FANDOM


Dernière Bataille par Fan de Lady Fos-Boss

Présentations : Modifier

Bonjour, bonjour ! Alors pour ceux qui sont tombés sur cette page par hasard, ceci est une suite alors vous feriez mieux de filer avant d'être spoilé ! Si vous voulez à tout pris voir cette fanfic, alors allez lire le tome 1, Enlèvement et révélations, mais partez d'ici ! Bref ( j'adore toujours autant ce mot XD ) pour ceux qui veulent lire une fanfic, regardez en bas !

Prologue : Modifier

Cette période sera dure. Pleine de troubles et de doutes. La douleur sera au rendez-vous. Vous lacérant l'âme comme le corps. Mais il y aura d'autres choses. Des choses que la plupart aurons oubliés depuis longtemps. L'espoir, l'amour. Le bonheur. Alors ils se diront : rien n'est impossible. Nous sommes ensemble.

Chapitre 1 : Modifier

- C'est décidé je ne retourne plus jamais dans cette région !

Je me demande vraiment pourquoi les Invisible ont décidé de se cacher dans un endroit aussi austère et glacial. D'accord il faut se cacher. Mais quand même. Pal me tire de mes pensées :

32b042995b92443fe96f69184fe7917c

-Tu sais on a encore un bon bout de chemin à faire.

- Si Lady Gisela é...

Soudain je m'écroule par terre, secouée de spasmes. En proie à une douleur insupportable. J'ai enlevé ma bague ce matin. Je n'osais pas avant. De peur que même si le bâtiment étaient détruit, les dispositifs de sécurité ne soient encore présent. J'aurais du me douter que même si l'enlever ne me ferait rien sur le moment, retrouver mes souvenirs ne serait pas de tout repos. C'est comme une réaction en chaine. Chaque noms en provoque d'autres. Accompagné de souvenirs épars. Et leurs portraits. Effrayant pour les uns. Attristant pour les autres. Lady Gisela. Vespera. Gethen. Ruy. Brant. Jolie. Grady. Edaline. Juline. Kesler. Dex. Keefe. Tam. Linh. Wylie. Maruca. Stina. Marella. Biana. Fitz. Alvar. Alden. Della.

Tout le monde !!

Une gifle interrompt cette torture mentale. Je sors de ma torpeur et ouvre les yeux. Je suis allongée dans une clairière et tout le monde est penché au dessus de moi. Dès qu'ils voient que je suis consciente, ils se mettent à parler tous en même temps. Comme je sens la migraine arriver je lève les mains devant moi, paumes ouvertes. Tout de suite ils se taisent. Je demande :

- Vous êtes sur de vouloir continuer avec moi ? Je pourrais recommencer. Je n'ai enlever ma bague qu'il y a une heure. Comment ça sera dans une semaine ?

Je n'ose pas le dire, mais je commence à me demander si ce n'était pas une mauvaise idée de m'enlever la bague. Pal s'exclame :

- Tu rigoles ? Même si on doit te trainer en te prenant par les jambes, on ne t'abandonera pas. En plus je paris que tu as déjà retrouvé la presque totalité de tes souvenirs.

C'est vrai. Le fait d'avoir retrouvé autant de noms m'a permis de reconstituer mon histoire. De mon enfance chez les humains, jusqu'aux circonstances de mon enlèvement. Ce qui m'amène au secret oublié…

- Oh non !

Chapitre 2 : Modifier

Cette phrase m'a échappée.

- Qu'est ce qu'il y a ? demande Lalia.

- Il faut se dépêcher.

j'essaye de me lever mais Pal me fait rassoir de force.

- Tu es trop faible pour te lever, donc tu vas nous expliquer ce qui se passe.

- C'est… un secret oublié. Il dit que la Lune stellaire peut être utilisé comme une arme surpuissante. Seulement si on veut la transformer en arme, il faut avoir un étrange pouvoir. Un pouvoir tellement rare qu'il n'a pas de nom. Mais ce n'est pas un hasard s'il est rare. Il n'est pas naturel. Il doit être provoqué en assemblant des matières. Il plonge la personne victime de cette manipulation, dans un profond coma qui peut durer des années.

Ma voie se brise sur le dernier mot. Keefe ne peut pas rester plusieurs années dans le coma . Si ?

- Donc, intervient Pal, tu es en train de nous dire qu'avec un certain pouvoir, une personne peut provoquer un arme permettant d'exterminer toutes les espèces de cette planète, c'est ça ?

- Non. Seulement celle des humains.

Chapitre 3 : Modifier

- D'accord. Admettons. Mais pourquoi tu nous a dis de nous dépêcher ? Quelqu'un qui veux nuire aux humains détient ce pouvoir ?

Je soupire et dis :

- Je ferais mieux de vous raconter toute mon histoire.

- Tu ferais mieux en effet. Je pense ça éclairçirait les choses, renchérit Pal.

Je leur explique tout sur tout. Jusqu'à mon enlèvement. Je raconte :

" - Je me souviendrais toute ma vie de ce moment. Les Invisibles étaient venus dans ma chambre. La nuit. Leur plan était parfait. Il n'y avait aucune imperfection. Sauf que je ne dormais pas. Je m'inquiêtais pour Keefe.

- Keefe ? Encore lui ? Tu l'aimes ou quoi ? S'indigne Pal.

- Non crétin ! C'est toi que j'aime ! Bon, je reprends, je dis tandis que Pal croise les bras en bougonnant,. Évidemment j'ai tout de suite appelé à l'aide. Oralie qui, pour je ne sais quelles raisons, était présente au rez-de-chaussée, s'est précipitée dans les escaliers avec à sa suite, Grady et Edaline. Quand ils sont arrivés, un Invisible à pointé un atomiseur sur moi et à dit :

- Si vous esquissait un geste, elle est morte.

