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Chapitre 1 Modifier

En voyant une silhouette se dessiner dans la prairie de Havenfield, Sophie se releva d’un bond. Mais ce n’était pas lui. C’était Fitz. Fitz. Alors qu’elle ne ressentait plus rien pour lui. Et que l’élu de son cœur pouvait arriver n’importe quand.

«  Salut. Dit-elle en se rasseyant sous le panacier de Calla.

- Salut.

- Tu… voulais quelque chose ? demanda-t’elle, anxieuse.

- Oui. Je sais que tu es allée chez les entremetteurs, que tu as récupéré ta première liste.

- Et… je suppose que tu veux la voir ? Répondit Sophie, en proie à des sueurs froides.

- Bien vu. Lança Fitz avec son sourire de star de cinéma. »

Sophie hésita. Elle était en terrain miné, elle le savait. Finalement, priant pour que Keefe n’arrive pas en avance, elle tendit le parchemin à Fitz. Elle tenta de se calmer pendant que le jeune homme déroulait le rouleau et le parcourait. Luna vint se pelotonner contre elle, ce qui apaisa quelque peu la jeune fille. Soudain, Fitz s’écria, faisant sursauter Sophie et Luna :

«  Mais c’est génial ! Je suis douzième !

- Euh… oui…

- Alors Sophie ? Tu le sais, que je suis toujours amoureux de toi, n’est ce pas ? Tu veux bien qu’on se remette ensemble ? »

Sophie en eut des nausées. S’il l’aimait vraiment, il ne l’aurait pas quittée, lorsqu’il avait appris qu’elle ne pouvait être assortie. Mais elle connaissait le caractère volcanique du garçon. Elle devait trouver un moyen de le lui dire sans provoquer de catastrophe.

«  Tu sais Fitz… lorsque tu as appris que je ne pouvais pas être assortie, tout ce que tu as fait c’est dire : Bon bah c’est pas grave, on va trouver tes parents biologiques et comme ça, tu seras assortie.Tu ne t’es pas soucier une seconde de ce que je pouvais ressentir vis-à-vis de toute cette histoire. Et quand j’ai trouvé l’identité de l’un des deux,tu as insisté pour savoir qui c’était, sans te préoccuper de savoir comment je me sentais. Contrairement à Keefe qui m’a dit que quiconque s’en souciait ne méritait pas mon amour. En repensant à tout cela, hier, je me suis rendu compte que mes sentiments avait changé.

- Donc tu ne m’aimes plus ?

- Si. En tant qu’ami. »

Un flot de sang monta à la tête de Fitz,qui serra les points.

« Ah oui ? Donc tous les cadeaux que je t’ai offert, toutes les attentions que j’ai eu pour toi ? Ca ne compte pas pour toi ?

- Bien sûr que si ! Ils m’ont fait très plaisir, m’ont réconfortés… et maintenant, quand je les vois je me dis que que c’est un ami qui me les a offerts. Et ça me plonge dans de beaux souvenirs.

- Tu es juste ingrate. Ingrate et ratée !

- Mais tu m’énerves à la fin ! Tu m’as larguée parce que tu ne voulais pas ne pas être assortie ! Et là, je m’inscris chez les entremetteurs et tu reviens tout sucre, tout miel, là ! A se demander si tu m’aimes vraiment ou si tu veux juste être marié à quelqu’un de puissant et d’aimé juste pour redorer ton blason ! »

Se rendant compte que, sous l’effet de la colère, elle s’était redressée d’un bond et que son visage était à moins de vingt centimètre de celui de Fitz, elle recula vivement et se roula en boule sous le panacier de Calla. Là, elle éclata en sanglots. Au bout de quelque minutes, elle sentit deux bras l’entourer.

« Dis donc, Foster, j’arrive avec deux minutes de retard et je te retrouve en train de pleurer toutes les larmes de ton corps ! »

Voyant qu’elle ne réagissait pas, Keefe reprit plus doucement :

«  Qu’est-ce qu’il se passe, Sophie ?

- Fitz, hoqueta-t’elle

- Fitz ? Qu’est-ce qu’il a encore fait celui-là ? »

Alors Sophie raconta tout : l’arrivée de Fitz, leur discussion, ses sentiments. Se rendant compte de ce qu’elle venait de faire, elle vira pivoine et ferma les yeux. Alors, Keefe relâcha son étreinte et se releva. Sophie, les yeux toujours fermés, lutta pour ne pas éclater en sanglots une seconde fois. Soudain, elle sentit des lèvres se poser sur les siennes. Ouvrant les yeux, elle vit Keefe, qui aussi rouge qu’elle ( ce qui était une première indéniablement) se séparait d’elle. Il reprit Sophie dans ses bras et lui souffla à l’oreille :

" Je t'aime " Modifier

Chapitre 2 Modifier

En arrivant à Foxfire le lundi matin, Sophie était épuisée mais heureuse. Elle avait passé une partie de la nuit à calmer par Télépathie un dinosaure arrivé la veille. Elle alla retrouver Keefe et le reste de la bande dans l’atrium. En voyant les deux jeunes gens se tenir la main, les yeux de leurs amis, en particulier ceux de Dex, s’agrandirent comme des soucoupes.

«  J’ai… manqué un épisode ? demanda ce dernier, en tentant de redonner à ses yeux une taille normale.

- Heu… bah heu...répondit Sophie en rougissant si fort que tous ses amis se mirent à craindre qu’elle ne prenne feu spontanément.

- Bon, je crois que j’ai compris, dit Biana, venant à la rescousse de Sophie. Nos deux amis sortent ensemble, ce qui explique l’humeur de Fitz, hier, ajouta-t’elle à l’intention de Dex, Jensi, Marella, Stina, Maruca, Tam et Linh.

- C’est vrai ? Demanda Dex, Génial ! Toutes mes félicitations ! »

L’image du Magnat Leto apparut à l’écran et tout le monde l’écouta mentionner deux personnes ayant manifesté un pouvoir. Avant de rappeler que les examens de mi-semestre avaient lieu dans six semaines. Il y eut un léger vent de panique parmi la foule d’élèves rassemblée dans l’atrium. Puis tous se séparèrent pour aller en cours. Sophie dut partir au pas de course pour ne pas arriver en retard à sa session d’Instillation. A midi, un seul sujet tournait autour de la table : Sophie et Keefe. Sophie était assaillie de sentiments contradictoire : dans un sens, elle espérait que Fitz vienne à leur table habituelle et qu’ils redeviennent amis. De l’autre elle lui en voulait de ce qu’il lui avait dit la veille. Finalement, Fitz alla s’asseoir ailleurs et Sophie en fut aussi bien soulagée que peinée. Mais peut-être valait-il mieux attendre que les choses se tassent et que leur colère s’apaise. Après l’étude, Sophie et Keefe allèrent ensemble à Havenfield : ils devaient annoncer à Grady et Edaline qu’ils sortaient ensemble. D’un commun accord ils avaient décidé d’en avertir uniquement Edaline dans un premier temps. Ainsi, elle pourrait préparer le terrain auprès de Grady. Ils trouvèrent Edaline en train de donner son bain hebdomadaire à Verdi.

«  Maman ? Appela Sophie. On peut te parler ?

- Bien sûr. Qu’est ce qui se passe ?

- Eh bien… Sophie inspira un grand coup. Keefe et moi… on… on sort ensemble.

- Mais c’est génial ! s’enthousiasma Edaline. Depuis le temps que j’attendais cela !

