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Enlèvement et révélations par Fan de Lady Foss-Boss

Présentations : Modifier

Bonjour, bonjour ! Tout d'abord je voulais remercier Dianna26 ( et aussi lui promettre une bonne paire de baffes pour le suspens insoutenable qu'elle nous a fait subir XD ) qui, avec sa fanfic m'a donné envie de lire des fanfictions et d'en écrire une à mon tour. Bref ( j'adore ce mot XD ) finis les blablas, ( en créant cette page je vous est promis une fanfiction non ? ) au boulot ! ( c'est ma 1ère fanfiction alors soyez indulgent )

Prologue : Modifier

Elle était enfermée. Seule. Dans le noir. Mais il faut espérer.. Car bientôt une lueur viendra illuminer sa cellule. Et ça sera le moment où il faudra choisir.

Son choix déterminera son destin.

Chapitre 1 :Modifier

Je suis dans le noir. C'est tout ce que je sais. Avec mon prénom : Sophie. L'esprit encore embrumé par (et cela me fis frissonner ) des sédatifs, j'entrouvre les yeux. Soudain des pas se font entendre à travers la porte. D'après la démarche je pense que c'est un homme. Je fais vite semblant d'être encore sous sédatifs. La porte cliquète, tourne sur ses gongs, et s'ouvre. L'homme si s'en est bien s'approche de moi et me gifle tellement fort que je pense garder la marque à vie. La douleur se répand dans mon corps. Je crois que je saigne. " Je sais que tu es réveillée ! " hurle-il. Sa voix est rauque. C'est bien un homme. Aveuglée par la lumière de la porte laissée grande ouverte, je me détourne. Et je vomis. Comme si ce simple geste me donne la nausée. L'homme grogne ( je crois que j'ai vomis sur lui ) et me dit :

- Lève-toi.

Puis il se retourne et se dirige vers la porte. Je n'essaie même pas de me relever. Ça ne sert à rien. Je reste au même endroit, dans la même position : avachie contre le mur, les yeux mi-clos. Voyant que je ne le suis pas il revient vers moi, et, rien qu'a la force de son bras, me soulève par le poignet droit et me crie :

- Quand je te demande de te lever tu te lèves ! ".

Comme je ne réagis toujours pas, il peste, ( sans doute contre moi ) et me lâche comme un vulgaire détritus. Juste avant que mon crâne ne heurte le sol je le vois sortir et fermer la porte. À clé. Je ne connais pas mon histoire et je ne sais pas qui sont ces personnes ni ce qu'elles me veulent. Mais je puis affirmer une chose : Je suis piégée.

Chapitre 2 : Modifier

Lorsque je me réveille, l'homme qui m'a assommée discute avec un autre homme. Il n'ont pas l'air de se rendre compte que je suis réveillée. Je décide donc d'écouter leur conversation en faisant toujours attention de paraître encore dans les vapes. L'homme qui vient d'arriver dit :

- Je t'avais dis qu'elle était trop faible. Je ne le vois pas car il est à contre-jour mais je reconnais le timbre. On dirais plutôt un adolescent. Quelqu'un de mon âge. Mais j'ai quel âge d'ailleurs ? Et si j'ai une famille où est-elle ? Maintenant que l'effet des sédatifs s'est dissipé, j'ai l'esprit assez clair pour commencer à me poser des questions... Et... Avoir peur. Mais je refoule toutes ses questions sans réponses dans le fin fond de mon esprit. Ce n'est pas la priorité. Pour l'instant je dois écouter la conversation qui se déroule en ce moment. "

- Encore une fois tu ne m'as pas écouté, reprend l'adolescent.

- Écoute-moi bien l'apprenti, commence l'homme, la 1ère chose que tu vas apprendre ici c'est qu'il faut toujours m'écouter, moi. Mais surtout, surtout ne jamais me manquer de respect, c'est clair ? Alors si tu veux survivre ici, fais toi une raison et tais-toi.

- Sinon quoi ?

" Inconscient " je pense. Il va forcément le frapper. Et puis j'agis sans réfléchir : je gémis pour me faire entendre. L' homme me regarde. Son expression est indéchiffrable. En revanche l'adolescent est surpris. Savait-il que j'étais réveillée et que j'écoutais leur conversation ? Sait-il que si j'ai montrée que je suis consciente c'est pour qu'il ne se fasse pas battre ? Je n'en sais rien. Je sais juste que maintenant ils savent que je suis consciente. Et je ne sais pas ce qu'ils vont me faire.

- Super, maintenant qu'elle est réveillée, ça va être encore plus dur de lui mettre la bague, grommelle l'homme.

- Quelle bague ? Je demande.

- Donne-moi ton poignet, dit-il en ignorant ma question. Je mets instinctivement mes mains derrière mon dos. Et je me rends compte qu'elles ne sont pas attachées. En fait ça n'a jamais été le cas.! Peut-être pensaient-ils que ça ne servirait pas. En attendant moi ça me sert.

