait a tout prix un talent, trouvant le moyen de choisir ce dernier ! Toutes les piĂšces du puzzle s’assemblaient ! Lady Gisela avait changĂ© le Talent de son fils – ou en a rajoutĂ© un deuxiĂšme - en suivant une mĂ©thode venant de Brant, qui avait du lui apprendre ! Et Lady Gisela avait approfondir les recherches, puisqu’elle voulait que son fils ait un talent unique !

- Mais, rajouta Oralie, en quoi est ce culpabilisant pour nous ?

- Il se trouve que nous avons évoqué la possibilité de le placer chez des tuteurs qui serait capables de le contrÎler

- Vous voulez dire
 lui retirer ses parents pour les remplacer par d’autres ?

- Oui. Ces tuteurs serait plus durs avec lui, Ă©tant donnĂ© qu’il possĂšde un talent interdit.

Oralie garda le silence. Sophie sentait son cerveau en pleine Ă©bullition. La ConseillĂšre Ă©tait dĂ©chirĂ©e entre « on ne peut pas faire ça, c’est trop cruel Â» et « mais son talent est dangereux ! Il est PyrokinĂ©siste Â»

- Faites comme vous le pensez bon, finit par articuler l’Empathe dans un murmure à peine aubible

- Bien

Emery se dirigeait vers la porte quand Oralie l’interpella:

- Attendez
 Comment a-t-il rĂ©ussi ? A 17 ans seulement ?

- La seule information que l’on possùde est Lune stellaire. Il est aussi question de microbes ogres.

- Lune Stellaire ?

Fin du souvenir.

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Chapitre 2 : Un problĂšme, une solution! Enfin presque
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De retour Ă  Havenfield, Sophie se tourna immĂ©diatement vers sa mĂšre biologique. Elle Ă©tait pĂąle et respirait rapidement – trop rapidement. La ConseillĂšre Pipeau avait beau avoir menti, elle ne mĂ©ritait pas de se briser pour autant. L’Instillatrice sorti son transmetteur et hĂ©la Elwin. Quelques minutes plus tard, Oralie Ă©tait assise sur un lit de camp Ă  cĂŽtĂ© de Keefe et elle
 Sophie ne parvint pas Ă  finir son raisonnement. Elle senti des frissons dans ses bras Ă  la pensĂ©e de l’Empathe et eu alors une certitude : elle n’avait pas mangĂ© de papillons Ă  midi, et pourtant ceux qui virevoltaient dans son estomac, en plus d’ĂȘtre vivants, Ă©taient en pleine forme ! Soudain une idĂ©e s’imposa Ă  elle : elle n’était quand mĂȘme pas
 non. Non non et non. Elle venait de quitter Fitz, elle ne pouvais aimer Keefe. Mais, lui souffla une petite voix, pourquoi est tu partie alors, si tu aime encore Fitz ? "Tais toi," la rĂ©primanda t-elle. La voix d’Elwin la tira de sa rĂ©flexion :

- Sur le plan physique, Oralie va bien. Sur le plan mental en revanche
 tu sais ce qui te reste à faire.

Sophie hocha la tĂȘte. Au mĂȘme moment, Tam, Biana, Linh et Marella entrĂšrent dans le Centre des Soins – oĂč Centre Foster !

- Tout va bien, s’inquiĂ©ta Sophie

- Tu vas arrĂȘter oui, de t’inquiĂ©ter pour tout le monde ! Ça va parfaitement, comme d’habitude ! Et toi, comment ça va ? fit Marella

- Moi oui, mais Oralie


Tous se tournĂšrent d’un mĂȘme mouvement vers la ConseillĂšre. Linh posa la question que tout le monde pensait :

- Comment ?

Alors la TĂ©lĂ©pathe leur raconta tout. La cache, Emery, Brant, et l’interruption plus que frustrante du souvenir.

« Ă‡a alors. Elle doit vraiment tenir Ă  toi pour prendre un tel risque ! fit Tam

- Ce n’étais pas pour moi
 fit Sophie en se tournant vers Keefe

Le Ténébreux regarda ses pieds. Il se sentait toujours coupable des projets de Lady Gisela.

- C’était pas de ta faute, lui murmura Linh

- Je pensais pas dire ça un jour, mais ses blagues à deux balles me manquent

- Moi aussi. Enfin tout le monde je pense
 mĂȘme Ro, lui rĂ©pondit sa soeur

- Alors raison de plus pour le sauver, s’exclama Biana

- Euh, pardon, mais on a aucune piste, fit Marella

- Mais rĂ©flĂ©chissez ! D’aprĂšs Emery, les seules informations qu’ils ont sont Lune stellaire et les microbes ogres. Or Lady Gisela n’a pas utilisĂ© de microbes dans « le changement Â» comme elle l’appelle


- Pouah, j’en peux plus de ce mot, cracha Sophie

- Moi aussi. Or Brant devait avoir un complice, Ă©tant donnĂ© qu’il a dĂ» lui aussi tomber dans cette espĂšce de coma. Il a donc fallu le rĂ©veiller grĂące aux microbes ogres, puisque il parle aussi de ça !

- Mais bien sĂ»r ! fit Biana en se tapant sur le front 

Sophie Ă©tait contente : ils avaient enfin une piste.

- Mais, il faut les trouvez ces microbes. Et je doutes que le roi Dimitar soit content que l’on reviennent dans sa capitale aprĂšs son coup d’éclat de la derniĂšre fois


- Ça tombe bien, parce que vous avez justement un ogresse sous la main ! fit une voix fĂ©minine accompagnĂ©e d’un bruit de dague qui fend l’air

- Ro ?

- Eh oui blondinette ! MalgrĂ© tout ce qu’il m’as fait subir, je l’aime bien, ton Lord Bellecoiffe. Alors je vais aller le chercher, le microbe ! Et je demanderais Ă  mon pĂšre si il a des chĂątiments Ă  offrir au Keefster pour le non respect du pari. Je garderai les deux meilleurs, comme ça tu pourras lui en donner un toi aussi !

Il Ă©tait vrai que c’était tentant . Mais ce n’étais pas le sujet

- Ro, tu pourrais vraiment faire ça ?

- Mais oui, puisque je te le dis !

- Vraiment, euh
merci !

