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Hello !

Voici une nouvelle collaboration, par Anakin (dans le rôle d'Aerin qui sera à la première personne du singulier) et Valentine (dans le rôle de Leyla également à la première personne).

Elle raconte l'histoire de... non, vous allez voir par vous-mêmes!

Commençons avec un prologue de Valentine Ruewen !

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Prologue

Survivre.

Cet objectif hante nos nuits, nos pensées, nos rêves.

Nous nous accrochons à ce fil depuis notre plus jeune âge.

Tout le monde s'y prépare.

Avec la plus grande précision.

Nous restons sur le qui-vive.

Le moindre bruit nous fait peur.

La moindre ombre nous fait sursauter.

Et nous restons ainsi longtemps, en attendant que notre heure arrive.

Mais jamais nous ne pensons être confronté à tel dilemme:

Celui de n'avoir que 24 heures pour survivre.

Chapitre I

PDV Aerin, par Anakin

- Ley'? Franchement? soupirais-je en voyant ma sœur rajouter des produits douteux dans un élixir de chez Slurp & Burp.

- T'inquiète, 'Rin. Je sais ce que je fais! fut la réponse.

Je levais les yeux au ciel, qui soudain se firent fouetter par un vent violent.

Non ! Non, non, non, pas maintenant !

Le vent m'appelait, ma poussait dans tous les sens. C'était bien ma veine: moi, une Rafaleuse en plein milieu d'une tempête... Je tombais à genoux, essayant de me contrôler.

- 'Rin?

La pression se fit écrasante.

- Dégage ! hurlais-je, avant de céder.

Le bâtiment voisin s'envola et Leyla parti dans un tourbillon. Surprise, elle lâcha son élixir modifié, qui tomba à terre, et... explosa. Le vent alimenta les flammes, qui tourbillonnèrent et embrasèrent les maisons et boutiques environnantes.

À bout de forces, épuisée, sentant que j'allais lâcher, je suppliais :

- Bloquez-moi !!

Un Chargeur m'entendit, bondit derrière moi et m'assomma d'une décharge.

- Merci... gémis-je avant que tout ne devienne noir.


- ... et c'est pourquoi moi, le Conseiller Emery, au nom du Conseil et de tout le peuple elfique, vous déclare, Aerin et Leyla Neire, inaptes à vivre en société et donc bannies officiellement des Cités Perdues.

Chapitre II

Leyla, V.R.

Je fixe mes yeux dans le fragment de miroir que j'ai.

Un mélange insolite de marron, taché de vert.

Seule trace de l'explosion, à part la cicatrice sur mon crâne, heureusement cachée par mes cheveux.

J'aimais tellement cette époque, ou mes seuls soucis était de savoir si j'allais réussir à modifier du gargouille-bidou.....

- Ley' ! Secoue-toi un peu ! s'exclame ma petite sœur.

Je m'approche d'elle et je dis :

- Très jolis, tes cheveux, ce matin ! Tu leur a mis quelque chose de particulier ?

Elle me rétorque :

- Non, j'ai juste pas oublié de les laver.

Évasive, je contente de répondre "Ahh" et je file vers mes marmites.

Après l'incident, nous avons étaient recueillies par les gnomes, (je ne les remercierais jamais assez) qui se sont occupés de nous, ont soigné mes yeux, m'on appris à cuisiner les plantes, nous ont construit une grande et belle cabane en bois dans les arbres que Aerin avait pris soin de meubler, taillant les arbres avec ses petits bras comme les gnomes lui avaient appris, transformant ainsi l'arbre le plus laid et joli mobilier, ce qui fait que nous vivons à présent dans une cabane 5 pièces, la chambre du haut pour moi, garnie de couverture et matelas pris chez les Humains, idem pour celle de Aerin, un salon avec un canapé ramené de chez les Humains (qui aurait cru que Aerin avait un vent assez puissant pour soulever tant de poids ? Pas moi !), une salle à manger avec une table faite par mon génie de petite sœur, et enfin ma cuisine.

Tout en chantonnant une musique de Lady Song, Paradis sur mer, j'écrase des réveclôches pour récupérer leur jus doux, le verse dans la marmite ou attend une bouillie violette teintée de bleu.

Quelques minutes plus tard, ma sœur s'exclame tout en regardant son plat à moitié fini décoré de fleurs :

- C'est trop bon ! puis, embrasant notre cabane du regard, elle ajoute : Je suis contente qu'on s'en soit si bien sorties.

On s'en sort bien oui, mais....

Pour combien de temps ?

Chapitre III

PDV Aerin, par Anakin Vacker

L'eau du ruisseau, fraîche comme d'habitude, me fait un bien fou.

Rien de tel pour oublier les soucis quotidiens dans cette cabane. Je passe vite fait un coup de vent sur mon index, ouvert à cause d'un mauvais coup de marteau, puis je sors de l'eau. D'un coup de vent à haute pression, je suis sèche, je me rhabille, puis je retourne travailler à mon projet de plateforme en haut de l'arbre qui constitue l'un des murs de la cabane. Coup de marteau, tornade pour aller chercher une planche, coup de marteau... et ainsi de suite. Je me laisse vite entraîner dans un cycle sans fin, pour me perdre dans mes pensées.

