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« Tu as trouvé quelque chose ? »  demanda Sophie à Keefe qui s’est figé, au centre de la chambre de ses parents, un carnet brun à la main. Sous l’émotion qui le tient Keefe ne répond pas, il avait dans sa main le journal intime de Lord Cassius, son père, cet homme dont il a tant cherché la fierté, dont il a toujours souhaité l’attention, l’amour :


Jour 24, Niveau 4

Je commence à m’inquiété, je suis en  niveau 4 et je n’ai toujours pas de talent. Je me demande si mon destin n’est pas d’être sans talent. Sans talent, on ne peut pas faire les niveaux d’élite, accéder à la noblesse, on est méprisé…. Notre vie est un enfer. Je dois avouer que cela m’angoisse, surtout que j’ai peur de décevoir mes parents si je déclenche jamais de talent.

J’aperçois la classe de mon premier cours de la journée : l’Alchimie. Avec comme professeur  Lady Eudorina, une femme sévère  mais extrêmement doué. Dès mon arrivé dans la salle, Lady Eudorina nous demande de nous installer à nos place nominatives. Je suis à côté d’une fille assez talentueuse pour être en binôme avec moi, par contre je ne me souviens pas  de son nom. Lord d’un exercice à deux, il s’est passé ce dont je rêvais. J’ai effleuré sa main en voulant prendre des flacons et, soudainement, j’ai ressenti une immense anxiété et un sentiment d’accomplissement. Il ne se passa pas plus de 10 secondes pour comprendre que je venais de déclencher mon talent ! J’étais empathe, comme ma mère. Il a été  difficile  d’attendre la fin des cours pour l’annoncer à mes parents. Dès la fin du cours d’astronomie, je sors mon cristal de foyer et saute chez moi. Mes parents étaient, comme chaque soir, dans le salon, m’attendant. J’entre en hurlant que je suis empathe. Si  les mots de ma mère (« je suis fière de toi Cassius ») me remplir de joie, les mots de mon père (« tu es bien comme ta mère ») me laissèrent un peu désarçonné. J’oublie vite cette remarque  avec le repas rendu si joyeux par ma mère qui montre son bonheur que je déclenche le même talent qu’elle et elle me dit qu’à partir de maintenant, elle me donnera elle-même des cours pour maîtriser mon talent. Je flotte sur un nuage en allant me coucher.


Jour de la rentrée, niveau 5

Une nouvelle rentrée à Foxfire. Au niveau 5, en général, on commence à situer ceux qui on un talent et les autres, c’est le début du rejet peu ceux qui en sont dépourvu. Cette pensée me rappelle un lointains souvenir :  vers neuf ans, j’ai demandé à ma mère quel talent j’aurai plus tard, sa réponse m’a marqué « tu a des chances d’être empathe, comme moi, ou phaseur comme ton père. Mais sache que si tu es empathe, je serai très exigeante avec toi comme l’est la maitrise de ce talent. Le plus difficile dans l’empathie est de ne pas confondre ses propre émotion avec celles des autres ».

Depuis ce jour, je me suis promis d’être le meilleur empathe que le monde elfique n’a jamais connu. Je ne dois  jamais me laisser dominer par mes émotions ou celle des autres, c’est la meilleure façon de me contrôler.

Une fille de niveau 3 me bouscule, je lui réponds de façon assez désagréable : « Tu ne peux pas faire attention ! » la fille se relève rapidement prête à répliquer mais elle se stoppe net, et se retourne pour partir, sans un mot. Je suis étonné et reste figé  « pourquoi un tel regard de colère, ou plutôt pourquoi n’avoir rien dit ? ».

« Cassius ! Cassius ! » Me retournant j’aperçois, mon seul mais fidèle ami .Nérick, coure  vers moi en criant

- j’ai un talent ! Je suis givreur !.

Givreur, pas le plus intéressant des talents. Mais au moins, il en a un. Je lui demande depuis quand

-Depuis hier, c’est génial ! Non ?

Je lui réponds évidemment que c’est fantastique, que je suis super heureux…

-  Mes parents ne le savent pas encore… Je veux leur faire une surprise !

