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Par Zoupzoup2
Comment aimer Foster

Voilà ma fanfiction... Pour l'instant, je n'en suis qu'au début, mais je vais poster des chapitres le plus régulièrement possible! En espérant que ça vous plaira,

Luluberlue!

L’aveu Modifier

Keefe hésita une seconde avant de sauter pour Havenfield. Pour la première fois qu’il allait voir Sophie, il se sentait nerveux, très nerveux. Et pour cause…

Profitant de la séparation de la jeune fille avec Fitz, le jeune Sencen avait décidé d’avouer ses sentiments à la jolie blonde, qu’il aimait depuis si longtemps qu’il finirait par en devenir fou. Mais son meilleur ami l’avait devancé, jusqu’à cette – ô combien miraculeuse - séparation.

-Ah, c’est toi, soupira Grady en l’apercevant

-Eh, oui, on ne se débarrasse pas comme ça de moi, crut bon d’ajouter Keefe, mais ça ne fit que lui donner une furieuse envie de sauter à l’autre bout de la planète. 

Grady haussa les sourcils, avant de soupirer :

-Sophie est dans sa chambre. Si elle ne veut pas te voir, gronda-t-il, tu redescends immédiatement ! Compris ?

Keefe acquiesça, espérant cesser de trembler comme une feuille une fois devant Sophie. Mais las, il avait toujours la chair de poule en arrivant devant la porte de son amie. Il prit une grande inspiration pour se donne du courage et…

Frappa à la porte avant d’avoir pu se dégonfler.

-C’est toi Edaline, demanda la jeune fille de l’autre côté

Elle avait dû penser reconnaitre le coup timide de l’Invocatrice. Ce qui donna à Keefe une idée de son propre état. Il parvint à répondre sans trop de problème :

-Non, c’est moi… Keefe…

-Ouh là ! Keefe, que se passe-t-il pour que ta voix tremble comme ça, s’inquiéta Sophie en ouvrant la porte.

Décidément, qu’est-ce qu’elle était mignonne lorsqu’elle s’inquiétait ! 

-J’ai un truc ultra-méga-important à te dire !

Sophie ne répondit rien, attendant la suite.

Keefe inspira une énorme bouffée d’air et, avant de pouvoir s’être dégonflé, déclara :

-Je t’aime !

Sophie s’arracha un cil. Son tic nerveux. Pourvu qu’elle ne lui mette pas un râteau ! La jeune fille ne répondit rien pendant un instant, puis murmura :

-Moi aussi, Keefe. Je t’aime. 

La réaction Modifier

-NON MAIS JE RÊVE !!! s’époumona Ro en voyant Keefe revenir aux Rives du Réconfort. IL SUFFIT QUE JE M’ABSENTE CINQ MINUTES POUR SATISFAIRE UN BESOIN PEU RACONTABLE POUR QUE TU FILES EN DOUCE ???!!!!!!!! 
Ro

Keefe n’écoutait pas sa garde du corps, qui proférait à présent des menaces comprenant les bactéries qui avaient provoqué des « gaz de malade », comme disait le jeune homme, à Lord Cassius, la veille au soir.

-Détends-toi, tu vois bien qu’il ne m’est rien arrivé !

Pour toute réponse, Ro lui lança un regard noir, avant de prendre l’air carnassier dont elle avait le secret.

-Et je peux savoir ce que tu as fait pendant ces dix minutes d’absence ?

Keefe resta de marbre, avant de tourner les talons pour rejoindre –il n’en avait aucune idée. Ro lui barra le chemin. Elle lui déclara :

-Bon alors, Bellecoiffe, tu vas tout de suite me dire ce que tu as fait, sinon, ce soir, tout le monde pourra sentir la merveilleuse odeur de tes entrailles !

-Aucune chance, décréta Keefe

Ro haussa les sourcils, sceptique. Keefe, craignant pour sa dignité, décida finalement de tout expliquer à sa garde du corps.

-Ah, je préfère ça, réagit-elle après le récit du jeune Sencen. Bon, comment a réagi la blondinette ?

-Eh bien, officiellement, on peut qualifier notre relation comme celle d’un couple passionné, avec bien sûr un représentant masculin aux cheveux sublimes !

L’ogresse leva les yeux au ciel, avant de répondre, son sourire carnassier aux lèvres :

-Bien, alors tu vas m’écrire un manuel sur la façon d’aimer ta belle, à toi de lui donner un nom !

-Mais bien entendu : ça s’appellera « Comment aimer Foster, par Lord Bellecoiffe Sencen ! » et le Fitzou pourra bien sûr le lire, pour savoir ce qu’il a mal fait !

L'affront Modifier

-Fitz ?