- Donne-moi ton poignet ! Dit-il plus fort. À la surprise de tous, y compris de moi-même, je ne lui obéis pas et me contente de le regarder avec insolence, les mains derrière mon dos. Je pense : " maintenant c'est moi l'inconsciente " mais je continue. L'homme lève la main pour me frapper mais je reste stoïque. Je me prépare à recevoir le coup avec dignité quand soudain l'adolescent s'interpose entre nous deux et dit :

- Je m'occupe d'elle. L'homme lève un sourcil suspicieux.

- C'est toi qui a dis que tu avais des choses à faire.

L'homme grogne ( ma parole il ne sait faire que ça ! ) mais finit par partir. L'adolescent soupire et se tourne vers moi. Je lui dis :

- Je ne sais pas si je dois te remercier ou te gifler.

- À vrai dire je ne sais pas non plus.

- Comment tu t'appelles ?

- Je pourrais te dire mon nom de code mais je t'avoue que ce fonctionnement commence à me taper sur le système. Je m'appelle Palooh . Tu peux m'appeler Pal. Mais sinon mon nom de code c'est Serpentus.

- Moi je m'appelle Sophie. On ne devrait pas sympatiser.

- Je sais. Mais comme je vais être ton professeur on ferait mieux de ne pas partir sur de mauvaises bases.

- Ah bon !? Que vas-tu m'enseigner ?

- C'est un peu difficile à expliquer comme ça maintenant, tout de suite, donc ce sera la surprise !

- Ah d'accord... Dis-moi tu m'as l'air d'être une bonne personne. Qu'as tu fais pour atterrir ici ?

- C'est trop long à expliquer.

- Tu n'es pas obligé de me raconter ton histoire. Mais quoi qu'il se passe n'oublie pas que nos parents ne font pas se que nous sommes, d'accord ?

Il sourit tristement et hoche la tête. Moi, je suis troublée. Cette phrase m'est venue comme ça, comme si je l'avais déjà dite à quelqu'un. Plusieurs fois. Mais à qui !? Stop ! Je ne peux rien faire pour l'instant. Je peux juste...faire en sorte de ne pas avoir de migraine. Repousser cette pensée loin dans mon esprit. Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Me concentrer sur le moment présent. Et recommencer. Quand je me suis calmée je lui demande :

- Je peux voir ton visage ? Tu es à contre-jour depuis le début et je ne vois que des contours flous.

- Je n'ai pas le droit de me dévoiler à toi.

- Je comprends... Bon tu vas me mettre la bague au doigt oui ou non ?

Il me sourit, amusé, et enfile une capuche pour que je ne le vois pas. Il avance vers moi encore souriant. Son sourire s'efface au moment où il doit me mettre la bague sur l'annulaire gauche. " Je te préviens tu ne vas pas aimer. " Bel euphémisme. J'ai l'impression qu'une partie de mon esprit s'est fermé d'accés pour tout le monde y compris pour moi. Je me tiens les tempes. Je sens une main me serrer fort le poignet et une voix me paraîssant très lointaine crier mon nom : " Sophie ! Sophie ! ". La voie se fait plus nette et je sors de ma torpeur. Je vois Pal soupirer de soulagement puis me dire : " Désolé on m'appelle je dois te laisser. À demain ! ". Puis il me lâche le poignet et retourne vers la porte. Il la ferme. Mais cette fois, je n'entends pas le cliquetis d'une porte qu'on ferme à clé. Je suis peut-être prisonnière mais je ne suis pas seule. Je me suis fait un allié. Et je compte bien profiter de cet atout pour quitter cet enfer, si possible avec Pal. Pour la 1ère fois depuis ce qui me semble être des années, je ressens de l'espoir. Et c'est sur l'image de deux yeux bleu cyans profonds et magnifiques contrastant avec une extraordinaire peau bronzée que j'ai cru apercevoir juste avant que Pal ne quitte la pièce, que je m'endords dans un profond sommeil, plus que réparateur.

Chapitre 3 : Modifier

Quand je me réveille je vois un manteau noir noir me secouer l'épaule. Instinctivement je recule. Puis la silhouette me dit : " C'est moi, Pal. ". Je soupire de soulagement puis lève les yeux au ciel et dis :

- Tu ne pouvais pas me réveiller autrement !? Parce que tu vois, bizarrement, me réveiller avec un manteau noir penché au dessus de moi, en train de me secouer l'épaule je ne trouve pas que se soit une vision de rêve.

- Désolé. Même si, honnêtement, ça aurait pu être pire. Au départ ça devait être Rogen qui devait te réveiller.

- Qui ?

- Celui avec qui je me suis disputé hier.

- Et bien heureusement pour lui qu'il n'est pas venu parce qu'il aurait eu des problèmes. Et moi avec.

Il ricane et dit : " En fait c'est moi qui l'ai empêché de venir. Je lui ai dis que c'était moi qui y allais et il n'a pas beaucoup protesté. Je crois qu'il a un mauvais souvenir d'hier. ". Cette fois nous rions tous les deux au éclats. Quand nous nous arrêtons, je lui dis :

"- Je suppose que si tu m'as réveillée, c'est parce que c'est l'heure d'aller en cours. Il est quelle heure au juste ?