- Mais de rien ! Allez, vas donc guĂ©rir la ConseillĂšre Paillettes maintenant! 

Chapitre 3 : Oralie et ses souvenirs Modifier

Sophie sorti son transmetteur et hĂ©la Fitz. Elle lui expliqua rapidement la situation et, Ă  son grand soulagement, il se retint de poser trop de questions. Arrive au Centre de Soins, ils ne perdirent pas une minute, mĂȘme si l’expression presque contrariĂ©e de son ApparentĂ© en dĂ©couvrant qu’il n’était pas le premier averti par Sophie n’échappa pas Ă  l’Optimisatrice. Expression qui ne sembla pas tromper Biana non plus, qui lança Ă  son frĂšre :

- Eh oh c’est pas parce que t’es son ApparentĂ© que tu dois forcĂ©ment passer devant les autres !

Fitz baissa les yeux, honteux, surtout aprÚs avoir remarqué que Sophie le regardait

- Bon, on y vas, demanda t-il ?

Sophie lui tendit la main et leurs anneaux s’alignùrent

« Tu es sure que ça va ? demanda Fitz

- Oui, ne t’inquiĂšte pas, ça a juste pas Ă©tĂ© facile de voir Oralie se briser sous mes yeux.

- Je comprends, fit-il en lui envoyant une valve d’énergie

L’adolescente retint son souffle et rentra dans l’esprit de sa mĂšre. Elle tomba dans un nĂ©ant plus noir que nature. Elle serra la main de son ami, qui lui envoya une vague d’énergie qui permit Ă  la jeune fille de percer la noirceur et de se retrouver devant une masse de sentiments contradictoire. CulpabilitĂ©. ColĂšre. Regret. Haine. Tous se mĂ©langeaient et formaient un ouragan nĂ©gatif. Sophie se mit d’abord Ă  instiller. La joie. Le bonheur. L’amour. Oui, la petite rĂ©serve d’amour qu’elle avait gardĂ© pour sa mĂšre biologique, sans vraiment le vouloir. Cette petite dose qui faisait partie d’un grand coffre qui se renouvelait Ă  chaque personne digne de confiance, digne d’amour.Parfois il Ă©tait aveugle. Parfois plus perspicace. Il en allait de mĂȘme pour le confiance. Elle transmit tout ça Ă  Oralie.

Et elle continua sans relĂąche. Au bout d’un moment, elle sentit Fitz lui presser la main, et elle sortit alors de l’esprit de sa mĂšre biologique. Devant elle se trouvait une Oralie certes fatiguĂ©, certes pĂąle, mais bel et bien consciente. Sophie ne savait pas quoi dire, si bien qu’elles restĂšrent un long moment Ă  se regarder. Aucune personne prĂ©sente dans la piĂšce n’osa briser le silence, devenu presque significatif, jusqu’à ce qu’Oralie murmure un « merci Â». Alors Sophie put enfin s’excuser de l’avoir laissĂ© tomber alors qu’elle pouvait la sauver, de ne pas l’avoir soutenue et enfin pour toutes les mĂ©chancetĂ©s qu’elle lui a dit. Elle lui dit qu’elle Ă©tait contente qu'elle soit sa mĂšre, car elle, au moins, Ă©tait du bon cotĂ©, mĂȘme si ses parents restaient Grady et Edaline, qu’elle soit Ă  l’origine de sa crĂ©ation, elle qui avait toujours Ă©tĂ© de son cĂŽtĂ©. Oralie lui prit la main et dit simplement :

«  Tu n’as pas a t’excuser, Sophie. Ta rĂ©action Ă©tait justifiĂ©e. Mais il faut que je te dise quelque chose


- Pas maintenant, intervint Elwin. Pardon de gĂącher ce beau moment, mais la ConseillĂšre Oralie semble encore ĂȘtre un peu faible et je tiens Ă  l’examiner.

- Merci Elwin. Mais pas besoin de telle maniĂšres. Appelez moi Oralie, tout simplement.

Elwin acquiesça et procéda à un rapide contrÎle des fonctions vitales de la ConseillÚre.

- Tout est en ordre, fit-il, mais pas d’émotion trop fortes !

- Comment va Keefe ? demanda Sophie, honteuse que la question ne lui soit pas venue plus tĂŽt

- Rien de nouveau, dit Elwin, mais si vous ne vous trompiez pas Ă  propos de cette histoire de microbes ogres, ce serait d’une grande aide !

- Il ne me reste plus qu’à y aller, alors, fit la voix de Ro. Gigantor, je peux compter sur toi pour veiller sur le petit elfounet si jamais il se rĂ©veille ?

Sandor lùcha un de ses soupirs a faire trembler les murs. Ro quitta alors la piÚce au pas de course,faisait un boucan qui résonna dans toutes la piÚce.

- Alors Oralie, que vouliez vous dire ? dit Fitz

- Il se trouve que, en plus de la scĂšne que Sophie a pu voir, j’ai eu un autre souvenir. Brant qui se dĂ©battait, qui voulait rejoindre ses parents, et surtout sa fiancĂ©e.

La voix de la ConseillÚre se brisa sur ce dernier mot. Sophie était heureuse que Grady et Edaline ne soient pas présents à cet instant, pour découvrir que le Conseil était en partie responsable de la mort de leur fille.

- Il hurlait, mais Emery Ă©tait impassible, reprit Oralie. Je ne comprends toujours pas d’oĂč il tire cet rĂ©sistance Ă  la violence. MĂȘme un humain normalement constituĂ© ferait tout ce qui est en son pouvoir pour arrĂȘter cette scĂšne. Mais nous avions pour ordre de ne pas rĂ©agir. Quand les gobelins ont rĂ©ussi Ă  l’emporter de force, la derniĂšre phrase qu’il a dite fut : « Je jure de me venger du Conseil Â»

Un lourd silence accueillit cette derniĂšre phrase. Chacun tentait d’intĂ©grer la rĂ©vĂ©lation, aussi dure soit-elle.

- Et on parle uniquement de culpabilitĂ© ! remarqua Marella, brisant le silence

Sophie ne pouvait pas lui donner tord. Elle soupira en regardant Keefe. Il en restait plus qu’à attendre.