Devant les blémissements des personnes présentes hormis les Invisibles, celui qui avait appuyé un atomiseur sur ma tempe, ricane et dis à Oralie :

- Lune stellaire et le garçon contre la fille.

Je ne pouvais pas parler parce que j'avais un bâillon, mais je lui lançais des regards suppliants. Pas pour qu'elle me libère mais pour qu'elle ne livre ni Keefe ni Lune stellaire. L'invisible déclare :

- Vous avez une semaine pour vous décider.

Et il a sauté. En m'emportant avec. Après plus rien. "

Un silence assourdissant accueille ses paroles. Pal se décide enfin à le briser en disant :

- Donc tu es sortie avec quelqu'un avant moi.

- C'EST TOUT CE QUE TU TROUVES À DIRE ! Hurle Lalia. Tu viens d'apprendre que ta petit amie à 5 pouvoirs, dont un qui n'existait pas avant, qu'elle est la plus puissante télépathe dans le monde, qu'elle a été bannie, qu'elle est crue morte par ses proches, que c'est une héroine et que la race humaine est menacée et tout ce que tu trouves à dire c'est : " Donc tu es sortie avec quelqu'un avant moi. ". Mais c'est hyper égoïste !

- Désolé. C'est vrai que vu comme ça...

J'interviens :

- Ce n'est pas grave. Moi non plus je ne l'avais pas vu comme ça. J'espère juste qu'ils ne leur ont pas donné Keefe et Lune stellaire.

- Eh ! Intervient Pal. Lady Gisela a dit que tous les Invisibles étaient présents dans la base qu'on a détruite. Et tout le monde à notre connaissance sauf nous, est mort. Or je connaissais chaques recoins de cette base. Il n'y avait ni Lune stellaire, ni autres prisonniers que Kenric. Dont je ne connaissais pas l'identité soit dit en passant. Donc même s'ils avaient Keefe et Lune stellaire, les Invisibles sont morts et Keefe et Lune stellaire sont dans une autre base.

- Donc en somme tu nous dis qu'on a plus rien à craindre car les Invisibles ont été EXTERMINÉS !

- Oui. Ils n'y a plus d'Invisibles.

Chapitre 4 :Modifier

Tout le monde accueille cette révélation en silence. Puis je hurle :

- IL N'Y A PLUS D'INVISIBLES ! YOUHOU ! HOURRA POUR LA TEAM SOLOOH !

Un rire joyeux m'échappe et je me jette sur Pal avec tellement de fougue que je le renverse. Il m'embrasse tendrement et je lui rends son baiser. Puis nous nous rappelons que nous ne sommes pas seuls. Le reste de la troupe nous observe, silencieux et amusés. Mais je suis tellement heureuse que rien ne viendra gâcher mon plaisir. Je prends Lalia dans mes bras et l'étreinds joyeusement. Nous restons comme ça à nous réjouir et à nous embrasser comme si c'était le nouvel an. Et quelque part ça représente la même chose… Un nouveau départ. De nouvelles promesses. Il y aura des moments difficiles c'est sûr. Mais pour l'heure nous devons nous réjouir d'avoir passé une autre épreuve… et profiter de l'instant présent. Après tout, ce que nous réserve le futur, ne peut pas être bien horrible, si ? Et quand bien même ça l'est, nous suporterons tout. Nous sommes la team Solooh quand même !

Chapitre 5 :Modifier

Le reste du mois passe très vite. La routine prend le dessus. J'ai pensé à utiliser ma télépathie pour appeler à l'aide mais je n'ai détecté que des pensées animales. Aujourd'hui pourtant, une pensée, une toute petite pensée est venue me chatouiller l'esprit. Ce n'est pas un elfe mais pas un animal non plus. Je peine à comprendre ce qu'il pense et je me rends compte qu'il transmet. Quel animal fait ce genre de choses ? Je me concentre sur ses transmissions et réussi à saisir un mot : Sophie. Sans relâche. Et soudain, je comprends : Silveny !

Chapitre 6 : Modifier

Je me précipite vers, ce que je pense être l'endroit où elle se trouve. Je sors de la clairière où nous nous étions réfugiés pour la nuit, et m'enfonce dans les bois. Je sens mes amis se précipiter derrière moi en criant mon nom, mais je ne m'arrête pas. J'utilise mes capacités en transmettant mon énergie dans mes jambes pour aller plus vite. Je crois que je ne suis jamais allée à une aussi grande vitesse. Au moment où j'ai peur de m'être trompée de chemin, elle recommence à transmette. Je traverse des fougères et soudain je la vois. Aussi belle que dans mes souvenirs. Elle hennit d'abord en me voyant sortir des broussailles avant de se précipiter vers moi et de m'inonder de Sophie en me reconnaissant. J'enfouis mon visage dans sa crinière en pleurant de joie. Elle continue de m'assommer de Sophie jusqu'à ce qu'elle s'arrête et me dise : " Sophie pas téléporter ? ".

Chapitre 7 : Modifier

Cette phrase me fait l'effet d'une douche froide. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt !? Pourtant, au fond de moi je sais que je ne peux pas. Je n'ose pas l'avouer même à moi-même, mais pendant mon emprisonnement chez les Invisibles, quelque chose s'est brisé en moi. Je ne peux plus me téléporter. Je ne sais pas quand je pourrais à nouveau le faire. Peut-être demain. Ou dans cent ans. Peut-être jamais. Je ne sais pas. Je suis plus triste que je n'ose l'admettre. C'est comme si on m'avait enlevé une partie de moi. Je dis à Silveny que je ne peux pas, tout en asseyant de cacher ma détresse. Peine perdue. Silveny dit aussitôt : " triste ? ". Je ne réponds pas. C'est au-delà de mes forces. Je me contente de détourner la tête en me mordant la lèvre inférieure. Je sens quelque chose s'introduire dans mon esprit. Comme du coton. Je comprends vite que c'est Silveny qui me transmet ça. Je m'y blottis comme dans un nuage ( j'ai connu cette sensation en volant avec Silveny ). Je suis toujours triste. Mais je sais que je peux compter sur Silveny pour m'apaiser. Une main se pose sur mon épaule. C'est Pal. Je souris. Je peux compter sur lui aussi. Et sur Lalia. Et sur Maddy et son mari. Et même sur Kenric Et même si je ne me bats pas pour moi, je veux me battre au moins pour eux.