« Hé Néri ! T’as un talent ! Cool ! » Et Nérick part dans l’explication détaillé de la découvert de son talent. Contrairement à moi, Nérick est assez populaire, par conséquent il s’attire plusieurs ennuis. Entre être populaire et avoir beaucoup d’ami, et ne pas avoir d’ami mais pas non plus d’ennui, j’ai fait mon choix. Les parents de Nérick  s’occupent peu de lui, donc il fait tout pour attirer leur attention, mais même cela les indiffère. Moi, si un jour j’ai un fils, il sera ma fierté quoi qu’il m’en coûte, je m’en occuperai et il ne fera pas des bêtises juste pour attirer l’attention…

Jour des premiers examens, Niveau 5


Les examens, c’est la plus grande inquiétude que  je connaisse. Une seule erreur et ton chemin vers le succès, la noblesse… se termine.  Après le résultat, je vais chez Nérick pour fêter le résultat, s’il est bon… En attendant mes parents je vais inspecter mon bonnet. Comme chaque année, il est vide…

Je passe devant celui de Nérick plein  à cracker et je dépose une énorme boite d’éclateroles que ma mère à fait ce matin, parfum  mente-chocolat, ses favoris. Je ne sais pas ou il est en ce moment, j’aperçois la niveau 3 qui m’avait bousculé le jour de la rentré. En l’examinant, je vois qu’elle porte une robe violette toute simple, ses cheveux blonds sont  élégamment relevé  en chignon sur sa tête, c’est surement la fille d’une grande famille noble.

- Tu t’intéresse à Gisela , me chuchote une voix.

Pris par surprise, je me retourne brusquement et je voie Nérick, hilare. Je lui rétorque qu’aucune fille  n’est assez bien pour que je m’y intéresse.

- Pourquoi ?  me demande-t-il.

Ma réponse est qu’elles  ne savent  se taire ou parler quand il faut. Et elle m’intimide, j’ajoute pour moi-même.

- Tu es trop difficile Cassius, je suis sur que tu pourrais avoir du succès si tu sortais de ta monotonie.

Que dire après une telle remarque ? Heureusement, mes parent arrivent à ce moment et détourne mon esprit. Inquiet, j’attends leur verdict…

- Tu es le premier de ta session. Félicitation.

-Et moi, dit Nérick, vous savez mes résultats ?

-Ce sont à  tes parents que tu dois le demander Nérick.

-Ils s’en fiche, soupire mon ami.

-Ne soit pas  si sévère et insolent envers eux, ils sont occupé mais cela reste tes parents.

J’entends Nérick marmonner qu’ils n’ont pas le mérite de porter ce titre. Pour lui  changer les idées et pour distraire ma mère de son insolence, je lui demande ce que l’on va faire chez lui.

- Un feu de joie, bien sûr ! m’annonce-t-il tout excité


Le même jour, un peu plus tard chez Nérick


À chaque fois, avant de commencer le feu de joie, on fait quelque partie de conquêtes avec ses deux petites sœurs. Ses parents ne sont jamais là  donc ils doivent se débrouiller seuls pour tout préparer. Bien entendu, je les aide de mon mieux. Les petites sœurs de Nérick sont adorables et très doué en conquêtes contrairement à moi. Même en essayant de capter les émotions. Le feu de joie fut comme toujours très joyeux et sympathique : Nérick raconte des blagues et des histoires et ses sœurs font les gestes. Je repense à  la fille que j’ai fait tomber à la rentrée… Nérick avait dit qu’elle s’appelle Priscilla ?  Je me demande si elle pourrait convenir pour les assortiments...

Je demande à Nérick qui elle est. Sa réponse est celle d’un vrai ami :

- C’est Gisela, pas Priscilla Cassius !  Je croyais que tu ne t’intéressais pas aux filles ? Je crois qu’elle est d’une famille noble, elle est assez sympa, mais je ne sais pas si elle pourra te convenir avec tes  critères.

Le ton moqueur s’est bien fait sentir dans cette phrase. Je ne suis pas vraiment avancé, je sais juste que, d’après Nérick, elle est aimable. Nérick, bien sûr, ne s’arrête pas à ces quelques phrases et me demande pourquoi je m’intéresse à elle. Je lui dis que je commence à réfléchir aux assortiments et que je me demande si elle sera digne de devenir une Sencen.


  Jour de 46, Niveau 5

Ce matin, je commence par mon cours d’empathie avec mon mentor.

Je pensais que ce serai une journée normal jusqu'à Gisela qui viens me parler et me dire :

-Tu voudrais aller chez moi ce soir ? .