Chapitre 4 : Grady la poule et Elwin l’indiscret: l’équipe de choc Modifier

Final-Grady-portrait

« Non, tu n’iras pas voir ce garçon !

- Mais papa il est inconscient !

- Je m’en fiche il pourrais se rĂ©veiller !

- Si c’était Biana, Dex, ou je sais pas moi
 Linh, tu dirais le mĂȘme chose ?

- Je sais pas, et tout ce que je sais c’est que tu passe trop de temps avec CE garçon !

- Il s’appelle Keefe !

- On verra ça


- Papa !

- J’arrĂȘterais quand tu me promettras de


Grady n’en pas le temps de finir sa phrase qu’une pile de crottin pailletĂ© lui atterri sur la tĂȘte

- Edaline !

Sophie n’entendit pas la suite, car elle profita de cet instant d’inattention de Lord Poule, comme l’avait trĂšs bien surnommĂ© Ro, pour sauter vers le Centre de Soins. Elle y trouva Elwin en train de projeter des orbes de diffĂ©rentes couleurs autour d’un Keefe inconscient. DĂšs qu’elle arriva, il lui dit :

- Tu sais, je pense que, pour vous dĂ©partager, Keefe et toi, il faudrait plus compter le nombre de jours de convalescence plutĂŽt que le nombre de blessures. Mais mĂȘme lĂ , vous ĂȘtes au coude Ă  coude. Vous vous complĂ©tez vraiment bien, tu sais
, fit-il avec un clin d’Ɠil

Sophie sentit son cƓur s’emballer. Cet organe n’avait dĂ©cidĂ©ment pas gagner en maturitĂ©, loin de lĂ . Sauf que lĂ , ce qu’elle ressentait Ă©tait certes gĂȘnant, mais pas dĂ©sagrĂ©able, un sentiment plus pur, plus intime. Les paillons, eux, en avait pourtant rien Ă  faire et continuez Ă  danser la java Ă  chaque Ă©vocation d’un jeune homme aux yeux bleus glaciers, recordman de l’histoire de l’Heure de Colle, et le pire cauchemar du principal.

« Et tu en est ou de tes sĂ©ances d’Apparentage, demanda le mĂ©decin avec un air des plus intriguĂ©s

Le transmetteur de la jeune fille vibra.

- Bien...je
euh
Edaline m’appelle, il faut 
 euh
que je m’occupe de Verdi !, fit Sophie, sautant sur l’occasion !

- A bientĂŽt, j’espĂšre. Enfin, j’en suis sĂ»r !, rigola le mĂ©decin et montrant le panneau Centre de Soins grossiĂšrement gribouillĂ©e pour former Centre Foster.

- A bientĂŽt Elwin !

De retour Ă  Havenfield, Sophie trouva Grady en train de convaincre une Ă©niĂšme fois le tyrannosaure vert fluo d’adopter son rĂ©gime vĂ©gĂ©tarien. AidĂ© des gnomes, il peinait Ă  dompter Verdi, qui Ă©tait persuadĂ©e de FĂ©lix et Luna Ă©tait comestibles. A l’instant oĂč Sophie s’approcha de leur enclos, elle fut assaillie de :

- Copain ! Copain ! Copain !

- Non, ce n’est pas ton copain !

- Si ! Gorgodon Copain ! Copain ! Copain !

Sophie se massa les tempes, assaillies par une masse de Copain ! Copain ! Copain !. Jusqu’au moment oĂč ils se turent. La TĂ©lĂ©pathe, Ă©tonnĂ©e se retourna et vu son pĂšre, qui arrivait en courant

- Eh bien, heureux de voir que tu n’as pas passĂ© trop de temps avec de ce garçon !

- Papa !

- Oui, bon, je disais quand mĂȘme que


- Grady ! intervient une vois fĂ©minine au timbre d’Edaline

- Oui, bon pardon. Il faut que je te dise quelque chose


- Quoi ?

- Ro est revenue.

Chapitre 5 : La dĂ©cision de Dimitar Modifier

Ro

Sophie accourut vers le salon de Havenfield. Tous ses amis Ă©taient lĂ , mĂȘme si Biana et Dex se tenaient (a peine
) plus prĂšs qu’à l’accoutumĂ©e. Au moment oĂč Sophie s’assit sur l’énorme canapĂ©, Ro entra dans la piĂšce. Sans perdre son temps en politesses, elle dĂ©clara :

- Mon pĂšre pense savoir ce que vous voulez. Il dit que ce microbe a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© la guĂ©rison de plusieurs maladies graves. Il entre mĂȘme en composition dans le traitement qu’essayent d’élaborer les ogres contre la soporidine. Mais ça compte dans sa « rĂ©serve secrĂšte Â», fit l’ogresse en mimant de guillemets avec ses doigts. C’est bien ça le problĂšme quand on a le roi des ogres pour pĂšre, et que celui-ci a une vision du pouvoir plutĂŽt bien dĂ©veloppĂ©e, voir trop, reprit t-elle, il veut a tout pris connaĂźtre des choses que peu peuvent connaĂźtre, et encore moins y ont accĂšs, Sophie retĂźnt sa respiration. Si Dimitar refusait de leur donner le remĂšde, leur seul espoir pour guĂ©rir Keefe Ă©tait perdu. L’instillatrice tenta de contrĂŽler les battements de son cƓur, sentant que leur l’anxiĂ©tĂ© la faisait paniquer. Le silence sembla s’éterniser jusqu’à que Ro reprenne :

- Mais, il se trouve que mon pĂšre a un certain respect pour vous, et toi particuliĂšrement, blondinette. Il dit qu’il n’a pas eu lui-mĂȘme le courage de refuser le plan des Invisibles. Croyez moi, ça a du lui faire particuliĂšrement mal Ă  l’égo de dire ça, donc prenez le comme un compliment. C’est pour cela qu’il a acceptĂ© de vous le donner Ă  une condition