Chapitre 8 : Modifier

- C'est une alicorne ? Demande Pal coupant court à mes pensées.

- Ah oui ? Comment tu as deviné ? Je demande ironique.

- Grâce à ton incroyable histoire. Rétorque-t-il sur le même ton.

- Gnagnagna. Quoiqu'il en soit je suis contente de l'avoir retrouvée.

-Tu crois qu'elle pourrais nous transporter ? Demande Pal.

- J'espère...

Mon ton est plein d'espoir. Même si je sais qu'il n'y en a pas beaucoup. Pourtant, pour une fois j'ai envie de croire en quelque chose qui pourrait marcher. Je demande à Silveny si elle peut transporter six personnes dont trois adultes. Je désespère en voyant Silveny me regarder tristement et scander " Trop ! ". Je dis à Pal :

- Elle... Elle ne peut pas tous nous transporter. Nous sommes trop.

Chapitre 9 : Modifier

Silveny rajoute : " Deux de trop ". Je me redresse d'un coup avant de me rassoir dégoutée par moi même. Comment cette idée à pu même me traverser l'esprit ! Mais... Et si ? Non. Comment est ce que je peux me montrer aussi égoïste ! J'espère que Pal n'a pas remarqué mon sursaut. Pas de chance. Il me regarde, inquiet et me demande :

- Tout va bien ?

Entre temps les autres nous ont rejoints. Comme Maddy est empathe et que son mari est télépathe, je ne peux pas mentir. Je raconte donc la pensée que j'ai caressé un instant. Celle de partir sur Silveny en laissant deux personnes. Avant d'y renoncer dégoutée d'y avoir pensé même un court moment. Je leur que je suis désolée d'être cruelle et égoïste. Soudain Pal m'interompt :

- Stop ! Tu te rends compte de ce que tu dis ! Tu es la personne la plus gentille et la plus courageuse que je connaisse ! C'est normal d'avoir un petit moment de faiblesse de temps en temps surtout toi ! Tu ne serais pas un être vivant sinon ! Et avant que tu ne répliques que tu n'es qu'une expérience génétique sache qu'en dehors de tes pouvoirs surpuissant, tu as des qualités et des défauts ! Et surtout du cœur. Et c'est ça qui prouve que tu es bien une elfe. Alors je t'interdis de te lamenter sur ton sort ça n'a résoudra rien. Quoi qu'il arrive on va trouver une solution. C'est ce qu'on a toujours fait non ?

Je lui souris tristement en me demandant où il trouve tout cet optimisme. Mais jusque là il a toujours dis vrai. J'ai confiance en lui. Alors s'il dit qu'on va s'en sortir c'est que c'est la vérité. Je le remercie du regard et me lève tout en demandant à Silveny si elle veut rester avec nous et m'enfonce dans les bois maintenant sombre. Mais je n'ai pas peur. Je ne suis pas seule.

Sophiiiie

Chapitre 10 : Modifier

Ça fait maintenant quelques jours que j'ai retrouvé Silveny. Elle ne veut toujours pas partir. Pour ne pas me laisser seule. Je crois qu'elle a peur de me perdre encore une fois. Je ne peux pas le lui reprocher étant donné que j'ai disparu pendant plusieurs mois et que j'ai été crue morte. Mais nous savons tous que ça ne peut pas continuer. Pendant le repas que nous partageons autour d'un feu pour nous réchauffer, Maddy et son mari arrêtent de manger et nous regardent avec un air étrangement solennel. Le mari de ma Maddy ( dont je ne connais toujours pas l'identité) se lève et nous dit :

- Nous avons trouvé une solution concernant Silveny. Et... J'ai décidé de vous révéler mon identité. ( nda : ah tiens ! #tonsurpris )

Comme des " Ah bon !? " et des " Enfin ! " fusent de tout part, il hurle " Stop ! " et dit :

- Je vais tout vous expliquer mais d'abord je vais vous dire qui je suis.

Il s'avance vers nous et enlève sa capuche. Le visage mit à découvert me vide de tout mon air. Ma tête se met à tourner tandis que mon cerveau assimile la nouvelle. Devant moi se tient Mr. Forkle.

Chapitre 11 : Modifier

Je crois que je ne pourrais jamais oublié ce moment. Pendant un instant, nous nous fixons, moi, ébahi, et lui, penaud. Les autres nous regardent avec étonnement. Évidemment ! Ne sachant pas à quoi ressemble Mr. Forkle, ils ne savent donc pas à qui ils ont à faire. Je finis par briser le silence en murmurant :

- Comment est ce possible...

En effet comme les cours ont repris il y a peu, il ne pouvait pas être avec nous aujourd'hui. Or il ne nous a pas quitté de la journée !

Mr. Forkle répond :

- Je te raconterais tout en détail après. Pour...

- Non maintenant ! J'en ai ma claque de tous vos secrets ! Alors maintenant vous allez me dire pourquoi Mr. Forkle se tient devant moi alors qu'il est sensé être en ce moment même à Foxfire en train de régler les derniers détails de la rentrée !

Pal intervient :

- Quelqu'un aurait il l'amabilité de m'expliquer. Parce que là je suis un peu perdu. En fait ma principale question est : pourquoi mon père donne l'impression qu'il s'est gavé de froisselle ?