Keefe avait poussé cette interrogation plus fort qu’il l’aurait voulu. Mais bon, comment réagir autrement alors que son meilleur ami se matérialisait à deux mètres de lui alors qu’il s’apprêtait à embrasser Sophie ! Surtout qu’ils étaient ensemble une semaine auparavant.

D’ailleurs, le jeune Vacker semblait à deux doigts d’exploser. Sophie se dégagea de Keefe, toute rouge. Ce dernier n’en menait pas large non plus : comment réagir posément après cette scène digne des Pires Moments Romantiques Elfiques ? Il finit par opter par un simple :

-Oh. Fitz. Il fait beau, hein ?

-Le soleil est caché par une énorme couche de nuages.

-Orageux, hein… Bon, ok, tu es vexé car tu n’es pas le témoin de notre future union et…

-KEEFE, TU VAS M’ECOUTER ?! s’emporta son ami, les yeux brillants de colère

-Doucement le joli cœur, s’exclama Ro en surgissant de l’ombre d’un arbre.

-Eh, mais qu’est-ce que tu faisais derrière cet arbre ? s’enquit Keefe, bien qu’il ait deviné la réponse bien avant que l’ogresse ne la formule :

-Je ne voulais pas manquer ça ! Même si le Fitzou a tout gâché, ça c’est sûr.

Sophie s’empourpra davantage, et tenta sûrement de se faire encore plus petite qu’elle n’avait réussi jusqu’à présent. Ce qu’elle ne réussit pas à faire. 

-Ecoutez… tenta-t-elle, mais sans succès, puisque Fitz la coupa, furieux :

-Arrête, Sophie ! Quant à toi, Keefe, je peux faire passer les câlins, les prétendus rendez-vous pour ta mémoire ou encore les sous-entendus et tout le tralala, mais ça ! ÇA ! 

-Fitz…

-Tais-toi, Sophie ! Puis, se tournant à nouveau vers son meilleur ami, des larmes aux yeux : J’aurai pensé que tu ne me ferais pas de ces coups bas ! Je te faisais confiance ! Tu étais mon meilleur ami !

-Etais ? releva Ro

-Oui, était, continua le télépathe. On n’est plus amis après ça ! Et toi, Sophie… J’en ai marre de tes secrets, certes, évidemment qu’après tu… enfin, bref, toi non plus, tu n’es plus mon amie après ça ! 

-Doucement, essaya Ro, tu vas regretter ces paroles dans une heure et…

-CETTE FOIS JE NE REGRETTERAI RIEN ! RIEN !!!

Sur ce, il sauta, sous le regard interdit de ses ex-amis, des larmes de rage coulant sur ses joues.

Le repas Modifier

-Je peux juste savoir comment tu as convaincu Grady de me laisser déjeuner à Havenfield ?

En guise de réponse, Sophie adressa un immense sourire à son petit ami. Celui-ci remarqua tout de même les plumes de dinosaure accrochées à l’arrière de sa tête. Il se mordit la langue pour s’empêcher de rire, et commença à les retirer une à une.

-Crois-moi, toi, lança Grady à Keefe depuis l’enclos des mammouths, tu n’es pas pour autant le bienvenu !

-Je me demande quand même, fit l’intéressé, plus bas, comment il fait pour ne pas culpabiliser de m’appeler « toi » ! Avec de si beaux cheveux !

Sophie leva les yeux au ciel et dirigea le jeune Sencen jusqu’à la salle à manger, où les attendaient Edaline et Ro, l’une un sourire béat aux lèvres, et l’autre utilisant les siennes pour embrasser l’air avec d’horribles bruits de succion.

-On va passer à table, annonça Edaline, son sourire béat toujours aux lèvres

Ro prit Sophie par une épaule, et de son autre bras, empoigna Keefe, pour les assoir côte à côte le long de la table. Edaline prit place en face de sa fille et Grady… hésita presque avant de s’installer en face du jeune Sencen. Ro, elle, s’assit en bout de table. Tandis qu’Edaline claquait du doigt pour faire apparaître des mets succulents (et les odeurs, ah les odeurs ! Si elles avaient pu être là la veille, après que Keefe ait fait une réflexion sur la nouvelle coiffure de sa garde du corps !), Ro lançait des regards furtifs à Sophie et Grady…

Il ne quittait pas le jeune homme des yeux, tel Verdi guettant une proie. Keefe déglutit en se servant. Grady mit tout son plat à côté de son assiette alors qu’il continuait à fixer Keefe. Ce dernier entreprit des exercices de respiration pour ne pas s’écrouler de rire face au spectacle, à l’instar de l’ogresse, qui s’en roulait par terre.

Lorsque le repas fut terminé, l’heure de rentrer arriva. 

Si Edaline avait repris depuis longtemps son sourire, Grady, lui, avait un peu changé d’expression. Un peu.

-Ça va, Grady, laisse ce pauvre garçon tranquille, s’exaspéra Edaline en se défaisant de son allure niaise.

Son mari s’avança et tendit le bras au jeune homme, qui lui serra la main tandis que le père de Sophie déclarait :

-Tu as le droit de revenir manger le week-end prochain si tu y tiens. Ce n’est pas une invitation.

-Mais vu comment il t’apprécie, ça peut tenir d’une déclaration de paix, compléta Edaline en riant

Keefe se sentit gagné par la fierté en rentrant aux Rives du Réconfort deux minutes plus tard : il avait gagné des points vis-à-vis du père de Sophie ! Et il allait le marquer dans son futur livre !

La sœur Modifier

-Tu exagères un peu, Keefe. Mon frère vient à peine de se 
Biana
remettre de sa dispute avec Sophie, il vient s’excuser, et toi ? Toi, tu en as profité pour séduire, ou je-ne-sais-quoi d’autre, Sophie ! Et vous étiez sur le point de vous embrasser lorsque lui voulait faire la paix ! Evidemment qu’il s’est énervé !

Biana continuait à déblatérer sur l’incident de la veille, tandis que son ami triturait un crayon mâchouillé (mieux valait ne pas savoir par qui). Celui-ci ne l’écoutait pas, d’ailleurs. 

La jeune Vacker avait sauté aux Rives du Réconfort une heure plus tôt, et avait trouvé un Keefe mal réveillé et en pyjama (malheureusement un pyjama vieux de cinq cents ans sans doute, couvert de taches de guimolle). Depuis, elle ne cessait de lui reprocher son comportement, provoquant des fous rires à Ro, car la jeune Vacker avait un air sérieux et ronchon, à l’instar de Bronte. 

-Inutile de rappeler qu’en plus, Sophie aime Fitz !

-Plus maintenant, répliqua Ro

-Oh, que si ! Sauf qu’un abruti blond un peu trop narcissique lui met la poudre aux yeux à chaque occasion !

-Attends, quoi ? Depuis quand je suis un abruti blond narcissique ?

-Pour le coup, elle marque un point, commenta l’ogresse en attrapant une dague pour limer ses griffes.

Keefe leva les yeux au ciel, et se retint de passer la main dans sa –ô combien magnifique- chevelure pour prouver qu’il n’était en aucun cas narcissique.

-Et puis, continua Biana, maintenant, Fitz est dévasté. Il regrette ce qu’il a dit.

-Je l’avais prévenu, fit Ro

-Et il ne sait pas comment revenir en…

-En arrière ? la coupa Keefe. Attends, tu rigole ? Tu crois vraiment que je vais me dire : « oh mais ce n’est pas grave, Fitz s’est un peu emporté, mais il peut revenir, on lui a préparé des éclateroles ! ». 

-Je pensais qu’au moins tu pourrais…

-Le joli cœur s’en est pris à Sophie et Grassecoiffe tout seul, alors arrête un peu, s’il te plaît. Il n’a pas à attendre le pardon de notre Couple De l’Année !

Biana s’empourpra et se leva. En un éclair, elle avait quitté la pièce en claquant la porte, des larmes aux yeux.

-Susceptibles, les Vacker, remarqua Ro en reprenant le limage de ses griffes.

L'Emissaire Modifier

-Comme si les mômes suffisaient plus, ironisa Ro en voyant Alden se matérialiser dans le jardin des Rives du Réconfort.

Keefe avala sa salive, se préparant intérieurement à une conversation difficile. Si l’émissaire affichait son éternel sourire –et il y avait fort à parier pour qu’il lance son habituel « aucune raison de s’inquiéter »- le jeune elfe aurait mis sa main au feu qu’il était là au nom de ses enfants.

-Bonjour, Keefe, lança-t-il

-Bonjour Alden, répondit l’intéressé en se forçant à sourire. Que venez-vous faire ici ?

Il tentait en même temps de prendre un air dégagé, mais rien n’y faisait, et il se savait que le père de Fitz avait saisi sa nervosité. Pas besoin d’être Empathe pour le savoir ! 

-C’est à propos de mes enfants.

Oh, mais ça, Keefe l’avait deviné. Et ça ne l’enchantait pas spécialement. Alden était le contraire de ses enfants pour ça : sa patience en était presque une maladie. 

-Oh. Il se trouve que…

-Qu’ils sont tous les deux très blessés par ta conduite, aussi involontaire soit-elle. Fitz, je ne sais pas pourquoi, mais Biana… Elle a refusé d’avaler quoi que ce soit hier soir.

-ça, c’est le cadet de nos soucis, fit Ro, occupée à examiner un champignon à l’allure douteuse. Elle n’a qu’à se contenir un peu, et vous verrez, ça lui passera !

-Exactement, approuva Keefe, qui se ratatina un peu en voyant Alden lui lancer un regard réprobateur.

-Ecoute, Keefe, je sais que tu n’as pas envie de revoir Fitz, et, je n’en doute pas une seconde, Biana, mais ils ont besoin que tu…

Keefe, n’ayant aucune envie de poursuivre la conversation, s’était concentré sur un point au loin, laissant ses pensée voguer vers cette magnifique blonde aux yeux si étonnants, qui avait fait chavirer son cœur dès le premier jour. Mais Alden revint vite à la charge.

-Alors c’était ça ?

Le jeune Sencen sursauta et lança un regard lourd de reproches à l’Emissaire. Celui-ci ne cilla pas.

-Je ne vous ai jamais donné mon autorisation !

-Pas la peine lorsque je vois que tu ne me réponds même pas ! s’agaça Alden

Ro arriva en renfort, même si ce n’était pas vraiment élogieux :

-Elle est trop bien pour lui, et il le sait. Ce n’est pas maintenant qu’ils sortiront ensemble !

-Merci d’avoir partagé ton avis, Ro. Mais Keefe n’a pas l’air de comprendre la gravité de ses actes. Maintenant, non pas un de mes enfants a le cœur brisé, mais deux.

-Ils n’avaient qu’à pas être…

Alden l’interrompit d’un geste. Il y avait dans ses yeux d’habitude si calmes une lueur de colère comme jamais Keefe n’en avait vue chez lui.

-Keefe, si jamais tu n’arrêtes pas tout ça, c’est la santé de mes enfants qui est en jeu ! Et je ne laisse personne leur nuire !

Sur ce, il sauta, laissant Keefe planté là. Mais il avait très bien compris le sous-entendu de l’Emissaire, et ça ne l’enchantait pas du tout.

Alden voulait qu’il quitte Sophie.

La surprise Modifier

Sophie fut d’abord étonnée lorsque Keefe la héla ce soir-là. Elle s’étonna encore plus lorsque Keefe lui demanda :

-Sophie… Peux-tu venir demain ?

-Mais, pourquoi donc ?

-Tu verras.

Sur cette minuscule phrase mystérieuse, Keefe mit fin à la conversation. Un ange passa avant qu’il raccroche, la boule au ventre. Il avait peur de ce qu’il allait faire le lendemain. Comment le prendrait Sophie ? Et Alden ? Quoique, dans le cas de ce dernier, qu’il aille se faire cuire un œuf. 

Ro, qui avait sans surprise écouté la conversation en revenant de la cuisine où elle avait nettoyé ses dagues, émit un horrible bruit de succion avec ses lèvres. La boule de Keefe remonta dans sa gorge. Qu’était-il en train de faire ?

Sachant qu’aucun retour n’était possible, le jeune elfe décida de se coucher. 

Bien évidemment, il ne dormit pas de la nuit.

En arrivant le matin, Sophie remarqua ses cernes :

-Keefe, tu devrais arrêter de faire des nuits blanches pour te creuser la cervelle à la recherche de je-ne-sais quel souvenir ! Tu as un sommeil à préserver !

-Et c’est toi qui dis ça ?

Sophie esquissa un sourire. Keefe aurait aimé partager avec elle sa sérénité, mais il avait quelque chose de très important à faire. 

-Tu veux bien me dire ce que tu veux…

Keefe l’interrompit d’un geste : il posa son doigt sur les lèvres de la jeune fille. Elle lui fit l’une de ses mines contrariées, la préférée de son petit-ami. Il s’esclaffa : qu’elle était mignonne !

-Suis-moi, et tu verras.

Sophie, intriguée, le suivit sur la plage, éclairée par le soleil qui commençait à descendre, en cette fin d’après-midi. Elle émit un soupir d’ébahissement en voyant les couleurs qui commençaient à oranger.

Keefe guettait chacune de ses réactions, de peur que l’une d’elles mette fin à ses espoirs. Mais elle restait, bien entendu, joyeuse, tandis qu’ils longeaient la mer. 

Puis il décida d’arrêter la jeune elfe. Elle se tourna vers lui, le regard pétillant de bonheur.

-Keefe… Que voulais-tu me dire hier ?

-Ne dis rien, s’il te plaît.

Puis, il décida de s’en tenir à son plan, et elle ouvrit des yeux ronds.

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