Ro s’interrompit seulement quelque secondes, mais ce fut pourtant assez pour laisser l’esprit trĂšs imaginatif en matiĂšre de « condition Â» venant du roi des ogres de Sophie pour imaginer plus de soixante solutions des plus impossibles que pourrait avoir Dimitar – qui, au passage, se finissait toujours mal ( et impliquaient combat, blessures, et tout le charabia). En regardant autour d’elle, elle voyait que ses amis Ă©tait tous aussi stressĂ©s qu’elle, mĂȘme Tam, que la TĂ©lĂ©pathe soupçonnait d’avoir rĂ©ussi (aprĂšs des efforts pas si dĂ©sespĂ©rĂ©s que ça) a commencer Ă  apprĂ©cier l’Empathe, mĂȘme si il Ă©tait toujours du cĂŽtĂ© de Grady dĂšs qu’il s’agissait de CE garçon, et du fait qu’il Ă©tait totalement ridicule avec ses blagues Ă  deux balles et ses surnoms absolument dĂ©biles, mĂȘme si il a tout de mĂȘme semblĂ© s’en inspirĂ©, vu qu’il le surnommait dĂ©sormais Monsieur Je-Veux-Pas-Qu’on-Lise-Ma-Sombrume-Meme-Si-Alvar-A-Eu-La-MĂȘme -Reaction-Et-Que-En-Fait-C’était-Un-Traitre-Et-Qu’il-A-Rejoint-Les-Invisibles-Et-Que-Il-A-CausĂ©-L’enlĂšvement-De-Foster. Mais aprĂšs quelques essai, le TĂ©nĂ©breux avait dĂ©crĂ©ter que Keefe, finalement, c’était trĂšs bien.

- Alors, pressa Stina, il a dit quoi ?

Le temps que Ro ouvre la bouche pour rĂ©pondre, Sophie avait dĂ©jĂ  imaginĂ© environ quinze possibilitĂ©s de plus (toujours dans la mĂȘme logique d’amitiĂ© et de bonne humeur, bien sĂ»r. N’oublions pas que c’est du roi des ogres qu’on parle !). Pourtant, rien n’aurait pu la prĂ©parer Ă  ce que Ro prononça en se tournant vers elle :

- Il veut que tu aille travailler un an au laboratoire de recherches ogre.

Chapitre 6: Un an chez les ogres? Modifier

« Hors de question Â» fut la premiĂšre phrase prononcĂ©e pas Sandor. « Tant qu’elle est protĂ©gĂ©e, si ça peut l’empĂȘcher d’aller voir ce garçon Â» fut celle de Grady. Celle de Dex, en revanche, fit moins dĂ©finitive, mais permit Ă  Ro de dĂ©velopper :

- Comment ça ?

- Il veut que Mademoiselle F ici prĂ©sente parte pour un an Ă  Ravagog. Étrangement, il tient Ă  avoir son avis sur les recherches que mĂšnent ses scientifiques. Il avait dĂ©jĂ  Cadence, mais elle Ă©tait dĂ©jĂ  venue, et Ă  sa place, je considĂ©rerais sa relation comme un peu vieillotte, non ? Il a besoin d’un regard neuf, du nouveau, tu vois le truc ?

- Mais elle ne peut quand mĂȘme pas y aller sans protection ! fit couina Sandor

- C’est pourquoi il a acceptĂ©, Ă©tant donnĂ© que Bellecoiffe est toujours dans les vapes, que je t’accompagne Ă  Ravagog. T’inquiĂšte pas Gigantor, elle sera en sĂ©curitĂ© avec moi ! Pour toute dĂ©monstration, elle dĂ©signa la rangĂ©e de dagues fixĂ©es Ă  ses cuisses. Sandor ne sembla guĂšre enthousiaste, mĂȘme si c’était logiquement la seule solution envisageable. Car non, il n’était pas envisageable pour Sophie de laisser tomber Keefe, uniquement par peur de la capitale des ogres et (surtout) de leur roi.

Mais Dimitar Ă©tait cruel, pas stupide. Il savait que, si il arrivait malheur Ă  Sophie, le Conseil serait dans son droit en rĂ©clamant justice. Et puis, si cette annĂ©e pouvait permettre aux ogres de prendre un nouveau dĂ©part ?

- Mais, commença-t-elle, il va bien nous donner l’antidote avant, non ? Keefe ne peux pas rester un an


- J’ai bien peur que si, fit la princesse. Il m’a bien dit de prĂ©ciser que sa guĂ©rison repose entiĂšrement sur vous. Tu parles d’une pression !

Bel euphĂ©misme. L’Instillatrice commença Ă  douter de son choix. Et si il y avait une autre solution ? Et si Lady Gisela avait prĂ©vu un traitement pour Keefe ? Elle ne pouvait pas laisser son fils
 Sophie s’interrompit. Les insectes volants nommĂ©s papillons semblaient avoir bien mangĂ© car ils Ă©tait d’une forme olympique. Son cƓur aussi, visiblement, car les battements se firent de plus en plus proche, si bien qu’un « Ă‡a va Sophie ? Â» se fit entendre. La Polyglotte hocha la tĂȘte tout en se promettant de se montrer plus stricte concernant les rĂ©actions totalement idiotes de son corps. Et ce sans aucun motif. Aucun ?

Linh

L’Optimisatrice mĂźt fin Ă  ce raisonnement avant qu’il ait pu commencer. Elle fit bien, car la princesse ogre lĂącha :

- Et ce n’est pas tout. Il veut que tu y aille avec l’hydrokinĂ©siste.

«Hors de question ! Â» fut la rĂ©ponse, cette fois unanime, de Sophie et Tam. Le TĂ©nĂ©breux semblait outrĂ© que Ro est ne serait-ce que Ă©voquer la mise en danger de sa sƓur. Wylie aussi, avait l’air contre, car il Ă©tait flagrant qu’il Ă©tait amoureux de Linh, et que c’était rĂ©ciproque. Seuls les principaux intĂ©ressĂ©s Ă©tait certains qu’ils Ă©taient discrets chacun de leur cĂŽtĂ©, tout en restant convaincus que leurs sentiments n’était pas rĂ©ciproques.

- C’est la seule solution, fit Ro. Et je note que vous ne vous ĂȘtes pas opposez avec une telle vĂ©hĂ©mence lorsqu’il s’agissait du sort de Mademoiselle F !

- Ce n’était pas pareil, tempera Sophie. Linh risque bien plus que moi. C’est elle qui a dĂ©truit Ravagog, et Dimitar lui en veut plus qu’à nous tous rĂ©unis.

- Oui, et c’est pour ça, insista Tam, que je suis contre !