Je lui réponds :

- Tu te souviens de Mr. Forkle ? Eh bien apparemment c'est lui. Et oui il a mangé quantité de froisselle.

Pendant que Pal me regarde avec air " Pas compriiiis ! " Mr. Forkle supplie :

- S'il te plaît laisse moi t'expliquer.

Je le regarde durement et dis :

- vous avez cinq minutes.

- Très bien. Je ne vais pas y aller pas quatre chemins. Nous sommes trois Mr. Forkle. Des triplés. Tu ne m'as jamais vu car je jouais les espions chez les Invisibles. Malheureusement les informations que je glanais n'étaient pas très utiles. J'ai décidé de m'enfuir. Et puis j'ai rencontré Maddy. Jusqu'ici j'avais fait attention à ne jamais tisser de lien avec les membres de l'organisation. Mais Maddy était différente. Elle n'était pas là de son plein gré. J'ai donc décidé de rester. J'ai inventé un prêtexte mais mes frères n'étaient pas dupes. Ils m'ont averti, ils m'ont dit que c'était dangereux de se lier d'amitié avec une Invisible. Encore plus d'en tomber amoureux. Mais je ne les ai pas écouté. J'ai coupé les ponts. Au final ce n'est pas plus mal.

Je suis satisfaite. Pourtant il manque encore une chose...

- Quel est votre vrai visage ?

Il me sourit et se détourne. Quand il se tourne à nouveau vers nous, je vois le portait craché de Pal avec des yeux bleu égyptien. Mr. Forkle dit en se tournant vers Lalia :

0e27d9ae0df4b9160c289347fcc14a6c

- L'effet de l'élixir devrait bientôt se dissiper non ?

- Pardon ?!

Je mets un instant avant de comprendre que c'est moi qui ai parlé. Lalia s'explique :

- À un moment, pendant que j'étais chez les Invisibles, j'ai voulu voir ce que ça faisait si j'avais les yeux comme Pal. Alors j'ai pris un élixir et mes yeux sont devenus comme les siens. Comme j'ai aimé j'ai décidé de les laisser comme ça. À un autre moment, quand j'étais assez grande pour comprendre ce que faisait les Invisibles, c'est devenu un signe de notre union entre Pal et moi. Ça voulait dire que, quoi que Lady Gisela fasse, on resterait toujours ensemble. Mais maintenant que les Invisibles ne sont plus là pour nous menacer, j'aimerais retrouver la vrai couleur de mon iris. Ce qui ne change rien à notre lien ! S'empresse elle d'ajouter en voyant Pal froncer les sourcils. Seulement...

- Tu n'as pas besoin de te justifier, l'interrompt Pal. Je comprends.

Lalia lui sourit gentiment et dit :

- L'effet dure un peu plus de deux mois. Donc normalement dans quelques instants je devrais retrouver mes yeux.

Je compte les secondes. Arrivé à la quarantième Lalia se raidit. Puis ses yeux passe lentement au bleu égyptien comme son père. Maddy dit :

- Mes enfants n'ont pas beaucoup hérité de moi sur le plan physique . Pal à seulement pris mes yeux et Lalia le teint.

C'est vrai qu'avec ses cheveux roux et ses yeux turquoises, elle ne ressemble pas du tout à ses enfants. D'ailleurs elle ressemble beaucoup à Edaline. Elle me manque. En fait tous mes parents me manquent. De mes parents humains à mes parents adoptifs en passant par le plus curieux : Ma mère biologique. Quand je pense à Oralie, je me sens injuste. Je me rends compte que j'ai été très dure avec elle. Elle a toujours été là pour moi. Je m'en veux d'avoir été autant en colère.

Quand on y repense c'est tellement insignifiant. J'aimerais tellement être avec elle pour m'excuser ! Je sens des larmer couler sur mes joues. Pour qu'on ne les voit pas, je me détourne et vais me coucher en prêtextant être fatigué. Ce qui n'est pas faux. Mais je pars surtout pour pleurer ceux que j'aime en toute intimité. En ne sachant pas si je vais les revoir un jour. Ce n'est que quand je m'apprête enfin à m'endormir auprès des autres qui m'ont rejoints que je me rends compte que personne n'a parlé de la soit-disant solution concernant Silveny.

Chapitre 12 : Modifier

Ce matin je suis la première à me réveiller et la rosée du matin perle encore sur les marguerites qui peuplent notre clairière. L'air est frisqué. Un nuage se forme devant moi au rythme de ma respiration. Un oiseau se met à chanter et d'autres le suive jusqu'à ce que les douces notes entremêlées forment une mélodie résonnant à travers le silence de l'aube. Le soleil pointe à l'horizon. Je remarque que Pal en s'endormant, a mit un bras protecteur autour de ma taille. Je souris. Je me sens en paix. Et puis les événements d'hier me rattrapent. Mon sourire s'efface. J'appréhende le moment où Mr. Forkle ter ( j'ai décidé de les appeler comme ça maintenant ) nous révèlera la " solution ". Je ne pense pas qu'il est tout simplement oublié de nous la dire. Je crois surtout qu'il a repoussé le plus possible le moment. où il nous l'annoncera. C'est sans doute pour ça que j'ai l'impression qu'une grosse boule enflant de plus en plus à chaque seconde m'obstrue la gorge. Comme je vais faire une crise d'angoisse je me pelottonne sur le torse de Pal et calque ma respiration sur la sienne. Je me concentre sur les battements réguliers de son cœur et profite de la chaleur de son buste. Je décide de me rendormir. Il est trop tôt pour se lever. Je n'en ai pas la force de toute façon. Et c'est sous le son doux et régulier d'un tambour que je me rendors, calmée pour de bon.