Ma surprise est grande mais je garde assez d’esprit pour lui répondre que je dois passer chez moi avant pour prévenir mes parents.

Après son départ, je trouve un peu étrange qu’elle vienne me voir. Plongée dans mes pensées, je me rends compte que je suis en retard, je me mets à courir. J’arrive exténué, ma mentor m’attendait l’air assez furieuse. J’essaye  à me justifier. Elle écoute ce que j’ai à dire sans changer  d’expression. A la fin de mes explications elle me demande avec un calme étonnant de m’assoir et de lire les livres posés sur ma table. Pendant toute l’heure, elle  me regarde avec un air froid et sévère mais en gardant son calme. Dès que la fin du cours sonne, elle me dit, froidement, que la prochaine que je serai en retard, je ne pourrai pas revenir. Je veux  crier furieux que ce n’est que la première fois. A la place, je préfère lui répondre que cela ne se reproduira pas et me dépêcher de me rendre en Elémentaire.

A midi, je retrouve Nérick (avec un groupe de garçon pour qui je ne suis que son copain bizarre) qui, en me voyant, m’appelle et me demande les nouvelle. Je lui raconte ma matinée avec l’invitation de Gisela et mon retard en Empathie.

-   Tu as intérêt à être à l’heure sinon fini la noblesse, me fait-il remarquer

Après cette déclaration, je lui rétorque que rien ne m’empêchera de devenir noble. Un peu fâché, je sors de table et pars vers mon casier, il n’essaye même pas de me suivre. Je me demande pourquoi on est ami, on ne ressemble pas.

Je reste à mon casier jusqu’à la reprise des cours. Après les cours je me dépêche de rentrer chez moi.

Une fois que mes parents m’ont donné l’autorisation, je suis allé chez Gisela. Devant sa porte, j’ai eu un doute sur le fait qu’elle m’a vraiment invité mais j’ai comme même toquer à sa porte. Sa mère est avec elle dans le Hall, elles me souhaitent  la bienvenue et Gisela me  propose d’aller dans le jardin. En discutant, Je découvre qu’elle est  polyglotte et  je lui demande  pourquoi elle n’a rien répondu dans le couloir le jour de la rentrée, elle me répond qu’elle n’avait rien à répondre, que cela lui semblait inutile... . Je lui  ai demandé pourquoi elle m’avait invité alors que nous nous nous n’étions jamais parlé et sa réponse me mit en colère :

-  Nérick m’a dit que tu étais amoureux de moi, j’ai voulu que tu me le confirme et apprendre à te connaitre.


Je l’a remercie de sa franchise même si je suis  interloqué. En partant de chez elle, je n’ai qu’une idée en tête : m’expliquer avec Nérick. Je saute directement chez lui. Après une brève hésitation, je rentre et je le vois tranquillement assis dans son salon. Je lui hurle qu’il n’a pas à dire quoi que ce soit à Gisela, encore moins que je suis  amoureux  d’elle et qu’il commence de plus en plus à ressembler à un  prétentieux.

-  Tu es amoureux d’elle, ne le nie pas,  dit calmement Nérick.

Je  hurle plus fort en disant que c’est faux et qu’il n’a pas à se mêler de mes affaires. Cette fois, Nérick s’énerve :

- Tu n’es jamais content ! Tu es toujours à grogner ou à te plaindre. Mes amis se demandent  pourquoi je reste avec toi et honnêtement, moi aussi. Tu es égoïste et antipathique !

N’ayant rien à rajouter, je pars de chez lui et rentre chez moi. Mes parents m’attendent  dans le salon mais je passe devant eux  sans rien leur dire. Comprenant que je souhaite rester seul, il n’insiste pas et me laisse réfléchir. Je repense à cette journée en pensant que mon amitié avec Nérick est finie mais que cela commence bien avec Gisela. Je songe que cette journée doit marquer la fin de mon enfance et le début de l’âge adulte….


Keefe referme  le cahier avec de nombreuse interrogations en tête : Es ce vraiment mon père qui a vécu cela ? Me reconnais t-il en Nérick ? Pourquoi ne m’a t-il jamais parlé de lui ? Dorénavant, il voit différemment son père. Il ne le voit  plus seulement  comme le père cruel ou le lord arrogant mais aussi comme le prodige ayant eu un ami et dont une seule journée a suffit pour le perdre.

Fin

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