- Il est 5 heure. Et, oui, c'est l'heure d'aller en cours. Mais d'abord il faut que je te mette ça.

Il se met devant moi et me passe un bandeau autour des yeux. Il est si près de moi que je peux sentir son souffle. Je ne sais pas pourquoi mais ça me fait tout chaud dans le ventre. Quand il a finit il recule pour voir le résultat. Ensuite il me prend la main ( la main ! ) et m'emmène dans le couloir en fermant la porte derrière lui. Je me rends compte que c'est la 1ère fois que je sors de ma cellule. Je traverse un labyrinthe de couloirs et de portes. Et je pense que même sans mon bandeau je ne pourrais pas m'y retrouver. En chemin je tripote ma bague avec mon pouce. Il faut admettre qu'elle est très belle avec ses fils d'or rose entrelacés parsemés de petits diamants. D'ailleurs je n'ai pas demandé à Pal à quoi elle servait. Autant profiter du chemin pour le faire : " Est-ce que tu sais à quoi sert ma bague ? ". Sa main se crispe dans la mienne. Je ne le vois pas mais je suis à peu près sure qu'il a tourné la tête. Je m'arrête et lui dis d'un ton suppliant :

- S'il te plaît. j'en ai besoin. Je ne sais plus qui je suis, je ne sais pas qui vous êtes et je ne sais pas où je suis. Alors si mon seul allié me cache toutes les informations dont j'ai besoin… Je ne sais pas ce que je vais devenir. Tu as le droit de me cacher certaines informations pour protéger ce que tu aimes. Mais je veux au moins savoir pourquoi on m'a enfilé ça sur le doigt !

OIP

Couverture de l'autre série de Shannon Messenger ( Tatie Shannon. )

A la dernière phrase, je crie presque. Des larmes coulent de sous mon bandeau. Il se passe une minute, puis deux. Je commence à croire qu'il ne répondra jamais quand il dit :

- Je suis désolé. Je savais que c'était dur pour toi mais je n'avais pas saisi à quel point.

Et il fait quelque chose qui me prend au dépourvu : Il me prend dans ses bras. Après quelques secondes d'hésitation, je me blottis contre son torse et me laisse aller. Je pleure toutes les larmes de mon corps. Quand je n'en ai plus je me contente de rester enveloppée par ses bras comme dans un cocon. Je voudrais que ça ne se termine jamais. Pour la première fois depuis des lustres, je me sens en sécurité. Puis Pal dit : " d'accord "

Chapitre 4 : Modifier

Je me dégage et lui dit :

" - Tu veux me dire tout ce que tu sait ?

- Oui mais je te préviens je ne sais pas beaucoup de choses.

- Peut-être mais c'est déjà mieux que rien. Aller, dis.

Il regarde autour de lui pour s'assurer qu'il n'y a personne et dit :

- Pas ici.

Il m'entraîne dans des méandres de couloirs, entre dans une pièce et ferme la porte. Puis il m'enlève mon bandeau. La 1ère chose que je repère est une fenêtre. Je m'y précipite. Je vois le ciel pour la première fois depuis longtemps. Je crois qu'il ne m'as jamais semblé aussi magnifique. Je dis à Pal :

- Regarde comme c'est beau.

- Je connais quelque chose d'encore plus beau.

Je mets un moment avant de comprendre de quoi il parle. Ou plutôt de qui. Je sens le sang me monter au joues. Heureusement Pal me sauve en disant avec un sourire en coin :

- Je ne devais pas te dire ce que je sais ?

- Si, si, je bredouille.

- Très bien, dit-il toujours souriant. Commençons déjà par les choses que je ne sais pas : je ne sais pas où nous sommes et je ne te connaissaient pas avant QU'ILS ne t'amènent.

- Qui ILS ?

- ILS ç'est la partie que je sait : Les personnes qui t'ont enlevée s'appellent les Invisibles.

- Et tu en fait parti.

C'est plus une affirmation qu'une question. Pal le sait aussi. Il baisse la tête et répond.:

- Mes parents, oui. Et j'ai été obligé de les suivre avec ma sœur jumelle. Je suis désolé.

- Ce n'est pas de ta faute.

- Si, j'aurai pu les empêché de te faire du mal.

- Voyons Pal, tu n'aurais rien pu faire et tu le sais aussi bien que moi.

- Ils t'ont enlevé la mémoire Sophie ! Ils t'ont rendu amnésique ! Je ne me pardonnerais jamais de les avoir laissé faire ! Jamais !

Cela me fit l'effet d'une bombe. Je m'en étais toujours un peu douté à vrai dire. Mais l'entendre à voie haute me le confirmais.

- Ce n'est pas de ta faute ! Tu ne pouvais rien faire !

- Peut-être… Mais j'aurais pu les empêcher de te mettre la bague.

- C'est donc à ça qu'elle sert. Mème si j'ai le bon déclencheur, cette bague m'empêche de me rappeler la moindre petite chose.

- Oui. C'est tout ce que je sais.

- Merci de me faire confiance.

- À part ma sœur, tu es la seule à qui je peux faire confiance.

Il s'approche de moi et enlève sa capuche. Dévoilant ainsi son visage. Deux yeux bleus cyans. Et une peau bronzée.

Chapitre 5 : Modifier

Le reste du mois passe très vite. Pal et moi nous nous rapprochons un peu plus chaque jours. Tous les jours, Pal vient me réveiller et tous les jours, je fais le même trajet les yeux bandés jusqu'à la salle de classe en rigolant avec lui. Il m'explique que 6 espèces dites intelligentes ( les elfes, les trolls, les ogres, les gobelins, les nains et les gnomes ) peuple notre planète. Il y a aussi une autre espèce appelée humains. Ils ignorent tout de notre existence. Il m'explique aussi que les elfes possèdent les mêmes capacités ( lévitation, régulation de température, transmettre son énergie dans une partie de son corps ect...) et un ou deux talents. Il me révèle ensuite que je suis moi-même une elfe et que tout le monde ici en est un. Par exemple le talent de Pal et l'hypnose ( il m'a même forçé à faire des claquettes ce que je n'ai pas beaucoup apprécié). Il me raconte l'histoire des elfes, de la trahison des humains jusqu'à la seconde guerre mondiale provoquée inintentionnellement par un elfe signant la fin du traité d'aide au humains. Il me raconte tout ce qu'il sait sur les espèces intelligentes et leur histoire (c'est à dire beaucoup de choses ) mais rien sur les humains. Quand je pose la question, Pal me dit qu'il ne sait rien d'eux et de leur histoire

Aujourd'hui c'est le dernier jour que j'étudie l'histoire des espèces intelligentes. Je suis d'excellente humeur et me lève dès que Pal arrive. Mais lui est morose. Il ne prononce pas un mot de tout le trajet et, en classe, il me parle seulement pour répondre à mes questions et m'expliquer quelque chose. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai un mauvais présentiment. Qui grossit d'heure en heure. A la fin du cours je suis tellement angoissée que j'ai l'impression d'avoir une grosse boule qui m'obstrue le ventre. Mais je n'ose pas aller voir Pal. J'ai peur de sa réaction. Mais je ne peux quand même pas rester sans rien faire ! Je prends mon courage à deux mains et dit :

- Pal ? Je peux te parler ? Je sens que quelque chose ne va pas. Et ne le nies pas, je le sais. "

Pal soupire et dit : " Ce n'est pas à propos de moi… Mais de toi…

Je sens l'anxiété me nouer la gorge.

"- Qu'est ce qu'il se passe ? Oh Pal, dis-moi s'il te plaît !

- Je… Je ne suis pas sur mais j'ai entendu Rogen dire qu'un prisonnier changerait de cellule… pour aller dans la tienne.

- Je ne vois pas le problème. C'est même plutôt bien. Je ne serai plus toute seule.

- Rogen a dit que… se serait une nouvelle forme de torture. Oh Sophie je suis tellement désolé ! Tellement désolé qu'il t'inflige ça ! "

Je me rapproche de lui et lui prend les mains.

- Ne sois pas désolé Pal ne sois pas désolé. Car vois tu, même si je souffre plus que n'importe quelle personne dans le monde, même si j'ai tellement mal que je ne peux, ni parler, ni bouger, même si la douleur est si forte que je ne me souviens plus de mon nom, je serai heureuse Pal, car je serai avec toi.

Et je fais quelque chose qui me surprend moi-même : je me mets sur la pointe des pieds et dépose un baiser tendre et sincère sur ses lèvres tandis les papillons prisonniers de mon ventre se libèrent et s'éparpillent à travers la pièce.

Chapitre 6 : Modifier

Je passe la fin de la journée sur un petit nuage. Maintenant que nous nous sommes avoués nos sentiments, Pal et moi, tout est plus facile entre nous. Au départ j'ai eu peur qu'il n'éprouve pas la même chose envers moi. Qu'il me repousse. Mais non… Rien de tout cela. Il m'a ramené vers lui, m'a enlacée de la manière la plus douce possible, et m'a rendu mon baiser. C'était le plus beau moment de toute ma vie. Mais toute chose, aussi belle soit-elle, a une fin : il me ramène dans ma cellule et part. Dès lors je me rappelle qu'une personne va la partager. Et que d'après Rogen se serait une " nouvelle forme de torture ". Je ne peut m'empêcher de frissonner. Que vont ils me faire ? L'assurance que j'avais développée en embrassant Pal m'a quittée. Ne reste plus que la peur. J'imagine la porte s'ouvrir pour laisser entrer un prisonnier sanguinaire pour ensuite m'enfermer avec lui. J'imagine mes hurlements résonnant dans le silence de la nuit. Empêchant Pal de dormir. Mais rien ce soir. Ni le lendemain. Ni le surlendemain .Le dernier soir de la semaine, je commence à me demander si Pal a mal compris ce que Rogen a dit, quand soudain, la porte s'ouvre, laissant paraître deux personnes. Je reconnais facilement la première : traits durs, sourire cruel, c'est forcément Rogen. La deuxième silhouette doit être le prisonnier. Je sens l'angoisse me nouer la gorge. Puis, plus je l'observe, plus je me dit qu'il n'a rien de menaçant. Il a même l'air plutôt gentil. Et puis, maigre comme il est, même s'il avait voulut être méchant, il ne m'aurait fais aucun mal. Peu à peu, ma méfiance se transforme en pitié. Vu sa maigreur, ça doit faire longtemps qu'il est là. Rogen le pousse à l'intérieur et ferme la porte à clé. Je me précipite aussitôt vers le prisonnier pour l'aider. Son visage me parait familier, je ne sais pas pourquoi.

- C'est bon vous n'avez rien ? Je demande en faisant en sorte qu'il puisse s'installer confortablement ( enfin aussi confortablement que l'on puisse être sur du béton ).

- Oui ne t'inquiète pas. Mais ça irait encore mieux si tu me tutoyais.

- D'accord. Je m'appelle Sophie et je ne me rappelle que de ça.

- C'est pareil pour moi. Je ne me souviens plus que de mon nom.

- C'est normal on nous a effacer la mémoire. Et sinon tu t'appelles…

- Je m'appelle Kenric.

Chapitre 7 : Modifier

En entendant le nom du dénommé Kenric, je m'effondre au sol dans un gémissement, en proie à une affreuse migraine. J'entends des hurlements. Les sanglots étouffés d'une femme. Et une image : le feu. Brulant tout sur son passage. Dévastateur. Peu à peu, je le sens consumer mon esprit. Lentement. Et toute la nuit, mes hurlements effroyables déchirent le silence pour s'enfoncer dans les ténèbres. Puis à l'aube, ils cessent enfin pour laisser place à des gémissements pitoyables. Le feu a laissé place à la tristesse représentée par la femme en pleurs.

" Pourquoi vivre ? "

Je mets un moment avant de comprendre que c'est moi qui est prononcé cette phrase. Kenric me fait un sourire triste et dit :

" C'est à toi de me le dire. Sinon ça n'a plus aucune valeur. "

Ce n'est que quand je me rends compte que Pal n'est pas venu me chercher pour aller en cours que je comprends. C'est pour ça que je dois vivre. Pour Pal. Je murmure plus à moi-même qu'à Kenric : " Pour les gens qu'on aime ? " . Il met tellement de temps à me répondre que j'ai l'impression qu'il n'a pas entendu. Je me tourne vers lui et je le vois, un sourire fier sur les lèvres. Ce soir je m'endors paisiblement. Sans cauchemars. En paix.

Chapitre 8 : Modifier

Les mois s'ensuivent les uns après les autres. Contrairement à ce que voudrait les Invisibles je ne souffre pas. Enfin pas trop. Des fois je me demande si ça vaut encore la peine de me battre. Mais à chaque fois une lueur d'espoir apparaît. Un sourire. Une blague. Un baiser. Je suis plus heureuse que malheureuse. Je suis amoureuse, et, plus je connais Kenric plus je le trouve gentil et sociable. Évidemment j'aurais préféré être autre part. Mais ne vaut-il pas mieux ça que de rester enfermée sans personne à qui parler ? En plus, récemment j'ai fait la connaissance de la jumelle de Pal. Lalia. C'est elle qui apporte le seul repas de la journée. C'est incroyable comme ils se ressemblent. Même en caractère. Nous avons tout de suite sympathisé. En entrant elle a directement enlevé sa capuche. Se faisant elle violait les règles. C'est ce que j'apprécie chez elle. Elle suit ses propres lois. Et quoi qu'elle fasse, elle essaye toujours de faire le bien. C'est devenu une très bonne amie.

Un jour, alors qu'avec Kenric, on finit de manger, Rogen vient nous voir et nous demande de venir. J'ai un mauvais présentiment. En chemin un autre Invisible nous rejoint. Avec les jumeaux. Ils ont plus l'air d'être prisonnier que de se promener. Je sens mon angoisse s'accentuer. Je n'ai même pas le temps de me demander pourquoi ils sont là, que Rogen s'arrête devant une énorme porte. Il se coupe la paume de la main avec une dague dans sa poche comme s'il avait fait ça toute sa vie. Le sang coule de sa blessure mais il n'a pas l'air de s'en rendre compte. Il pose sa main coupée sur un capteur et la porte s'ouvre. Entre temps j'ai le temps d'imaginer 1000 possibilités de pièces derrière cette porte mais rien ne me prépare à ça. La première chose que je ressens est une overdose de lumière. Puis peu à peu se dessine une pièce immense avec des centaines de personnes habillées de manteaux noir avec un œil sur la manche. En son centre il y a un trône magnifique quoique très inconfortable. Il est constitué de diamants en abondance et quelques petits éclats de saphir, rubis et émeraude. Le tout est si éblouissant que je ne peux m'empêcher de faire des yeux ronds. Mais la femme assise sur le trône me ramène vite à la réalité. Son visage... me paraît familier. J'ai l'impression de déjà la connaître. Mais contrairement au visage de Kenric, celui de la femme me donne l'impression que je ne l'aimais pas. Je lui en veux pour autre chose que mon enlèvement. Lorsque elle me parle, sa voie résonne dans mon esprit. Me l'endommageant à chaque paroles. Puis vient le nom. Me lacérant l'esprit comme un coup de couteau. Lady Gisela.

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Je regarde Kenric et vois qu'il est en proie à la même douleur. Puis j'observe Lady Gisela et me rends compte qu'elle prend un malin plaisir à nous voir souffrir. Je murmure à Kenric : " Ne joue pas son jeu. C'est tout ce qu'elle attend." . Il acquiesce et se redresse lentement. Je l'imite et me mets un masque impassible sur le visage. Du coin de l'œil, je vois Kenric faire de même. Nous savons tous les deux que, nous ne sommes pas aussi confiant que nous en avons l'air. Lady Gisela est étonnée et quelque peu déçue. Je lui demande :

"- Qu'est ce que vous nous voulez ? Pourquoi nous avoir fait venir ?

- he bien ! Du calme... On est pas bien l...

- Gisela, je l'interomps, venez en au fait."

- Comme vous voudrez, dit-elle, un sourire cruel au lèvres. Je commence à être nerveuse. Je lève la main vers mes yeux pour m'arracher un cil quand je m'interrompts en plein milieu de mon geste. Pourquoi est-ce que je fais ça ? Je me ravise finalement et ma main retombe le long de mon corps.

" Je veux, reprend Lady Gisela le même sourire flottant sur ses lèvres, une punition.

Chapitre 9 : Modifier

Je sens mon sang se glacer dans mes veines. Le même mot résonnant en boucle dans ma tête. Il peut vouloir dire des milliers de choses… Mais dans la bouche de cette femme il ne peut s'en résumer qu'à un seul : souffrance.

" Que voulez vous dire ? " je demande en priant pour que ma voix ne tremble pas.

"- Vous vous croyez assez malin pour déjouer notre surveillance ?

- Euh... Pardon, je ne comprends pas.

- Oh il ne vous ont pas dis ? Tes petits amis prévoyaient de vous faire évader et eux avec."

Je mets un moment avant de comprendre qu'elle parle des jumeaux. Je me retourne vers eux et leur demande :

- C'est vrai ?

- Pal n'avait pas supporté de t'entendre hurler la première nuit de Kenric dans ta cellule. Il a commencé à élaborer un plan pour vous faire sortir d'ici tous les deux . Au départ je l'ai laissé faire parce que c'est mon frère mais je n'y ai pas participer. Puis je me suis mis à apporter tes repas. Au premier regard j'ai su qu'on allait s'aimer. Et plus je te connaissais plus je me suis dit que j'avais raison sur toi. Tu es gentille et courageuse et je sais que si tu ferais la même chose pour nous si les rôles étaient inversés. Alors j'ai aidé Pal. Si on ne te l'as pas dit c'est parce qu'on ne voulait pas te donner de faux espoirs… Pas parce qu'on a pas confiance en toi. Tu es comme une sœur pour moi.

- Et puis, reprend Pal, si on t'avais informé tu serais dans le coup… et je ne voulais pas aggraver ta situation au lieu de l'améliorer.

- Comme c'est mignon, l'interrompt Lady Gisela, on s'inquiète pour sa petite amie.

Je me crispe : comment le sais-elle ? Et si elle sait ça, sait elle que Pal m'a révélé tout ce qu'il sait à propos d'eux ?

"- Eh oui, dit-elle comme si elle avait lu dans mes pensées. Vous ne croyais comme même pas qu'on allait vous laisser sans surveillance ? Comme c'est amusant ! Mais passons au choses sérieuses… Je veux vous donner une leçon qui vous passera l'envie de recommencer. Ne vous inquiétez pas elle dépassera les souffrances les plus inimaginables.

- Qu'allez vous nous faire ? je demande d'une voix haineuse. Nouveau sourire cruel.

- Oh moi rien. Tu vas t'en charger toute seule.

Chapitre 10 : Modifier

Un grand vide se forme dans mon esprit. Que veut-elle dire par là ? Sans me soucier du regard moqueur de Lady Gisela, je prends la main de Pal et la serre. Il vient contre moi et me met un bras protecteur autour de la taille. Bien que je n'ai pas besoin de protection je suis contente qu'il soit près de moi. " On vous a déjà dis que vous étiez très mignons tous les deux ? " ricane un Invisible à coté de Lady Gisela. Je lui lance un regard tellement haineux que même elle est impressionnée.

"- Si votre but était de me forcer à les torturer c'est raté. Parce que même sous la menace de la mort je ne torturerais aucun de mes amis.

-Tu as raison. Tu ne ferais aucun mal à tes amis sous la menace de ta mort à toi. Mais si ta famille serais menacée que ferais-tu ? Sur ces mots elle projette une image sur le mur. Deux elfes au visage triste se tenant assis l'un à coté de l'autre. La première est une femme rousse, enceinte jusqu'au cou et le second est homme blond, lui tenant la main.

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Je gémis et chancelle sur mes jambes. Pal me soutient. Lady Gisela me toise durement et dit :

- Si tu ne veux pas qu'ils meurent tu vas faire ce que je te dis !

- Vous êtes malade.

- Fais attention à ce que tu dis tes proches pourrait en subir les conséquences. "

Je sers les dents et me prépare à rétorquer mais me ravise et dis à la place :

- Que souhaitez vous que je fasse ?

- Commençons déjà par le commencement : Tu es instillatrice.

- Pourquoi est ce que vous me dites ça ?

- Je veux que tu instilles en tes amis ici présent, bien sur. "

Je sens le monde s'écrouler sous mes pieds. Je serais tombée si Pal ne m'avait pas rattrapé.

- Je… Je ne peux pas.

- Tu es sure ? Ce sont tes amis ou tes parents. Tous les Invisibles sont venus pour te voir. Ah, et j'allais oublier : amenez les !

Trois Invisibles déchirèrent la foule trainant derrière eux deux silhouettes inertes.

Lalia s'écrie en se précipitant vers eux : " Papa, maman ! " .

- Que leur avait vous fais ? demande Pal.

- Apparemment, eux aussi prévoyait de mettre les voiles avec vous.

- Pardon ?

- Une expression humaine qui veut dire partir, dit Lady Gisela en soupirant. Pal la regarde avec des yeux ronds. Devant son étonnement, Lady Gisela prends une mine exaspérée et dit :

- Mais nous ne sommes pas là pour parler de ça n'est-ce pas ?

Comme tout le monde acquiesce elle reprend, satisfaite :

- Je disais qu'ils n'avaient pas pu nous échappé et que nous les avons pris en flagrant-délit...

- Et vous les avait frappés, je l'interrompt.

- Nous aurions pu les emmener sans leur faire de mal, mais malheureusement pour eux ils ne se sont pas laissés faire.

Je crache, la voix tremblante de haine :

- Vous êtes un monstre.

- D'un certain point de vue, peut-être… Mais ce ne sont que différents points de vues. Finalement il n'y a ni bien ni mal... Seulement des points de vue.

- Sauf quand on prend plaisir à voir les gens souffrir.

- Tais-toi ! Tu essaye juste de gagner du temps. Ça ne marchera pas. Amenez les tous au centre sauf Sophie… Qu'on en finisse. Et ne pensez même pas à utiliser vos pouvoirs dit-elle à l'intention de Pal et moi Nous sommes parés.

Et elle montre une sorte de casque. Un concert d'applaudissement accueille ses paroles effroyables. Je répète :

- Je ne peux pas.

- Sophie… Voyons… Ta famille ou des amis que tu connais à peine.

- Je ne leur ferais rien.

- Tu n'as pas le choix.

- On a toujours le choix.

Ces mots déclenchent quelque chose en moi. " On a toujours le choix " . Une nouvelle force se met à couler dans mes veines. Je m'avance vers Lady Gisela et dit, plus fort cette fois ci :

- On a toujours le choix !

Je prends soudain conscience de toutes les cellules de mon corps. De toutes les parties inexploitées de mon esprit. Je laisse ma haine, mon espoir et mon amour enfler jusqu'à ce qu'une grosse boule se forme dans mon ventre. Je laisse mon nœud d'émotions éclater. Et le bâtiment explose.

Chapitre 11 : Modifier

Du côté d'Edaline...

Pourquoi ? Pourquoi moi ? Je n'arrive pas à dormir... Comme chaque soir depuis... Depuis que... Oh pourquoi moi ? Je me remets à sangloter dans les bras de Grady qui lui non plus n'arrive pas à fermer l'œil. Le bébé donne un coup. Il a du sentir mon agitation. On ne sait pas encore quel nom lui donner. Nous savons que c'est une fille. Mais nous avons peur de lui donner un nom. La perte n'en sera que plus grande. Seulement nous ne sommes pas loin de la fin de ma gestation et tout le monde mérite un nom...

- Grady ? Quel prénom ?

- Je...Je suis désolée Eda... Je ne suis pas encore prêt...

- Je sais... Moi non plus... Mais... Elle va bientôt arriver et... Tout le monde a droit à un nom.

- Je...

- Grady, hèle Elwin !

Chapitre 12 : Modifier

Du côté de Grady...