Malgré notre situation, nous nous sommes incroyablement bien organisés, nous avons eus une chance incroyable. Peut-être trop?

- Mlle Aerin? lance un gnome depuis en bas, me déconcentrant. À table !

- J'arrive ! répondis-je en sautant de branche en branche pour descendre.

- Ah, tu t'es lavé les cheveux. Pas trop tôt! me taquine Leyla.

- La feeeeerme, soupirais-je, en me tournant vers mon assiette piquée chez les humains.

Ragoût de rêvecloche, avec une petit arrière-goût au épices.

Leyla s'était surpassée. À nous deux, nous étions très complètes. Elle, précise et tout en finesse, pour tout ce qui est cuisine et aménagement, moi efficace et plutôt forte, dans le domaine meubles.

Une gnomide, Soma, m'interrompt soudain.

- Mademoiselle ? Pourriez-vous venir un instant ?

- Heu... bien sûr! fis-je, prise au dépourvu.

- Suivez-moi.

Elle me mena vers leur petit bosquet, pour me montrer... un énorme champignon, qui remplissait tous les critères de la catégorie "pas beau".

- Cette... chose rend les arbres malades autour de nous, m'explique Soma. Pourriez-vous nous aider à l'éradiquer?

Je hochais la tête, puis appelais un vent violent mais dosé pour soulever et arracher de terre le champignon. Sans succès.

- Soit il a des racines de fer, soit il se passe un truc que je pige pas, murmurais-je. Leyla? Viens par ici une seconde!

Ma grande sœur arriva en courant.

-Qu'est-ce qu'il y a?

- Toi qui est -pseudo- biologiste, tu pourrais nous dire ce que c'est que ça?

-Heu.... (elle examina Champignus Pabô, comme je l'avais baptisé, sous toutes les coutures.) Non, aucune idée.

- Et pourtant, il est l'origine d'une maladie qui nous affaiblit, nous et les arbres... il faut trouver une solution! pressa Soma.

- Quand je disais qu'on avait trop de chance, je ne sous-entendais pas qu'il fallait qu'elle tourne! hurlais-je intérieurement à quelque entité inexistante.

Chapitre IV

Leyla, V.R.

- Tap, tap, tap, tap...

Ma sœur, incommodée par le bruit de mes doigts pianotant sur la table pendant que je réfléchis, me lance, agacée :

- Veux-tu bien cesser ?!

J'acquiesce en silence, et retourne le problème dans tout les sens. Si il a attrapé l'antimo et aussi l'ifane, les deux combinés pourraient bien donner forme à cela... non..... il faut que je me concentre......

N'en pouvant plus, je me lève et annonce à Aerin que je vais prendre l'air. Une fois dehors, je vagabonde dans la forêt sans but précis, et tombe sur un écureuil blessé.

Saisie de panique en voyant qu'un animal non converti au véganisme la mordue, j'attrape quelques feuilles médicinales dans les buissons des alentours, prend quelques toiles d'araignées. Quand je menais encore un existence normale, je rêvais d'être médecin. Professeur Elwin avait commencé à me former, et j'était -pour ma plus grande joie, croyez-moi sur parole- destinée à devenir médecin multi-espèce. J'aurais pu monter mon cabinet, et j'aurais soigné des tonnes de patients grâce à mes plantes.... Mais Aerin à perdu le contrôle, et tout à dégénéré. J'ai été arrachée de force à ma vocation, et laissée dans un bois, avec ma petite sœur désespérée.


Le lendemain matin, je me lève de bonne heure et me dirige vers la cuisine. Je soulève une latte de bois, et sort ma réserve d'élixir secrète. J'avale un peu de mer à boire, ce qui me donne les yeux bleus verts -et me fait repenser à l'époque où je les avais glacier....-, et enduis mes cheveux de boucles d'air. J'attrape l'une de mes robes dans mon armoire en acajou -rare affaire cédée après l'incident. Elle est bleu pâle, jonchée de saphirs et de diamants. Je soupire. Il est temps de rendre visite en Atlantide !

Quelques minutes plus tard, je chante à pleins poumons à ma petite sœur :

- Joyeux anniversaiiiiiiiiire ! Joyeux anniiiiiiversaire, Aerin !! Joyeuuuuux anniiiiiveeeeersaaaiiiiirrrreeee !!!!!!

Sur la table décorée se trouve tout un tas de banderoles, et un magnifique gâteau -ma modestie dût-elle en prendre un coup, je dois le reconnaître- quatre étages chacun d'une différente couleur, et de différents goûts. Normalement, les Elfes ne fêtent pas les anniversaire, mais alors que Aerin était dans sa période dépressive, j'était allée chez les Humains, en quête de quelques conques divertissements qui pourraient lui remonter le morale, et, dans un restaurant, des tas d'Humains qui chantaient cette même chanson, pour un certain Jonas. Vous devinez la suite.... C'est devenu une tradition.

- Merci !! crie ma sœur en se jetant dans mes bras, avant de s'écarter, rembrunie.

Soudain inquiète, je lui demande :

- Qui a-t-il, trésor ?

- Rien, je..... L'avant dernière fois que j'ai fêté mon anniversaire, c'était avec.... papa et maman.

Ne pouvant repousser l'envie qui me prend, je la serre dans mes bras, et laisse son doux parfum de lavande se mêler au mien, chèvrefeuille. Le nez dans ses beaux cheveux, je regarde ses yeux luisants de larmes, et lui promets :

- Tout va changer, 'Rint.

Soupirante, elle dit :

- J'aimerais te croire. Mais l'heure est à la fête, maintenant !

Bizarrement, je n'ai pourtant plus la tête à ça.

La tristesse de ma sœur reste dans mon cœur, comme une épine plantée dans ma chair.

Chapitre V

Nos parents. Toujours si attentifs, affectueux...

Et, maintenant, ils ne sont plus là.

Je vois bien dans les yeux de Leyla qu'elle souffre aussi de cette perte, et au plus profond de moi, ça me fait mal. Parce c'est de ma faute si nous en sommes là.

J'essaye de mettre ces pensées en arrière plan, essayant de me concentrer sur l'instant présent et mon dix-septième anniversaire. Un échec lamentable. Ni Leyla ni moi n'avons le cœur à la fête, alors, au bout d'une heure, le malaise s'accentuant de plus en plus, je lance un "Merci pour tout, c'était super!" et pars en courant dans la forêt, des larmes me dévalant les joues. Si seulement Leyla savait ce que je ressentais! Je donnerais ma vie pour elle, et je sais que c'est réciproque. Mais là, j'ai brisé sa vie. Et je crois qu'au plus profond d'elle, elle m'en veut un peu. Ou beaucoup. Et je le mérite bien.

Je secoue la tête pour me réveiller. Sans succès. Un vent violent me fouettant le visage en a plus. Je me mets à marcher dans une direction au hasard, écoutant le bruit des oiseaux chantant dans les arbres. Eux, au moins, ils sont en paix...

Je trébuche soudain sur ce que je pense être une racine. je me relève en grommelant quelques mots que je ne suis pas censée dire, époussette ma vieille robe et me tourne vers la cause de ma chute... qui n'est pas une racine.

Mais un sédicate agonisant.

En plus du fait qu'il soit très loin d'un plan d'eau, des traces rouges serpentent le long de ses écailles.

- Oh punaise... je murmure. Je soulève la mignonne petite bête avec un petit vent, puis rentre en courant vers la cabane.

- LEYLAAAA !!!! hurlé-je à pleins poumons en arrivant à proximité de la cabane.

Ma sœur jaillit aussitôt de sa chambre.

Mon médecin de sœur prit tout de suite les choses en main.

- Pas de vent, m'intime-t-elle. Un mauvais dosage risquerait de le sécher, et pour une créature aquatique, c'est pas topissime.

Je reste donc "calme" même si mon stress me fait faire les cent pas, à tel point qu'un sillon commence à se creuser dans le sol de terre battue.

- Voyons... déshydratation sévère... grande fatigue... muscle antérieur gauche déchiré... Rien de cataschlotique, mais pas génial non plus, marmonnait Leyla.

J'adore ce tic qu'elle a de déformer certains mots quand elle était tendue.

- Oh et puis zut ! Tu veux pas arrêter ? Je ne supporte bas bruit, s'exclame mon aînée (en faisant sans doute allusion à mes pas tout sauf calmes).

Je peux la comprendre, en fin de compte : elle ne pouvait pas s'occuper d'un sédicate ET d'une jeune fille faisant du bruit inutile.

Je marmonne une excuse, puis monte à l'étage, maudissant ma propre inutilité.

Un bruit retentit soudain, et je me retourne, pour me trouver face à trois personnes habillées en noir, dont la manche est frappée d'un œil blanc... creepy.

- Euuh... Salut ? je tente, un peu intimidée.

Sans un mot, une silhouette plonge sur moi, et, prise au dépourvu, je l'envoie s'encastrer dans le mur d'une rafale. Une autre prend le relais, et je répète ma méthode, mais elle ne bouge pas. Au contraire, un trou d'air se forme autour d'elle. Mes poumons se vident d'un coup, et je m'évanouis.
Quand je me réveille, l'esprit brumeux - contrecoup de possibles sédatifs, j'imagine - je suis dans une cave sombre et puante. J'essaie de bouger, mais des liens m'en empêchent.

Je suis donc prisonnière...

Je tourne sur moi-même, pour apercevoir une omnisciente sur une table basse.

- Montre-moi Leyla Neire, je murmure d'une voix enrouée.

L'objet m'obéit, et une vision de ma sœur en train de monter les escaliers m'apparaît.

" 'Rin? Le sédicate est hors de danger. Tu vas bien ?" , je lis sur ses lèvres.

Parfait. Elle est en sécurité. Je sais qu'elle ne peut pas m'entendre, mais j'essaie de lui répondre. Ma tentative finit en une violente quinte de toux.

- Ah, elle est enfin réveillée, constate une voix. On va pouvoir s'occuper d'elle.

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