- Le problème, c’est que… tu vois... Grady…

- Tu veux que je lui en parle, c’est ça ? Il est tellement Papa poule. »

Sophie opina du chef, soulagée que sa mère adoptive soit aussi compréhensive.

Le lendemain soir, Grady interpella la jeune fille tandis qu’elle se dirigeait vers la cuisine pour manger un morceau en compagnie de Biana avant de faire leurs devoirs ensemble.

«  Dis donc, Fillette, Edaline m’a dit que tu sortais avec le jeune Sencen.

-Heu… oui, c’est vrai.

- Vraiment ? Eh bien, sache que je vous ai à l’œil. Cela dit… Grady hésita avant de lâcher :

- Je veux juste que tu sois heureuse, d’accord ? Alors si tu l’aimes, vraiment… »

Sophie sentit les bras lui en tomber. Elle était sciée.

Plus tard dans l’après-midi, Biana lui demanda :

«  Mais… comment mon frère l’a t’il apprit ? »

Sophie lui raconta leur discussion, avant de conclure :

«  Il a vraiment changé. Je ne sais pas si l’on pourra redevenir aussi complice qu’avant un jour. Déjà simples amis, cela paraît compliqué... »

Chapitre 3 Modifier

3 mois s’était écoulés depuis la capture des Invisibles et Sophie était heureuse que sa vie ait repris un cours normal. Elle n’avait plus à s’inquiéter de savoir si elle allait se faire enlever ou de devoir préparer un plan sur la comète pour se sortir du pétrin. Mais elle aurait dû se douter que cela ne durerait pas. Un vendredi soir, alors qu’elle rentrait de Foxfire, elle trouva le Conseil et le comité réunis au complet dans la prairie de Havenfield. Et vu leurs têtes, ils n’étaient pas venus prendre le thé. Ce fut Mr. Forkle qui prit la parole :

«  Bonjour Sophie. Nous ne sommes hélas pas porteurs d’une bonne nouvelle. Vespéra, Gisela, Gethen et Fintan se sont échappés d’Exil.

- Non, mais dites-moi que c’est une blague ! pesta Sophie en frappant le sol du pied. »

Le conseiller Bronte prit alors la parole :

«  Cependant nous ne sommes pas totalement démunis. Nous avions posé un traceur sur Fintan et Gethen en prévision d’un événement semblable. Et nous les avions fixés sous la peau de manière à ce qu’ils ne puissent pas les retirer. »

Voilà qui était une bonne nouvelle. Pour une fois le Conseil avait été prévoyant. Il semblait avoir enfin compris que les Invisibles étaient capables de tout. Malgré tout, Sophie sentit une vague de désespoir l’envahir. Ne pourrait-elle jamais vivre en paix ? Devrait-elle vivre sans jamais se sentir en sécurité ? Traquée en permanence ? 


Le lendemain, Sophie se leva de bonne heure. Elle avait rendez-vous avec toute la Brigade Intrépide à Eternélia pour voir ce que les traceurs indiquaient et établir un plan. Keefe avait aussi rendez-vous à Eternélia. Sophie ignorait s’il allait devenir membre temporaire ou permanent de la Brigade Intrépide. Elle espérait qu’il deviendrait un membre à part entière même si le Conseil ne devait pas mourir d’envie d’accueillir un blagueur et un farceur. Sophie retrouva ses amis devant l’Éminence.

« Tu tiens le coup ? lui demanda Keefe. On est tous là pour toi, tu sais ? »

Sophie acquiesça d’un hochement de tête, la gorge trop nouée pour pouvoir parler.

Une fois dans une sorte de salle de réunion, Emery prit la parole :

«  Très bien. A présent que nous sommes tous réunis, nous devons vous faire part d’une décision que nous, Conseillers, avons prise. Désormais, Keefe Sencen fera partie de la Brigade Intrépide. »

Une explosion de joie accueillit ses paroles. Emery attendit que le calme soit revenu, avant d’ajouter :

«  Bien. Il est temps d’aller voir ce qu’indiquent les traceurs. »

En chemin, Sophie demanda à brûle pourpoint :

«  Mais les Invisibles ne risquent-ils pas de se méfier ? Je veux dire ceux qui ont des traceurs sur eux peuvent très bien aller quelque part tandis que les autres vont ailleurs.

- Nos y avons pensé, répondit Bronte. Aussi, les Invisibles ne sont pas au courant de la présence de ces traceurs. »

Sophie se sentait rassurée, mais une petite voix dans sa tête ne cessait de lui souffler 

  • Ce n’est jamais aussi simple. Les Invisibles découvriront les traceurs, ils sont beaucoup trop malins pour se laisser berner.*

Toutefois, le Conseils avaient fait preuve de bon sens en posant ces traceurs. Mais la jeune Télépathe ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Soudain, des cris retentirent dans les rues de la cité.

Chapitre 4 Modifier

Conseillers et prodiges se regardèrent avec stupeur, avant de se précipiter dans la rue donnant sur l’Éminence. Ce qu’ils virent les remplit d’effroi. Sous un champ de force, se trouvait une silhouette drapée de noir au blason reconnaissable entre tous. Celui des Invisibles. Mais ce n’était pas le pire. Car Vespéra n’était pas seule sous le champ de force. Avec elle, prisonnière, se trouvait une jeune fille.

«  Non, murmura Terik. Non, non, non, non, non.

- Que se passe-t-il ? le pressa Sophie. Qui est cette jeune fille ?

- C’est ma nièce, répondit Terik, les yeux rivés sur la prisonnière. »

Sophie sentit le ciel lui tomber sur la tête. Terik ? Une nièce ? Soudain, elle se ressaisit. Elle s’interrogerait plus tard. Pour l’heure, il fallait sauver la jeune fille, qui qu’elle soit. Keefe s’écria alors :

«  Minute ! Ruy est mort! Qui a crée le champ de force ?

- Moi ! lança une voix à l’accent des plus familier. »

Sophie, Keefe, Biana, Dex, Willy et Stina se figèrent, tandis que les Conseillers fouillaient la foule du regard. Une des personnes vêtues de noirs abaissa sa capuche pour dévoiler une pairs d’yeux bleus-verts. Biana fondit en larme tandis qu’Emery criait :

« Mr Vacker ! Auriez-vous changé de camp ? »

Mais poser la question était inutile, Sophie le savait. Elle passa un bras réconfortant autour des épaules de Biana qui pleurait toutes les larmes de son corps et lança :

«  Fitz ! Il n’est pas trop tard ! Tu peux encore te faire pardonner ! Reviens !

- Hors de question ! rétorqua le jeune homme. Tu m’as brisé le cœur, tu m’as fait frôler la mort à de multiples reprises ! Tu m’as rejeté ! Les Invisibles, eux, sont prêts à m’aider,à m’accepter tel que je suis ! Et à construire un monde meilleur où je serai important et aimé à nouveau ! A cause de toi, toute ma famille à été déshonoré !

- Comment peux-tu dire ça ?! s’écria Biana en séchant ses larmes tant bien que mal. Sophie nous a toujours soutenu ! Elle a guéri Papa alors que tu l’avais traité de défectueuse ! Elle ne t’en a jamais voulu pour tout les propos méchants que tu lui as lancé à la figure ! Elle s’est inscrite chez les Entremetteurs pour toi ! »

Pour toute réponse, Fitz se contenta de ricaner. Soudain, un cri déchira le silence pesant qui s’était installé depuis la tirade de Biana. La jeune fille, prisonnière de Vespéra, avait les mains à sa gorge. Entre ses doigts, du sang coulait. Willy tira alors la manche de Sophie. Il pointa le doigt sur le front de la Télépathe avant de porter les mains à ses tempes. Sophie compris immédiatement.