Je mets un moment avant de m'exécuter, encore sous le choc. " Hèle Elwin "... C'est le code qu'on a établit Éda et moi quand le bébé arriverait. Pendant que j'explique à Elwin la situation. Je regarde Édaline du coin de l'œil pour voir si elle s'en sort. Elle cherche une position confortable tandis que des larmes coules sur ses joues . Pas besoin d'être télépathe pour savoir qu'elle pense à Jolie. J'entends Elwin dire qu'il arrive puis je me concentre sur Éda. Elle a l'air de s'en sortir mais je m'inquiète quand même. C'est mon rôle de mari. C'était aussi mon rôle de père. Et bientôt ça le redeviendra. J'entends Elwin sonner et je lui dis d'entrer. Il se précipite vers Édaline pour l'aider même s'il n'y a plus grand chose à faire. Bientôt il tient un bébé dans les bras. Je me précipite vers lui et lui prends le bébé des bras. Elle tourne vers moi un visage adorable et me dit d'une voie toute aussi mignonne :

- Bonjour papa !

- Bonjour fillette !

C'est alors qu'intervient Édaline :

- Peut on me rendre ma fille ?

- Euh oui pardon.

Je la lui tends et Éda me dit :

- Merci.

- Quel nom ? Intervient Elwin.

- Nous ne savons pas encore, je réponds.

- Vous ne savez pas quoi choisir entre Jolie et Sophie c'est ça ?

Touché.

- Oui. Réponds Éda. Mais je réalise maintenant que je ne suis pas encore prête à accepter le fait que Sophie ... Ne sois plus là. Donner son nom à quelqu'un serai officialiser sa mort. Et... Pour l'instant je ne peux pas.

- Quelqu'un est mort ? Demande notre fille. Elle est tellement discrète que j'avais oublié sa présence. Je réponds à la place d'Édaline qui est au bord des larmes

- On t'expliquera tous ça plus tard ne t'inquiète pas.

Elle acquièse et se met à dormir. Je regarde Éda et lui dis :

- Alors c'est décidé ?

- Oui. Dorénavant, elle s'appellera Jolie.

- Ça me va. Elle lui ressemble comme deux gouttes d'eau ça saute aux yeux. Elle ne pouvait s'appeler autrement.

- Bienvenue dans la vie Jolie.

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Chapitre 13 : Modifier

Du côté de Sophie...

Je regarde d'un air désolé les débrits autour de nous. Je me repasse la scène dans la tête. Tout c'est passé tellement vite que mème moi, j'ai du mal à m'en souvenir précisément. Dès que l'explosion s'est déclenché, c'était l'émeute. Tout le monde à hurlé et s'est précipité vers la sortie. Mais il fallait le sang de Rogen où Lady Gisela pour déverrouiller la porte fermée à clé. Or Rogen était déjà mort et Gisela pétrifiée sur son siège, une expression de pur peur sur son visage. Nous étions plus que terrifiés. Nous étions pris au piège. Mais c'est alors qu'au moment où un énorme bloc de pierre allait nous tomber dessus, qu'un dôme protecteur nous enroba tous. Nous nous étions alors tous tourner vers Lalia qui effrayée, avait les mains au dessus de sa tête. Pal s'est écrié qu'elle était psionipathe et moi j'ai poussé un soupir de soulagement. On n'allait pas mourir à cause de moi. Le temps que toutes les pierres tombent, tous les Invisibles étaient mort. Lady Gisela aussi. Lalia à enlevé le dôme et nous avons essayé de ne pas trop regardé les corps inertes qui jonchaient le sol. Puis nous sommes partis. Sans savoir où aller. Mais nous voulions nous éloignés de cet endroit sinistre.

- Sophie... SOPHIE !

Une voix me tire de ma rêverie.

C'est Pal qui avec ses parents et sa sœur, rentre de leur " cueillette ". Il s'assoie à côté de moi, sur le sol froid de la petite grotte que nous avons dénichés pour dormir. Les parents de Pal on dit que se serais mieux parce qu'il y a des loups dans la région. Quand j'ai entendu ça, j'ai un peu paniqué. Mais la mère de de Pal qui s'appelle Maddinya mais qu'on surnomme Maddy, m'a expliqué que la plupart du temps ils étaient inoffensifs. Elle m'a aussi dit que la beaucoup partaient à la fin de l'hiver et revenaient au début de l'été. Or nous sommes en Avril ce qui acheva de me rassurer.

- Vous avez réussi à dénicher quoi ? Je demande.

- Des baies et des plantes. Rien de bien spécial.

Dit-il en soupirant.

- C'est mieux que rien.

- Je sais mais j'aurais aimé avoir à manger.

- Ne t'inquiète pas tout ira bien.

- Comment peux-tu en être si sure ?

Je nous regarde tous un par un. Maddy et son mari son en train de préparer les baies. Lalia active un feu. Un rire joyeux m'échappe. Malgré toutes les épreuves que nous aurons à traverser, voila pourquoi je sais que nous nous en sortirons : nous sommes ensemble.

FIN

Pour ceux qui veulent une suite allez sur : Dernière bataille

Bisous 3

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