Chapitre 13 : Modifier

Quand je me réveille une nouvelle fois, c'est l'effervescence. Tout le monde est en train de s'affairer pour préparer à manger. Je regarde autour de moi et je remarque que je suis là dernière à me lever ! Je suis paniquée ! Pourquoi est ce qu'ils ne m'ont pas réveillée ? Je regarde vers le ciel et vois que le soleil est haut dans le ciel. Il est presque midi ! Je me lève en précipitation et cours vers l'endroit où ils ont fait le feu pour se réffaucher. En effet il nège à petit flocons ce qui ferait un excellent paysage si il ne faisait pas moins vingt degrés. Je règle ma température corporelle mais ce n'est pas assez. Je m'approche donc du feu. Lalia qui nourrit les flammes, s'exclaffe en souriant joyeusement :

- Alors le tricératops ? On est réveillée ?

Je lui tire la langue. Je sais, c'est puéril. Mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Elle a raison c'est vrai que je n'ai beaucoup dormi. Et c'est vrai que Fey, le tricératops d'Havenfield dort beaucoup. Mais je ne suis pas sûr d'apprécier d'être traitée de dinosaure ! Elle rigole et me dit qu'ils ont gardé quelques fruits des bois pour moi. Je croise Mr. Forkle qui rassemble les maigres affaires, que nous avions sur nous quand j'ai fait exploser notre prison. Je me souviens qu'il nous cache encore quelque chose. Pourtant, personne ne semble s'en rendre compte. Mais je remarque que Maddy semble soucieuse et qu'elle n'arrête pas de me jeter des regards furtifs. Je finis de manger et je rassemble tout le monde. Je dis :

- Déjà bonjour, j'espère que vous allez bien. Ensuite... JE N'ACCEPTE PAS D'ÊTRE TRAITÉE DE TRICÉRATOPS ! Enfin : suis la seule à remarquer que Mr. Forkle ne nous a pas dit sa soit-disant solution concernant Silveny et notre voyage ?

Mr. Forkle nous regarde pas un poil gêné, ( NDA : ça se voit que ce sont des triplés) et dit :

- Ce n'est ni l'endroit ni le moment pour en discuter. Vous avez vu la tempête qui arrive ? ( Il pointe du doigt un ciel menaçant. En effet les nuages semble sur le point d'éclater d'un instant à l'autre. ) Nous ferions mieux de nous dêpécher.

Je soupire de frustration. Il a raison. Ce qui l'arrange bien à ce que je vois. Nous nous mettons donc en route.

Chapitre 14 : Modifier

Pendant la journée qui suis nous marchons sans relâche pour échapper à la tempête qui se rapproche à chaque secondes. Je me surprends à observer Kenric. Je me rends compte que je l'ai un peu délaissé ces temps-ci. Et pour cause ! Je n'ai pas arrêté de me préoccuper du fait qu'il fallait se dêpêcher. Soudain je remarque que la bague en bois très simple que les Invisibles lui ont filé n'est plus là ! Comment est-ce que je n'ai pas pu m'en apercevoir plus tôt !? Quelle amie, mais quelle amie je fais !? Je me dirige vers Kenric et lui dis :

- Tu as enlevé ta bague.

- C'est maintenant que tu le remarques ?

Sa voie en colère ne colle pas avec ses yeux emplient de tristesse. C'est encore pire. Ma lèvre tremble. Je le vois comme un père. Le décevoir est une des pires choses qui puissent m'arriver. J'essaie de m'excuser :

- Kenric je... je suis désolée. S'il te plaît pardonne moi j'étais préoccupée ses derniers temps. Je n'essaie pas de me donner des excuses mais...

- Apparemment tu n'étais pas assez préoccupée pour rigoler avec eux.

En disant ça, il pointe le doigt vers le reste de la troupe devant nous.

- S'il te plaît Kenric je suis désolée.

Il ne daigne même pas me répondre ni se tourner vers moi. Des larmes coulent sur mes joues. Soudain Kenric se raidit. Je me rends compte que je lui instille toutes les émotions que je ressens en cet instant. La tristesse. La honte. Mais surtout : l'amour. L'amour que je ressens pour lui. L'amour que je ressens pour un père. Il se tourne vers moi, les yeux embués de larmes. Je n'attends même pas qu'il me dise quelque chose que je me précipite vers lui et me jette dans ses bras. Je lui dis :

- Je suis désolée.

- Ne t'inquiète pas. Tu sais, je ne t'en jamais vraiment voulu. Tu ne pouvais pas savoir que j'avais enlevé ma bague puisque je l'ai fait tout seul.

- Tu as retrouvé tous tes souvenirs ?

- Oui.

Quand il dit ça un sourire flottant sur ses lèvres et ses yeux perdus dans le néant, je n'ai pas besoin d'être télépathe pour savoir qu'il pense à Oralie. Je m'apprête à parler mais il m'interrompt :

- Tu sais Sophie, je veux te dire quelque chose que je voulais te dire il y a bien longtemps déjà. Promets-moi qu'après cette révélation tu me laisseras m'expliquer.

Je suis surprise par cette requête mais j'accepte d'un hochement de tête. Il reprend.

- Très bien. D'abord je voulais te dire qu'Oralie est ta mère biologique.

Je soupire de soulagement. Ce n'est que ça. Je réponds :

- Je sais.

Il me regarde avec des yeux ronds. Finalement il dit :

- Elle a donc finit par le faire.

Devant ma mine déboussolée il s'explique :

- On avait prévu de le dire ensemble...

- C'est moi qui ai deviné, je l'interromps. Et... je continue avec un mauvais présentiment dans la gorge je ne sais pas pourquoi. Pourquoi dire ensemble qu'ELLE était ma mère biologique.

Il me regarde avec un air honteux et dit.