« Tu as un plan ? transmit-elle par télépathie


-Oui, il faut que tu détournes l’attention de Vespéra pour que je puisse détruire le champ de force. Dès que ce sera fait, il faudra que tu instilles en elle. »

Sophie acquiesça d’un hochement de tête et lança :

«  Vespéra ! N’as-tu pas peur que Fitz ne soit aussi médiocre que son frère ? Après tout Alvar a fait bien des erreurs !

- Oh ! Ne t’inquiète donc pas ! Fitz est largement plus intelligent que son frère ! Et tous les entraînements reçus au sein du Cygne Noir seront fort utile ! »

A cet instant-là, une déflagration retentit et Sophie se prépara à Instiller. Le dôme d’énergie crépita et se délita. Sophie concentra toute sa rage sur Vespéra et libéra le surplus d’émotion. Comprenant au quart de tour, Dex, Keefe, Stina et Biana sortirent des étoiles gobelines de leurs manches. Mais les Invisibles furent plus rapides. Ils sautèrent, emmenant Fitz et Vespéra, inerte, sur l’épaule de l’un d’entre eux. Aussitôt, ce fut la débandade. Terik courut au chevet de sa nièce qui s’était évanouie, Biana fondit de nouveau en larmes et la plupart des citoyens se mirent à courir dans tous les sens en criant. Le Conseiller Noland s’avança alors d’un pas et poussa un cri suraigu. Tout le monde s’immobilisa immédiatement.

« Bien, dit Emery. Tout le monde va rentrer chez soi. Sauf vous ajouta-t-il à l’adresse des jeunes gens qui se tenaient sur le perron de l’Éminence. »

Une fois tous les badauds partis sauf une femme qui ressemblait étonnamment à Terik, le Conseiller déclara :

«  Je dois l’emmener voir Elwin. Ciara, viens avec moi, lança-t-il à la femme qui se tenait debout, seule au milieu de la rue.

- Bien, répondit Emery, mais la Brigade va t’accompagner, que Elwin les examine aussi. »

Chapitre 5 Modifier

En les voyant arriver, Elwin bondit : jamais il n’avait eu autant de patients à la fois.

«  Tu exploses tout tes records, là, dit-il à Sophie »

Sophie hocha la tête, trop fatiguée pour parler. Trop sous le choc, aussi. Elwin les fit s’allonger sur les lits et commença par soigner la jeune fille. Sophie aurait dû demander des explications, s’interroger sur le fait que les Invisibles avait choisi cette jeune fille et pas une autre. S’ils étaient au courant du lien qui l’unissait à Terik. Mais le cerveau de l’Optimisatrice tournait à vide. Une fois la nièce du Conseiller guérie, Elwin alla projeter des orbes de lumière sur le visage de Biana.

«  Elle est en état de choc, annonça-t-il. Que s’est-il passé ? »

Ce fut Willy qui lui répondit. Il commença par raconter leur discussion dans l’Éminence, avant d’enchaîner par les cris qu’ils avaient entendus dans la rue. Arrivé à la trahison de Fitz, sa voix se brisa. Malgré les griefs qu’il avait longtemps nourris à l’égard des Vacker, il avait appris à apprécier Fitz et Biana. Elwin leur tendit à tous un élixirs rose pâle afin de calmer leur pouls et tous le reste, selon ses dires. De retour à Havenfield, Sophie et ses amis hélèrent le Comité ainsi que Della et Alden. Une fois tout le monde réuni sous le panacier de Calla, Sophie raconta tout. Elle en était au moment où Willy avait dissout le champ de force, lorsque le Conseil au complet se matérialisa dans la prairie de Havenfield. Accompagné de Ciara et de la nièce de Terik. Qui était sans doute la fille de Ciara. Le Conseiller Terik prit la parole :

«  Je crois qu’il est temps que vous sachiez certaines choses. Certains secrets doivent être dévoilés, même s’ils n’ont rien de réjouissants. »

Voilà qui n’augurait rien de bon.

«  Mais, reprit Terik, commençons par le commencement. Je vous présente ma sœur, Ciara et sa fille, Joline. »

Edaline se figea. Entendre un prénom si proche de celui de sa défunte fille ne devait pas être facile, songea Sophie. Ciara se tourna vers la mère de cette dernière et déclara :

«  J’étais en niveau 8 quand Jolie était en niveau 7 à Foxfire, et bien que nous ne soyons très peu parlé, je l’ai toujours admiré par sa force de caractère et par le fait qu’elle ait l’audace d’être mal-assortie. Je suis tombée enceinte peu après sa mort, aussi ai-je choisi ce prénom afin de lui rendre hommage.

- Merci, murmura Edaline en s’essuyant les yeux.

- Bien, nous devons à présent passer à la suite, dit Emery. En effet, ce n’est pas un hasard si les Invisibles s’en sont pris à Joline. Ils savaient qui elle est, qu’ils avaient le moyen de faire pression sur nous.

- D’ailleurs, jamais je ne vous remercierai jamais assez d’avoir sauvé ma fille, déclara Ciara, à l’intention des jeunes gens.

- En effet, murmura Terik. Il reprit cependant une voix plus forte pour expliquer : Malheureusement, nous devons assurer la sécurité de ma nièce. Nous devons nous assurer que les Invisibles ne s’en prennent plus à elle. Mais où la cacher ?

- Elle pourrait vivre ici, suggéra Sophie. Havenfield est suffisamment bien protéger et les Invisibles ne s’attendent sûrement pas à ce qu’elle vivent ici, étant donné que nous sommes ceux qui sommes leurs ennemis jurés.

- Mais ne risquent-ils pas de vous attaquer, vous ? - Si, mais la reine Nubiti m’a fourni un nouveau garde du corps nain, et j’ai toujours mes autres gardes du corps. On pourrait aussi entourer Havenfield d’un champ de force. Et seul les personnes ayant un mot de passe, ou quelque chose du genre, pourraient entrer.

- C’est une possibilité, concéda Emery. D’autant que nos ennemis ne s’attendent certainement pas à la voire ici. »

Il porta les mains à ses tempes, sans doute en plein débat télépathique.

«  C’est d’accord, déclara enfin. A condition,que Ciara et Joline soient d’accord. Et que monsieur Sencen emménage ici, à Havenfield.

- QUOI ?! rugit Grady.

- Monsieur Sencen partage une connexion très étroite avec Mademoiselle Foster, ici présente, expliqua Emery. De plus, c’est un combattant hors-pairs. »

Grady soupira pendant si longtemps que toute l’assemblée se mit à craindre qu’il ne s’évanouisse, à court d’air.

« Très bien, finit-il par marmonner. Mais interdiction de dormir dans la même chambre que Sophie ! ajouta-t-il, menaçant, à l’intention du jeune homme debout à coté de Sophie.

- Super ! Allez, Foster, tu vas voir, ça va être génial ! »

Ce fut au tour de Sophie de soupirer. Non qu’elle ne soit pas contente que Keefe vienne vivre à Havenfield, mais… elle craignait que Grady soit d’une humeur massacrante dans les jours qui suivent et qu’ils ne leur laisse aucune intimité. Laissant ses craintes de coté, elle s’approcha de Joline. La jeune elfe était très jolie. Elle avait de longs cheveux chocolat, des yeux bleus-violets et sa peau était d'un brun crémeux.