- Tam, fit Linh, je n’ai plus six ans, tu sais. Et je serais protĂ©gĂ©e !

Le TĂ©nĂ©breux grommella. Et comme si la pression n’était pas dĂ©jĂ  Ă  son maximal, Ro ajouta :

- N’oubliez pas que c’est votre seul espoir pour sauver Grassecoiffe !

- Bon, ça suffit, j’y vais, fit Linh

- On y vas toutes les deux !

Une heure plus tard, aprĂšs avoir essuyĂ© les derniĂšres tentatives de Tam pour faire changer sa sƓur d’avis, les milles et unes recommandations de Grady et Edaline, et milliers de promesses que Sophie avait dĂ» faire Ă  Sandor (dont la seule dont elle se souvenait Ă©tait “ne vous approchez que des lavabos construits pour vous ; ils sont peut ĂȘtre piĂ©gĂ©s”), ils purent partir. Au dernier moment, Biana apparut et lui tendit son transmetteur avec un sourire

- Essai de pas nous oublier non plus !

Chapitre 7: Une ombre dévoilée Modifier

Lorsqu’elle entra dans la capitale ogre, Sophie se sentit avant tout trĂšs intimidĂ©e. Pour un fois, elle Ă©tait contente d’ĂȘtre accompagnĂ© par Ro. La princesse ne prĂȘtait guĂšre attention Ă  ses congĂ©nĂšres, marchant droit devant elle d’un pas confiant. Linh, quant Ă  elle, sursautait Ă  chaque regard ogre qui se posait sur elle. Elle ne croyait qu’à moitiĂ© en la promesse de « sĂ©curitĂ© Â» du roi des ogres, et Sophie ne pouvait qu’ĂȘtre d’accord avec elle. Ro les conduisit dans une de ces maisons troglodytes Ă©parpillĂ©es Ă  travers la ville, et les fit entrer. La maison s’avĂ©rait spacieuse, les meubles propres et sains. La TĂ©lĂ©pathe commençait Ă  trouver un sens aux paroles de Lady Cadence, qui disait que les ogres n’étaient pas que des brutes juste bonnes a taper sur l’ennemi. Elles Ă©taient pourvues de sentiments, d’émotions. Ro les conduisit dans une piĂšce plutĂŽt grande, Ă©quipĂ©e de deux lit Ă  baldaquins, une salle de bain, un hamac et mĂȘme une petite fontaine avec un filet d’eau qui courrait sur plusieurs chemins de mĂ©tal. Sophie, qui s’attendait malgrĂ© elle a une piĂšce faite de pierres et de crasse, fut une nouvelle fois surprise par la vraie nature des ogres. Ro leur annonça qu’elle serait juste Ă  cĂŽtĂ©, puis les laissa seules. Linh ne put s’empĂȘcher de transformer la modeste fontaine eu un torrent qui produisait un bruit apaisant. Mais dĂ©jĂ , le soleil se couchait, et les jeunes elfes durent vite se dĂ©pĂȘcher de s’installer.

Une fois leurs bagages dĂ©faits, Sophie et Linh s’assirent sur un lit pour prendre des nouvelles de leurs proches :

- On hĂšle qui d’abord ?demanda la TĂ©lĂ©pathe

- Tes parents. Moi, ça peut attendre.

- Non. On va hĂ©ler Tam d’abord.

- Non Grady et Edaline !

- Tam !

- Grady et Eda


L’ l’hydrokinĂ©siste ne put finir sa phrase qu’un visage presque semblable au sien apparut sur le transmetteur. Devant les deux jeunes filles se trouvait


- Maman ? demanda Linh

- Oui, c’est moi, fit Maï Song

- Pourquoi tu m’as hĂ©ler ?

- Il fallait que je te dise quelque chose, et il vaut mieux pour vous deux que tu l’apprennes avant ton frĂšre. Et puis tu est chez les ogres. Ça peut ĂȘtre dangereux !

- Depuis quand tu t’inquiĂšte de mon sort, et de celui de Tam ? dĂ©fia la jeune fille, sur la dĂ©fensive

- Depuis que les gens peuvent changer et regretter leurs erreurs. Maintenant, je vais vous demande de m’écouter jusqu’à bout. Sans m’interrompre.

- Et pourquoi devrons nous vous faire confiance ? interrogea Sophie, restĂ©e silencieuse jusqu’à prĂ©sent

- Vous n’ĂȘtes pas obligĂ©es. Mais Ă©coutez moi d’abord. Il y a cinq ans de cela, mes deux enfants se faisait bannir. Des jumeaux. J’avais honte, vraiment. Pour moi, le regard des autres Ă©tait comme un miroir, une façon de m’estimer. Alors lĂ , du jour au lendemain, je perdais toute l’estime que me portait les autres elfes. Et je ne le supportait pas. Quand mes enfants ont refusĂ© de faire croire Ă  leur diffĂ©rence d’ñge, je me suis mis Ă  les dĂ©tester. Je les haĂŻssait, leurs reprochait tous ce qui m’arrivait : Le Conseil a voulu me faire changer de domicile – c’est a cause des jumeaux. Tout le monde me regarde de haut – sĂ»rement a cause des jumeaux. Je pensait qu’ils Ă©taient pour moi une sorte de malĂ©diction.

La mĂšre de Linh s’interrompit, juste le temps pour l’hydrokineisiste de marmonner un « on avait remarquĂ© Â»

Sa mĂšre reprit :

- Quand je les aies vus Ă  Exillium, je me suis rendue compte de mon erreur. Je voulais tout recommencer, mais ils ne voulait pas. Alors Lady Gisela est venue me trouver. Elle m’a dit que, si je rejoignait son groupe, elle me promettait de faire comprendre Ă  mes enfants que je les aimais et de faire un monde ou les parents de jumeaux ne serais plus discriminĂ©s. J’ai acceptĂ©. J’ai suivi des entrainement. Au bout d’un moment, Gisela est venue mes voir. Elle m’a dit que, si je la suivait, elle pouvait faire de moins une autre elfes. Puis elle m’a emmenĂ©e dans un espĂšce de local. Dedans se trouvait un TĂ©lĂ©pathe. J’ai appris par a suite qu’il s’appelait Gethen. Il est rentrĂ© dans ma tĂȘte, et a modifiĂ© tous mes souvenirs. J’avais changĂ©. La violence ne me dĂ©rangeait plus. DĂšs que je voyais quelqu’un, il me semblait essentiel de le blesser, tant qu’ils Ă©tĂ© du cotĂ© adverse.