- Je suis ton père. ( NDA : en mode Dark Vador )

Je suis si choquée que même si je voulais dire quelque chose je ne pourrais pas. Il dit :

- J'aurais voulu te le dire plus tôt mais Oralie m'a convaincu de te le dire après, quand tu te serais habituée à ce monde. Sauf qu'on a eu quelques imprévus. Ton enlèvement par exemple. Je dois souligner que même si Oralie ne te connaissait pas beaucoup à ce moment là, elle c'était vraiment attachée à toi et a pleuré discrètement à ton enterrement. Et il y a eu Silveny. Enfin le bouquet final, mon enlèvement. Si Oralie ne t'a pas dit que j'étais ton père, c'est que je voulais que tu l'apprennes de ma bouche. Et je voulais enterrer mon secret avec moi au cas où je venais à mourir. S'il te plaît ne m'en veux pas. Je t'aime vraiment Sophie. Et Oralie aussi.

- Tu te rends compte de ce que veut dire ta phrase ?

Il rougit immédiatement et dit :

- Non mais quand je dis " Et Oralie " ça vaut dire qu'elle aussi t'aime pas que... Enfin tu vois.

Je hausse un sourcil et dis :

- Mouais. Enfin bon ce n'est pas le tout mais on doit quand même rattraper les autres.

En effet, ils sont loin devant nous et la tempête se rapproche de plus en plus. Je me demande bien pourquoi ils ne nous ont pas attendus. Sans doute qu'ils se sont rendus compte qu'on devait nous laisser seuls. Et heureusement d'ailleurs. On avait besoin d'un peu d'intimité. Je cours vers eux et Kenric me suit. Quand on arrive, Lalia me fixe avec un de ses regards dont elle a le secret. Ses envoûtants yeux bleu égyptiens me transpercent l'esprit, cherchant les réponses à leurs questions. Je lui transmets :

" Je t'expliquerais plus tard "

Elle sursaute d'abord puis essaye de faire passer ça pour un frissonnement. Seulement ce n'est pas une très bonne actrice. D'autant que Kenric n'est pas dupe ( note de l'autrice : sauf en ce qui concerne sa relation avec Oralie ! 😂😂 ). Il me regarde bizarrement. Soudain je me demande si je dois garder secret notre apparentage. Je lui transmets :

-Tu préfères que je ne le dise à personne ?

- Non c'est bon. Ne le crie pas sous tous les toits c'est tout.

- Tu veux garder ça secret ?

Il esquisse un sourire et dit :

" - Non. Je veux l'annoncer à la population avec Oralie.

- Tu crois qu'elle va le prendre comment ?

- De quoi

- Et bien que tu es vivant !

Il stop net provoquant l'arrêt brutale de tout le petit groupe et dit à voix

haute :

- Parce que vous me croyez mort !

Je lui réponds doucement :

-Tu ne savais pas ?

Il dit dans un murmure :

- Non...

Et pourtant si...

- Depuis tout ce temps...

Les larmes me monte aux yeux face à ce souvenir.

Pal ne sachant pas de quoi nous parlons mais qui a remarqué ma détresse me passe un bras autour des épaules. Il me chuchote :

- Nous pouvons nous arrêter ici pour la nuit si tu veux. Ce serait mieux de se mettre sous les arbres et non dans une clairière. La tempête ne nous a toujours laché. Et même si je ne vois pas bien à cause d'elle j'ai l'impression que le soleil va bientôt se coucher.

Je regarde tout le monde. Ils ont tous un d'épuisement totale sur le visage. Pal a raison. il faut s'arrêter. On aurai dû le faire bien avant. Je grimace : j'aurai dû remarquer qu'ils étaient tous très fatigués. Pour me rattraper, j'annonce que je fais le premier tour de garde. Mr. Forkle et Maddy, eux veulent le faire en dernier. J'acquiesce et je m'allonge contre un arbre. J'étire mes jambes sur la mousse, qui, pour l'instant, est encore sèche. Je laisse mes pensées vagabonder jusqu'à ce que Pal vienne s'étendre à côté de moi. Je prie pour qu'il ne pose pas de questions. Peine perdue avec un petit copain surprotecteur ( nda : ma parole on dirait Grady ! ) :

- Je sens que tu me caches quelque chose. ( nda : manque plus que le petit " fillette " à la Grady. Qui a une hypothèse selon laquelle c'est son fils caché ?! )

Je baisse les yeux. Je n'ai pas envie d'en parler. Devant mon silence il soupire et dit :

- Si tu change d'avis je serais toujours là d'accord ?