«  Veux-tu que je te fasse visiter la maison ? Je dois t’avouer que j’ai horreur quand les adultes prennent les dispositions, discutent de ce qu’il faut faire…

- Comme je te comprends ! dit Joline, un sourire timide au lèvres. Ce doit être tellement énervant quand les adultes te disent de rester à la maison pendant qu’ils vont au devant du danger !

- A qui le dis-tu, répondit Sophie avec un regard entendu. - En fait… avant de visiter la maison, j’aimerais beaucoup faire la connaissance de tes amis.

- Pas de problème ! Viens tu verras, ils sont tous très sympa. »

Elles rejoignirent le panacier où se trouvait déjà le reste de la Brigade Intrépide.

«  Tiens Lady Fos-Boss ! lança Dex. Alors comme ça Keefe et Grady vont vivre sous le même toit ? Eh bien, ça promet !

- A qui le dis-tu, maugréa-t-elle, avant d’enchaîner : Bon, Joline, je te présente mes amis. Alors voilà ce qu’on va faire : chacun va s’avancer et dire son prénom, je ferais éventuellement un commentaire sur vous, afin que Joline sache à qui elle a affaire.

- Bon, j’ouvre le bal dit Dex en s’avançant d’un pas. Moi, c’est Dex.

- Pas de commentaire particulier, Dex est très gentil, dit Sophie. - A mon tour, déclara Keefe. Je m’appelle Keefe, et si tu kiffes mon prénom, c’est normal.

- Alors, comment dire… Keefe est mon petit ami, mais aussi le génie des farces et le détenteur du record absolu des heures de colle.

- Tu peux parler, Foster ! riposta Keefe. Tu passes ton temps au centre de soin ! - Et il a sens de l’humour et de la repartie fracassants aussi, ajouta Sophie.

- Je vois ça, dit Joline en laissant échapper un éclat de rire.

- Bon, moi, c’est Biana, dit la jeune fille avec un sourire triste. Et je suis absolument désolée pour ce que mon frère t’a fait.

- C’est lui qui t’a enfermé dans un champ de force, mais ne t’inquiète pas, Biana est une perle. Elle ne ferait pas de mal à une mouche, enfin à part les Invisibles, bien sûr. Joline acquiesça avant de demander à Biana :

- Tu tiens le coup ? Ca ne doit pas être facile de te rendre compte à quel point quelqu’un qui t’est cher a changé.

- Je fais aller, répondit Biana en regardant les fleurs de panacier virevolter jusqu’au sol. Stina passa un bras autour des épaules de Biana avant de lancer :

- Moi, c’est Stina. Et j’espère que tu réussiras à supporter l’humour de Keefe 24h/24.

- Stina est très gentille, il faut juste apprendre à la connaître. Mais ça en vaut la peine !

- Et moi, c’est Willy, déclara ce dernier. Ravi de faire ta connaissance !

- Bon, c’est pas tout ça mais les Conseillers avaient parlé de plusieurs secrets particulièrement sombres et à part le fait que Joline était en danger, ils ne nous ont rien dévoilés du tout. Je suis la seule à m’impatienter ? demanda Ro à la cantonade."

Chapitre 6 Modifier

« C’est exact, répondit le Conseiller Emery. Mais nous devons d’abord songer à la sécurité de Melle Honora, ici présente, ajouta-t-il en désignant Joline. Aussi, les secrets attendront que les mesures de sécurité soient mises en place. »

Ro soupira bruyamment, mais ne protesta pas.

« Allez, viens Joline, je vais te faire visiter la maison ! s’exclama Sophie.

- D’accord !

- On peut vous accompagner ? demanda Dex.

- Bien sûr. Mais je ne pensais pas que tu avais encore besoin de visiter la maison ! plaisanta Sophie.

- Attendez, murmura Biana. Je vais juste m’assurer que mes parents ne veulent pas que je rentre avec eux. »

Elle rejoignit Alden et Della, avant de revenir vers ses amis en courant.

« C’est bon, annonça-t-elle. Je peux rester, mais je dois rentrer chez moi au coucher du soleil.

- Alors,c’est parti ! clama Keefe. En route pour notre nouvelle maison ! »

Le petit groupe rejoignit le salon, avant de visiter la cuisine, la salle-à-manger et tout le reste du rez-de-chausser. En montant à l’étage, Keefe, qui n’avait cessé de faire le pitre, sans doute à la fois pour mettre Joline à l’aise et pour réconforter Biana, manqua de s’étaler de tout son long en essayant de faire un croche-patte à Dex.

« Ah ! s’esclaffa Sophie, c’est bien fait pour toi ! Ca t’apprendra à faire l’andouille et à vouloir embêter ton prochain !

- Foster, Foster, ne succomberais-tu plus à mon humour ? Demanda-t-il en prenant une mine de chien battu. »

Toute l’assemblée éclata de rire, et c’est ainsi qu’il atteignirent la chambre de Sophie.

«  Waouh, souffla Joline. C’est magnifique 

Sophie acquiesça.

«  Oui et je me disais qu’on pourrait dormir ensemble, comme ça, ce sera plus facile pour nos gardes du corps et puis on pourra papoter

- Et moi ? demanda Keefe. Je dors où ?

- Hmm...Peut-être dans le bureau d’Edaline ? Les gnomes pourrait l’aménager avant ce soir. Au pire, s’ils n’y arrivent pas tu pourras dormir sur le canapé pour une nuit.

- Ca me va ! s’exclama Keefe. Mais à une condition : quand la sécurité de Joline sera assurée… on se fait une méga-soirée pyjama !!

- On verra ça, répondit Sophie. Il faut d’abord s’occuper de la sécurité de Joline, comme tu l’as dit toi-même, et il faut que tous nos parents soient d’accord.

- Très bien, mais si on finissait la visite de la maison ? Comme ça, on pourra retourner dehors ! - Ca me va, dit Sophie,de toute façon, il ne nous reste qu’un étage à visiter. Et toi ? demanda-t-elle à Joline. Ca te convient ?

- Bien sûr. En tout cas, je suis vraiment heureuse de vous avoir rencontré. - Nous aussi, lui assura Biana. Et j’ai hâte d’être à cette soirée pyjama !

- Et moi donc ! renchérit Dex. Mais est-ce qu’on invitera les autres ?

- Uniquement Marella et les jumeaux.On risque de manquer de place sinon.

- Très bien ! J’ai hâte d’y être ! dit Joline. »

En bavardant, ils avaient terminé la visite de Havenfield et se trouvaient désormais sous le panacier de Calla.

« Je vais rentrer. Mes parents ont peut-être besoin de moi, annonça Biana. Sophie acquiesça :

- Pas de souci. Rendez-vous demain à 10h pour présenter Joline au reste de la bande.

- C’est noté, répondit-elle. A demain. »

Une fois Biana partie, ce fut au tour de Dex de déclarer :

«  Je vais y aller aussi. Mes parents voulaient que je finisse de leur expliquer ce qu’il s’est passé à Eternélia.

- Je vais rentrer aussi,affirma Willy, il se fait tard.

- Pareil, lança Stina. Bye ! »

Une fois tout le monde parti, Sophie, Keefe et Joline rentrèrent dans le manoir.


«  Bon, annonça Edaline, vous avez des idées de l’endroit où Keefe et Joline pourraient dormir ?


- On a pensé que Joline pourrait dormir dans ma chambre et Keefe dans ton bureau que les gnomes transformeraient en chambre, expliqua Sophie.


- L’idée est bonne approuva Edaline. Je vais voir avec eux.


- Oh ! Et, euh, quand la sécurité sera mise en place on aimerait bien faire une soirée pyjama avec Joline, Dex, Biana, Stina, Keefe, Willy et les jumeaux et Marella, s’ils sont d’accord.


- Pourquoi pas ? s’emballa Edaline. Vous avez si peu l’occasion de vous amusez tous ensemble ! Ce serait l’occasion de vous détendre ! - Et oui ! s’écria Keefe. Et de faire rager Gigantor aussi ! »

Sophie, Joline et Edaline éclatèrent de rire pendant que Sandor et Grady soupiraient de concert. Un silence suivit.

« Je vais vair avec les gnomes pour savoir s’ils peuvent ajouter un lit dans la chambre de Sophie et aménager le bureau d’Edaline, finit par annoncer Grady, non sans jeter un regard noir à Keefe.


Lequel répondit par une grimace des plus comiques.


- Et moi, je vais préparer le dîner, indiqua Edaline. Et vous ? ajouta-telle à l’adresse des jeunes gens.


- Je pensais présenter Joline à Silveny, Greyffell et aux poulains.

- Qui est Silveny ? demanda Joline, avec une pointe de curiosité dans la voix.


- L’alicorne qui vit avec nous. Ainsi que son compagnons et ses deux petits. Des Jumeaux.


- Tu veux dire… L’alicorne dont on a tant entendu parler?


- Exact. Viens, je vais te la présenter ! Tu nous accompagnes, je suppose ? demanda-t-elle à Keefe.


- Évidemment ! Miss Paillette ne peut pas se passer de moi !


- C’est ainsi qu’il surnomme Silveny, expliqua Sophie à Joline devant sa mine perplexe.


- Eh bien, j’ai l’impression qu’on ne va pas s’ennuyer avec lui ! - Ca, ça m’étonnerait ! confirma Sophie. Mais bon, c’est comme ça que je l’aime, alors…


- Et oui, Foster ne peut pas se passer de moi ! fanfaronna l’intéressé.


- Au fait, quel est ton talent ? demanda Sophie à Joline.


- Je suis Polyglotte et Chargeuse. Et toi ?


- Je suis… Polyglotte, comme toi, Télépathe, Instillatrice, Optimisatrice et Téléportatrice.


Joline laissa échapper un petit sifflement d’admiration, avant de se tourner vers Keefe et de lui demander :


- Et toi ? Quel est ton talent ?


- Moi,je suis Empathe et j’ai un autre pouvoir, totalement inédit dans ce monde… Je peux forcer les autres à s’endormir et je suis le seul à pouvoir les réveiller.


- Ah ben, celle-là, si je m’y attendais… laissa échapper Joline. - Au fait, Keefe, ne t’avise pas de nous endormir pour aller seul au-devant du danger.


- C’est promis, Foster. Relax ! Je ne la joue plus cavalier seul.


- Y a intérêt, marmonna la jeune fille. »

Entre temps, ils étaient arrivés dans la prairie favorite des alicornes, et Sophie avait déjà la tête pleine de 

«  Keefe ! Sophie ! Goûter ! ». 

Lorsque la volubile créature se rendit compte de la présence de Joline

«  Sophie ! Étranger ! Attention ! 

- Non, ne t’inquiète pas c’est une amie. Elle s’appelle Joline. Elle va habiter ici, à Havenfield. - Amie ?


- Oui, amie.


- Joline ! Amie ! »


« Joline, je te présente Silveny. Je lui ai déjà dit par télépathie que tu étais une amie. Et voici Greyffell, Félix et Luna, ajouta-t-elle en désignant le compagnon de Silveny et leurs deux adorables poulains.


- Oooh, ils sont trop mignons ! Je peux la caresser ?


- Je pense, oui, je vais le lui demander. »


« Joline aimerait te caresser. Elle peut ? lui demanda la Télépathe en lui envoyant une image de la jeune fille en train de la caresser.


- Sophie ! Joline ! Amie ! Caresser ! »


«  Elle est d’accord, annonça Sophie. »


Pendant que Joline tendait la main vers l’alicorne, Greyffell et les bébés s’approchèrent curieux de savoir qui était cette étrangère. Une fois que Sophie leur eut expliqué qui était Joline, les deux poulains l’entourèrent en hennissant, réclamant leur part de caresses. Joline rit de voir ces minuscules créatures ailés se chamailler pour avoir plus de caresses. Ils passèrent un long moment avec les Alicornes, Jusqu’à ce qu’Edaline vienne leur annoncer que le dîner était prêt. Le repas se passa sous les plaisanteries de Keefe et les rires. Tout le monde était d’excellente humeur, sauf Grady et Sandor qui boudaient devant leurs assiettes. Grady ne commença à se dérider que lorsqu’Edaline invoqua un plat d’éclaterolle au caramel beurre salé et menthe-chocolat. Il continua cependant à foudroyer Keefe à du regard à chacune des blagues de ce dernier.

« Grady, essaye de faire un effort, lui intima Edaline. Tu mets tout le monde mal-à-l’aise et tu plombes l’ambiance.


- Désolé, marmonna Grady, qui ne semblait pas désolé du tout. »

Edaline soupira, avant de se tourner vers les trois jeunes gens :

« Et si nous allions voir où en sont les gnomes ? On pourrait leur filer un coup de main, histoire d’aller plus vite ! »

Ils approuvèrent, plein d’enthousiasme et d’énergie. Une fois dans l’ancien bureau d’Edaline, tous eurent le souffle coupé : la pièce était désormais débarrassée de toutes les malles qui l’encombraient jusqu’alors. A la place, se trouvait une chambre pas tout à fait finie mais qui promettait d’être confortable et fonctionnelle.

« Vous avez besoin d’aide ? demanda Edaline aux gnomes. Nous sommes tous partants et pleins d’énergies.


- Pourquoi pas ? approuva l’un d’eux. Nous en aurons plus vite fini.


- Et comme dit le proverbe:plus on est de fous, plus on rit ! Ajouta Keefe avec son sempiternel clin d’œil. »

Tous se mirent donc activement au travail pendant que Sandor et Ro patrouillaient dans la propriété et sous les grommellements de Grady sur les garçons, surtout CE garçon. Il gémissait demandant ce qu’il avait fait de mal, pour mériter pareille punition. Et ce jusqu’à ce qu’Edaline, exaspérée, lui conjure un seau de bave de dinosaure sur la tête.

« Eh ! Mais pourquoi tu as fait ça ? s’écria-t-il, visiblement choqué. Énervé aussi.


- Toi ! On discutera tout à l’heure ! Dit Edaline sur un ton légèrement menaçant sembla-t-il à Sophie. Manifestement, elle n’était pas la seule à avoir eu cette impression car ni Joline ni Keefe ( miracle!) ne pipa mot.


-Je vais prendre une douche, maugréa Grady en sortant.


- Bien, dit Edaline, un fois qu’il fut parti.Nous allons pouvoir travailler tranquilles. Cela dit, Keefe, je sais que c’est plus facile pour toi de tout tourner à la dérision, mais essaye quand même de faire un effort en présence de Grady, d’accord ?


- Je vais faire de mon mieux, promit ce dernier."

Une heure plus tard, la chambre était finie. Dans un coin se trouvait un lit qui n’avait rien à envier à celui de Sophie. En face, un bureau auquel Keefe, pourrait s’installer pour dessiner et faire ses devoirs. Une bibliothèque et un ensemble de poufs et de fauteuils complétaient l’ensemble. Une salle de bain serait ajoutée le lendemain. Elle serait également agrémentée de divers dessins de Keefe et d’une carte des Cités Perdues. Une fois ces aménagements terminés, la petite troupe se dirigea vers la chambre de Sophie. Elle n’avait pas beaucoup changée, si ce n’était le lit perpendiculaire à celui de Sophie dans lequel se trouvait… une Alicorne en peluche !

« Comme tu traverses une sacrée épreuve en ce moment, je me suis dit que Mini Paillettes t’aiderait. Ella a toujours réconforté Sophie, expliqua Edaline devant le regard interloqué de Joline et Sophie. J’ai donc demandé à Elwin de te trouver une peluche. Je suis d’ailleurs étonnée par son choix. Je m’attendais plutôt à un Kelpie ou quelque chose du genre. Mais bon, pour une fois, il a fait preuve de bon goût ! »

Joline, Keefe et Sophie se douchèrent, dirent bonne nuit à Grady et Edaline et se couchèrent dans leurs lits respectifs. Sophie et Joline bavardèrent un moment avant d’être happées dans les bras de Morphée. Pour la première fois depuis longtemps, Sophie passa une nuit dénuée de cauchemars. Le lendemain, une surprise de taille les attendait dans les pâturages.

Chapitre 7Modifier

En sortant prendre l’air avant le petit déjeuner, Sophie et Joline firent un bond :

devant elles se tenaient… Keefe version fille !

« Keefe ! Qu’as-tu encore pris comme élixirs ?

- Aucun, pourquoi ? Demanda-t-il. »

Sophie s’apprêtait à répliquer, mais quelque chose clochait. Sa voix provenait de derrière ! Or, Keefe version fille se tenait devant elle. Elle se retourna et vit Keefe s’approcher par derrière les yeux encore bouffis de sommeil.

« Qui êtes-vous ? demanda-t-elle à l’adresse de l’inconnue, reconnaissante de la présence de Sandor, déjà en train de viser l’intruse.

- Paix ! dit-elle, les mains levées, mes intentions sont pacifiques ! Je m’appelle Maëlia et je suis… ta sœur, dit-elle en regardant Keefe, ou plutôt l’une de tes sœurs, devrai-je dire

- Je… attends… QUOI ?!

- Contrairement à ce que tu croyais jusque là, tu n’es pas fils unique. Lady Gisela et Lord Cassius sont mes parents, tout comme toi. Pour être exact, j’ai un an de plus que toi.

- Minute, intervint Sophie, tu as dit que tu étais UNE des sœurs de Keefe. Il en a plusieurs ?

- En effet. J’ai une sœur jumelle, Nalia. »

Les jambes de Keefe se dérobèrent sous lui. Sophie se précipita pour le soutenir.

« Écoutez, il ne me reste pas beaucoup de temps, alors voilà : je reviendrai demain. Mais ma sœur me ressemble tellement qu’elle peut facilement se faire passer pour moi. Et malheureusement, elle est du coté obscur. Donc, pour être sûr que c’est bien moi qui vient vous voir, vous devrez me demander de quelle couleur est le ciel. La bonne réponse sera violet. Si on vous répond autre chose, ce n’est pas moi.

- Très bien, répondit Sophie. Mais vous avez intérêt à répondre à nos questions demain.

- Je répondrai à celles dont j’ai la réponse. »

Sur ce, elle sortit un cristal de sa poche et sauta.

« Keefe ? demanda Sophie une fois Maëlia partie. Ca va ?

- Je… Je ne sais pas, souffla-t-il. Un souvenirs a réapparu quand elle a dit Nalia.

- Je peux ? demanda son amie en posant les mains sur les tempes du jeune homme. »

Il hocha la tête, les yeux clos. Sophie entra dans l’esprit du garçon et assista à une scène qu’elle ne serait jamais attendue à voir.

Deux petites filles de trois ans environ, les jumelles, devina Sophie, faisaient la ronde autour d’un petit Keefe de 2 ans. Il souriait de toutes ses dents et tournait sur lui même. Plus vite, toujours plus vite… Soudain,tendant les mains en avant, il perdit l’équilibre, poussant un cri.

« Nalia ! »

Lâchant les mains de sa sœurs, l’une des jumelles se précipita pour le rattraper. Lord Cassius apparut alors, telle une tornade, le visage rouge de colère.

Il se précipita sur les jumelles, les attrapa par les poignets et les entraîna hors de la pièce enjoignant à Keefe de le suivre. Une fois dans une pièce sombre et dépourvue de fenêtre, étant vraisemblablement au sous-sol, Lord Cassius se mit à hurler :

« Enfin ! Qu’est ce qui vous a pris ! Prendre le risque d’être découverts ! Vous êtes jumelles, bon sang ! Personne ne doit connaître votre existence ! »

Et il continuait ainsi pendant de longues minutes, vociférant qu’ils étaient tous les trois idiots et que les jumeaux n’avaient pas leur place dans le monde des elfes. Keefe tremblait de rage, de peur et de haine envers son père.

Lord Cassius finit par sortir en interdisant aux trois enfants de mettre un orteil hors de cette pièce pendant trois jours.

A peine eut-il fermé la porte que Keefe se mit à pleurer. Maëlia et Nalia l’entourèrent, essayant tant bien que mal de le réconforter.

Mettant fin à la connexion, Sophie prit Keefe dans ses bras.

« Ca va aller, murmura-t-elle à l’oreille du jeune homme, en pleur. »

Voyant qu’il ne se calmait pas elle lui instilla un sentiment de paix, doux et réconfortant comme une couverture.

«  Désolé, souffla-t-il en serrant la jeune fille contre lui, je… je devrais être plus fort, être plus courageux.

- Tu es le garçon le plus courageux que je connaisse, répondit doucement Sophie. Cela dit, il y a quelque chose que je ne comprends pas… »

Sophie fut interrompue par Grady qui venait voir pourquoi ils ne revenaient pas. Quand il vit Sophie dans les bras de Keefe, il explosa de rage.

Il les renvoya illico presto dans la maison en criant à Keefe de ne plus toucher un seul des cheveux de Sophie avant qu’elle n’ait cent ans.

C’en fut trop pour la jeune fille.

« Nan, mais t’en as pas marre ! hurla-t-elle à l’intention de son père adoptif. Keefe vient de découvrir qu’il avait deux sœurs aînées ! Des jumelles ! Et il a retrouvé un de ses souvenirs ! Alors tu m’excuseras de l’avoir réconforté ! Et puis, j’aime Keefe ! Tu ne crois pas que tu abuses un peu,là !?! En plus, on a rien fait de mal !

- Tout doux, Sophie, chuchota Keefe, je… je n’en vaux pas la peine »

Ces quelque mots, prononcés d’une voix à peine audible, brisèrent le cœur de Sophie.
Elle retrouvait la garçon brisé, à nu sans son masque de blagues et de taquineries.

Au mépris de la colère de Grady, elle s’avança pour prendre Keefe dans ses bras et, doucement, l’embrassa. Ce n’était pas la première fois, pourtant, cette fois-là avait quelque chose de nouveau. Ils n’auraient pu dire ce que c’était, mais c’était bien là.

Edaline, alertée par les cris, arriva à ce moment. Elle attrapa Grady par le bras et fit signe à Joline de la suivre à l’intérieur, laissant seuls les deux jeunes gens.

« Tu sais Keefe… On s’en fiche de comment sont tes parents. Qu’ils soient beaux ou moches, intelligents ou pas, méchants ou gentils. Tout ce qui compte, c’est toi. Tu es intelligent, gentil et en bonus, tu es drôlement beau garçon. Je t’aime comme tu es.

- Moi aussi, je t’aime, Sophie, murmura-t-il, Et je t’aime telle que tu es. Je m’en fiche que tu sois le Colibri, ou que tu aies plein de pouvoirs. Je t’aime, c’est tout. »

Pour toute réponse Sophie l’embrassa à nouveau. Et à cet instant précis, tout s’effaça.

Il ne restait plus qu’eux, eux et leur amour. Plus rien d’autre ne comptait.

Lorsqu’ils rentrèrent, Grady les fusilla du regard. Soucieuse de détendre l’atmosphère, Edaline invoqua un plantureux petit-déjeuner et elle et Joline alimentèrent la conversation. Sophie et Keefe ne tardèrent pas à se joindre à elles. Mais Grady refusait obstinément d’y prendre part, boudant devant son assiette. Après le petit-déjeuner, les trois jeunes gens sortirent dans les pâturages, afin de voler à dos d’Alicornes.

pdv Edaline :

« Grady, il faut que tu acceptes le fait que Sophie grandit. Et Keefe est un excellent garçon. Sinon, Sophie ne sortirait pas avec lui. Elle est suffisamment mûre pour le savoir.

Grady soupira, le regard perdu dans les pâturages.

- Tu as raison, finit-il par reconnaître,je pense que j’ai juste du mal à lui faire confiance, entre son passé de fauteur de trouble et Brant.

- Justement, Keefe a eu une enfance difficile. C’est plus facile pour lui ainsi. Et mon petit doigt me dit que c’est comme ça que Sophie l’aime.

-D’accord, tu as raison, lâcha-t-il, je vais faire un effort.

pdv Sophie :

Le lendemain, Sophie se précipita dans la prairie, impatiente de connaître les réponses à ses questions. Maëlia apparut une seconde plus tard.

« Quelle est la couleur du ciel ? demanda immédiatement Sophie.

- Violet, répondit tranquillement l’elfe aux yeux bleus glacier comme ceux de son frères. »

Joline et Keefe arrivèrent à cet instant là, et Keefe demanda immédiatement :

« Pourquoi Nalia a-t-elle rejoint le coté obscur ?

- Notre mère lui a bourré le crâne et elle est très remontée contre le Conseil, car il n’aime pas les jumeaux, contre notre père qui nous a martyrisé toute notre enfance.

Mais toi, tu es de notre côté, non ? Que penses-tu de tout cela ?

- Je suis d’accord avec elle, mais je pense que ce n’ai pas de cette manière qu’on va y arriver.

- Comment, alors ? demanda Joline qui était jusqu’alors restée silencieuse.

- De la même manière que vous. A présent, je dois vous laisser, je reviendrai après la visite du Conseil.

Les jours passaient, interminables. Les mesures de sécurité étaient mises en place depuis la veille, mais les Conseillers ne devaient venir que le lendemain. Sophie, Keefe et Joline bouillaient littéralement d’impatience. Le lendemain matin, ils étaient prêts à 8h, mais les Conseillers ne devaient venir qu’à 10h. Après le petit-déjeuner, les trois elfes décidèrent d’aller refaire un tour à dos d’Alicornes pour se changer les idées. Enfin, le Conseil au complet se matérialisa dans la prairie de Havenfield. Un instant plus tard, la Comité apparaissait à leurs cotés. Keefe, Sophie et Joline échangèrent un regard, avant d’ordonner aux Alicornes de redescendre. Ils mirent pieds à terre, avant d’esquisser une révérence. Sophie manqua d’ailleurs de s’étaler de tout son long, ce qui fit pouffer Keefe et Joline et rougir Sophie. Mr Forkle prit la parole.

« Sophie, tu connais déjà ta mère biologique et seuls les Entremetteurs savent qui est ton père. Tous deux sont cependant disposés à se révéler au grand jour. Sophie sentit son cœur s’emballer. Sache cependant que si ton père a décidé de te révéler son identité, c’est parce qu’il tient à toi. Tu dois donc me promettre de ne pas porter de jugement hâtif. »

A ce stade de la conversation, Sophie était en panique. Lui retirant son gant, Keefe lui envoya une brise verte. Sophie se calma quelque peu, mais Keefe ne lui lâcha pas la main. Mr Forkle inspira un grand coup, avant de déclarer :

« Nous allons commencer par ta mère biologique, qui va se présenter au Conseil comme elle l’entendra. »

Sophie voulut jeter un regard à Oralie, mais celle-ci avait disparue. Avant qu’elle ait pu faire quoi que ce soit, la Conseillère se rematérialisa devant les Conseillers, ébahis.

« Alors, c’est vous ? demanda Terik, dans un souffle. »

Oralie hocha la tête, les yeux brillants, mais pleins détermination et… d’amour ?

Non, Sophie n’avait pas rêvé. Les yeux de sa mère biologique était remplis d’amour. Sans Keefe, Sophie aurait perdu l’équilibre. Alors, Oralie l’aimait vraiment ? reprenant contact avec la réalité Sophie se rendit compte des réactions des collègues de l’Empathe. Terik la regardait avec admiration, sembla-t-il à Sophie, Alina la foudroyait du regard, Bronte , bougonnait, disant que ça expliquait bien des choses mais promettait de soutenir Oralie, Clarette, Velia, Noland, Zarina, Liora, Ramira et Darek semblaient surtout sous le choc, même si, chez certains, se lisait aussi de la pitié ou de l’admiration. Mais Sophie ne parvenait pas à comprendre ce que ressentait Emery, son visage était le miroir de sentiments contradictoires, difficiles à identifier.

Chapitre 8

Le porte-parole du Conseil finit par demander :

« Comment ?

- Le chef du cygne noir est venu me voir, il y a 16 ans de cela, pour me demander si j’accepterai de prendre part à un projet capable de changer le monde, de le rendre meilleur. Lorsque je lui ai demandé des précisions, il m’a expliqué le projet Colibri. J’ai accepté. Et je ne regrette pas mon choix.

- Et tu n’as partagé ce secret avec personne ? demanda l’Ancien, dont les prunelles luisaient d’un sentiments que Sophie ne pouvait identifier.

- Non, jamais. Je savais que, si je le faisais, notre monde entier serait chamboulé et qu’il n’était pas prêt. Alors, je n’ai rien dit. »

Se tournant vers Sophie, Emery demanda :

« Tu étais au courant ?

Sophie hocha la tête, la gorge nouée.

- Depuis quelque mois.

- Et pourquoi n’as tu rien dit ?

- Nous étions en guerre. Ce n’était pas le moment de perturber la population avec de nouvelles élections.

- Bon, c’est pas tout ça mais perso j’ai hâte de savoir qui est le père biologique de Foster, et je ne suis pas le seul ! Même si la Foster en question accompagne son impatience avec une inquiétude qui croît de secondes en secondes, donc si on pouvait passer à la suite, ce serait cool !

Sophie le remercia du regard, et se tourna vers Mr Forkle.

- Allez-y. Je suis prête.

Le vieil elfe semblait en douter, cependant il dit, avec lenteur :

- Très bien. Il s’avère que ton père est... Emery. »

Sophie chancela. Elle ne s’attendait pas à… Quoi au juste ? A quoi s’attendait elle ? Elle ne le savait pas. Elle ne le savait plus. Et le monde se mit à tourner, tourner, tout devint flou. Puis il y eu un choc sourd. Et tout vira au noir.

Elle se réveilla dans son lit, entourée du Conseil au complet,du Comité, de ses parents et de tous ses amis. Elwin était également présent. Keefe était assis sur une chaise, à coté du lit et lui tenait la main.

« Tu nous as fait une belle peur, Sophie, murmura-t-il.

Sophie risqua un regard craintif vers Grady, mais celui-ci ne regardait pas Keefe avec colère, mais un mélange de tristesse, de tendresse et de fierté. C’était bizarre, mais ce n’était pas le moment de s’en soucier. Elle avait des problèmes plus urgent à régler. Elle se tourna vers Emery et demanda :

« Pourquoi ? Pourquoi ne pas m’avoir soutenue, quand j’en avais besoin ? Pourquoi m’avoir mis l’inhibiteur ? Pourquoi m’avoir bannie ?

- Je… Je suis désolé. Je ne devais pas trop prendre ta défense pour qu’on ne me soupçonne pas. Et quand j’ai vu ta puissance, j’ai pris peur. C’est pour cela que je les ai laissé te mettre l’inhibiteur.

Il se tourna vers Oralie :

- Je vous admire d’autant plus car vous avez toujours soutenue Sophie, au risque d’être démasquée, je n’en aurais pas été capable.

Oralie rougit.

« Je n’ai jamais eu peur de la puissance de Sophie, car si sa puissance est grande son cœur l’est encore plus. C’est ce qui m’a permis de ne jamais la craindre. Il y avait aussi la confiance qu’elle plaçait en moi…

- C’est toujours le cas, déclara alors Sophie, au grand étonnement de tous. Cela dit, mes vrais parents sont Grady et Edaline. Ce sont eux qui m’ont donné l’amour dont j’avais besoin.

Edaline fondit en larmes et Sophie aurait juré que les yeux de Grady s’était mis à briller plus fort que d’habitude.

- Cela étant, reprit Sophie, Mr Forkle m’avait dit que mes parents ne se connaissait pas.

- En effet. Tu avais déjà 10 ans quand Emery a pris place au sein du Conseil.

 - Peut-être. Mais vous m’aviez dit que mes parents ne se

connaissaient pas. Or, ils se connaissent même s’ils se sont rencontrés après ma naissance. Donc, vous m’avez MENTI !

- C’était pour éviter que si tu découvres l’identité de l’un des deux, tu découvres l’autre puisque ils étaient tous les deux au sein du Conseil.

Sophie dût faire appel à toute sa volonté pour ne pas instiller en Mr Forkle. Heureusement, Keefe, sentant sa colère, lui envoya une brise bleue.

La jeune fille se tourna vers sa mère adoptive :

- J’ai soif, Maman, pourrais-tu…

Avant qu’elle ait pu finir sa phrase, un verre de jus de luxuriante apparut sur la table de chevet de Sophie.

- Merci, murmura-t-elle.

Ayant fini son verre, elle se tourna vers Emery :

- Bien. Vous êtes mon père. Soit. Vous tenez à moi, ok. Maintenant, dites-moi pourquoi vous avez accepté le poste de Conseiller alors que j’étais déjà née ? Vous ne pensiez pas que le secret resterai éternel, quand même ? En tout cas, pardon, mais vous avez été bête comme vos pieds, là ! (nda, j'ai pris l'expression du commentaire de TeamFosterKeefeLesBests31.)

A ces mots, Keefe s’étrangla de rire, s’efforçant de le masquer derrière une toux des moins discrète. Oralie, elle, rit franchement, bientôt rejointe par Edaline, Biana et Linh.

 - Alors ?

Pour toute réponse, Emery baissa la tête. Sophie soupira.

- Passons à la suite, si vous le voulez bien, déclara-t-elle, il ne va manifestement pas répondre. Vous avez d’autres révélations en stock ?

- Oui, déclara Mr Forkle. Nous avons trouvé un cristal de saut illégal. Menant vers les cités interdites.

- Quoi ? Et vous ne nous en avez pas parlé ? fit Sophie, incrédule. Et où mène-t-il ?

- Nous n’en savons rien. Nous avons décidé de confier cette mission à la Brigade Intrépide, accompagnée des Conseillers Bronte, Oralie et Zarina. Ainsi que Mlle Honora, qui, au vu de son talent, va intégrer la Brigade Intrépide. Son intégration sera annoncé dans 3 jours ainsi que celle de Mr Sencen.

Très bien ! Nous préparerons notre expédition demain ! Après-demain, nous y allons et s’il n’y a pas de blessé sérieux après-demain, soirée pyjama !

- Ouaiiis !!! cria Keefe en brandissant le poing. On va s’éclater !

Sophie et ses amis éclatèrent de rire, bientôt rejoints par Keefe, Grady, Edaline et Oralie.

Une fois tout le monde partit, Edaline demanda :

- Keefe, Joline, pouvez-vous sortir un moment ? Nous aimerions parler à Sophie. Elle vous racontera tout après.

- Bien sûr, assura Joline. Et je ferai en sorte que Keefe n’écoute pas aux porte!

- Comme si c’était mon genre! protesta le jeune homme, un sourire malicieux aux lèvres.

Une fois les deux jeunes gens partis, Edaline s’assit sur le lit, tandis que Grady demandait aux gardes du corps de Sophie de s’assurer que Keefe e revenait pas.

- Tout va bien, Maman ? demanda Sophie. Tu as l’air inquiète.

- Oui, Sophie, tout va bien.

Elle échangea un regard avec Grady, avant de reprendre :

- Et bien… Avec Grady, nous avons hésité à t’en parler avant de le faire, mais maintenant, c’est trop tard. Sache que cela ne change rien à l’amour que nous avons pour toi. Je suis… Je suis enceinte.

- Quoi ? Mais c’est génial ! Je vais être grande sœur ! Oh, je suis tellement contente ! C’est un garçon ou une fille ? Il naîtra quand ?

Elle s’interrompit pour reprendre son souffle tandis que Grady et Edaline éclataient de rire.

- Nous ne savons pas si c’est un garçon ou une fille,et il devrait naître dans 8 mois et demi, à peu près.

 Sophie sauta au cou de ses parents et sortit de la chambre en courant et en criant :

- Je vais le dire à Keefe et Joline !

Elle arriva tout essoufflée dans les pâturages des alicornes, où étaient Keefe et Joline.

- Devinez quoi ! cria-t-elle du plus loin qu’elle les vit. Edaline est enceinte !

Les deux jeunes gens se retournèrent, se demandant manifestement ce qu’elle venait de dire. Elle ne tarda pas à arriver à coté d’eux leur annonça la nouvelle.

Keefe et Ro se mirent bien évidement à énumérer toutes les bêtises qu’ils lui apprendraient, bien que Sophie doutât que Grady apprécie de voir son enfant de devenir un génie de la blague et la terreur du principal.

Joline prit Sophie dans ses bras en disant que c’était une super

nouvelle.

...A suivre....

Dites-moi ce que vous en pensez! Ça m'encourage à continuer!     Par Lulu Kastagnette

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