- Et
, insista Sophie, mĂȘme si la solution commençait Ă  germer dans sa tĂȘte

- Et il se trouve qu’un jour, dans une confrontation, j’ai retrouvĂ© mes souvenirs. Et en voyant ce que ce mouvement autoproclamĂ© « pour un monde meilleur Â» faisait a des enfants, j’ai compris qu’il fallait que je m’échappe. Mais je ne pouvais pas changer ainsi de camp. J’ai fait croire que j’étais toujours aussi horrible, et j’ai du faire croire


Elle ne put pas continuer qu’une voix grave s’élevait derriĂšre elle :

- MaĂŻ ? A qui parle tu ?

Et la connections coupa.

Sophie sentit Linh tomber sur le lit Ă  cĂŽtĂ© d’elle. La jeune fille semblait sous le choc. Sa mĂšre avait fait partie des Invisibles ! Mais bizarrement, le plus Ă©trange semblait ĂȘtre le fait que MaĂŻ se soit inquiĂ©tĂ©e pour ses enfants, elle qui les avait toujours vraisemblablement toujours dĂ©testĂ©s. La TĂ©lĂ©pathe se tourna vers son amie, qui se tenait toujours immobile.

- Comment ça va ?

- PlutĂŽt bien, figure toi. J’avais toujours trouvĂ© que ma mĂšre avait un peu changĂ© de comportement envers nous. Maintenant, je sais que c’était le cas. Sophie rĂ©alisa soudain un dĂ©tail important. Si MaĂŻ Song faisait partie des Invisibles, ils pourrait peut ĂȘtre dĂ©terminer QUI, parmi les rebelles, Ă©tait-elle.

- Linh?

- Oui

- Tu te souviens du talent de ta mĂšre?

- Oui. J’ai tout fait pour l’oublier, pour oublier tout ce qui venait d’elle, mais je me souviens. Elle est TĂ©nĂ©breuse.

La jeune fille fixait l’eau de la fontaine. Sophie s’assit Ă  cĂŽtĂ© d’elle et rĂ©flĂ©chit: les Invisibles avaient tout intĂ©rĂȘt Ă  recruter un minimum de monde, par souci de discrĂ©tion. Et il n’avaient qu’une TĂ©nĂ©breuse, puisque que la mĂšre de Keefe avait du recruter Tam. Donc


- Ombre a fait croire Ă  sa mort.

Chapitre 8: "Ecoute ton coeur" Modifier

- Mais c’est impossible! On a vu un troll l’écraser ! s’exclama Linh`

- Les illusions, murmura Sophie. Elle a du crĂ©er une illusion. Mais comment? Elle connaissait peut ĂȘtre la mĂ©thode de VespĂ©ra, mais elle aurait eu besoin de lumiĂšre


- Et si elle s’était servie de Wylie? Quand il a utilisĂ© la lumiĂšre pour chasser les trolls, elle aurait pu lancer des ombres au mĂȘme moment, et crĂ©er une illusion !

- Mais elle aurait dĂ» ĂȘtre discrĂšte
 et surtout Ă©normĂ©ment puissante!

- Mais Sophie, elle est puissante! Regarde ce qu’elle t’as fait, à toi et Fitz!

Oui, Linh avait raison. Ombre était sûrement une des plus puissantes, pour ne pas dire la plus puissante, de Ténébreuses.


MalgrĂ© tout, Sophie se sentit extrĂ©mement frustrĂ©e d’apprendre certes le nom d’une ancienne Invisible, mais ils n’avait plus besoin de cette information. Si seulement elles avaient pu dĂ©couvrir le nom de Lueur, ou Trix, le Rafaleur qui travaillait toujours avec


- Minute, dit la TĂ©lĂ©pathe, Keefe m’a dit que Trix et Ombre travaillaient toujours ensembles
 alors ta mĂšre doit sĂ»rement connaĂźtre l’identitĂ© du Rafaleur !

- SĂ»rement. Or, si on la hĂšle maintenant, mon pĂšre va se douter de quelque chose. Je pense qu’il serait plus sage d’attendre demain, ou alors aprĂšs- demain.en attendant, on peut toujours hĂ©ler Grady et Edaline !

- Non Tam ! C'est de votre mĂšre qu'il s'agit!

- Non tes parents, rĂ©torqua l’hydrokineisiste

- Non !

Arrachant d’une dĂ©ferlante le transmetteur des mains de son amie, Linh le saisit et prononça et ignorant les protestations de Sophie : « Montre moi Grady et Edaline Ruewen Â». L’écran se brouilla puis laissa apparaĂźtre non seulement les parents de Sophie, mais aussi Tam, Biana, Fitz, Marella et Dex. Avant qu’elles aient pu ouvrir la bouche, elles furent bombardĂ©es de questions :

- Comment ca va ?

- Vous allez bien ?

- Les ogres sont sympas ?

- Ro est pas trop Ă©nervante ?

- Dimitar vous a pas rĂ©servĂ© le mĂȘme sort qu’a Keefe ?

Au nom du jeune homme, le cƓur de Sophie se serra. Elle sentit le rouge lui montait au joues, rouge qui devient bientĂŽt Ă©carlate lorsqu’elle croisa le regard de Fitz. Elle sentit Linh qui lui donnait un coup de coude, et reprit ses esprits. Son amie Ă©tait en train d’expliquer a un public bouche bĂ©e la dĂ©couverte du jour. Tous semblaient perplexes, sauf Tam qui se cachait derriĂšre sa frange. MalgrĂ© les mĂšches argentĂ©es, l’Instillatrice comprit qu’il pleurait. Linh aussi, car elle sortit son propre transmetteur en dĂ©clarant qu’elle souhaiter parler seule Ă  seul avec son frĂšre. Au bout d’une heure, tous le monde se dissipa, ne restant plus que Biana, Grady et Edaline. Ces derniers montĂšrent a l’étage, pour laisser l’éclipseuse seule avec Sophie.

- Bon, que ce que tu veux me dire ? interrogea cette derniĂšre

- Comment tu as devinĂ© ?