Je tourne mes yeux vers lui et lui souris. C'est ce qui fait parti des choses que j'aime chez lui. Il sait quand j'ai besoin d'être seule et quand je veux parler. Il me rends son sourire et m'embrasse. ( nda : heu... Tout compte fait, je pense que ça na va pas empêcher Grady de le jeter du haut d'une falaise ). Je le regarde rouler en boule le manteau à capuche qu'il avait lorsque j'ai détruit notre forteresse, le mettre sur le sol à côté de moi, et poser sa tête dessus. Je lui prends la main. Pendant que les autres se préparent comme ils peuvent pour dormir ( nous avons décidé d'un accord tacite de ne pas manger ), je plonge dans mes souvenirs. Je pense à Grady et Edaline. Je pense qu'ils me croient morte. Je pense que le dernier souvenir que j'ai d'eux est une image projetée. Soudain des irrégularités me sautent aux yeux : comment Gisela à elle pu projeter une image alors qu'elle n'était pas télépathe ? Mais même si elle l'était, comment à elle pu projeter une image alors qu'il faut un papier particulier ? La réponse s'impose à moi comme une évidence : Elle les filmait, en toute impunité. Sans doute à l'aide d'une caméra elfique. Une rage phénoménale enfle en moi. Elle ne s'est pas contentée de projeter une image d'eux qu'elle avait mémorisée. Elle a tout simplement filmé leur chagrin à leur insu. Sans doute tous les jours. Mais à la place de la colère qui allait s'emparer de moi, la tristesse prend le dessus et j'éclate en sanglots. J'aimerais tellement être dans mon lit, dans ma chambre immense mais qui pourtant semble m'envelopper dans son aura rassurante. J'aimerais tellement que Grady et Edaline viennent me border et me consoler lorsque j'en aurais besoin, qu'on nourrissent Verdi ensemble, et me gaver de guimolle ou d'éclatteroles voir les deux à la fois avec eux. J'aimerais voir mes parents humains avec mon omnisciente, ressentir le pincement de coeur que je ressens chaque fois que je les vois car ils ne souviennent pas de moi. Parce que ça voudra dire qu'ils vont bien. J'aimerais venir voir Oralie dans son château et qu'elle m'accueille avec son sourire chaleureux celui dont elle a le secret et qu'elle ne fait qu'à moi. Le sourire d'une mère a sa fille. Ce sourire qui me réconforte chaque fois que je le vois. Oh bien sûr le sourire d'Edaline est merveilleux. Et il me console autant que le sien. Mais ça n'a pas la même saveur. Je soupire. J'aimerais que Biana vienne à Havenfield, qu'on discute mode et garçons aussi gênante soit la conversation. Avec Linh bien évidemment. J'aimerais que Keefe et Tam soient là et qu'ils se chamaillent sans arrêt. Que Keefe en profite pour se moquer de sa frange, qu'il lance des blagues de çi de là et que Tam lève les yeux aux ciel tout en ripostant pourtant de la même manière. J'aimerais que Fitz soit là...Oui Fitz. Celui qui m'a blessée. Mais aussi celui qui a été élevé de telle manière à ne pas POUVOIR être mal-assorti. Et aussi celui qui s'est excusé et qui a pris le risque de décevoir sa famille entière pour être avec moi. Je prends peur. Comment va il prendre ma relation avec Pal ? Va t'il se venger ? Lui faire du mal ? Se faire du mal ? Soudain j'ai honte de moi. Car avant d'être colèrique, Fitz est gentil et fait tout pour que ses proches soit heureux. Alors oui il va être jaloux. Oui il va être malheureux. Et je ne peux rien faire à ça. À part faire de mon mieux pour le consoler. Puis ça passera. Peut-être en deux jours. Peut-être en un an. Mais ça lui passera. Et son corps se fera soudain plus léger. Dégagé du poids qu'il portait. Son coeur brisé se recollera. Il aura de nouveau, goût à la vie. Oui. Fitzroy Avery Vacker guérira.

Chapitre 15 : Modifier

Ses pensées m'ont rendus le sourire. Je ne vois pas le temps passé. Lorsque Pal me sert la main que je tiens toujours, j'ai l'impression que ça fait 15 minutes que je suis là.

- Tu as l'air fatiguée.

À peine ses mots sont ils prononcés par Pal, qu'il s'avèrent vrai. Mes muscles endoloris par la marche réclament justice. Je me décale, de façon à ce que Pal prenne ma place. Je m'apprête à m'allonger sur le sol nu, lorsque Pal vient me mettre son oreiller de fortune sous ma tête. Pendant 15 minutes, je me tourne et retourne par terre. Puis je comprends que ce n'est pas de ça dont j'ai besoin. Je transmets :

" - Silveny !

- Sophie, danger ?! " transmet-elle précipitamment.

" Non Silveny. Ne t'inquiète pas. " je la rassure d'une pensée se voulant douce. " Je veux juste... voler.

" Voler ? Voler, voler, voler ! ".

Une vague de joie venant de Silveny me percute de plein fouet. Son enthousiasme est contagieux. Ça fait si longtemps. J'utilise ma lévitation pour m'asseoir sur elle. Je murmure :

- C'est parti...

Dès qu'elle s'envole, mon cœur s'allège, je deviens légère, et me sens invincible. J'étends les bras pour faire profiter à chaque parcelle de mon corps, le souffle du vent me fouettant et le visage et me soulevant les cheveux. En m'envolant, je laisse mes soucis au sol. Je m'abandonne à la longue crinière de Silveny et laisse le battement régulier de ses ailes me bercer. Je prends conscience de ma fatigue. Il serait si facile de la laisser me téléporter jusqu'à Havenfield et de reprendre ma vie, normalement, sans Invisibles. Je me reprends. Non. Je ne peux pas laisser mes amis dans cette galère. Il faut que je trouve un moyen de les sauver. De nous sauver. Soudain une idée me vient en tête. Pourrais-je demander à Silveny de me téléporter à Havenfield pour que je les prévienne que je suis vivante et que Silveny aille chercher les autres en faisant plusieurs allers-retours ? Je grimace. Mon plan comporte trop de failles. Comment savoir si Silveny pourra transporter des elfes non téléporteurs ? Et même si je l'accompagne et qu'elle n'est pas trop fatiguée pour faire tous les allers-retours, est ce que je suis considérée comme une téléportatrice alors que je ne peux pas me téléporter pour l'instant ? Non. On ne peut pas. Il y a trop de risques. De toute façon, je ne peux plus aligner deux pensées. Ce n'est pas la peine que je continue. Je soupire : je vais encore me retrouver avec des cernes de 3 mètres de long. Je demande à Silveny de redescendre et de me poser à terre. Chacune de mes cellules est épuisée. J'ai à peine conscience de dire merci à Silveny et de lui souhaiter bonne nuit. Je m'allonge sur le sol et à peine ma tête a-t-elle touché " l'oreiller " de Pal que je tombe dans un sommeil sans rêves. ( nda : un exploit pour notre blondinette préférée ! Que tout le monde l'applaudisse bien fort ! )

Chapitre 16 : Modifier

Lorsque je suis secouée par une paire de main, j'ai l'impression de n'avoir dormi qu'une poignée de secondes. J'entrouvre péniblement les yeux prête à insulter la personne qu'elle qu'elle soit pour ce réveil plus que brutal. Mais quand je vois les yeux paniqués de Lalia, je perds toute envie de râler, imaginant le pire. La peur m'envahie et toute trace de fatigue disparait de mon visage. Je me redresse brusquement, manquant de me cogner à Lalia , qui, heureusement à de bons réflexes ( contrairement à d'autre capacités que je ne nommerais pas ). Elle me dit d'un ton pressant :

- Papa et maman ne sont plus là !!