- C’est simple ! Depuis le dĂ©but, tu semble mal a l’aise. Et tu as dit a Fitz de partir sans toi !

- Ok. Bon c’est pas facile Ă  dire, donc je vais tout dire trĂšs rapidement, puis m’éclipser et rĂ©apparaĂźtre au bout de cinq minutes. Euh
 jesuisamoureusededexmaisjaipeurdelareactiondemafamille, lĂącha rapidement l’éclipseuse, avant de disparaĂźtre.

- Attends
 est ce que tu peux rĂ©pĂ©ter mais plus lentement ? Dit Sophie, qui Ă©tait perdue

Biana

Biana rĂ©apparut et prit une grande inspiration avant de rĂ©pĂ©ter :

- Je suis amoureuse de Dex, mais j’ai peur de ce que vas dire ma famille, puisqu’il fils de mal assortis. Mais pourtant je l’aime, mais j’ai aussi peur de ce qu’il vas dire ; Souviens toi, au dĂ©but, il ne pouvait pas entendre parler de nous parce qu’on Ă©tait des Vacker, et on lui rendait bien la pareille, puisque c’était un Dizznee ! Ce que je veux dire, c’est que nous sommes faits pour nous dĂ©tester ! Et pourtant, mon foutu cƓur me dit d’ĂȘtre amoureuse de lui. Le pire c’est que je suis sure que je vas me prendre le rĂąteau du siĂšcle !

Biana s’interrompit. Elle semblait au bord des larmes.Sophie lui laissa le temps de se calmer, avant de lui dire calmement d’une voix douce :

- Biana, si tu aime Dex, il faut que tu lui dise. C’est certain qu’il a compris que tu n’étais pas hautaine et Ă©goĂŻste comme il le pensait, mĂȘme si tu devrais mettre des habits un peu moins roses, de temps en temps ! – la boutade parvint a faire sourire Biana. Il sait que tu es belle, que tu as du cran, et que tu surtout super courageuse ! Crois moi Biana, tout ce que j’ai a te dire, c’est Ă©coute ton cƓur !

Chapitre 9: Le rĂŽle d'un ami Modifier

Une fois couchĂ©e, Sophie su qu’elle ne trouverait pas le sommeil facilement; milles et unes questions tournaient en boucle dans sa tĂȘte: l’identitĂ© de Trix, le laboratoire que Linh et elle allaient visiter le lendemain, et surtout, Biana et Dex. Bianex, songea l’Instillatrice. C’est le nom que leurs aurait trouvĂ© Keefe. Encore une fois, le jeune homme vint traverser les pensĂ©es de la jeune fille, qui soupira: il Ă©tait temps de tirer cette affaire au clair. Premier point, a ce qui semblait, elle n’aimait plus Fitz. Bon. DĂ©jĂ  une avancĂ©e. Ensuite, elle ressentait des sentiments envers Keefe, ce qui Ă©tait sĂ»rement de l’amour. Ok. TroisiĂšme point, elle n’osait pas, mĂȘme a elle mĂȘme, s’avouer ses sentiments. Pourquoi? Elle ne savait pas. Fitz, lui souffla une petite voix, tu as peur de la rĂ©action de Fitz. Oui. Oui, c’était cela. Sophie avait, sans vraiment le savoir, peur de la rĂ©action de son ApparentĂ©. Lorsqu’ils Ă©taient ensembles, il s’était montrait terriblement possessif, allant jusqu’à s’énerver lorsqu’elle frĂ©quentait d’autres garçons – surtout Keefe. Toutes les insultes qu’il lui avaient jetĂ© a la figure lui revinrent  : << S’il avait su que tu Ă©tait dĂ©fectueuse, il aurait tenu un autre discours Â» Une phrase que jamais la TĂ©lĂ©phate n’avait vraiment rĂ©ussi a oublier. Fitz s’était fait pardonner a coup d’excuses et de cadeaux. Mais ça, c’est le rĂŽle d’un ami. D’un ami qui souhaitait se faire pardonner. Mais lorsque ce dernier piquait ses colĂšres, qui la soutenait? Keefe. Instinctivement, Sophie s’en remettait Ă  l’Empathe. Il avait toujours Ă©tĂ© la pour elle, et maintenant, parce qu’elle n’avait pas su le protĂ©ger, il Ă©tait dans le coma. Par sa faute. Alors la TĂ©lĂ©phate se promit une chose : elle sauverait son ami. Il ne l’aimerait sans doute jamais, ce qui amenait Sophie au quatriĂšme point: jamais l’Empathe ne ressentirait quoi que ce soit pour elle. Mais elle le sauverait, avec l’aide de ses amis. Et ça, ce n’était que de l’amitiĂ©. MalgrĂ© elle, une phrase passa la barriĂšre de ses lĂšvres:

« La Team Foster-Keefe va triompher! Â» Modifier

Chapitre 10: Le laboratoire ogre Modifier

Le lendemain, Sophie se reveilla aprÚs avoir étrangement bien dormi. Elle secoua Linh, et les deux amies se préparÚrent pour aller vers le lieu ou elle passeraient désormais quasi toutes leurs journées:le laboratoire ogre.

- Alors c’est comme ça, votre labo?

- Ça se pourrait, fit Ro qui ne semblait absolument pas dĂ©rangĂ©e par les immenses bĂątisses qui se trouvaient devant elle: deux bĂątiments, l’un en pierre, l’autre en verre. On pouvais voir sortir du premier des ogres plus ou moins pressĂ©s, prĂ©cĂ©dĂ©s par de petits bruits d’explosion. Le deuxiĂšme batiment Ă©tait beaucoup plus calme. On distinguait Ă  travers des vitre brouillĂ©es des silhouettes imposantes qui appartenaient forcĂ©ment a des ogres. Ro conduisit Linh et Sophie dans le bĂątiment qui semblait ĂȘtre en verre. Les couloirs se succĂ©daient dans un ordre tellement illogique qu’on aurait pu croire que c’était un elfe qui l’avait conçu. Ro les mena dans un salle oĂč se trouvait un ogre en blouse blanche, ce qui rappela Ă  Sophie les infirmiers humains. Lorsqu’il les aperçu, l’ogresse dirigea vers un ogre qui observait un ensemble de particules dans un dĂ©marche plutĂŽt lĂ©gĂšre pour une crĂ©ature devant peser dans les cent kilos.

- Bienvenue! Vous devez ĂȘtre les elfes dont le roi m’a parlĂ©. Je m’appelle Kopard, et c’est moi qui me chargera de vous pendant l’annĂ©e qui suit. Romhilda, vous pouvez disposer.

- Bien sur
 et au passage, JE M’APPELLE RO! Hurla la princesse en se dirigeant vers la sortie.

« Bonne chance, glissa t-elle Ă  Sophie et Linh. Vous ĂȘtes tombĂ©es sur l’ogre le plus arrogant du laboratoire! Â». Sophie ne savait pas si elle devait se rĂ©jouir de ne pas ĂȘtre avec un ogre violent ou si elle devait ĂȘtre Ă©nervĂ©e d’ĂȘtre tombĂ©e sur « l’ogre le plus arrogant du laboratoire Â». Linh, quand Ă  elle, Ă©tait toujours aussi intimidĂ©e Ă  l’idĂ©e d’ĂȘtre en prĂ©sence d’un ogre. Ce dernier le contempla un instant qui sembla durer mille ans, avant de prendre la parole:

- Alors c’est vous, les gamins qui ont inondĂ© la moitiĂ© de la capitale?

- Euh
 oui
 articula Sophie, soudain trÚs intimidée

- Vraiment, je dois avouer que je trouvai l’ancien pont un peu vieillot. Le nouveau est beaucoup mieux. FĂ©licitations!

Sophie n’en croyait pas ses oreilles: un ogre Ă©tait un train de les fĂ©liciter pour l’inondation de sa propre capitale, parce qu’il trouvait le pont trop moche? Quand Ă  Linh, elle regardait l’ogre d’un regard nouveau. Toute timiditĂ© oubliĂ©e, elle parvint mĂȘme a lui demander:

-Vous nous faites visiter?

- Bien sur, j’allais oubliĂ©! On n’allai pas passer la journĂ©e a parler, hein!

L’ogre mena les deux jeunes filles dans une salle plutĂŽt vaste, remplie de tĂąbles et d’autres outils qui, bien que plus Ă©voluĂ©s, rappelaient a Sophie les machins humaines telles que microscopes, loupe etc


- C’est ici que vous travailleraient. Votre rĂŽle seras de supervisĂ© le travail, et au besoin d’y apporter querlques retouches, expliqua Kopard

- Mais on ne sait pas faire tout ça, s’exclama Linh

- Vous ĂȘtes lĂ  pour apprendre!

L’ogre les mena ensuite vers diffĂ©rentes salles, toutes destinĂ©es a le recherche approfondien sauf une, ou l’on stockait diffĂ©rents Ă©lĂ©ments.

- C’est lĂ  qu’est stockĂ© le microbe nĂ©cessaire a la guĂ©rison de votre ami. N’essayez mĂȘme pas d’y pĂ©nĂ©trer, car je peux vous assurer que vous repartirez aussi sec dans les CitĂ©s Perdues, et ce sans le microbe!

Sophie n’en avait pas l’intention. Elle savait ce que c’était de provoquer le roi des ogres, et Keefe en avait assez payĂ© les frais. A cette pensĂ©e, le coeur de Sophie se serra. Si son ami s’en sortirait sĂ»rement avec des cicatrices visible de tout ce que sa mĂšre et le roi des ogres lui avait fait subir, celle psychologiques serait sans doute pires. Si il se reveille un jour
 songea la TĂ©lĂ©phate, avant de bannir cette pensĂ©e de son esprit. On s’en sortiras. Il se rĂ©veillera, on n’en pas le choix. Je me le suis promis.

Kopard termina rapidement le visite, mentionnant divers autres salles et l’autre bĂątiment de pierre, qui servait finalement a faire des test  « a l’état brut Â». Quand a l’autre laboratoire, il Ă©tait pour des expĂ©riences plus minutieuses. La diffĂ©rence n’était certe pas de taille, mais elle avait visiblement toute son importance pour les ogres. Et partant, Kopard leur indiqua que le lendemain, il leur apprendrai Ă  insĂ©rer des enzymes dans un antidote dĂ©jĂ  prĂ©conçu. Des dĂ©tails dĂ©jĂ  bien trop scientifiques pour Sophie, qui se demanda comment elle s’en sortirai pendant une annĂ©e entiĂšre.

- Je ne comprends pas pourquoi Ro a dit qu’il Ă©tait arrogant. C’est sĂ»rement l’ogre le plus cordial que je n’ai jamais vu! S’exclama Linh

- SĂ»rement parce qu’il l’a appelĂ© Romhilda


De retour dans la maison qui leur servirai de logement pour l’annĂ©e qui suit, mais que ni Linh ni Sophie ne pouvait appeler « leur Â» maison, car elles trouvaient le terme bin trop dĂ©finitif, comme si elles allaient rester pour toujours dans la capitale ogre. Les deux jeunes filles se changĂšrent avant de hĂ©ler leur proches. Apparement il n’y avait rien de nouveau, mĂȘme si Sophie parvint a parler seule avec Biana:

- Alors?

- Alors quoi, demanda l’éclispeuse avec une air innocent

- Alors tu sais bien! Comment ça s’est passĂ© avec Dex?

- Ben
 tu avais raison! Il m’aime vraiment! Je lui ai dit, et tout s’est bien passĂ©! Comment tu as pu le savoir? Tu est sure que tu ne peux pas voir des choses cachĂ©es?

- Bien sur que non, c'était juste évident! Mais c'est quoi cette histoire de voir les choses cachées?

- Apparement c‘est un talent. Mais c’est une lĂ©gende, que certain elfes s’amusent a raconter. C’est plutĂŽt rare les lĂ©gendes ici, mais en tout cas aucun elfe n’a jamais manifestĂ© ce talent.

- Ah d’accord... Eh ben, mĂȘme si ça ne m’aurai pas Ă©tonnĂ© de la part du Cygne Noir, je n’ai aucun talent lĂ©gendaire ou autre chose comme ça, et je trouve ça plutĂŽt bien!

a suivre ...

Merci beaucoup de lire ma fanfic ça me fait plaisir!😄

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