Je mets un instant à savoir de qui elle parle. Puis je comprends : Mr. Forkle Ter et Maddy !

- Je les ai cherchés partout ! Aucune trace d'eux. S'ils étaient partis prendre à manger ils nous aurez prévenus !

Je regarde près de l'endroit où j'ai veillé et je vois Pal encore endormi. Encore !? Comme si Lalia avait deviné mes pensées, elle m'annonce :

- Oui je sais. J'ai essayé de le réveiller mais rien à faire. Je lui ai même donné des claques ! Une vrai marmotte celui là !

Je soupire et me dirige vers lui.

- Laisse faire les professionnels. En l'occurrence, LA professionnelle.

Je me penche près de son oreille, prête à m'écarter au moindre mouvement suspect, et chuchote :

- Guimolle...

En une milliseconde, Pal a sauté sur ses pieds et s'est écrié :

- Gâteau !!

Je me redresse et dis :

- C'est fait.

Lalia ma regarde bouche-bée et me dit tout simplement :

- Il faut VRAIMENT que tu m'apprenne ton truc.

Pal intervient nous ramenant à la dure réalité :

- Questcequisepasseoùsontlesparents ?

Je grimace.

- C'est bien ça le problème...On ne sait pas.

- Oh Pal, j'ai tellement peur qu'il leur soit arrivé quelque chose !

Pal, parfaitement réveillé à présent, se précipite vers sa soeur et la prend dans ses bras. Pendant qu'il lui murmure quelque chose à l'oreille, je m'éloigne préférant les laisser seuls. Mes yeux se perdent près de l'arbre des veilleurs ( je l'ai surnommé ainsi ) et je remarque quelque chose. Il y a... des mots gravé dans l'écorce de l'arbre. J'appelle les jumeaux et je regarde de plus près. À force d'effort, je réussis à déchiffrer ce qu'il y a marqué. Et ce n'est autre que Silveny.

Chapitre 17 : Modifier

- Qu'est ce que ça veut dire ?

Ce sont les seuls mots qui me viennent à la bouche. Pal et Lalia sont tout aussi étonnés. Soudain j'entends un cri étouffé. Je me retourne brusquement et vois Lalia au sol, le corps pris de tremblements. Je me précipite près d'elle essayant de voir la cause de sa panique, Pal à mes côtés. Pendant près d'une minute nous l'observont, le front plissé d'inquiétude. Puis elle murmure :

- Maintenant Silveny peut nous téléporter...

Pal et moi restons silencieux un moment, le temps que notre cerveau assimile la nouvelle. Ils sont donc partis pour ça. Pour nous permettre de rentrer. J'aimerais pleurer. Pleurer le fait que je ne les reverais peut-être jamais. Pleurer le fait que, pour avoir un proche heureux, il faille se sacrifier. J'aimerais pleurer le fait que malgré moi, j'ai influencé leur départ en leur disant la brève idée que j'avais eu. Pleurer le fait d'avoir si tôt perdu mon enfance. Pleurer ma honte, celle que je ressent chaque fois qu'un de mes amis se blesse par ma faute. Mais je ne peux pas. Je dois aider Pal et Lalia à surmonter cette blessure, car après tout, n'est ce pas inpensable de m'apitoyer sur mon sort lorsque c'est leurs parents qui sont partis pour nous laisser une chance ? Alors oui, leur départ est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de ma culpabilité. Mais je dois rester forte. Je ne dois pas me briser. Pour eux. Sinon leur départ n'aura servi à rien. Alors je pense :

" Pour eux, nous rentrerons saufs. Pour eux, nous aurons une vie meilleure un jour. Promis "

Chapitre 18 : Modifier

Après sur Kenric soit rentré de la " chasse " ( il en avait averti Lalia avant ) nous avons pris un petit en-cas. Personne n'avait très faim et pas un seul mot n'est venu perturber le silence pesant qui régnait sur ce déjeuner. Nous venons de nous mettre en route. Nous ne nous téléportons pas tout de suite nous avons encore le mince espoir de voir les parents des jumeaux sortir de derrière un arbre en hurlant pour ensuite se moquer de nous pour avoir été aussi naïfs. Mais nous ne pouvions pas rester là où nous étions cette nuit parce que la tempête nous suit à la trace. Nous nous retrouvons donc tous à marcher, morose, sous un ciel menaçant. Je me rapproche de Pal, lui prends la main et entrelace nos doigts. C'est lui qui est le plus triste dans cette affaire. Il culpabilise énormément de ne pas avoir été réveillé au moment où il devait aider sa sœur. Je crois qu'il est aussi un peu véxé de la manière dont il a été réveillé. Il me serre la main et murmure :

- Merci. Merci d'être là dans les moments difficiles. De nous soutenir. Même quand tu souffres aussi. Tu es d'une gentillesse, d'un courage. Tu te sacrifies sans hésiter pour les gens que tu aimes. Tu te sens coupable de ce qui leur arrive. Tu pense à leur bonheur avant de penser au tien. Tu les aimes et pas qu'un peu. Pour toi, ils font tous parti de ton âme. Ça te paraît évident. Honnêtement, je crois que tu es la personne la plus merveilleuse que j'ai jamais rencontré.

Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA .